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La Compagnie des auteurs    Page 3 sur 3

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La Compagnie des auteurs - le Dim 07 Fév 2016, 19:41

Rappel du premier message :

NOTA BENE. Les autres sujets de discussion à vocation littéraire : Une vie une oeuvre / Le Mardi des auteurs ; La spéciale Modiano ; Le Carnet d'or, Augustin Trapenard.

Sujet lié :  La Fiction à France Culture

Voir aussi France Inter, "Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal" dans le fil France Inter : radio culturelle ?


************************

La nouvelle émission, dite littéraire, La Compagnie des auteurs, qui a pris la place de Culture musique en janvier, avait consacré sa première semaine (4 numéros) à Virginia Woolf. La semaine qui vient de s'écouler avait pour sujet Honoré de Balzac. Premier numéro avec comme intervenant (en direct semble-t-il) François Taillandier (sa biographie par France Inter).

À l'écoute de ce premier numéro, discussion entre Matthieu Garrigou-Lagrange  et le biographe de Balzac entrecoupée d'extraits d'archives (on aurait pu se passer de la "chanson" de Bourvil), on peut dire que le titre de l'émission est bien choisi. Il est en effet question de la vie de Balzac. Ce n'est pas la seule chose que l'on apprend, mais je ne suis pas sûr qu'il soit de grand intérêt de savoir que Balzac " a les dents abîmées,[et qu'] il salive abondamment" (propos repris dans le descriptif).

L'émission n'est pas inintéressante, elle a des qualités (cela dépend du public), mais comme pour beaucoup d'autres la substance est délayée. Matthieu Garrigou-Lagrange joue son rôle, visiblement informé par des fiches (la radio sans image, ça a quand même du bon pour les producteurs...). Naïf, il pose des questions à son invité et le met à plusieurs reprises en difficulté. Taillandier semble un peu souffrant et en tous cas plus loin de Balzac  (2005) que de Sarkozy (2012).

Exemple, sur la phrénologie et les théories de Mesmer, il vaut mieux aller se renseigner ailleurs :  [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-01.02.2016-ITEMA_20903122-0.mp3" debut="14:25" fin="15:15"]

A 15h30, l'émission est interrompue par de la publicité. Olivier Postel-Vinay, sans ressort, vient faire l'article de la revue "partenaire", la sienne. Laborieux.

En moins de quatre lignes, le descriptif réussit à faire une faute de français (à ne faire qu'une faute) : "ses lettres de noblesses" [noblesse]

Qu'ont donné les trois autres numéros ? Va-t-on vers une disparition des sujets littéraires dans "Une vie une oeuvre", émission qui s'intéressera aux Dalida et Jimi Hendricks de notre temps ?

La fin de l'émission intègre les cinq petites minutes de "Jacques Bonnafé lit". Misère de la lecture.
* * *

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Aline Schulman et Florence Delay évoquent l'oeuvre de Cervantès - le Mer 31 Aoû 2016, 19:09

Nessie(http://www.regardfc.com/t747p10-la-compagnie-des-auteurs#26683) a écrit: (...) Si j'ai bien compris l'organisation de La compagnie des auteurs, on change de sujet tous les lundis et d'invité tous les jours (et de caleçon tous les mois ?).
Exactement (mais le descriptif est défaillant à propos du caleçon).
@Nessie a écrit:J'en conclus que Jean Canavaggio aura cette semaine 3 occasions de se faire regretter, et Philaunet 3 occasions de pester contre la rotation des invités. Les 3 autres seront-ils aussi bons ? Moins bons ? Une fois l'un une fois l'autre ?
Une de mes plus grandes lectures des 20 dernières années est la traduction de Don Quichbotte par Aline Schulman en 1997 avec un très belle introduction de sa part. Aussi, mieux vaut la  lire attentivement que d'écouter les 50 minutes de ce 2e volet Cervantès au présent.

La traduction d'Aline Schulman  date d'il y a 20 ans. Elle dit avoir traduit une page par jour pendant plusieurs années (dans les années 1990, donc), on comprend qu'en 2016, elle soit un peu lasse de répondre toujours aux mêmes questions. D'autant que Matthieu Garrigou-Lagrange (MGL) pousse le zèle à faire voir qu'il connaît mieux le sujet que son interlocutrice, voire davantage qu'elle le contenu du livre qu'elle a écrit (c'est le cas avec Florence Delay dans le 3e volet, et ce n'est pas très poli de faire remarquer le manque de mémoire).

Nous avons un autre problème, et pas des moindres, avec les archives sonores (non répertoriées sur le descriptif) : les propos de Michel Foucault, de Jean Giono, de Marthe Robert sur Cervantès sont assaisonnés d'envahissante musique de fond hispanisante au point qu'on ne sait plus quoi écouter des deux trames sonores. On en perd le fil.  Mais une parole d'archive sans fond sonore ajouté, vous n'y pensez pas !

Et puis, il y a la promo de 15h30 ("En Compagnie des revues") qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Bon, avec le MP3, on avance de 4 minutes et c'est bon, mais quand même, le rythme et la logique sont cassés.  

Une émission littéraire servie par une description de mauvais élève, on est habitué : "Comment traduire une œuvre datant de 1605, sans en dénaturer sa langue initiale ?". D'abord "la" pas "sa", mais passons. Que veut dire cette question ? Rien. Mais le quota de mots est là.

Pour la 3e émission, ça se corse (je ne sais pas, Nessie, comment vous avez deviné que ça ne pouvait aller que de mal en pis). Y est face au néo-savant MGL, Florence Delay membre de l’Académie Française, traductrice, agrégée d'espagnol auteur notamment de Mon Espagne Or et Ciel, chez Hermann en 2008.

MGL ne se laisse pas démonter quand il est indirectement traité d'imbécile, le montage coupe opportunément certains échanges.  Il faut dire que Florence Delay (née en 1941)  n'est pas une cliente facile. Elle aime le silence, ou plutôt les silences : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-23.03.2016-ITEMA_20943688-1.mp3" debut="11:11" fin="11:21"] et[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-23.03.2016-ITEMA_20943688-1.mp3" debut="18:58" fin="19:25"]

Finalement, ce qui est agréable chez Schulman et Delay, envers qui MGL montre une patience relative, c'est de les entendre parler espagnol.

Descriptif "L’œuvre de Miguel de Cervantès (1547-1616) (...) s’inscrit au XVIème siècle, Siècle d'Or espagnol, charnière pour sa grandeur artistique et économique." Elle s'inscrit, oui...

"dans cette œuvre romanesque s'insère des nouvelles ainsi que des pièces de théâtre". Pas "s'insèrent" par hasard ?

Avec Aberto Manguel (4/4), je crains le pire (vu l'invité). Les trois premières minutes donnent à entendre Matthieu Garrigou-Lagrange demander à l'écrivain de décrire le théâtre où ils se trouvent, l'émission étant réalisée à Nantes. Parfaitement inutile (et mauvaise prise de son). On y reviendra...

\"Nessie a écrit:Anattendant que Philaunet aille s'acheter un karcher pour rincer les plus mauvais des 3 restants, je conseille  à ceux qui voudraient retrouver Jean Canavaggio.... d'aller le chercher dans une récente Nuit spéciale. De Nuits spéciales Cervantès, France Culture en fait une tous les 10 ans. Jean Canavaggio était de la dernière avec Roger Chartier pour des entretiens plutôt instructifs (dont voici le troisième) d'ailleurs même Christine Goémé en a oublié d'être lourdingue, c'est dire !!  

On pouvait aussi entrer dans la série d'entretiens par le début mais ensuite couic on était dans l'impasse. Ne me demandez pas pourquoi l'une des trois pages donne les 2 liens vers les autres tandis que la page 1 n'envoie pas vers la 2, ne me le demandez paaaaaas j'ai trop peur de connaître la réponse pour cette raison je n'ouvre même pas la 2, trop peur qu'elle me pète au nez ce site est trop mal foutu.
Merci pour toutes ces informations !

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Une semaine déclinée et surtout déclinante - le Mer 31 Aoû 2016, 23:26

Sur la série Cervantès et sous le titre Jean Canavaggio,
julie31(http://www.regardfc.com/t747p10-la-compagnie-des-auteurs#26686) a écrit:Merci pour les bons tuyaux! Je vous suis avec intérêt et reconnaissance, cela m'évite d'écouter le direct...
Pour les podcasts, j'ai trouvé tout - ou au moins il me semble - ici:
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_13915.xml
D'ailleurs, une raison pourquoi je préfère personnellement les podcasts RSS plutôt qu'iTunes
Je termine ce petit aperçu de cette série Cervantès avec deux bonnes raisons d'écouter le numéro avec Aberto Manguel. La première : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-24.03.2016-ITEMA_20944610-1.mp3" debut="07:31" fin="08:03"] et la seconde [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-24.03.2016-ITEMA_20944610-1.mp3" debut="12:04" fin="12:29"] (ce sont les deux extraits en intégralité diffusés avant la 13 minute)

Sinon, je ne vois pas d'autre raison de suivre cet entretien. J'ai coupé à la 13e minute, commençant à manquer d'air.  Au fait, Nessie, si vous n'en avez pas usage, pourriez-vous me prêter le smiley "Hache fend bûche" qui venait clore les émissions qu'autrefois vous interrompiez ?

[Ajout du 1 septembre, merci Nessie pour la fourniture de , une émoticône vaut mille mots...]

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Épiphanie - le Jeu 01 Sep 2016, 15:39

Matthieu Garrigou-Lagrange est le pendant masculin de Marie Richeux : mêmes questions creuses qui tournent sur elles-mêmes, mêmes interruptions pour placer une banalité dite sur un ton définitif. Le début de Stefan Zweig 4/4 Souvenirs d'un européen* (Compagnie des auteurs du 1er septembre 2016) est parlant à cet égard.

D'un côté on a le grand érudit (quel beau mot "érudit" !) Serge Niemetz auteur d’une biographie de Stefan Zweig chez Belfond, et traducteur du "Monde d’hier : souvenirs d’un Européen" (pas une mince tâche de traduire cette somme) et de l'autre un généraliste qui tente de faire croire qu'il peut s'entretenir au même niveau que le spécialiste. C'est pathétique.

Cette bêtise qu'il y a aussi à prononcer le nom de l'écrivain, /zwègue/, quand en face de vous les gens les plus informés disent /tsvaÏgue/ (ou mieux, /tsvaÏk/).

En moins de cinq minutes, Serge Niemetz s'est retrouvé deux fois interdit suite aux incises sans consistance de MGL qui parle pour rythmer le dialogue (ne pas laisser parler l'autre plus de 20 secondes) et non pour dire quelque chose.

Vous aurez peut-être manqué le passage du témoin entre Richeux et MGL :

Richeux (gloussant) : et voilà, je vous rends le micro vingt secondes avant l'heure
Garrigou : ça me permet enfin de vous voir de plus près.

Est-ce pire que Chaudet -Erner ?

* Descriptif lamentable : "Zweig vécut en un temps où il vit tous ses idéaux ébranlés, voire niés par deux guerres mondiales "

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Dr Stevenson and Mr Schwob - le Ven 28 Oct 2016, 11:45

Ces précisions en guise de note infrapaginale au commentaire de Philaunet.

Les propos de Marcel Schwob cités par Matthieu Garrigou-Lagrange renvoient au recueil Spicilège, publié notamment dans l'excellente collection "Fin de siècle" aux Éditions 10/18, dirigée par Hubert Juin.



Pour lire ces pages d'une grande intelligence, c'est par ici...

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Marcel Schwob, analyste du langage littéraire - le Ven 28 Oct 2016, 16:39

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t747p20-la-compagnie-des-auteurs#27345) a écrit:Ces précisions en guise de note infrapaginale au commentaire de Philaunet.

Les propos de Marcel Schwob cités par Matthieu Garrigou-Lagrange renvoient au recueil Spicilège, publié notamment dans l'excellente collection "Fin de siècle" aux Éditions 10/18, dirigée par Hubert Juin.
(...)
Pour lire ces pages d'une grande intelligence, c'est par ici...
Comme nous n'avons pas encore de fonction "Merci" ou "J'ai apprécié", laissez-moi vous remercier pour cette recommandation de lecture, ce texte de Marcel Schwob est époustouflant. Une vraie leçon de stylistique et de littérature. Voilà le type de propos que l'on aimerait entendre à France Culture dans une émission sur la littérature. mais les émissions sur Stevenson de juin 2016 (cf. les quatre liens vers les chroniques renvoyant aux numéros), quoique possédant chacune des qualités, n'abordent qu'à peine la question du style. Michel le Bris et un professeur de littérature n'ont que légèrement effleuré le sujet de la langue. À suivre...

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