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Commentaires de commentaires    Page 14 sur 14

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Commentaires de commentaires - le Mer 09 Sep 2015, 11:57

Rappel du premier message :

Peut-être n'avons-nous rien à ajouter sur le sujet traité par un contributeur, mais souhaitons-nous  exprimer une appréciation en quelques  mots sur une contribution qui nous a vraiment plu ? Ce fil peut en être le lieu, sans exclusive. Les efforts d'analyse, les relevés exhaustifs, etc, méritent en effet d'être signalés, en dehors de toute excessive congratulation.

Suggestion pour ce fil : indiquer en titre le pseudo du contributeur et l'émission ou le thème traités.

Pour commencer ce « Reconnaissance à », titre d'une émission du poète Mathieu Bénézet :

@Jean-Luuc : chapeau pour cette analyse exhaustive des types de photos publiées sur le site de France Culture !  De l'image dans votre radio. Un vrai coup de maître !
* * *

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Re: Commentaires de commentaires - le Dim 05 Fév 2017, 20:31

Antoine Arnoux(http://www.regardfc.com/t732p130-commentaires-de-commentaires#28112) a écrit:(...)
Dans cette (petite) affaire (non pas insignifiante pour autant), rien ne me paraît évident. D'une part, n'ont pas (encore ?) été éradiquées par les « administrateurs » certaines contributions du dit Sarabande qui me semblent tomber sous le coup de l'arrêt que vous invoquez pour justifier l'abolition entreprise (...). D'autre part, hier après-midi, le « Regard choisi » consistait en la réponse de Yann Sancatorze datant du 13 janvier dernier. Or, cette contribution (en forme de réplique) ne citant pas littéralement celle à laquelle elle se rapporte manque quelque peu de clarté. De surcroît, elle contient la mention liminaire suivante : « [En réponse à un post disparu du pseudo ''Sarabande''] ». J'avoue m'être mépris sur le sens de la forme adjective « disparu ». Je me félicite donc d'avoir contribué à faire éclaircir ce point – qui n'importe sans doute qu'à moi.  
(...)

C'est exact, tous les posts de Sarabande n'ont pas été retirés, la décision a été prise collégialement sur ce point mais peut être révisée après tout...

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La ''Brockes Passion'', un compte-rendu de Fred de Rouen - le Lun 04 Sep 2017, 22:43

Le post de Fred de Rouen, La Brockes Passion de Telemann et son pasticcio, relu (avec les pastilles sonores) après écoute de l'intégralité du concert montre combien est précieux un compte-rendu de lecteur, étoffé de surcroît d'informations précises qui font défaut au descriptif de la chaîne. Surtout quand il  suscite un suivi comme celui de bishop dans La Brockes Passion de Telemann, deux autres versions qui permet d'aller encore plus loin. Merci encore pour cette belle contribution.





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La Brockes Passion, d'accord, mais aussi la passion pour La Broque - le Mar 05 Sep 2017, 09:14

Pour rappeler qu'il n'y a pas que la musique dans la vie (ah ?), ajoutons à la Brockes Passion, la passion pour La Broque, dans la vallée de la Bruche, au cœur de l'Alsace...





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Rions un peu - le Mer 06 Sep 2017, 11:38

Dans ce post de réponse à un recadrage de SamVa, vous prenez l'exemple, Philaunet, du dentiste du XIXe siècle.

Je ne résiste pas au plaisir quelque peu sadique de vous soumettre deux exemples de fabuleux arrachages fin-de-siècle. Je copie le premier de ces textes célèbres, un extrait du chapitre IV d'À Rebours de Joris-Karl Huysmans:



"Il y avait de cela, trois années ; pris, au milieu d’une nuit, d’une abominable rage de dents, il se tamponnait la joue, butait contre les meubles, arpentait, semblable à un fou, sa chambre.

C’était une molaire déjà plombée ; aucune guérison n’était possible ; la clef seule des dentistes pouvait remédier au mal. Il attendait, tout enfiévré, le jour, résolu à supporter les plus atroces des opérations, pourvu qu’elles missent fin à ses souffrances.

Tout en se tenant la mâchoire, il se demandait comment faire. Les dentistes qui le soignaient étaient de riches négociants qu’on ne voyait point à sa guise ; il fallait convenir avec eux de visites, d’heures de rendez-vous. C’est inacceptable, je ne puis différer plus longtemps, disait-il ; il se décida à aller chez le premier venu, à courir chez un quenottier du peuple, un de ces gens à poigne de fer qui, s’ils ignorent l’art bien inutile d’ailleurs de panser les caries et d’obturer les trous, savent extirper, avec une rapidité sans pareille, les chicots les plus tenaces ; chez ceux-là, c’est ouvert au petit jour et l’on n’attend pas. Sept heures sonnèrent enfin. Il se précipita hors de chez lui, et se rappelant le nom connu d’un mécanicien qui s’intitulait dentiste populaire et logeait au coin d’un quai, il s’élança dans les rues en mordant son mouchoir, en renfonçant ses larmes.

Arrivé devant la maison, reconnaissable à un immense écriteau de bois noir où le nom de « Gatonax » s’étalait en d’énormes lettres couleur de potiron, et en deux petites armoires vitrées où des dents de pâte étaient soigneusement alignées dans des gencives de cire rose, reliées entre elles par des ressorts mécaniques de laiton, il haleta, la sueur aux tempes ; une transe horrible lui vint, un frisson lui glissa sur la peau, un apaisement eut lieu, la souffrance s’arrêta, la dent se tut.

Il restait, stupide, sur le trottoir ; il s’était enfin roidi contre l’angoisse, avait escaladé un escalier obscur, grimpé quatre à quatre jusqu’au troisième étage. Là, il s’était trouvé devant une porte où une plaque d’émail répétait, inscrit avec des lettres d’un bleu céleste, le nom de l’enseigne. Il avait tiré la sonnette, puis, épouvanté par les larges crachats rouges qu’il apercevait collés sur les marches, il fit volte-face, résolu à souffrir des dents, toute sa vie, quand un cri déchirant perça les cloisons, emplit la cage de l’escalier, le cloua d’horreur, sur place, en même temps qu’une porte s’ouvrit et qu’une vieille femme le pria d’entrer.

La honte l’avait emporté sur la peur ; il avait été introduit dans une salle à manger ; une autre porte avait claqué, donnant passage à un terrible grenadier, vêtu d’une redingote et d’un pantalon noirs, en bois ; des Esseintes le suivit dans une autre pièce.

Ses sensations devenaient, dès ce moment, confuses. Vaguement il se souvenait de s’être affaissé, en face d’une fenêtre, dans un fauteuil, d’avoir balbutié, en mettant un doigt sur sa dent : « elle a déjà été plombée ; j’ai peur qu’il n’y ait rien à faire. »

L’homme avait immédiatement supprimé ces explications, en lui enfonçant un index énorme dans la bouche ; puis, tout en grommelant sous ses moustaches vernies, en crocs, il avait pris un instrument sur une table.

Alors la grande scène avait commencé. Cramponné aux bras du fauteuil, des Esseintes avait senti, dans la joue, du froid, puis ses yeux avaient vu trente-six chandelles et il s’était mis, souffrant des douleurs inouïes, à battre des pieds et à bêler ainsi qu’une bête qu’on assassine.

Un craquement s’était fait entendre, la molaire se cassait, en venant ; il lui avait alors semblé qu’on lui arrachait la tête, qu’on lui fracassait le crâne ; il avait perdu la raison, avait hurlé de toutes ses forces, s’était furieusement défendu contre l’homme qui se ruait de nouveau sur lui comme s’il voulait lui entrer son bras jusqu’au fond du ventre, s’était brusquement reculé d’un pas, et levant le corps attaché à la mâchoire, l’avait laissé brutalement retomber, sur le derrière, dans le fauteuil, tandis que, debout, emplissant la fenêtre, il soufflait, brandissant au bout de son davier, une dent bleue où pendait du rouge !

Anéanti, des Esseintes avait dégobillé du sang plein une cuvette, refusé, d’un geste, à la vieille femme qui rentrait, l’offrande de son chicot qu’elle s’apprêtait à envelopper dans un journal et il avait fui, payant deux francs, lançant, à son tour, des crachats sanglants sur les marches, et il s’était retrouvé, dans la rue, joyeux, rajeuni de dix ans, s’intéressant aux moindres choses."

                                                                                                          * * * *

Le second extrait est une excellente nouvelle de Marcel Schwob, Sur les dents, parue en 1891 dans le recueil Coeur double.





Je vous souhaite le meilleur appétit.

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De l'usage de la machine à coudre mécanique en dentisterie - le Jeu 14 Sep 2017, 14:27

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t732p130-commentaires-de-commentaires#28795) a écrit: (...) vous prenez l'exemple, Philaunet, du dentiste du XIXe siècle.

Je ne résiste pas au plaisir quelque peu sadique de vous soumettre deux exemples de fabuleux arrachages fin-de-siècle. Je copie le premier de ces textes célèbres, un extrait du chapitre IV d'À Rebours de Joris-Karl Huysmans (...) Le second extrait est une excellente nouvelle de Marcel Schwob, Sur les dents, parue en 1891 dans le recueil Coeur double. (...)
Alors vous aussi, Fred de Rouen, vous reprenez l'antienne des "sans-dents" ? Smile

Soit dit en passant cette expression reste celle que l'ex-compagne du précédent président prête à ce dernier, sans que rien ne soit avéré. Mais cela fait plaisir aux satiristes à la petite semaine de gonfler un prétendu mot, puis aux mélenchonistes de s'en emparer (comme celui de "fainéants") pour labourer leur campagne populiste.

Merci encore, Fred de Rouen, de nous avoir donné ce premier texte hilarant et un autre de Marcel Schwob, auteur pas assez traité par France Culture

Permettez-moi de mentionner une scène d’anthologie se trouvant dans le roman Balzac et la Petite Tailleuse chinoise (2000) de Dai Sijie (p. 162 à 166, non trouvables en ligne, volontaires pour la transcription bienvenus !), qui a des ressemblances frappantes avec la scène du livre de Huysmans. Dai Sijie faisant d’ailleurs de la lecture de la littérature française fin de siècle le moyen d’émancipation de ses deux héros, il ne peut pas ne pas avoir lu À Rebours.

Une blogueuse a transcrit les premières lignes appétissantes de cette scène :

La denture du chef se présentait comme une sierra déchiquetée. Sur une gencive noircie et enflée, se dressaient trois incisives semblables à des roches préhistoriques de basalte, de couleur sombre, tandis que ses canines évoquaient les pierres de l’époque diluvienne, en travertin mat, couleur tabac. Quant aux molaires, certaines présentaient des rainures sur la couronne, ce qui, le fils du dentiste l’affirma sur un ton nosographique, était la marque d’un antécédent de syphilis. Le chef détourna la tête, sans nier ce diagnostic.” (p. 162-163)

Pour un bref commentaire sur cette scène et sa description :

'' (...) the dentistry scene, one of the most uproarious scenes of slapstick comedy in the novel. At the end of that scene, a darker note is also struck, as the narrator works the sewing machine pedal slowly knowing that the slower he goes, the more excruciating the experience is for the village headman, the boys' unfortunate patient: "Suddenly, I felt the stirrings of an uncontrollably sadistic impulse, like a volcano about to erupt. I thought about all the miseries of re-education, and slowed down the pace of the treadle" (p. 143).

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Qui a dit que le niveau baissait ? - le Jeu 21 Sep 2017, 20:12

Le niveau baisse, paraît-il. Un petit village résiste néanmoins, celui de Regards-sur-France Culturum...

Ci-dessous de récentes contributions marquantes que je signale pour mémoire, nouvelle lecture et potentielles réactions.

Fred de Rouen : Continent musiques : îlot de culture le Mar 19 Sep 2017 sur Robert Schumann. Extrait : ''la lecture du descriptif de l’émission a retenu mon attention. Le producteur nous  proposait une « plongée dans l’œuvre polyphonique et polysémique du compositeur Robert Schumann avec le Quatuor Modigliani, le philosophe Thomas Dommange et la pianiste Dana Ciocarlie. » Tiens, tiens, « l’œuvre polyphonique et polysémique du compositeur »... Je retrouve dans ces formulations une part de l’ambition sur quoi était fondée la réussite des grandes émissions musicales de France Culture dans les années 90. ''.

Masterkey : L'entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune le Mar 19 Sep 2017. Extrait : "Jean-Claude Brisville (...) a tissé pour nous conter la chose un dialogue convaincant, édifiant, qui alterne habilement un rappel des idées de ces deux êtres d’exception - en reprenant parfois un peu lourdement, il faut le dire, certaines des formules célèbres qu’on leur doit - et la  confrontation imaginaire de leur point de vue."

Masterkey :  Nicolas Martin, Jean-Philippe Uzan et Podcast Science  le Jeu 21 Sep 2017, à propos de La Méthode scientifique et des émissions scientifiques passées et présentes à France Culture. Extraits : " (...) on retient plusieurs choses : la bonne volonté, la candeur et probablement l’honnêteté de Nicolas Martin, mais aussi et surtout la coïncidence de phase dans laquelle il se trouve avec le dogme radiophonique actuel de France Culture : promotion du direct, des émissions de flux, du format magazine, de la nécessité première de la fameuse lisibilité pour l’auditeur, l’amour du ton des conversations adolescentes, de l’humour lourd, du jeunisme, la négligence et même la non-connaissance de ce qui a été autrefois produit par France Culture en matière d’émission scientifique et même culturelle." et "il faut relever une très bonne question posée par l’un des participants de Podcast Science : celle du pilotage éventuel du programme de la Méthode Scientifiques et des autres émissions de Radio France par les livres et le monde de l’édition plutôt que par les publications dans des revues à comité de lecture. "

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