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De l'état du documentaire à la télévision    Page 1 sur 1

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De l'état du documentaire à la télévision - le Mer 16 Mar 2016, 17:08

Ceux de nos lecteurs qui suivent les différents feuilletons de notre forum en plus d'en suivre les différents différends ne peuvent ignorer que depuis une poignée de semaines (aïe) j'ai progressivement délaissé l'écoute de la radio pour celle de la télé.

Je dis bien l'écoute de la télé, les images étant souvent de peu d'importance.

Mais voila, la télé offre aussi du documentaire, et après 3 mois je crois y déceler sinon une décadence ou une dégradation, du moins un état au moins aussi critiquable que celui du documentaire radio. J'ouvre ce sujet pour alimenter une chronique de cette critique, mais aussi pour signaler les bons tuyaux car il y en a, et un peu plus que sur France Culture. Quant aux défauts fondamentaux (faible pertinence, bourrage de crâne, sujets usés) ils sont -ô surprise- un peu les mêmes que ceux des documentaires que nous sert France (in)Culture.

De cela nous pourrons deviser dans la suite des messages que ce sujet pourra recevoir...

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Ne manquez pas ce soir - le Mer 16 Mar 2016, 17:26

J'ai donc signalé hier et ici-même un documentaire "Les temps de la radio" diffusé sur LCP-AN.

J'ai de même signalé dans l'atelier-Fontaine un plutôt réussi doc sur l'historique Dada

Mais ça c'était après.
Ou avant, selon comment on regarde.

Anyway, sans même enfiler un gilet de sécurité je passe d'un saut du passé au présent et en même temps au futur, en annonçant à l'intention de Mister Fontaine et des autres un documentaire sur le brûlant sujet Niki de Saint-Phalle personnage à qui j'aurais volontiers subtilisé son fusil pour en vider les cartouches dans le propre gras de son propre postérieur.

Ce soir sur Arte à 23h55.
En exclusivité pour tout le monde.

Et pour les plus courageux et aussi les masochistes (bitumineux) voici un lien qui mène tout droit à la page de critique que publie l'infect Télérama.

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le sein de la cul...ture Tétérama - le Mer 16 Mar 2016, 18:44

Eh l'ami j'suis a'bonnet et c'est comme si c'était moi que tu traitais d'infecte mais avec l'alcool cela se soigne très bien.

La télé c'est comme France Inculte il faut choisir le bon créneau .

Excellente idée ce fil... mais que c'est-il passé pour abandonner  l'apostasie  of TV ?
Non, ne me parlez pas de ces histoires d"amour qui finisse, toujours mal des Mitsoukode la Rita.
Savez-vous que Van Reeth et Angelier officient sur le tube cathodique  de la haute définition ?

à suivre...

gosh alias m.¨m 

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gare aufusil - le Mer 16 Mar 2016, 23:28

La belle Niki avait l'art de ne jamais louper sa cible
Tinguely s'en souvient encore en fumant six clopes :" Imprégné des œuvres de Marcel Duchamp (Ready-made ou objets usuels ironiquement promus œuvres d’art), il s’inscrit dans l’esprit dadaïste qui se manifeste par la provocation et la dérision " à Milly  dans la forêt.

On vous aura prévenu il est 23h23  et bébé est au lit
manman je veux regarder la télé

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Nikita fleur au fusil - le Jeu 17 Mar 2016, 09:52

Niki et Jean les Bonnie and Clyde de l'art.

Quel ridicule titre pour ce documentaire sur St-Phalle et Tinguely.
J'ai noté une perle de Jean Pierre Raynaud : "on est dans une liberté avec l'objet qui est absolument totale".
Il est agréable de regardé un docu qui n'a pas été tourné en HD, cette couleur, ce grain de la pellicule plus réel que le réel (on dirait du Raynaud, pas Fernand)

J'ai visité le jardin des Tarots en Toscane et je n'ai jamais vu ailleurs un tel concentré d'appareils a faire des photos, je me suis amusé à crier "no photo, no photo".J'ai été obligé d'avouer ma plaisanterie pour que l'activité qui libère le petit oiseau reprenne .

Le Stalker 

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Histoire - le Jeu 17 Mar 2016, 16:16

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Ricciotti l'orchidoclaste - Documentaire-portrait signé Laetitia Masson - le Lun 21 Mar 2016, 17:33

Il s'agit d'un documentaire-portrait vieux de 3 ans sur l'architecte Rudy Ricciotti vieux de 50 ans mais qui porte beau. Auteur du film  : Laetitia Masson.

Ces deux noms, c'est tout un programme. Laetitia Masson fait partie de ces cinéastes assez régulièrement invités par France Culture mais plutôt chez Arnaud Laporte ou Michel Ciment que dans les séries de Sur les dock  "Passeurs de réel" qui préfère servir le plat à son presque homonyme Yann le Masson ou à des Vincent Dieutre. Avec son narcissisme niais et son style neu-neu, avec ses commentaires de post-ado auto-centrée et semi-hystérique, elle vous fera regretter la sobriété de Vincent Dieutre avec qui finalement elle ne partage que l'engagement idéologique à la mode dans les classes cultivées et encore plus dans la classe artistique. De Vincent Dieutre nous parlerons un autre jour dans ce fil (j'ai toujours à mon programme son film sur la maison de la radio - commentaires ici-même bientôt).

Narcissisme : se mettre en scène soi-même, en permanence. Ce prétendu portrait de Ricciotti est en fait le tableau de leur relation dont on ne sait pas très bien ce qu'elle est. Tout au plus on devine ou bien on comprend assez vite, au ton auto-centré, que la cinéaste a flashé grave sur le personnage. Résultat o en apprend surtout sur elle, sur son sentiment, sur son état pré-extatique, sur l'impression qu'elle va donner, ou qu'elle croit donner, ou qu'elle a peur de donner de cette passion naissante, je n'invente rien c'est vraiment de ce tonneau.

Narcissime (bis) : de Ricciotti les auditeurs de Métropolitains et aussi de Hors-Champs savent déjà que derrière ses airs à la Delon c'est un créateur original, un ingénieur imaginatif, un bâtisseur capable de clouer le bec à la bureaucratie , une grande gueule et un séducteur, et par dessus tout ça un mélange de prolétarophilie respectueuse et de gauchisme attardé dont l'idole est le sous-commandant Marcos. Vous voyez le tableau : c'est riche, comme on dit, oh le beau sujet. Mais ça ne suffit pas, alors le documentaire passera une bonne partie de temps et d'image à mettre en scène les états d'âme de la filmeuse ainsi que ses fantasmes sur le corps du bellâtre, dont les architectures je veux dire les constructions pas l'académie auraient mérité une série de 3 x 45 minutes mais si possible pas confiée à une hystérique.

Maintenant que vous n'avez plus envie de voir cette merde, à moi de vous convaincre que ça vaut tout de même la peine :
- Ricciotti parle et soit c'est très con mais on s'en rend compte tout de suite, soit c'est très intéressant et on se dit que oui ça valait la peine de s'enfiler les conneries qui ont précédé.
- Ricciotti au travail : au téléphone, ou in situ (non non Fontaine j'ai pas dit devant le monument Guy Debord), ou dans son agence autour des maquettes. Ici il y a de vrais morceaux de documentaire le problème c'est qu'on peut pas couper le son pour ne plus entendre Laetitia, sinon o n'entend plus non plus le mec, flûte alors.
- Je ne sais plus si on voit son cul. Je veux dire : à Rudy. Et malgré les embrassades finales on ne sait toujours pas s'il se la tape ou si elle a tout rêvé. Clap de fin.

Ma première conclusion : France Culture n'est pas le seul endroit où les documentaristes se touchent.
Ma (deuxième) conclusion : la merde radiophonique que nous sert France Culture n'est pas spécifiquement radiophonique. Elle est en harmonique cohérence avec le courant artistique et intellectuel de notre temps. Pour cette raison le CSA n'y voit que du feu. Par la formule "pour cette raison" je ne veux pas dire que France in-Culture ne se détache pas sur le fond de médiocrité, mais que le CSA participe du même mouvement : la glaciation culturelle qu'annonçait déjà il y a 30 ans un Jean-Paul Aron.

Pour voir ce document, il reste encore quelques rediffs sur TV5monde, ce mercredi à 5h et une autre à 10h05. Atassion ils ne respectent pas trop bien les heures annoncées. Un conseil : programmez large (eh oui, c'est le service public, quoi....).

Finalement il vaut peut-être mieux se contenter de ce Hors-Champs du 14 mars 2013 avec Rudy Riciotti, disponible en ligne alors que la barrière des 1000 jours est pulvérisée, ce qui signifie que France (in)Culture tient tout de même quelques unes de ses promesses, ouf.

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De l'état idéologique du documentaire - le Sam 02 Avr 2016, 12:38

Ce samedi matin sur  Arte, deuxième et avant-dernière diffusion d'un documentaire en 2 volets sur l'effondrement de l'Empire Ottoman. 2 volets de 53 et 52 minutes qui ont été diffusés à la suite l'un de l'autre en une soirée pendant la semaine passée, disponibles dans l'offre replay, et  qui seront rediffusés en 2 fois pendant les après-midi de la semaine à venir.

Alors c'est un documentaire remarquablement bien fait, très intéressant et franchement ça mérite d'être vu même au premier degré. Avec un montage excellent, des illustrations sonores bien choisies, un commentaire plutôt intelligent et presque toujours bien lu, et surtout avec une richesse d'archives qu'on se plait à découvrir. Un style général qui rappelle le "Histoire d'une terre" de Simone Bitton, en deux volets lui aussi. D'ailleurs on y retrouve certaines images filmées il y a fort longtemps et déjà utilisées par cette dernière : Beyrouth il y a 100 ans, Jérusalem filmé par les opérateurs Lumière, Lawrence avec Fayçal dans le désert.

Mais aussi, il y a l'inévitable propagande : dans la deuxième partie le spectateur se voit obligé de recevoir un cadeau de 15 minutes environ, consacrées exclusivement non pas aux affaires ottomanes mais à la séquence historique qui, ayant suivi la fin de la grande guerre, aboutit à une division du moyen-orient dont nous voyons les conséquences depuis plusieurs dizaines d'années. Et tout ça est bien évidemment la faute des puissances coloniales. Le lien direct avec l'effondrement de l'Empire Ottoman ? On le cherche. Le lien historique ? Il méritait à lui seul un film entier plutôt que ce résumé à la six-quatre-deux. En outre ces minutes détournées du sujet auraient pu être utilement consacrées à une séquence biographique sur Kemal Atatürk, mais en ce cas, le cahier des charges d'Arte aurait-il vraiment été respecté ? Comment, mais quel cahier des charges ? Enfin, voyons, celui de la leçon de morale politique ! Imagine-t-on un documentaire historique ou saucial qui ne cible pas à un moment ou un autre le colonialisme ? Et qui ne célèbre pas à un moment ou un autre le multiculturalisme serein ? Justement dans l'introduction du film, le commentaire nous sert un vibrant éloge du multiculturalisme réussi, si si ça a existé puisque l'empire Ottoman en a été la preuve par l'exemple. On la reconnait bien à ce moment, la patte Arte, la même que celle de France Culture et en un peu plus neu-neu celle de LCP. D'ailleurs sur la même chaine ARTE , 3 jours plus tôt un autre documentaire fort convaincant sur le siège de Sarajevo nous en fournissait un autre exemple : le multiculturalisme exemplaire et heureux était l'état normal de Sarajevo c'est uniquement ça que les Serbes voulaient détruire, c'est bien la preuve que ça peut exister alors pourquoi pas en France, hein, hein, hein ?

Le problème est que c'est toute la production du documentaire qui est ainsi instrumentalisé, détourné oh certes, seulement à la marge mais enfin de quoi vous plaignez vous ? A l'exception peut-être du documentaire animalier et des rétrospectives sur la chanson française, tout je dis bien absolument tout y compris les domaines scientifique, artistique, historique, littéraire, peut se trouver recruté comme cheval de Troie pour faire entrer dans les cerveaux le bourrage de crâne de l'idéologie officielle.

On pourra me trouver bien naïf. Je serais pris une fois de plus entre les uns qui disent que je redécouvre l'eau tiède, et les autres qui me reprochent de délirer une fois de plus puisque Arte est vendue au néo-libéralisme mondialisé et atlantiste, tout comme France (in)Culture bien évidemment. Cela dit, sortant de 13 ans de boycott de la télé -que je brûle de remplacer par un boycott de la radio-  je ne suis qu'à moitié surpris de trouver LCP et Arte infectés par la même idéologie qui fait de France Culture une pourriture culturelle dans tous les sens du terme : intellectuel idéologique et moral. Un avantage au moins, avec ces télés et cette radio, c'est que l'écran et les sorties sonores nous offrent ainsi un observatoire de l'idéologie officielle en pleine action. Cet écran et ces haut-parleurs font en quelque sorte fonction de terrarium.

Au train où ça va, telle sera bientôt la dernière bonne raison d'écouter France Culture ?

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Procès Eichmann - le Mar 12 Avr 2016, 14:02

Ce soir sur LCP un documentaire sur le procès Eichman.
Suivi d'un débat animé par l'inénarrable Jean-Pierre Gratien dont on se demande pourquoi il n'est pas à France Culture, car avec ses questions à la con est ses airs de ravi du socialisme gaulois, il est tout à fait très bien dans le cadre de notre radio.

Et le documentaire, alors ? Eh bien comme tout ce que produit LCP, attendez-vous à y trouver une dizaine de minutes consacrée au détournement du sujet, que ce soit un coup d'intox anti-capitaliste, une sanctification du collectivisme, un coup de repentance coloniale, un éloge de l'égalité communautariste sur fond de vivrensemblisme, ou une torpille envoyée à Israël. Ce soir, bien sur, c'est ce dernier cas qui sera illustré, mais comme la leçon d'histoire est au rendez-vous et que, depuis qu'on regarde les documentaires sur LCP on a l'habitude de leurs manipes, eh bien finalement au bout du compte on s'instruit et pas qu'un peu.

En bref : ça se regarde.
Avec Hannah Arendt et Martin Buber en guest stars.
Mais un conseil : devant votre écran LCP, n'oubliez jamais de rester sceptique..

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LCP - France Culture, main dans la main - le Dim 17 Avr 2016, 12:56

Nessie(http://www.regardfc.com/t758-de-l-etat-du-documentaire-a-la-television#25475) a écrit:Ce soir sur LCP un documentaire sur le procès Eichman.
Suivi d'un débat animé par l'inénarrable Jean-Pierre Gratien dont on se demande pourquoi il n'est pas à France Culture, car avec ses questions à la con est ses airs de ravi du socialisme gaulois, il est tout à fait très bien dans le cadre de notre radio.

Et le documentaire, alors ? Eh bien comme tout ce que produit LCP, attendez-vous à y trouver une dizaine de minutes consacrée au détournement du sujet, que ce soit un coup d'intox anti-capitaliste, une sanctification du collectivisme, un coup de repentance coloniale, un éloge de l'égalité communautariste sur fond de vivrensemblisme, ou une torpille envoyée à Israël. Ce soir, bien sur, c'est ce dernier cas qui sera illustré, mais comme la leçon d'histoire est au rendez-vous et que, depuis qu'on regarde les documentaires sur LCP on a l'habitude de leurs manipes, eh bien finalement au bout du compte on s'instruit et pas qu'un peu.

En bref : ça se regarde.
Avec Hannah Arendt et Martin Buber en guest stars.
Mais un conseil : devant votre écran LCP, n'oubliez jamais de rester sceptique..
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