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Les « grands sujets » de France Culture    Page 8 sur 8

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Les « grands sujets » de France Culture - le Lun 28 Sep 2015 - 22:16

Rappel du premier message :

Inépuisable est la liste des titres de sujets qui laissent le lecteur, puis l'auditeur, incrédule et médusé.

Pour commencer la liste, le titre pour le moins original « Y'a-t-il encore des acquis sociaux à conquérir ? » du Grain à moudre du 23 septembre dernier.

Quant à la faute élémentaire de français ici, faut-il s'en étonner quand quasiment tous les descriptifs d'émissions sont émaillés d'une ou plusieurs fautes graves ?  Le répertoire du bêtisier orthographique et grammatical se trouve dans le fil Errare France Culture est du Forum depuis 2011.
* * *

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La routine sur France Culture - le Mar 16 Aoû 2016 - 18:36

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t735p60-les-grands-sujets-de-france-culture#26484) a écrit: (...) Dans cette dernière, Olivier Minot nous apprend : Pour n'exclure personne il faut dire : L.G.B.T.Q.I.A. Traduire : Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe, Asexuel.
France Culture, prise en flagrant délit d'exclusion des Q.I.A : "La littérature de ces quarante dernières années a contribué à la transmission d'une mémoire de l'histoire LGBT."  dans La mémoire gay en littérature : "La mémoire gay se construit aussi dans la littérature pour travailler des questions qui socialement ont pu être difficiles à assumer. On en parle en compagnie de Daniel Arsand, écrivain et éditeur, et Pauline Rousseau, chercheuse en études théâtrales et metteuse en scène, spécialiste du théâtre LGBT."

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De la voix « genrée » - le Mer 17 Aoû 2016 - 16:36

Philaunet(http://www.regardfc.com/t735p60-les-grands-sujets-de-france-culture#26482) a écrit:
(...), il faut de nouveau s'attendre à des émissions très "genrées" et sans autre angle de lecture que la sempiternelle rengaine "Abolissons les catégories masculin/féminin.

Jérome Sandlarz vous a attentivement lu et décidé d'en remettre une couche dans son descriptif : La voix dans tous ses états : voix et genre (17 août 2016).

La voix touche par son caractère unique et intimiste. Si l'on ferme les yeux, notre oreille invente un visage, une apparence et aussi, un sexe derrière une voix... Or il arrive que la frontière entre les genres soit si mince qu'elle sème le doute dans nos esprits.
Qui chante ? Un homme, une femme ? Les deux à la fois peut-être... C'est à ce trouble que nous nous attachons ici. Cette identité floue qui a son charme particulier. Hommes à la voix délicate et perchée, femmes à la voix basse, ou encore, ces voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance. Bref, des voix qui changent de costume, en somme.


Toujours la même question : est-ce l'air du temps qui convainc tant de jeunes producteurs d'aborder sous tous les angles possibles cette question ou de discrètes directives internes qui orientent régulièrement les sujets ?

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La totale : ''Genre et Ville'' et le collectif CBLP_75 Socio-Ethno Féministe - le Sam 20 Aoû 2016 - 17:02

À propos de voix "genrées"
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t735p70-les-grands-sujets-de-france-culture#26558) a écrit: (...) Toujours la même question : est-ce l'air du temps qui convainc tant de jeunes producteurs d'aborder sous tous les angles possibles cette question ou de discrètes directives internes qui orientent régulièrement les sujets ?
"Tous les angles possibles", vous l'avez dit. Voici "Genre et ville" de Chris Blache, socio-ethnographe, co-fondatrice et coordinatrice de l’association « Genre et Ville » pour l'émission Du Grain à moudre d'été du 18 août 2016, numéro intitulé A qui appartient l'espace public ? dont le descriptif est gratiné :

"(...) une notion d'égalité de base entre ses occupants, qui n'est pas toujours vérifiée dans les faits. Ainsi les tandems homme/femmes, pauvre/riche, Etat/citoyens s'y confrontent pour interroger la mécanique de l'espace public."

"Poser cette question en fait de l'appropriation, c'est déjà l'occuper cet espace, s'y questionner à l'intérieur. Et s'y questionner dans ce contexte si particulier, où l'impératif sécuritaire peut remettre en cause ces notions d'égalité, de liberté de circulation. L'espace public c'est l'espace de la démocratie, de la pluralité des discours et des usages déclare Pascal Le Brun Cordier directeur des zones artistiques temporaires de Montpellier. "C'est un espace qui doit être conflictuel""

"C'est un espace qui doit être conflictuel" ? Intéressant.

"Mais comment articuler ce conflit de discours et d'usages dans cet espace mouvant, sans en perdre le contrôle. Dans quelle mesure est-il possible de s'approprier l'espace public sans en faire un facteur d'exclusion. Et dans ce contexte où l'Etat et le droit investissent de manière de plus en plus visible l'espace public, à qui appartient-il ?".

J'en connais qui regardent plus que jamais la télévision et ont mis du scotch sur la touche France Culture de leur poste...

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France Culture monomaniaque - le Mar 13 Sep 2016 - 14:12

Faire la liste des obsessions de France Culture serait assez amusant, si l'on peut dire. Enfin, on en rira dans 10 ans ou moins.

On connaît les migrants, les sans papiers, tous les jours à l'affiche dans diverses émissions actuellement.

Il y a aussi la révolte, l'indignation, la révolution. Et puis le vivre-ensemble, l'inclusion, le sans-frontiérisme.  Mentionnons pour mémoire le féminisme et tout ce qui a trait au sexe (indistinction/changement, etc). N'oublions pas l'inégalité sous toutes ses formes, l'anticolonialisme.

La véritable préoccupation pour l'environnement n'a jamais faire recette à France Culture. Il s'est toujours agi de changer d'abord la société, de faire des expériences personnelles alternatives.  Sinon grandes phrases sur grands thèmes pour appâter le chaland avec la Cop 21, et rien de substantiel.

Depuis quelque temps nous avons un sujet qui marche fort, voire très fort : l'immortalité.

Premier débat des Discussions du soir avec René Frydman et Luc Ferry : le transhumanisme et l'immortalité. Dernier débat de Révolutions médicales avec René Frydman "L’immortalité un sujet d’avenir pour la médecine ?" (ça sent le recyclage à la rentrée).

C'est Anselme qui me donne l'occasion de m'énerver de nouveau (ou de m'indigner pour suivre l'attitude idéale prônée par France Culture), Anselme qui ouvre la rubrique La méthode scientifique.

On découvre dans le lien donné que l'émission du 12 septembre s'intitule Vivre plus longtemps : à quel prix ? avec ce chapeau : "Quelles sont les récentes découvertes qui laissent penser qu’on pourrait allonger la durée de vie ? Comment mesure-t-on le vieillissement aujourd’hui ? Le transhumanisme menant à l’immortalité : fantasme ou réalité prochaine ? Quelles sont les nouvelles menaces pour la vie ?*"

Comme c'est original ! Finkielkraut l'a déjà abordé plusieurs fois récemment, puis Frydman, sans parler des autres, et maintenant Martin. Il faut dire : il n' y a aucun sujet scientifique intéressant actuellement, absolument aucun. Enfin, pour qui écoute une autre radio culturelle, si (cf. Campus).

Est-ce que ça va durer encore longtemps ?


* la partie du descriptif :  "elle s’appelle encore Elizabeth Parrish, entrepreneuse de 45 ans. Elle vient d’expérimenter sur elle-même une thérapie génique qui l’aurait fait, selon elle, « rajeunir de 30 ans »." me renvoie à cette nouvelle de Nathaniel Hawthorne où il est question de Fontaine de Jouvence (premier numéro de la rentrée de Samedi noir, une coïncidence ?) ;  j'en ai parlé ici à 10h et je recommande vivement l'heure entière. Hawthorne est l'un des plus grands prosateurs de langue anglaise et les deux lectures sont exemplaires.

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Rengaine - le Mer 12 Oct 2016 - 11:28

L'identité culturelle : une notion à dépasser ? La Grande table (2ème partie) Olivia Gesbert

Chacun choisira de qualifier comme il veut et de juger bon ou mauvais ce débat, mais après dix minutes d'écoute, le sentiment d'enfumage et d'endoctrinement prévaut (ne pas parler de valeurs car les valeurs entraînent un rapport de force, la culture est toujours en mouvement, ne pas parler de racines chrétiennes, mais de ressources chrétiennes,etc). C'est François Jullien qui a été invité pour soutenir le militantisme de France Culture.

Est-ce grave ?  Pour l'auditeur qui n'apprécie pas, non. On a les moyens de la patience : émissions en podcasts, autres radios, livres-audios, etc. Et France Culture le sait, ce qui permet à la station de poursuivre son œuvre missionnaire sans être trop critiquée.

Mais il est quand même dommage qu'à 13h le monde de la culture et du savoir soit privé d'accès à l'antenne, celle-ci étant devenue un lieu d'échanges sur le changement social et les normes à inculquer.

Et un descriptif qui vaut son pesant de Bescherelle : "Dans cet essai de philosophie d’une centaine de page [sic], François Jullien proposent [sic] une réflexion sur une des problématiques majeures du débat public actuel : l’identité culturelle et tous les thèmes qui y sont étroitement liés : la mondialisation, le repli identitaire, l’alternative relativisme-universalisme, le choc des civilisations, l’universel et le dialogue interculturel. Dans une langue à la fois vive et dense, il propose une redéfinition des concepts à la base de cette discussion."

On apprend en passant qu'il existe une chaire sur l'altérité : "François Jullien (...) titulaire de la Chaire sur l’altérité au Collège d’Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme".

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Fascination de la ''révolution'' à France Culture - le Ven 21 Oct 2016 - 20:23

" Et si la religion était plus politique qu'on ne le pense, et même révolutionnaire ?"

Défi : trouver une journée de France Culture où l'apologie directe ou sous-entendue de la "révolution" ou de l'insurrection n'a pas été faite à l'antenne ou dans un texte publié.

"Apocalypse du politique" de Vincent Delecroix aux Nouveaux Chemins de la Connaissance

Dans la catégorie "les descriptifs pour les Nuls" :  « Par la foi abolissons-nous la Loi ? Que non ! Au contraire, nous établissons la Loi. » écrit Paul dans son Épître aux Romains. Et si la religion était plus politique qu'on ne le pense, et même révolutionnaire ? Souveraineté, royaume, toute-puissance : et qu'est-ce que la politique a, de son côté, emprunté à la religion ?Et si, au final, religion et politique fonctionnaient de la même manière ?

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Du vide avec Charles Dantzig - le Lun 24 Oct 2016 - 21:35

Philaunet(http://www.regardfc.com/t735p60-les-grands-sujets-de-france-culture#26482) a écrit:
(...)
Vu ce qui nous a été servi durant la saison 2015-2016 et ce que nous annonce Sandrine Treiner pour la rentrée (*), il faut de nouveau s'attendre à des émissions très "genrées" et sans autre angle de lecture que la sempiternelle rengaine "Abolissons les catégories masculin/féminin". (...)

Ça continue avec Le secret professionnel des drag queens, dans l'émission de Charles Dantzig (23 octobre 2016). Première question : Jean Boulanger, puisque vous êtes avocat, il faut dire que vous exercez déjà un métier de travesti, puisque vous portez une robe. Est-ce que cela serait-il plus ou moins consciemment entré en compte dans le choix de votre métier ? Avec des questions de ce niveau, France Culture a définitivement mis la clé du savoir sous la porte.

Vous ne perdriez rien à interrompre votre écoute après ces trois premières minutes. Pour ceux qui souhaiteraient avoir une petite idée de la teneur de cet entretien, voici listées quelques questions de Charles Dantzig :

- Alors, pour que ceux qui nous écoutent aient une image de ce que vous êtes puisque nous parlons de transformation physique, je voudrais que vous nous disiez quelle est votre taille et quel votre poids ? Et vous êtes brun ? Et vous ne portez pas de barbe, je présume, ce qui est une chose indispensable pour le travestissement ?

- Est-ce qu'il y a des présupposés favorables au travestissement ou non ? Parce que vous, en vous regardant, vous êtes un homme jeune, vous êtes imberbe, on voit comment vous pouvez vous transformer relativement facilement en femme. Mais est-ce que un homme de 2m10 qui serait carré comme un volleyeur pourrait-il précisément se transformer en femme ?

- Est-ce que vous vous promèneriez [travestie] avec un cabas, des poireaux, une jupe en rayonne ?

- Vous ne vous faites pas casser la figure dans le métro ?

- Est-ce que vous avez un nom de personnage ?

- Vous sortez uniquement la nuit ou pas ? Est-ce que vous sortez le jour ? Ou uniquement dans des lieux gays ou pas ?

- Est-ce que vous diriez que aussi d'une certaine façon, tout ça, ça serait pour préserver ou recréer une part d'enfance ? C'est-à-dire : vous êtes en bande, vous imaginez des personnages, tout ça, c'est un monde féérique - même si vous affrontez la réalité, parce que l'enfance, c'est aussi être en bande. Être en bande, c'est protecteur, c'est très charmant, c'est très tendre. (...)

- Je n'ai toujours pas compris si je devais dire « drag queens » - ça n'a pas l'air d'aller. Depuis tout à l'heure, vous dites : on se met en femmes. Est-ce que c'est si important d'avoir un nom d'ailleurs - mais si je dois qualifier ce que vous faites, qualifiez-le vous-même : quel est le bon mot s'il y en a un ? Comment vous dites entre vous ? Quand vous vous téléphonez ? Quand vous téléphonez à Georges, Pierre et Michel et que vous allez vous transformer en Vania [pseudo de l'invité] ? On se met en femme ? On se travelotte ?

- Parfois dans le passé, ce travestissement était une manière de surmonter aussi un mépris social. Par exemple, il y a un très documentaire de James [non, c'est Jennie, mais peu importe] Livingston qui s'appelle « Paris is burning » de 1990, qui montre des concours de danses travesties à New-York, et plutôt des jeunes blacks qui font des concours de défilés, en parodiant des photos de vogues - choses qui a été plagié par Madonna dans sa chanson « Vogue » après. Donc, il y a une part de malheur surmonté non ?

- Alors, c'est une question importante : est-ce que vous êtes gay ? Et dans votre bande ? (...) Est-ce que vous pourriez avoir dans votre bande des hétéros ?

- Et ça ne veut pas dire non plus nécessairement que le travestissement doit mener ou mène au transsexualisme ?

- Il y a quand même une chose qui est très floue  là-dedans et qui est intéressante, c'est quand même la question du genre. Nous savons aussi qu'elle est la question qui actuellement  hystérise la société française où l'on voit des politiciens à tout prix essayer de nous faire croire que des théoriciens du genre supposés transformer des petits garçons en petites filles et des choses comme ça. Et ils ont hystérisé le personnage de Judith Butler en particulier, qui est tout d'un coup devenue un démon alors que personne ne l'a lue.

Entendons-nous bien. Le travestissement (drag queen, transformiste ou autre) n'est pas incriminé en tant que pratique/mode de (double) vie. Mais sur une telle antenne, que vient apporter ce témoignage ? Les questions du producteur en attestent : c'est du Ça se discute radiophonique, indigent et vulgaire.

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La guerre (actualisation) - le Sam 12 Nov 2016 - 13:59

"La guerre", un des "grands sujets" (entendus comme thèmes à la mode pour combler l'incapacité de faire autre chose que de l'actualité géopolitique extraite des journaux) de France Culture. Ce midi par exemple : Construire l’ennemi  dans L'Atelier du pouvoir, une émission de blablatage décryptomaniaque.

Le chapeau : "La France est en guerre", répètent les plus hautes autorités de l'Etat depuis les attentats de Paris. Mais contre quel ennemi ? Comment désigner, comment combattre l'ennemi à l'heure des conflits non conventionnels ?

Un paragraphe pour rappeler la mission de redresseuse de torts de France Culture :  "Pas un jour également sans que la peur logiquement suscitée par cette situation ne fasse l’objet d’instrumentalisations politiques pour désigner les musulmans comme ennemi potentiel."

Questions conclusives (avec l'inévitable "Qu'est-ce que cela dit de..." qui introduit en général une mise en accusation de "la société" - pas assez de "vivre ensemble", par exemple...) : "Alors, quels sont les enjeux de la désignation d’ennemis et que cela implique-t-il [sic] ? Comment cette désignation a-t-elle évolué dans l’histoire ? Qu’est-ce que cela nous dit de nos sociétés ? Ce sont les questions, graves, que nous posons aujourd’hui à nos invités dans cet Atelier du pouvoir consacré à la construction de l’ennemi et du rapport à la guerre, notamment contre le terrorisme."

Régis Debray consacre chacune de ses émissions hebdomadaires (cf. Les Discussions du soir) à "la guerre" depuis fin août. Il semble en être content, vu sa propension à disserter à la place de son interlocuteur.

Non que j'aie quelque chose à redire au thème, mais une perspective historique longue, une approche interdisciplinaire (économie, architecture, peinture, histoire des mœurs et des mentalités) redonnerait un peu de fraîcheur à ses redondantes discussions sur la géopolitique actuelle. Bernard Guetta et Alexandre Adler ont lancé une mode (accompagnée par Le courrier International et Le Monde diplomatique) qui n'en finit pas de tirer vers soi tous les débats de société.

L'un des invités semble avoir le vent en poupe à France Culture (Les Matins, Le Grain à moudre, etc) Michel Goya (Colonel, enseigne l'histoire militaire de la guerre à Sciences Po, auteur du blog "la voie de l'épée").

Ajout au post ci-dessus : pour faire bonne mesure, France Culture programme cet après-midi à 16h Martha Gellhorn – Raconter la guerre, toute sa vie (1908-1998)*. Tous en kaki !

* De 1908 à 1998, Martha Gellhorn traverse le vingtième siècle en parcourant le monde. Reporter, elle couvre tous les conflits et raconte le quotidien de la guerre à travers des récits riches en histoires humaines.

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« ''J'ai toujours rêvé d'être une femme un peu conne'' (M. David Dumortier) » - le Ven 25 Nov 2016 - 10:40

Est annoncée et entreprise (mais non point encore achevée) une apologie nuancée de « Secret professionnel » sous la rubrique homonyme. Désireux de verser de nouvelles pièces au dossier, je me permets tout d'abord de rapporter un extrait d'une « livraison » récente de cette émission hebdomadaire : « Le travestissement prend des formes diverses. En 2012, dans SP, je recevais David Dumortier, qui a raconté sa vie de travesti dans un livre ayant ce nom pour titre, Travesti. Il était venu en homme dans le studio mais racontait qu’il aurait voulu être une femme. Et, pour l’expliquer, il écrit [dans son livre] cette phrase frappante : « J’ai toujours rêvé d’être une femme un peu conne. » Il voulait dire par là une femme qui tire son chariot de courses dans un supermarché, [n'est pas excessivement bien habillée,] va chez le coiffeur, enfin [je suppose] ''normale''. Le travestissement, dans ce cas-là, consiste plutôt à rentrer dans l’invisible » (premiers mots de l'introduction (très légèrement différente de celle qui fut effectivement dite par le producteur à l'antenne [j'ai inscrit entre crochets les mots ajoutés sous la forme orale et j'ai souligné deux phrases])).
Ainsi, selon l'exégèse raffinée de M. Chardantzig, « femme un peu conne » signifie « femme (…) ''normale'' ». Ce jugement,  exprimé le dimanche 23 octobre de cette année, ne semble avoir provoqué aucune réaction au sein de France Inculture (où, ordinairement, l'on s'émeut avec une grande promptitude de paroles moins sujettes à contestation). M. Chardantzig jouit-il de l'impunité en raison d'une position (éditoriale et mondaine) éminente (il entretient d'excellentes relations avec M. Philippe Sollers*) ? de ses « goûts » ? de ses « dégoûts » ?
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-des-drag-queens
Ensuite, de façon générale, j'observe que cette « livraison » indique l'une des « tendances » (voire l'un des préjugés) que manifeste fortement « Secret professionnel ». Le travestissement, le changement de sexe et l'homosexualité paraissent en effet préoccuper fortement M. Chardantzig. Voici quelques-unes de ses émissions qui portent exclusivement sur ces sujets (outre celle du 23 octobre 2016)** :  
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-des-travestis
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-d-une-choregraphe-transexuelle-et-du-genre
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-du-mariage-gay
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-de-mishima-et-des-amours-interdites
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-de-leurovision-du-kitsch-et-du-camp

*Illustrent cette bonne entente les émissions suivantes :
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-de-roland-barthes-de-philippe-sollers-et-des
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-de-james-joyce-et-du-bloosmday
**Bien d'autres émissions révèlent de façon intermittente combien ces sujets travaillent le « producteur ». Ainsi, M. Chardantzig ne manqua point de nous faire part de son émoi (avec un art consommé de l'analogie) à la fin de celle qui se rapportait explicitement à « la politesse au moyen de la grossièreté » ou encore de sa répugnance (avec un lointain accent sartrien) au cours d'un entretien aussi cordial que bien-pensant avec l'hollandolâtre Jean-Michel Ribes :    
M. Jean-Michel Ribes : « (…) mais l'avantage de ces spectacles c'est qu'ça fait sortir les fascismes c'est-à-dire que tout à coup i's'mettent à jour l'hystérisation euh euh de de la euh dedede du fascisme euh se démasque voilà ça c'est assez intéressant parce que franchement c'qu'on voit aujoud'hui sur le mariage pour tous c'est quand même simplement une honte c'est-à-dire tous ces gens qui je crois sont totalement instrumentalisés parce queuh on peut pas penser qu'des millions d'Français n'acceptent pas la différence et qu'veuillent simplement que euh nous soyons comme et moy... comme au Moyen Age une une une un un un pays uniquement catholique chrétien etc. c'est c'est absolument fou et moi quand on m'a d'quand on m'dit : ''vous attaquez les fondements de l'humanité'' on oublie une chose c'est qu'l'humanité progresse l'humanité devient de plus en plus humaine l'ec... l'esclavage c'est fini euh euh euh le le racisme essaie d'être fini  [sic] le le enfin les  enfants n'travaillent plus dans les usines l'humanité s'humanise et d'aller vers la liberté pour tous les sexes me semble une des gloires de l'humanité justement. »
M. Chardantzig : « Oui surtout qu'la liberté que ce [se ?] qu'les homosexuels demandent ne gêne en rien les autres ça n'empêche rien enfin je... est-ce que vous êtes pas un peu idéaliste de penser qu'ces gens sont instrumentalisés est-ce qu'on peut pas raisonnablement penser qu'y a trois cent mille trois cent mille salauds en France qui sont réellement des salauds ? » (20'50-22'15.)
Ainsi, MM. Ribes et Chardantzig semblaient ne pas s'accorder sur le nombre de Français (catholiques) dignes d'être appelés « salauds » (par M. Chardantzig) et « crétins » (par M. Ribes (22'23) qui ne paraît pas s'embarrasser d'étymologie).
https://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-du-theatre-du-rond-point

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