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1914-1918 : regards sur des émissions thématiques    Page 2 sur 2

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1914-1918 : regards sur des émissions thématiques - le Ven 03 Juin 2016, 15:31

Rappel du premier message :

. Les regards des contributeurs sur le thème  de la "Première Guerre mondiale". Classement rétro-chronologique.


23 11 2016 Musiques de la Grande Guerre / Voices of the First World War dans la rubrique 1914-1918, regards sur des émissions thématiques

20 11 2016 La musique pendant la Grande Guerre dans la rubrique  1914-1918, regards sur des émissions thématiques

20 10 2016 L'ivresse du soldat, de Charles Ridel (Le canard enchaîné) dans la rubrique Le Monde, Le Figaro, et autres titres de la presse française

20 10 2016 Frank Bridge, ''Lament, suite pour orchestre'' (1915) dans la rubrique France Musique

10 10 2016 Regards croisés franco-allemands sur la Grande Guerre dans la rubrique Sur les docks - Le Documentaire

27 09 2016 Moscou-sur-Marne dans la rubrique Sur les docks - Le Documentaire

27 09 2016 Les ossements de la Grande guerre dans la rubrique  1914-1918, regards sur des émissions thématiques

14 09 2016 Les soldats du Maghreb et d'Afrique subsaharienne dans l'armée française dans la rubrique  1914-1918, regards sur des émissions thématiques

14 09 2016 Guillaume de Fonclare, ancien directeur l’Historial de la Grande Guerre dans la rubrique  1914-1918, regards sur des émissions thématiques

09 09 2016 Célestin Freinet blessé au poumon dans la rubrique  1914-1918, regards sur des émissions thématiques

02 09 2016 les musiciens et la grande guerre : William Baines dans la rubrique France Musique

15 08 2016 Le Jour le plus meurtrier de l’histoire de France : 22 août 1914  (...) [le] 1er juillet 1916, jour le plus meurtrier de l’histoire britannique, par Jean-Michel Steg dans la rubrique France Inter : radio culturelle ?

12 08 2016 Max Reger, le Requiem (1914) dans la rubrique SWR 2 radio culturelle allemande

11 08 2016 Guillaume Apollinaire dans la guerre dans la rubrique France Inter : radio culturelle

08 08 2016 La fleur au fusil : 14-18 en chansons (France Info 2014) dans la rubrique France Musique

07 08 2016 Verdun, un point de vue allemand dans la rubrique France Inter, radio culturelle

31 07 2016 Hemingway, A Farewell to Arms / WW1 composers dans la rubrique BBC Radio 4

31 07 2016 Tardi : « Cette année j’en termine avec 14-18 en BD » dans la rubrique France tv info

31 07 2016 Vie de la famille Carré de Malberg durant la Première guerre mondiale dans la rubrique 1914-1918, regards sur des émissions thématiques

31 07 2016  « Le Dernier assaut », de Tardi, ultime album sur la première guerre mondiale dans la rubrique France tv info

28 07 2016 La der des der dans la rubrique 1914-1918, regards sur des émissions thématiques

26 07 2016 Carnets de guerre du soldat Louis Mabille de Poncheville dans la rubrique France tv info

26 07 2016 Home Front, feuilleton britannique dans la rubrique 1914-1918, des regards de contributeurs

01 07 2016 Home Front, feuilleton britannique dans la rubrique 1914-1918, des regards de contributeurs

01 07 2016 Birdsong on the Somme dans la rubrique 1914-1918, des regards de contributeurs

26 06 2016 Paroles de Poilus - Lettres de la Grande Guerre dans la rubrique France Bleu

18 06 2016 Guerre de 1914 : fragment magnétique (1er juin 2016) dans la rubrique 1914-1918, des regards de contributeurs

12 06 2016 Qui a piétiné les morts ? dans la rubrique Le coin de la bouquinaille

12 06 2016 Lecture et commentaire du Feu d'Henri Barbusse (diff. 1976) dans la rubrique Le programme de nuit

09 06 2016 Shell shocks dans la rubrique BBC Radio 3

01 06 2016 Father Browne's war photograph BBC Radio 3

01 06 2016 Dans les tranchées dans la rubrique BBC Radio 3

01Juin 2016 De la scénographie, du symbole parachutédans la rubrique  SWR 2, radio culturelle allemande

01 Juin 2016 Etonnement dans la rubrique  SWR 2, radio culturelle allemande

Le Mer 01 juin 2016  Verdun/Douaumont, une scénographie réussie dans la rubrique SWR 2, radio culturelle allemande

Le Mar 31 Mai 2016 Verdun 1/2 dans la rubrique Le programme de nuit

Le Mar 31 Mai 2016 Verdun 2/2 dans la rubrique Le programme de nuit

Le Lun 11 Avr 2016  Aux côtés des poilus dans l’enfer de Verdun dans la rubrique France 24

Le Jeu 07 Avr 2016 Joyeux Noël dans la rubrique Le Salon noir

Le Dim 13 Mar 2016 La mort de Charles Péguy (1873-1914) dans la rubrique Le programme de nuit

Le Lun 11 Jan 2016 la der des der dans la rubrique Le programme de nuit

Le Ven 18 Déc 2015 Centenaire 14-18 3/4 : Images de guerre, création de l’ECPAD dans la rubrique La Fabrique de l'Histoire

Le Dim 06 Déc 2015 Reproduction dans la rubrique Le programme de nuit

Le Lun 30 Nov 2015 La der des der 1/2 dans la rubrique Le programme de nuit

Le Dim 22 Nov 2015 Minds at war 2 (janvier 2015) dans la rubrique BBC Radio 3

Le Ven 20 Nov 2015 Hier dans la rubrique BBC Radio 3

Le Lun 16 Nov 2015 La der des der dans la rubrique Le programme de nuit

Le Lun 16 Nov 2015 La der des der dans la rubrique  Le programme de nuit

Le Jeu 12 Nov 2015 Centenaire 14-18 2/4 : Mademoiselle de Bettignies, l’anti Mata Hari dans la rubrique La Fabrique de l'Histoire

Le Lun 02 Nov 2015, 22:02 Stefan Zweig, « Le monde d'hier », 6 et 7 dans la rubrique La Fiction à France Culture

Le Lun 26 Oct 2015 Pacifisme dans la rubrique Lecture du soir

Le Sam 28 Déc 2013 la guerre de 14-18 ; pantalon rouge garance dans la rubrique Répliques, dernier refuge ?

Le Sam 28 Déc 2013 Le pantalon rouge garance ; le bleu horizon dans la rubrique Hors-Champs
* * *

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Rappel opportun de Philippe Garbit - le Jeu 28 Juil 2016, 10:28

Sur le portail de France Culture, Philippe Garbit remet opportunément en haut de la liste d'écoute les deux émissions de 5h intitulées La der des der de 1985. Il en a été abondamment parlé sur ce forum* .

"Pas d’oubli, pas d’indulgence transfiguratrice pour l’enfer !" Georges Duhamel sur Verdun 1916

Philippe Garbit fait du Jean-Luuc, mais en moins élaboré.


* Voir notre liste récapitulative en haut de rubrique 1914-1918, regards sur des émissions thématiques

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La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille. - le Dim 31 Juil 2016, 13:20

"[La bataille de la Somme] fut l’une des  plus meurtrières de l’histoire, avec parmi les belligérants 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus en quatre mois et demi (entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916…"

3000 morts et disparus par jour pendant plus de quatre mois, c'était il y a cent ans. Cent ans, une durée de vie envisageable pour un homme ou une femme d'aujourd'hui (15 000 centenaires en France).

Dans le blog de France Culture 14-18 : La Conversation des absents, le lecteur est invité à suivre la vie de la famille Carré de Malberg durant la Première Guerre mondiale.

Un échange de lettres parmi d'autres : "Votre fils a été tué ce matin à 10h.". C'est ainsi qu'un commandant informe un père du devenir de son fils en août 1916. La réponse du père a été utilisée par l'armée pour redonner le moral au bataillon dont faisait partie le jeune homme.  
L'échange entre la proche cousine du défunt André, Elisabeth et la soeur de ce dernier, Odile, conte une autre histoire.

À lire, cent ans après.

Voir aussi derniers ajouts dans la liste en post 1.

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Philippe Garbit, gardien de la mémoire de France Culture - le Jeu 11 Aoû 2016, 16:51

Joli suivi de Philippe Garbit de la Der des der, remis régulièrement en première page du Portail de France Culture, comme aujourd'hui dans la rubrique France Culture Échos : "Pas d’oubli, pas d’indulgence transfiguratrice pour l’enfer !" Georges Duhamel sur Verdun 1916

Voir plus haut dans le répertoire au 16 novembre 2015 et billets suivants.

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Re: 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques - le Ven 09 Sep 2016, 10:30

Une conséquence inattendue de la Grande guerre avec l'exemple de Célestin Freinet : "Auparavant son expérience propre de la Première guerre avait eu son importance. Elle l’avait convaincu que les instituteurs devaient être des soldats de la paix. Blessé au poumon, il en était aussi revenu le souffle coupé. Parler l’épuisait vite, aussi se plaçait-il dans sa classe au beau milieu, invitant les élèves à se tourner les uns vers les autres." La Marche de l'histoire avec Marine Baro

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Guillaume de Fonclare, ancien directeur l’Historial de la Grande Guerre - le Mer 14 Sep 2016, 15:54

De très beaux passages concernant la guerre de 14-18 par Guillaume de Fonclare qui a dirigé de 2006 à 2010 l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Plus de détails dans l'extrait du post : Guillaume de Fonclare pour ''Joë''

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Page Champs-Libres du Figaro (13 septembre 2016) - le Mer 14 Sep 2016, 16:53

Un entretien de Pierre Vermeren (ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé d'histoire) par Guillaume Perrault mérite d'être retranscrit pour le complément chiffré qu'il apporte au deuxième volet de La der des der, de Georges Mettra.

Un colloque international sur les soldats du Maghreb et d'Afrique subsaharienne qui ont participé à la Grande Guerre dans l'armée française, organisé par les Archives nationales et l'université Paris-I, se tient du 12 au 14 septembre, d'abord aux Archives nationales, puis au Musée de la Grande Guerre à Meaux et enfin à Verdun. Un des principaux maîtres d'œuvre de l'événement, l'historien Pierre Vermeren, explique l'importance du sujet.

Guillaume Perrault : Combien de soldats de l'Empire français ont-ils pris part au conflit ?

Pierre Vermeren : C'est une question très importante. Elle permet de mesurer l'ampleur de cet engagement, mais aussi ses limites, eu égard à l'engagement des métropolitains : 8 410 000 hommes ont été mobilisés dans l'armée française pendant la Grande Guerre, dont 565 000 non-européens. Les combattants maghrébins, africains et indochinois (il y eut aussi des combattants coloniaux européens) ont représenté de 6 à 7% des soldats de l'armée française selon les décomptes. La proportion des soldats venus de l'Empire tués au combat est analogue à celle des autres soldats de l'armée française morts pendant le conflit : 17 % environ, et le double, si l'on élargit aux blessés, mutilés, aliénés et disparus. Cela dit, un biais se pose pour tous les soldats, et les coloniaux en particulier : tous n'ont pas combattu. Une partie des Algériens (48 000 sur 175 000 mobilisés) ou des tirailleurs sénégalais ont été entraînés, mais sans mettre le pied en métropole. Si l'on entre dans le détail, l'Algérie, principale colonie française, dont les habitants musulmans étaient alors sujets français, et non citoyens, fournit le plus gros contingent. Suivent Tunisiens proportionnellement les plus mobilisés (80 000 hommes) et Marocains (40 000), soit 295 000 Nord-Africains. Un autre contingent est celui des tirailleurs dits sénégalais, qui viennent en fait de toutes les colonies françaises d'Afrique, d'AOF et d'AEF, 180 000 hommes. Enfin, outre les vieilles colonies des Antilles, on dénombre 41 000 Malgaches et 49 000 Indochinois (sans parler des travailleurs coloniaux).

L'armée française a-t-elle mis en valeur ces unités venues d'outre-mer ?

Absolument, en particulier au début de la guerre. Plusieurs unités de tirailleurs algériens et la brigade marocaine ont combattu dès la Marne. Elles ont tenu, avec d'autres, le verrou au nord de Meaux, le dernier avant Paris. C'était les seules unités de l'armée française qui avaient alors l'expérience du feu, et les généraux s'en sont très vite rendu compte. Des pertes énormes et leur courage ont valu à ces unités d'être couvertes de décorations et de citations. Le 24 octobre 1916, des Marocains, des Sénégalais et des Somalis, avec des zouaves et tirailleurs français, ont aussi repris le fort de Douaumont. Lors de l'offensive finale de l'automne 1918, ces troupes s'illustrent à nouveau. Les effets positifs sur le moral de l'infanterie française décimée, surtout en 1917, sont très forts. L'État lui vante, à grands renforts de propagande, la valeur des soldats coloniaux, d'où l'intérêt de déployer ces unités sur tous les fronts pour les rendre visibles. En dépit de la propagande allemande à destination des musulmans en particulier, aucune unité coloniale ne s'est mutinée. Les unités sont de plus en plus mêlées entre coloniaux et Français, de sorte que les usages comme la mortalité de la troupe, tendent à s'homogénéiser.

Cette expérience a-t-elle eu des conséquences sur l'opinion française ?

Sans aucun doute. La Grande Guerre signifie pour le peuple français la véritable découverte de son Empire. Jusqu'alors, sauf pour fonctionnaire, soldats et marchands, les colonies étaient un monde lointain et méconnu. Cette fois, c'est du concret : les coloniaux débarquent en nombre à Bordeaux et Marseille et traversent le pays. Ces troupes donnent une image positive de la colonisation, et la propagande s'emploie à le faire savoir. La grande mosquée de Paris, la première de France, est inaugurée après-guerre en mémoire des 70 000 musulmans tués pour la France. En outre, dans un pays saigné à blanc par la guerre, dont un homme sur quatre dans la force de l'âge est tué ou handicapé à vie, ce sang neuf est regardé comme providentiel. Cette leçon n'est pas près d'être oubliée par les dirigeants français, obsédés désormais par la supériorité démographique de l'Allemagne, et par l'effondrement et le vieillissement de la population française. La propagande sur « la plus grande France », « la France des cinq continents », ou le slogan « Un pays, trois couleurs » est née à Verdun. Cela explique que la France d'après 1945 s'accroche à son Empire colonial, au prix de deux guerres catastrophiques. Puis, une fois la décolonisation achevée, l'émigration post-coloniale reprend de plus belle, et même s'intensifie. Depuis la Grande Guerre, les élites françaises considèrent que le destin de la France est lié à l'importation massive des forces-vives d'outre-mer.

La participation de troupes du Maghreb et d'Afrique subsaharienne à la Grande Guerre est-elle connue dans ces pays ?

Les hauts faits d'armes de l'armée d'Afrique ont été abondamment célébrés après 1918, et jusqu'aux indépendances. Les anciens combattants avaient un statut privilégié parmi les colonisés, accédant plus facilement à l'emploi, aux décorations, voire à la nationalité, en Algérie, pour les plus décorés. À l'époque, leur petite pension était égale à celle des anciens combattants métropolitains. Cet héritage est devenu très encombrant pour les nationalistes anticoloniaux lors des indépendances. La bravoure et l'héroïsme au service de la France sont apparues a postériori comme des traits de soumission. Aux monuments aux morts de 1914-1918 ont été substitués, au Maghreb, des monuments nationalistes. En 1960, la France cristallise (c'est-à-dire bloque) les pensions des anciens combattants coloniaux, sans contestation des pays désormais indépendants. Il faut attendre les années 1980 et 1990 pour la crise économique et celle des nationalismes permettent d'évoquer à nouveau cette histoire. Entre-temps, les anciens combattants de 1914-1918 avaient disparu. Mais derrière eux, il y avait ceux de 1939-1945 puis des guerres d'Indochine et d'Algérie. Dans les campagnes pauvres du Maghreb et d'Afrique, les pensions cristallisées étaient devenues un enjeu économique pour des milliers de familles. Aujourd'hui, dans le cadre du centenaire, cette histoire dépassionnée refait surface et donne lieu à des publications et travaux historiques au Maghreb, qui permettent de célébrer l'amitié et l'histoire partagée entre les peuples et les armées nationales. Même en Algérie, cette histoire longtemps tue est redevenue mezza voce évocable. Les pays d'Afrique et du Maghreb savent que leurs ancêtres ont participé à cette grande et tragique histoire du monde. (...)

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Les ossements de la Grande guerre - le Mar 27 Sep 2016, 00:17

L'émission Sur les docks : Mémoires de la guerre de 14 : « Poilus : archéologie de la guerre de 14 » (11 novembre 2013 toujours écoutable) propose de suivre le travail de deux médecins légistes, spécialistes de l'identification des corps, de l'hôpital Saint-Nicolas à Verdun.

Les corps dont ils ont la charge sont des squelettes de soldats de la Grande guerre, entiers ou épars qu'ils s'efforcent de reconstituer le plus complètement possible (cette méthode est expliquée dans le documentaire à 32'03'') : Fin mai 2013, des pluies diluviennes arrosent depuis plusieurs jours le village disparu de Fleury-devant-Douaumont. L'eau ravine la terre. Dans un trou d'à peine 10 m2, deux randonneurs allemands découvrent fortuitement ces ossements humains. Jean-Pierre Laparra, maire de Fleury, Olivier Gérard, le directeur de l'ossuaire de Douaumont et son adjoint Stéphane Job étaient présents lors de l'excavation. Une découverte historique, dit Alain Lewkowicz.

La reconstitution des ossements - « remontés » à la surface de la terre au gré de l'érosion naturelle - a permis de dénombrer 26 squelettes dont 7 avec des plaques autorisant l'identification formelle. Un travail de longue haleine dans la mesure où les corps des soldats ont été pulvérisés post-mortem par une/des explosion/s d'obus. L'un des médecins précise à ce propos que ce sont 3000 fragments qui sont à l'origine des vingt-six squelettes retrouvés.

Au vu des os impactés, des blessures faites aux membres ou à la tête causées par balles ou par éclats d'obus peuvent être décelées. De même que l'âge des fantassins ou les maladies contractées (à cause de la marche par exemple). Le travail de la terre participe également de l'état dans lequel les ossements sont retrouvés (cf. les racines dans le cas de la tombe d'Alain Fournier).

Après la phase de « ré-appareillage » (ou de remembrement), l'identification des hommes ouvre de nouvelles impasses. À moins de trouver une plaque militaire (généralement portée au poignet) ou des boutons d'uniformes inaltérables qui indiqueront si le soldat était français ou allemand, il est quasiment impossible de distinguer un disparu d'un autre et de contenter les familles à la recherche d'un des leurs.

Jean Peyrelongue, tué le 31 mai 1916 à Fleury, échappe à ce triste sort. 97 ans après sa mort, ce soldat a été sauvé de l'oubli à la faveur de la médiatisation des identités exhumées et de quelques réminiscences généalogiques. Mais il n'est pas toujours possible de rattacher un nom à une descendance quand certaines familles ont été décimées par la guerre. Avec le temps, les membres collatéraux (cousins) deviennent même hors d'atteinte (sur les sept corps identifiés, seuls deux ont fait l'objet de réclamations).

Il n'y a pas une famille en France qui n'est pas concernée par cet événement, dit l'un des deux médecins légistes. C'est en effet la conclusion à laquelle arrive très vite l'auditeur au fur et à mesure du reportage. 350 000 Français restent à ce jour encore disparus dans cette zone de conflit.

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La musique pendant la Grande Guerre - le Dim 20 Nov 2016, 04:56

Une émission sérieuse et porteuse d'un important travail de documentation : c'est Métronomique d'Amaury Chardeau, à la barre depuis une semaine le samedi à 23h en remplacement de feu Supersonic de Thomas Baumgartner. Si le ton n'est pas encore très sûr, saluons toutefois l'effort apporté au texte et à la lecture de  : « Le violoncelle de Maurice Maréchal et autres petites musiques de la Grande Guerre » (19 novembre 2016). En espérant y revenir bientôt.

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Re: 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques - le Mer 23 Nov 2016, 07:54

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t766p10-1914-1918-regards-sur-des-emissions-thematiques#27702) a écrit:Une émission sérieuse et porteuse d'un important travail de documentation : c'est Métronomique d'Amaury Chardeau, à la barre depuis une semaine le samedi à 23h en remplacement de feu Supersonic de Thomas Baumgartner. Si le ton n'est pas encore très sûr, saluons toutefois l'effort apporté au texte et à la lecture de  : « Le violoncelle de Maurice Maréchal et autres petites musiques de la Grande Guerre » (19 novembre 2016). En espérant y revenir bientôt.
Merci pour cette référence, l'émission ne pouvait qu'attirer l'attention : "Le violoncelle de Maurice Maréchal et autres petites musiques de la Grande Guerre".

D'abord le titre : "Le violoncelle (...) et autres petites musiques". Le violoncelle n'est pas une musique. Quant à "petites musiques", à quoi cela renvoie-t-il ? Peut-être à celle de Motörhead qui lance l'émission ?  (on n'attire pas les mouches avec du vinaigre...). Le programme musical est désolant dans son ensemble (sauf archives bienvenues) et il n'y a  pas plus de Maurice Maréchal comme interprète que de beurre en branche dans cette émission. Pourtant le violoncelliste (1892-1964), pionnier de l'école de violoncelle français a enregistré des disques, voir à Jean-Sébastien Bach. Le violoncelle est vraiment une passion française, voir récemment ''Tapage nocturne'' reçoit la violoncelliste Séverine Ballon et actuellement sur France Musique Jean-Guihen Queyras, Montréal, Mostaganem & Rêve Hippie.

Donc en lieu et place de Maréchal, ce sera Efterklang, etc. On ne s'en étonnera pas, on est avec Amaury Chardeau à qui l'on ne peut demander d'avoir une culture musicale. Il a celle de ses congénères de France Culture, c'est-à-dire quasiment rien.

Quant à sa culture de la parole radiophonique : le voilà qui parle comme Sonia Kronlund nouvelle manière. Une prosodie à l'intonation montante à la fin de chaque phrase. On a dû leur apprendre ça à France Culture, misère de misère ! Bref après 20' de blabla amateur,


Pour passer à
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t337p240-la-grande-table-tirons-la-nappe#27726) a écrit:(...) En ce moment, j'explore les épisodes de Voices of the First World War., de l'excellent Dan Snow (il est great-great-grandson of British Prime Minister David Lloyd George)
Et là on est tout de suite sur une autre planète, pas celle du jeunisme au vernis culturel, mais celle du sérieux et de la réalisation professionnelle : c'est le parallèle britannique de La Der des der et c'est bouleversant. Même période : les soldats de la Première guerre sont interrogés dans les années 1980 avant qu'ils ne disparaissent. Formidable fil directeur de l'émission tenu par Dan Snow. Déjà 30 émissions de 15', chacune téléchargeable.

C'est aussi vraiment autre chose que l'interminable blabla va-t'en-guerre de l'intarissable (pas impérissable, merci Antoine Arnoux) Régis Debray dans Les Discussions du soir depuis août 2016. Un sacré numéro que celui-là :  de la guérilla bolivienne de ses jeunes années au militarisme forcené sur France Culture à plus de 75 ans, sa passion a changé de forme, mais pas de nature.

Je profite d'un de mes derniers billets de 2016 pour vous remercier, Jean-Luuc, d'avoir enrichi le thème de "la Grande guerre" qui a permis de créer la liste récapitulative des recensions d'émissions et de documents à trouver en post initial de ce fil. Vos transcriptions des propos des soldats dans l'émission La der des der sont un des sommets de ce fil.  

1914-1918 : regards sur des émissions thématiques     Page 2 sur 2

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