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Dans la presse allemande    Page 2 sur 3

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Histoire politique franco-allemande vue par VGE - le Lun 23 Nov 2015, 08:59

Un long entretien avec Valéry Giscard d’Estaing par la FAZ titré In Wahrheit ist die Bedrohung heute nicht so groß wie damals [En réalité, la menace n'est pas aussi grande aujourd'hui qu'autrefois]. La phrase est extraite de la réponse à la dixième question* et « autrefois » se réfère au risque d'invasion de l'Europe de l'ouest, et d'abord de l'Allemagne,  par les Soviétiques. La partie soulignée de la réponse en français : « Le danger d'un bombardement nucléaire de l'Allemagne ou d'une tentative d'invasion était pris très au sérieux ».

Il n'est pas question de la Tchécoslovaquie dans cet entretien, mais on peut penser que les événements de Prague de 1968 devaient être dans les mémoires de VGE  et de Schmidt (l'entretien tourne autour de la relation de l'ancien président français avec le chancelier Helmut Schmidt qui vient de disparaître).

Le chapeau annonce que l'entretien se conduit en allemand et que VGE cite Goethe de mémoire (s'il fallait croire tout ce qu'on lit, mais bon). Quelles langues étrangères maîtrisent assez l'actuel président français et son prédécesseur pour soutenir une conversation sérieuse dans celles-ci ? Ne parlons pas de culture littéraire...


* "Helmut Schmidt war ein Verteidigungsfachmann und stand der pazifistischen Linken kritisch gegenüber. Ist Deutschland nicht seit dieser Zeit auf der Stelle getreten und interessiert sich immer weniger für strategische Fragen, obwohl die Bedrohung genauso groß ist?

In Wahrheit ist die Bedrohung heute nicht so groß wie damals! Es gab zu dieser Zeit ein reales Risiko einer Invasion und einer massiven Zerstörung. Diese Bedrohung ist aufgrund des Zusammenbruchs der Sowjetunion verschwunden. Keine Macht hat diese Rolle übernommen. Die Gefahr einer nuklearen Bombardierung Deutschlands oder eines Invasionsversuchs wurde sehr ernst genommen. Helmut sagte mir immer: Wenn eine Atombombe auf Deutschland fällt, wird niemand kämpfen. Erst nach der Invasion Afghanistans durch die Sowjetunion 1979 haben wir festgestellt, dass die Bedrohung langsam abnimmt.
"

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L'image de la femme dans l'islam - le Mar 12 Jan 2016, 09:57

Samuel Schirmbeck dans le journal de renom la F.A.Z (Frankfurter Allgemeine Zeitung) du 11 janvier 2016 n'y va pas avec le dos de la cuillère dans cet article fouillé de 3 300 mots (9 pages en Word 14) titré  « La représentation musulmane de la femme - Ils nous haïssent »  ( ''Muslimisches Frauenbild - Sie hassen uns'').  Ce « Ils nous haïssent » est la citation d'un extrait du journal Le Monde de 2012 où s'exprimait Mona Eltahawy  (''Die ägyptische Schriftstellerin und Feministin Mona Eltahawy hat dieses Phänomen und seine Ursachen am 2. Mai 2012 in der französischen Zeitung „Le Monde“ beschrieben: „Ja: sie (die Männer der arabischen Welt) hassen uns. Es muss endlich gesagt werden . . .  '').

Les articles où s'expriment des points de vue développés sont traditionnels dans les journaux autrichiens, suisses et allemands de qualité (je pense à Die Zeit, à la Neue Zürcher Zeitung, par exemple). Ils se trouvent dans la section "Feuilleton", dont Stefan Zweig parle avec enthousiasme dans « le Journal d'un Européen » (adaptation radiophonique remarquable largement commentée entre les posts 151 et 163 du Fil Fiction).

Cet article de Samuel Schirmbeck*, correspondant à Alger de la Télévision publique durant 10 ans, emprunte ses citations à plusieurs acteurs de la vie intellectuelle française, au premier rang desquels Abdelwahab Meddeb. Sont également cités Boualem Sansal, Kateb Yacine, Tahar Ben Jelloun, Kamel Daoud, parmi d'autres.

Son constat étayé de nombreux exemples est que les événements de Cologne s'ils sont exceptionnels en Allemagne, sont quotidiens dans les pays arabes. Le journaliste, cinéaste et écrivain ne s'arrête pas à la critique virulente de l'islam pour sa position à l'égard de la femme, il accuse la gauche radicale allemande, le parti des écologistes et les féministes de faire le jeu des islamistes. Et ce ne sont pas ses seules cibles. On l'aura compris, pour Samuel Schirmbeck, le million (au minimum) de migrants/réfugiés arrivés en Allemagne en 2015 ne représente  pas ''eine Chance''.

[La conclusion de l'article pour les germanophones. Kamel Daoud y est cité et je découvre à cette occasion que l'article a repris en traduction beaucoup des propos de la Chronique algérienne du lauréar 2015 du Prix Goncourt du premier roman.]
''Eines existiert schon lange: Das „Erwecken von Schuldgefühlen bei den progressiven Eliten und deren Denunzierung als ... Islamophobe“ (Daoud), insbesondere durch die Islamverbände, Linke und Grüne. Deshalb dürfen wir uns davon nicht mehr ins Bockshorn jagen lassen, denn es sind Muslime selbst, muslimische „Freiheitssucher“, die genauso wenig „islamophob“ sind wie wir, wenn sie einem frauen-, fremden- und gedankenfeindlichen Islam die Leviten lesen statt sich ihm zu unterwerfen.

* Der Verfasser ist Autor und Filmemacher. 1991 baute er das ARD-Büro Nordafrika in Algier auf und berichtete bis zu seiner Rückkehr 2001 als Korrespondent der ARD über Algerien.

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Der Widerstand der Zivilisation - le Jeu 28 Jan 2016, 23:16

La couverture de l'entrée d'Alain Finkielkraut à l'Académie française par la F.A.Z : Ein Jude in der Akademie. Une mise en perspective historique intéressante (notamment à propos de Félicien Marceau) et un portrait synthétique du personnage.

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Re: Dans la presse allemande - le Ven 11 Mar 2016, 07:38

Un article de la FAZ de ce 11 mars 2016 intitulé Sicherheitskreise werfen Moskau gezielte Propaganda gegen EU vor rapporte la thèse d'un Edward Snowden employé comme agent par les services de renseignement russes.

Le papier se fonde sur les propos du Président de la commission d'enquête parlementaire sur la NSA, Patrick Sensburg, député de la CDU.

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La bataille de Skagerrak du 31 mai 1916 - le Mar 31 Mai 2016, 22:31

Pendant que la presse française s'écharpe à travers ses idéologues patentés (Redeker/Figaro c. Poirot/le Monde) via de caricaturaux jugements de la commémoration de Verdun, des journaux de qualité produisent des dossiers fouillés sur la Première Guerre mondiale. Ainsi la FAZ propose ce long texte illustré de photos et de cartes daté du 31 mai, Die größte Seeschlacht des Ersten Weltkriegs [la plus grande bataille navale de la  Première Guerre mondiale], en référence à la bataille de Skagerrak du 31 mai 1916.

La presse allemande, suisse et autrichienne cultive la tradition des longs textes de réflexion et d'histoire dans ses pages baptisées du vocable français trompeur "Feuilleton". Voir la fierté de Stefan Zweig lorsqu'il a été invité à contribuer dans un de ces suppléments, celui de la Neue Freie Presse.

On cherche dans les journaux français dits de référence, quotidiens ou hebdomadaires, des textes aussi denses que ceux publiés dans Die Zeit, Die FAZ ou Die NZZ...

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La Turquie et son état d'urgence - le Jeu 21 Juil 2016, 13:35

Dans la FAZ du 21 07 2016, une interview avec un professeur, expert en relations internationales : "Turquie ; des milliers de jeunes gens vont essayer de fuir" Türkei „Tausende junge Menschen werden versuchen, zu fliehen“

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Discours de Michel Houellebecq pour la réception du prix ''Frank-Schirrmacher'' - le Mar 27 Sep 2016, 22:00

La FAZ reproduit (en traduction et légèrement abrégé) le discours de Michel Houellebecq lors de la réception du prix "Frank-Schirrmacher" à Berlin : Rede zum Schirrmacher-Preis Houellebecq: „Ich bin ein halber Prophet“. Le texte fait huit pages. Et ça dégage... Tiens, j'y pense, à quand remonte la dernière apparition de Michel Houellebecq à France Culture ?

On reconnaît difficilement l'écrivain dans l'extrait du discours qui étrille les médias français, notamment le journal Le Monde : Verleihung Frank-Schirrmacher-Preis: Michel Houellebecq vom 26.09.2016.

Comparons aussi la photo publiée par la FAZ qui est favorable à l'écrivain et celle du journal Die Zeit qui lui est, sans surprise, hostile : Michel Houellebecq: Tod als Rettung vor dem Tod.

Il y aurait une réflexion à mener sur les choix iconographiques : le journal conservateur FAZ montre Houellebecq sous son apparence débraillée et plus ou moins ravagée tandis que l'hebdomadaire de gauche progressiste et bourgeoise publie une photo inattendue de l'écrivain portant une veste classique, coupe de cheveux courte, regard attentif. On a peine à croire que les deux photos représentent la même personne.

Les non-germanophones attendront la publication du discours en français. Mais évidemment pas dans le Monde, pas davantage dans Télérama (propriété du précédent), ni dans un reportage de France Culture (grande amie des deux cités)...

Deux conceptions de l'information journalistique : Die FAZ reproduit le discours sans y ajouter de commentaire, Die Zeit donne à lire un long texte à charge sans renvoyer au discours. La première, plutôt anglo-saxonne où l'on sépare les faits de l'opinion ; la seconde plutôt française où l'on élabore une opinion à partir des faits. France Culture ne déroge pas à notre tradition, et en cela la station est bien franco-française, contrairement à ce que voulait faire croire Olivier Poivre d'Arvor en brandissant cet adjectif comme un épouvantail.

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Le Spiegel n'est pas le Financial Times - le Mer 12 Juil 2017, 18:24

Un article peu louangeur dans le Spiegel, Macron, Muster-Europäer a. D. ([Macron, l'Européen modèle, en panne] et pour cause :

"Zusammengefasst: Frankreichs Präsident Emmanuel Macron bremst die europäische Börsensteuer aus - obwohl er im Wahlkampf deren zügige Einführung versprochen hatte. Der Grund: Macron will den Brexit nutzen, um Banken aus London nach Paris zu locken - und will sich im Konkurrenzkampf mit Deutschland und anderen Ländern Vorteile verschaffen."

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''Une jolie histoire franco-allemande'', par Arte - le Mer 20 Sep 2017, 09:10

Tombé sur l'expression "Retourkutsche" dans ce chapeau du Spiegel du 20 septembre : ''Retourkutsche für Donald Trump nach seiner Uno-Rede: Irans Außenminister hat den US-Präsidenten mit drastischen Worten abgekanzelt. ''

Une recherche donne un bel éclairage historique de l'expression. Merci Arte pour ce Karambolage 180 - 17 mai 2009 !

L'expression : la "Retourkutsche"

Savez-vous ce que signifie l’expression allemande "Retourkutsche" ? On entend bien qu’il s’agit d’un mélange de français et d’allemand. Lena Grunwald nous explique son sens et son origine, regardez :
Si, en Allemagne, vous entendez quelqu’un utiliser l’expression "Retourkutsche", mot à mot, "retour de carrosse", ne vous méprenez pas : non, il ne s’agit pas d’un carrosse qui effectuerait exclusivement des trajets retour ni d’une voiture qui doit être renvoyée à l’expéditeur pour un défaut de construction. Il ne s’agit pas non plus d’un terme technique propre au monde des courses de chevaux.
Une "Retourkutsche", c’est une expression familière qui désigne un acte de vengeance, une revanche ou un règlement de compte. Voici un parfait exemple de "Retourkutsche" : licencié du jour au lendemain, un salarié décide de créer sa propre entreprise ; il est tellement habile qu’il réussit à récupérer tous les clients de son ancien patron. Il lui a en quelque sorte rendu la pareille.
Mais pourquoi les Allemands parlent-ils de "Retourkutsche", pourquoi associent-ils le carrosse à la vengeance ? Explication.
Le carrosse qui a donné naissance à cette expression, vous l’avez certainement déjà vu. Il se trouve à Berlin et couronne la célèbre porte de Brandebourg, emblème de la capitale allemande. À cet endroit stratégique s’élance un attelage en cuivre de cinq mètres de hauteur orienté vers l’Est : c’est le quadrige, quatre chevaux menés par la déesse ailée de la victoire. Réalisé en 1793 par Johann Gottfried Schadow, le quadrige a subi les aléas de l’Histoire.

En 1806, après la bataille de Iéna et Auerstedt, Napoléon et ses troupes font une entrée triomphale dans Berlin. La ville sera occupée pendant 2 ans. C’est à cette époque que le quadrige est démonté, c’est un butin de guerre et une véritable humiliation pour les Berlinois. Le quadrige est ensuite transporté par voie d’eau à Paris où il aurait dû être exposé.

En 1815, l’armée de Napoléon est finalement défaite à Waterloo et cette fois, ce sont les troupes du feld-maréchal Blücher qui entrent dans Paris. Et qu’y découvrent-elles ? Quinze mystérieuses caisses en bois qu’elles ouvrent… le fameux quadrige berlinois ! Trop occupés à guerroyer, Napoléon et sa suite n’avaient même pas pris le temps de déballer leur trophée de guerre. Blücher rapporte le quadrige à Berlin, où il est restauré. Depuis, il trône à nouveau, sur son immense piédestal, au sommet de la porte de Brandebourg.
Avant son départ pour la France, les Berlinois avaient pris l’habitude d’appeler familièrement leur quadrige "die Kutsche", le carrosse. Après son triomphal retour de France, ils l’affublent d’un nouveau sobriquet : "die Retourkutsche", une expression qui rappelle la fière revanche de l’Allemagne sur la France et qui reflète bien l’ironie mordante des Berlinois !

Peu à peu, l’expression "Retourkutsche" en vient à être employée dans le langage quotidien pour désigner toute forme de revanche et les Allemands oublient souvent son sens originel. C’est pourtant une jolie histoire franco-allemande, non ?


Texte : Lena Grunwald



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« Le rôle des femmes qui savaient très bien » (Jan Fleischhauer) - le Jeu 19 Oct 2017, 23:02

Il y a bien sûr des gens qui réfléchissent au lieu de bêler avec le troupeau comme à France Culture dans maintes émissions.

Ai particulièrement apprécié cette "Kolumne" de Jan Fleischhauer dans le Spiegel de ce 19 octobre 2017 intitulée Weinstein-Skandal Trau keinem Feministen! [Ne fais confiance à aucun féministe].

Trois paragraphes pour mémoire :

''Der Opportunismus sortiert sich nicht entlang der Geschlechtergrenze, auch das ist eine der unangenehmen Wahrheiten, die der Fall Weinstein mit sich bringt. Es wäre schön, wenn es anders wäre, aber Feigheit ist geschlechtslos. Wenn man es ernst meint mit der Frage nach der Verantwortung des gesellschaftlichen Umfeldes, dann muss man auch über die Rolle der Frauen reden, die Bescheid wussten, aber lieber stumm blieben.

Ich rede nicht von den Starlets, die dachten, sie seien zu einem Vorstellungsgespräch geladen und sich plötzlich allein mit Weinstein in einer Suite wiederfanden. Da gilt, was Verena Lueken in der "FAZ" geschrieben hat: Vorwürfe an die Opfer sind immer die billigste Art, sich aus der Verantwortung zu stehlen. Ich rede von Frauen wie Angelina Jolie, die nach eigenem Bekunden seit Jahren wussten, was los war. Ein Satz von ihr hätte genügt, um Weinstein auffliegen zu lassen. Sollen wir wirklich glauben, dass sie fürchtete, all ihre Millionen und ihr Status als Super-Celebrity wären nicht Schutz genug?

Man soll niemandem seinen Opportunismus vorhalten. Die wenigsten Menschen taugen zum Helden. Aber ich finde, man könnte wenigstens erwarten, dass die Leute, die über Jahre weggesehen haben, weiter die Klappe halten, anstatt sich mit Anschuldigungen nach vorne zu drängeln, um sich ihre Platzkarte beim Spektakel der Verurteilung zu sichern.''


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« Le mythe du martyr » - le Dim 05 Nov 2017, 16:27

Belle analyse des enjeux de l'arrestation des anciens responsables politiques catalans dans le  Spiegel sous le titre Mythos Märtyrer [Le mythe du martyr] Katalanische Separatisten.

''Die einen lassen sich bereitwillig festnehmen, der andere inszeniert sich als Flüchtling vor einem Unrechtsstaat: Die katalanischen Separatisten stehen mit dem Rücken zur Wand - jetzt feilen sie an ihrer Opferrolle.'' [Les uns se laissent volontairement arrêter, l'autre se met en scène comme un réfugié se soustrayant à un État de non-droit. Les séparatistes catalans sont dos au mur - ils peaufinent maintenant leur rôle de victime].

Sur les enjeux anthropologiques, historiques et culturels du statut de victime, écouter ''Pourquoi le rôle de victime est-il si séduisant ?''

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Re: Dans la presse allemande -

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