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La direction de Radio France - Quelle ligne, quels choix ?    Page 2 sur 11

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Les applications FC et RF - le Lun 19 Oct 2009, 17:50

Well, presque un mois après le précédent post, un peu alerté par quelques messages sur la fin prochaine et parait-il inéluctable du broadcasting, je suis retourné écouter ce Médialogues. Il nous intéresse en ceci qu'on y parle des usages de la radio. Oh, pas de façon très structurée : c'est plutôt une discussion entre un journaliste et deux responsables. Mais enfin, on y dit tout de même que l'écoute dite "linéaire" (c'est comme ça qu'ils appellent l'écoute classique de la radio au fil de la diffusion) sera en recul mais ne disparaitra pas ; que les usages vont se diversifier et que ça se fera sous une forme imprévisible d'ailleurs on n'aurait jamais prévu un tel succès du podcasting ah bon. On nous dit aussi que ce sont les émissions de stock qui sont les plus podcastées : en clair les auditeurs s'en foutent de rater une émission de flux, mais ils veulent soit ne pas rater, soit conserver les émissions de stock. Certes, on peut trouver dommage qu'à FC maintenant "Programme de stock" = Reportage genre Sur les docks. Mais enfin ce dernier point ça peut toujours changer il suffirait que la chaine se recentre et c'est tout le sujet de ce forum, I mean des autres fils.  



Dernière édition par Nessie le Lun 31 Mar 2014, 15:31, édité 2 fois

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COlloque radio du GRER - le Mer 25 Nov 2009, 13:20

Concernant l'Application de FC, le seul forumeur de ma connaissance à l'avoir chargée n'en a soufflé mot ici, trop occupé qu'il était à allumer autant d'incendies qu'il le pouvait sur le blog de Jean Lebrun.

C'est sur le même blog de Jean Lebrun, dans le billet d'hier, qu'on trouve une piste peut-être,pour répondre à la question qui occupe l'essentiel de mon post précédent : l'avenir de la radio. Le GRER (Groupe d'études et de recherches sur la radio) tient colloque les 26, 27, 28 novembre 2009. 4e colloque du GRER (après 2002, 2004, 2006), sur le thème Vers la post-radio - Enjeux des mutations des objets et des formes radiophoniques. On peut charger le programme du colloque : http://verslapostradio.files.wordpress.com/2009/08/pre-programme-postradio2.pdf

Je parie 500 mégahertz qu'on n'y parlera pas de la disparition du documentaire sur France Culture, ni même de la généralisation du bavardage destructuré, ni du recul d'une radio façonnée laissant la palce à une radio spontanéiste où des animateurs cultivés et à l'esprit bien ordonné ont pour objectif de produire de la bouillie sonore (alors pensez, pour ceux qui sont incultes ou aveuglés d'idéologie, devinez un peu à quoi ça peut ressembler).

Mais je parie encore 500 mégahertz qu'on y parlera : de la radio numérique terrestre, du droit d'auteur, du podcast. Je parie même qu'un quart environ des contributions se feront en langue espagnole. Ce second pari n'est pas pour moi un défi abyssinal (comme on dit à FC) puisque presque tout cela est dans le programme à l'adresse indiquée.

Nessie



Dernière édition par Nessie le Lun 30 Aoû 2010, 10:17, édité 2 fois

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Colloque du GRER - La post-radio - le Sam 28 Nov 2009, 08:33

Pour ce que j'en ai vu pendant la 2ème journée, le sujet de ce colloque c'est l'évolution technique & les usages induits, mais pas vraiment le style ou la forme, et très peu voire pas du tout l'esthétique radio. Donc c'est plutôt du proche-futur qu'il s'agit, et non de la radio que nous connaissons d'ailleurs Jean Lebrun nous a bien assez dit que nous devions lui dire adieu (à supposer qu'elle ait jamais existé).

Post-radio : pour moi l’expression est nouvelle. Dans les 3 ateliers auxquels j’ai assisté, ce dont on parlait ressortit globalement à l’éventail des formes intermédiaires entre radio et multimédia. Ce que je peux dire c’est que la culture m’en a paru totalement absente sauf en matière d’applications pédagogiques (lire : scolaire) où au contraire les développements de la post-radio semblent dotés d’un fort potentiel.

Le hic : en écoutant ces communications de spécialistes immergés dans leur objet de recherche pour les uns (les doctorants), dans leur pratique pour les autres (les professionnels), je ne suis pas certain que tout ça sorte vraiment du laboratoire. Je ne veux pas dire “je ne suis pas certain que tout ça sorte UN JOUR de leur labo” car c’est déjà sorti ; mais plutôt “je ne suis pas certain que la réalité sociale soit un jour vraiment au rendez-vous”. J’en tire au contraire un sentiment d’une très forte irréalité et peut-être aussi d’une chapelle, d’un de ces “petits mondes” raillés par David Lodge. Mais comme j’ai déjà eu la même impression par exemple dans des événements Phonurgia Nova, je me garderai bien de méjuger aucun “petit monde” pour cette seule raison.

De mon côté j’ai découvert des idées nouvelles pour moi sinon vraiment neuves ou modernes. Un regret : j’étais venu pour en savoir plus sur les usages et l’avenir du podcast, or les 2 intervenantes prévues hier matin étaient absentes. Donc rien. Et puis autant l’avouer je ne suis pas dans le public de cette “post-radio”, car peu ou pas client de tous ces suppléments du son : accompagnements, commodités, usages alternatifs. Mais je pense que dom par exemple, serait assez demandeur de tout ce qui ressortit au “enhanced podcast” pour peu que les sujets traités l’intéressent.

Pour le reste c’est l’habituelle ambiance colloque càd un mélange de sourcils froncés (concentration) et de petite fête bon enfant avec les jeux de l’entre-soi et les impedimenta pratiques qui font que des tas de trucs ne marchent pas mais tout le monde le prend avec le sourire car on n’est pas là pour se prendre la tête I mean on n’est pas sur QuaiDeSeine ;-) . Donc comme d’hab les power point qui ne démarrent pas, aucune séance qui commence à l’heure because les retours du restau (quartier BN, j’ai ajouté quelques bonnes adresses à mon carnet), les pauses café qui s’éternisent et un râleur qui réclame qu’on démarre à l’heure, c’était complet je vous dis. Enfin quant à la qualité des débats, l’organisation des tours de parole, le style oral des invités et des organisateurs, j’ai eu l’impression de me trouver à certains moments dans un des créneaux les plus sérieux de France Culture et à d’autres moments aux pires heures que la station nous donne.

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Evolution de l'offre - le Jeu 15 Juil 2010, 15:19

L’auditeur à l’esprit juste un peu critique et au désir juste un peu contrarié est en droit de se demander quel esprit domine l’organisation actuelle de l’offre radio : Ubu ou Kafka ??
- Pourquoi l’offre d’émissions (réécoute et podcast) est-elle aussi faible (mesurée en émission/temps) ?
- Pourquoi, alors que le programme de flux est de plus en plus dominant (le fait qu’il soit médiocre est une autre question), le programme de stock se trouve-t-il stocké dans des stockages inaccessibles aux amateurs du stock ?
- Pourquoi, puisqu’on se refuse à poursuivre la politique de création en documentaires, se refuse-t-on à rendre disponible le fond très épais qui est enfermé à l’INA et ne profite à personne sauf peut-être à des cerbères armés jusqu’aux dents (on sait que dans le système de conservation à la française, l’usager est le principal ennemi de l’archiviste).
- Pourquoi l’INA est-elle dépositaire d’un trésor qu’elle ne veut exploiter qu’avec un tarif qu’on hésite à qualifier autrement que de léonin et de malthusien, dans tous les cas une merveille de contre-incitation, par là conforme à la tradition du service public à la française ?
- Pourquoi le contribuable a-t-il aussi peu accès à ce qui a été produit avec l’argent public ?

Comme nous l’avait clairement dit et non sans agacement J-M Borzeix il y a quelques années, il est certain que ces questions nous dépassent, pour des raisons de droit des plus divers : droit d’auteurs, droit public, sans compter le droit d’emmerder le monde, le droit de frustrer le contribuable, et le droit des corporatistes à organiser une pénurie. Qu’on ne s’y trompe pas : le dernier est certainement encore très actif, et l’article du Monde reproduit ci-dessous laisse deviner que la route est encore longue.

Mais puisque ça bouge, on peut imaginer qu’à terme les choses changent et que suivant la maturation des esprits fonctionnarisés, l’offre évolue. Ainsi on peut lire depuis hier sur le site du Monde point fr :
= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =
<< Radio France et les sociétés d’auteurs ont annoncé, mardi 13 juillet,
avoir signé un accord portant sur la diffusion Internet des programmes
et des œuvres des radios publiques. L’accord prévoit que Radio France
pourra mettre à disposition sur ses sites
"de manière légale et sur
une durée illimitée, par écoute et visualisation à la demande et en flux
continu, ainsi que par téléchargement, les programmes et les œuvres sur
lesquels les auteurs ont des droits", contre rémunération.

Pour l’instant, en raison de plusieurs accords existants, les émissions de
Radio France ne sont disponibles en règle générale que durant sept jours
après leur diffusion. L’accord avec les auteurs lève l’un
(c’est moi qui souligne)
des obstacles à la mise en place d’un système d’archives et de diffusion en ligne
bien plus large.

Sera-t-il pour autant possible de télécharger ou d’écouter à volonté toutes
les archives des émissions musicales de Radio France à la rentrée ? Non.
Si les auteurs ont donné leur accord, ce n’est pas encore le cas des produc-
teurs et de leur organisme de gestion des droits, la SCPP. "Des discussions
sont en cours concernant le podcasting de certaines émissions de Radio France,
et devraient reprendre à la rentrée", détaille Marc Guez, le président de la SCPP.

L’évolution de l’offre sur les sites des radios publiques devrait donc se faire
au fur et à mesure. "C’est une volonté très forte de développer ce qui est mis
à disposition sur les sites, mais nous devons bien sûr régler les questions de
droits avant tout", explique-t-on à Radio France >>

= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =
(article non signé)
Dispo ici : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/07/14/vers-des-archives-illimitees-sur-les-sites-de-radio-france_1387974_651865.html#xtor=RSS-3208



Dernière édition par Nessie le Dim 06 Mar 2011, 13:04, édité 6 fois

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Cela dit... - le Jeu 15 Juil 2010, 15:33

Cela dit, la route est longue encore...
Noter que le rédacteur de l'article, probablement étranger à toute préoccupation des auditeurs et à peine plus informé de celles des auteurs & producteurs, semble ne concevoir d'intérêt que pour les émissions musicales.

On n'a donc aucun moyen de savoir si un jour les émissions produites par le service public seront jugées dignes d'être rendues au public à un tarif raisonnable, hormis sur le site INA de la télé pour ceux qui veulent revoir un scopitone de leur jeunesse ou des émissions de leur enfance et chanter la chanson de l'ile aux enfants, ou pour les vicieux la célèbre engueulade entre Cavanna et Bukowski sur le plateau d'Apostrophes. Car ne nous faisons pas trop d'illusion : la consultation à la demande ça ne dépasse pas trop ce niveau-là. Au mieux la nostalgie, au plus vivace les sales coups. Mais revoir ou simplement découvrir une interview d'Oppenheimer, une mise en scène de Sorano ou de Kerchbron, et les blablatages de Braudel, Lévi-Strauss, Dumézil, Ellul ou Ivan Illich déjà c'est le parcours du combattant. Alors pensez, pour réentendre (seulement réentendre) des 'Une vie une oeuvre" ou des "Matinées des autres", bah mon vieux inscrivez-vous là et attendez, attendez jusque, disons, vers .. 2015, 2020, 2030, 2050 ??

Et vu l'habileté de communication avec l'auditeur telle qu'on la pratique à Radio France en général, et à FC en particulier, il ne faut pas rêver de recevoir là-dessus un signal clair. Comme le disait Borzeix dans un mélange d'agacement et de franchise, et comme sait si bien le balancer à des personnes concernées tout décideur du service public à la Française : "ça nous dépasse complètement".



Dernière édition par Nessie le Jeu 15 Juil 2010, 22:05, édité 1 fois

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Pour en savoir plus et pour les courageux - le Jeu 15 Juil 2010, 15:39

Voici un lien vers la page de présentation de la SCPP.

On est invité à se balader dans leur site et à y trouver ce qui peut éclairer l'auditeur sur les difficiles questions d'un certain malthusianisme de l'audiovisuel à la française.

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provoque - le Jeu 15 Juil 2010, 18:28

J'en viens à me demander si télécharger des émissions sous forme de fichier mp3 sur les réseaux "peer-to-peer" (existe t-il un équivalent en Français de chez nous de cette immonde anglicisme ?) ne contrevient pas à la loi Hadopi.



Dernière édition par Gustave le Jeu 15 Juil 2010, 20:49, édité 3 fois

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Je rectifie ma propre sottise - le Jeu 15 Juil 2010, 18:30

Pardon. J'oubliais que ce sont des produits non commerciaux délivrés gratuitement par un service public, et dont les amateurs s'échangent des copies qui sont de l'ordre de la copie domestique. J'aurais mieux fait de me taire, une fois encore.



Dernière édition par Gustave le Jeu 15 Juil 2010, 19:47, édité 1 fois

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peer to peer - le Dim 25 Juil 2010, 02:19

peut être pourrait on dire "pair à pair". cette fichue loi pose problème, elle met enévidence le fait qu'elle la surveillance de tout échange est parfaitement liberticide. non applicable disent certains ... pas si sur, mais dictatoriale et liberticide oui.
ça ne répond pas vraiment à votre question.

pour se prémunir, optez pour un "vpn" coût; environ 5 euros par mois, et votre ip devient suedoise, chinoise, ou pétaouchnokoise.

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Re: La direction de Radio France - Quelle ligne, quels choix ? - le Mar 27 Juil 2010, 18:12

Dimanche dernier Marie-Hélène Fraissé a conclu "Tout un monde" en incitant les auditeurs à aller écouter l'émission sur le site et même à l'enregistrer. Bon, on se dit que s'il y en a une qui a compris que certains enregistrent, peut-être que d'autres l'ont compris aussi. Pourquoi ne pas inciter plutôt à podcaster ? Entre auditeurs-stockeurs, on sait bien que certains d'entre nous sont encore rétifs au podcast tant qu'il n'est pas assez fiable et que l'offre est temporellement myope, et que vu la qualité sonore finalement assez moyenne des débats sur FC, la qualité podcast n'est pas nécessaire, alors qu'on maitrise plus facilement un système perso de captations faites sur le hertzien ou sur le flux internet, avec de temps en temps une récupe par le player du site FC.

Peut-être aussi qu'à FC le podcast n'a pas l'image d'un stockage, mais celle d'un flux désynchronisé d'avec la grille des programmes, et simplement d'un Broadcast décalé dans le temps, réorganisé, individualisé. D'ailleurs sincèrement, je me demande combien de producteurs s'imaginent qu'on collectionne des émissions (sauf Enthoven bien sûr, qui n'imagine même pas qu'il y ait des auditeurs ne collectionnant pas tout ce qui se rapporte à sa personne), qu'on les accumule comme des CD ou des livres jadis, aux temps où il y avait des CD et des livres...

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Deuxième signe - le Mer 28 Juil 2010, 17:32

Voici un indubitable progrès de l'offre radio :
le blog de Science Publique met à dispo
l'ensemble des émissions de l'année. La mise en ligne
est prévue pour être achevée d'ici le 7 aout.

A part ça, et pour répondre à la question plus haut, signalons que les produits non commerciaux, délivrés gratuitement sur un media de service public, ne sont pas près de tomber sous le coup de la loi Hadopi. Le texte est peut-être assez flou pour le donner à croire aux imaginations fertiles ; mais en l'occurrence ça n'a rien à voir avec l'esprit de la loi, faite pour protéger les auteurs et les fabricants de produits commerciaux.

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Re: La direction de Radio France - Quelle ligne, quels choix ? -

La direction de Radio France - Quelle ligne, quels choix ?     Page 2 sur 11

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