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ACRIMED Action-Critique-Médias - le Jeu 21 Avr 2016, 22:29

Acrimed, une association connue de nombre de forumeurs ici. En 1999, elle avait largement relayé le mécontentement des auditeurs suite à l'arrivée de Laure Adler à la direction de France Culture (pas à sa présidence...), nomination que d'aucuns ont vu, à raison, comme le début de "la casse" de la station culturelle.

Acrimed existe toujours, mais ne s'intéresse plus guère à France Culture (chacun son domaine ?). Ses analyses sont cependant souvent de la bonne lecture, en témoigne ce texte publié aujourd'hui  Nuit debout : le crachat de Michel Onfray pour défendre Alain Finkielkraut.

Ayant lu avec un total effarement l'article d'Onfray, je ne peux que saluer cette remise en perspective. Par ailleurs, Michel Onfray à France Culture dans sa chronique hebdomadaire, c'est la vanité et la vacuité réunies. Il fait peur à entendre.

Pour ce qui est du traitement de l'affaire du couple Finkielkraut à République, le fantasme a primé sur les faits. Au point que la presse étrangère a donné crédit à la version de l'intellectuel "chassé" à peine arrivé sur la place (il dit y être resté une heure à écouter les débats), voir par exemple l'article d'ailleurs modéré du journal conservateur allemand Die FAZ du 20 avril : Was man mit Pflastersteinen alles machen kann Dass der Philosoph Alain Finkielkraut misshandelt wurde, ist kein gutes Zeichen [Tout ce qu'il est possible de faire avec des pavés (...) Le mauvais traitement infligé au philosophe Alain Finkielkraut n'est pas un bon signe].

Les faits ont d'ailleurs de moins en moins le vent en poupe dans un monde où pour attirer l'attention il faut frapper l'imagination et donc amplifier n'importe quoi en le déformant. Un extrait vidéo mis en ligne par un radiophile devenu amoureux des quelques clampins refaisant le monde (ou buvant bière après bière ou les deux) à Paris dans l'indifférence générale montre en effet un Frédéric Lordon s'égosillant dans un micro en annonçant que la plaine européenne s'embrase... Et de citer une demi-douzaine de villes où ont lieu quelques rassemblements. Lordon ressemble vaguement à Zemmour. Les jeunes et moins jeunes aiment apparemment les marionnettes. Il faut se divertir dans ce monde riche et surprotégé.

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À propos de pluralisme à France Culture - le Mer 27 Avr 2016, 23:02

Tiens, Acrimed me fait mentir. Je disais plus haut que l'association ne s'occupait plus guère de France Culture et voici qu'est publié aujourd'hui un texte intitulé Brice Couturier, gardien de la « diversité intellectuelle » à France Culture. Cet article revient sur l'affaire du départ du chroniqueur de la Matinale du 6 avril et cite d'anciennes émissions de France Culture dont le chroniqueur a été producteur ou auxquelles il a participé.

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Le plaidoyer pro domo du médiateur après une analyse de ses interventions - le Mar 13 Sep 2016, 09:16

Une longue et bonne analyse de Sarah Bourdaire intitulée Les drôles de « médiations » du médiateur de Radio France du 8 septembre retient l'attention. D'autant plus qu'elle a été suivie d'une réponse auto-justificatrice dudit médiateur sur sa page.

Extraits : "À de multiples reprises ces derniers mois, et sur les sujets les plus divers (compteurs électriques Linky, mobilisations contre la loi travail, terrorisme, Brexit), Bruno Denaes s’est livré à une critique en règle des auditeurs eux-mêmes, évacuant de ce fait toute critique à l’égard du travail des journalistes"

" (...) on peut se demander si c’est bien le rôle d’un médiateur, qui devrait être un facilitateur de dialogue, d’exposer de la sorte ses parti-pris en faveur du travail de ses collègues, et surtout de disqualifier en bloc et par tous les moyens, voire de tourner en ridicule les auditeurs qui s’adressent à lui. Une manière de procéder d’autant plus contestable que Bruno Denaes semble coutumier du fait, puisqu’il récidive dès lors que les interpellations se font un peu trop critiques à son goût."

"Cette critique de la partialité des auditeurs semble même être un élément récurrent des émissions du médiateur. Elle s’accompagne logiquement d’une disqualification systématique des critiques émises, de rappels laudateurs de l’exemplarité du travail des journalistes de Radio France, ainsi que de la nécessité du médiateur… Sur bien des sujets, le procédé est similaire."

L'ex-journaliste de France Info, au style autoritaire, parachuté "Médiateur des antennes de Radio France",  a commenté cette analyse implacable, dans un texte qui semble un copié-collé d'éléments de langage.

Extraits : "S’appuyant sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie, sur l’esprit Radio France, il [le médiateur] fait la part des choses (...)".  

Oser écrire ça, il faut le faire. Il suffit de l'écouter à France Culture pour se rendre compte qu'en aucune façon il ne "fait la part des choses". Il prend systématiquement fait et cause pour ses amis journalistes, surtout ceux de France Info, dont il est un ancien.

"Si vous votez à gauche, il y aura bien un moment où vous aurez l’impression de n’entendre que Sarkozy à l’antenne, de ne jamais avoir de papier sur la gauche et de n’écouter que des humoristes anti-Hollande… Et inversement si vous votez à droite. Or, c’est faux ; les antennes recherchent en permanence un équilibre (...)"

Cet équilibre est évidemment très visible à France Culture, notamment dans le choix des sujets... "On y reviendra".  

Modeste conclusion et plaidoyer pro domo : "Je suis le seul médiateurs de presse à disposer d’une telle présence sur les ondes (sur France Inter, franceinfo : et France Culture), ainsi que d’une lettre interne hebdomadaire et d’une réunion hebdomadaire en compagnie de tous les directeurs de rédaction. Autant dire que vos messages ne restent pas lettre morte…"

Comme on le voit, n'est-ce pas, dans le fil Rendez-vous du médiateur (21 pages de dix messages)...

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Re: ACRIMED Action-Critique-Médias - le Lun 26 Sep 2016, 22:05

Joli retour à l'envoyeur (Bruno Denaes) par Blaise Magnin d'Acrimed, ce lundi 26 septembre 2016 dans Le médiateur de Radio France répond à Acrimed : mépris, condescendance et autosatisfaction

Trois termes qui résument bien l'attitude du "Médiateur" (nom vraiment inadéquat en l'occurrence) vis-à-vis de toute critique sur ses interventions et sur les émissions de radio mises en cause, particulièrement France Info dont il se fait le sourcilleux et très partial défenseur (vu qu'il y a fait sa carrière*).

Cette conclusion de Blaise Magnin est particulièrement pertinente :

"Pour le reste, Bruno Denaes persiste et signe, se contentant d’une position de principe, sans revenir sur les émissions auxquelles nous nous référions précisément (sur le terrorisme, le mouvement social ou le Brexit) : selon lui, les auditeurs ont des « oreilles militantes », « nous écoutons la plupart du temps avec le prisme de nos opinions, en manquant singulièrement d’objectivité et de recul. Et c’est aussi le rôle du médiateur de le rappeler », comme de rappeler que « les antennes recherchent en permanence un équilibre ». En résumé, les auditeurs seraient consubstantiellement aveuglés par leur partialité, les journalistes et les rédactions seraient par essence impartiaux et objectifs, et le rôle du médiateur serait de rappeler ces vérités simples et incontestables aux premiers. Une bien étrange conception du public, du journalisme et de la « médiation ». Et Bruno Denaes de conclure en célébrant, en toute modestie, « le travail méticuleux et acharné du médiateur »."

* Un message d'auditeur concernant France Info commençant ainsi : "J’ACCUSE 2m Jy 23/09/2016 13:08 France Info
J’accuse un certain nombre de journalistes, en particulier souvent ceux de France Info radio, de traiter l’information partiellement, en la rendant conforme à leurs convictions, en se transformant en donneurs de leçons"

a reçu la réponse suivante :

"il est toujours facile de prendre un reportage, un papier, une interview et de dire que nous manipulons parce que nous n’avons pas dit ceci ou cela. (...) si vous êtes honnêtes, vous constaterez que tout ce que nous avons dit est rigoureusement vrai."

Mais qui est donc ce "nous" sinon celui du prétendu Médiateur ? Quand ce n'est pas lui qui répond, l'identité de la personne de Radio France est en effet mentionnée.

"tout ce que nous avons dit est rigoureusement vrai" :  comment ne pas afficher plus ouvertement sa partialité ?

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