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Les Discussions du soir - le Lun 05 Sep 2016, 23:50

En cette rentrée, c'est la sortie de Laure Adler, et son remplacement par cinq personnalités connues de la chaîne :  Frédéric Worms , René Frydman , Leili Anvar , Antoine Garapon , Régis Debray pour une émission au titre unique et à l'originalité relative, "Les Discussions du soir"

Concernant la première semaine,  il a été question du mardi avec René Frydman ici (9e et 10e § par masterkey).

Qui a écouté la créneau religieux du mercredi occupé par Leili Anvar avec ce premier numéro du 31 août : Vivre la foi ? " Ça promet... sur le genre de l'émission : Christiane Rancé nous invite à une célébration de la vie, la vie malgré tout, contre tout, la vie infiniment suave et source inépuisable de joie."

Et ce lundi 5 septembre sous la direction de  Frédéric Worms, de l'actualité pur sucre sous couvert de... décryptage ?  "Théories du complot" et esprit critique

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Re: Les Discussions du soir - le Mar 06 Sep 2016, 10:51

Merci pour l'ouverture de ce fil, Philaunet.

@Philaunet a écrit:Qui a écouté la créneau religieux du mercredi occupé par Leili Anvar avec ce premier numéro du 31 août : Vivre la foi ?
Essayé mais trop fatigué pour tenir l'écoute, j'ai l'attention fuyante ces temps-ci. Je suis sûr que Leili Anvar produira du plus consistant à l'occasion.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t155p130-l-art-de-l-entretien-radiophonique#26756) a écrit:[A propos de l'émission Les Discussions du soir de René Frydman sur le transhumanisme]
Je ne l'ai pas écoutée en entier, le propos de Luc Ferry a déjà été  diffusé sur l'antenne. J'ai écouté le début par curiosité et n'ai pas été surpris de retrouver René Frydman fidèle à lui-même (pourquoi changer, n'est-ce pas ?).

Parler devant un micro avec un interlocuteur poursuit, je crois, un objectif : parler à un public invisible, pris dans sa globalité, ou mieux pris comme de multiples individus attentifs.

Ce n'est pas évident pour tout le monde, notamment pour les néo-producteurs, mais pas seulement pour eux, remarquez.
Heureux avez-vous été d'éviter l'écoute du numéro de fin de semaine conduit par Régis Debray si ces vilaines façons radiophoniques vous hérissent le poil auriculaire, car là vous en auriez eu, de la très mauvaise manière, de l'écrasement de l'invité, de l'accaparement du temps de parole et de l'entre-soi le moins gêné (sauf chez l'invité, parfois très mal à l'aise). C'est manifeste, Régis Debray est tellement moulé par le fauteuil d'invité n°1 de la chaîne qu'il ne sait plus s'asseoir ailleurs.

Vendredi 2 septembre, il invitait un intellectuel du monde de la stratégie militaire, François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’IRIS et spécialiste donc de la question éristique, en particulier dans ses aspects techniques (informatique) et de communication.

Les deux semblent se connaître de longue date, François-Bernard Huyghe confessa sa pratique de la "médiologie", science copyrightée Régis Debray ; cela n'a pas empêché l'hôte de se conduire avec une grossièreté qu'on ne lui soupçonnait pas, privant systématiquement de parole son intéressant convive au bout de quelques mots, lui lançant des questions que pour mieux y répondre lui-même, ornant ses commentaires de quelques fleurs maladroites vaguement destinées à faire passer la pilule.

En dépit de ces criants défauts, l'émission était plus intéressante à mon oreille que trois quarts des numéros de Hors-Champs, dont je n'ai jamais aimé que le générique. Elle s'est attardée à définir plus précisément qu'à l'accoutumée la situation de la France face aux combattants djihadistes de tout poil, et du mérite ou non qu'il y a d'user en l'espèce du terme de "guerre".

Je conçois que les défauts formels d'une émissions peuvent la rendre inaudible, et là RD pousse l'exercice de saccage assez loin, nettement plus que René Frydman.

Je sais pourtant que pour des raisons tout aussi formelles, certains n'écoutaient plus les numéros des Lundis de l'Histoire présentés par Jacques Le Goff. Non pour aucun des défauts de conduite montrés par Debray ou Frydman, JLG était un modèle avec ses invités, mais parce qu'il fallait se farcir cette voix déformée, forme de gargouille dont l'éloge avait été joliment cuisiné dans les pages de ce forum.

Pour rester sur les Lundis de l'Histoire, les défauts de Debray sont a peu de choses les mêmes que ceux de Philippe Levillain, leur prosodies et leurs poses sont d'ailleurs assez comparables.

Mais comme F. le disait dans son billet, pour peu qu'il y ait ce qu'il faut d'esprit, on (dans mon cas) excusera bien la forme. Vendredi, c'était le cas limite, mais dans bien d'autres, l'excitation du neurone passe avant le confort du canapé dans lequel on écoute l'émission. Ça vaut pour les voix trop écornées par la vieillesse comme pour celles trop pétulantes ou trop imberbes (la Méthode scientifique).

Est-ce à dire qu'il faudrait couper toute critique de la forme ? Non, sûrement non, j'en apprends même beaucoup de vous en lisant les pages du forum sur la matière qui rend une émission pour ainsi dire euphonique. Je lis ici des critiques esthétiques qui rendent compte arguments à l'appui de ce qui pour moi n'est qu'une série d'impressions désagréables que je n'ai pas de mots pour décrire. Et on a raison de chauffer le fer de la critique au rouge contre les mauvaises façons de René Frydman, d'Antoine Garapon, de Thierry Garcin, ou même de Jean-Noël Jeanneney ou d'Etienne Klein. Seulement, on ne se plaint pas d'eux comme on se plaint de l'état de la rédaction, du programme lamentable des matinales de Marc Voinchet ou de Guillaume Erner, et encore moins des productions (...) de Maricheux, d'Arnaud Laporte et autres pompes à vide que la station nous en propose maintenant en large tranches, surtout en semaine.

C'est le danger de la critique qui fait feu de tout bois, même du moins vermoulu, quand elle ne s'accompagne pas  d'un versant laudatif comparable : elle prend le risque de faire penser que tout se vaut aussi peu à ses yeux.

Le versant laudatif, il existe ici, je le sais bien, j'ai beau avoir quitté le navire en terme de contribution (coupable désinvestissement), je lis régulièrement le forum , mais la proportion que prend la critique de la forme et son univocité est trop grande à mon goût. Je n'ai qu'à participer vous allez me dire, oui mais c'est une affaire de temps, de courage et aussi d'accoutumance. "On y reviendra", j'espère.

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Du bourrage de crâne - le Jeu 08 Sep 2016, 17:27

En effet on reviendra, masterkey, aux réflexions que vous faites dans le post plus haut. En attendant, une brève : n'est-ce pas déjà la 36e émission en deux semaines sur ce  thème : La radicalisation, un mal démocratique* ?. Ouvrez les fenêtres de (Île-de-) France Culture ! Au fait, de quelle "radicalisation" s'agit-il ?

Avis aux amateurs, c'est ce soir.

* Antoine Garapon reçoit le sociologue Farhad Khosrokhavar, pour essayer de comprendre avec lui les racines de la radicalisation.

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Des sujets originaux sans parti pris... - le Mar 13 Sep 2016, 09:53

Ah, enfin un sujet neuf pour une nouvelle émission (où les réponses sont dans les questions) : L’ère des réfugiés "Notre époque est celle des « migrations » et de l'accueil ou du refus des « réfugiés ». S'agit-il de la tentation du repli dans un monde ouvert ; de la revanche des passions dans une humanité irréductible à la raison et au calcul ; de l’échec d’une ''communauté'' internationale ? Comment y répondre ?"

Autre type de questions, tellement, mais tellement, France Culture ! "Quelles passions opposer à celles de la clôture et du repli ? Quel équilibre retrouver entre les identités et les relations, les Etats et le monde ?"

Après une semaine sur les migrants à la Fabrique de l'histoire, après ce même sujet dans diverses émissions quotidiennes depuis deux semaines, la troisième semaine de la nouvelle saison s'annonce monochrome passionnante...

Plus d'un million et demi de réfugiés outre-Rhin, une émission par-ci par-là (à SWR 2 on privilégie les sciences, la pensée, la musique classique et contemporaine) ; 30 000 réfugiés en France : un matraquage quotidien de morale à France Culture.

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Guillaume de Fonclare pour ''Joë'' - le Mer 14 Sep 2016, 15:55

Le 7 septembre dans le numéro intitulé Traverser les blessures*, Léili Anvar avait invité Guillaume de Fonclare qui a dirigé de 2006 à 2010 l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Une mention de l'émission a été faite ici en cours d'écoute : Incroyable !

Au bout du compte, l'émission qui dure 42 minutes aurait pu (aurait DÛ) s'arrêter à la moitié. Léili Anvar cherche ses mots, cherche des idées pour relancer. C'est parfois très limite. Et l'on ne mettra pas en extrait un passage à la minute 37' sur le corps et l'espace, pour rester généreux ( à plusieurs reprises, après s'être embrouillée, elle conclut "je ne sais pas comment dire ça, c'est compliqué").

Quoi qu'il en soit, la parole de Guillaume De Fonclare mérite notre écoute : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16274-07.09.2016-ITEMA_21069456-0.mp3" debut="04:21" fin="09:56"] (de 4'21 à 9'56)

* [Depuis] 2004, il souffre d'une maladie auto-immune – un syndrome d'Ehlers-Danlos de type classique –, maladie qui se traduit par des douleurs chroniques et invalidantes, et une grande fatigabilité et donc, pour des raisons de santé, il a dû quitter l'Historial fin 2010. Il se consacre désormais entièrement à l'écriture.
Histoire de la grande guerre, écriture : cela l’a mené sur les traces de Joë Bousquet, dans Joë, récit de communion avec cet homme et cet écrivain extraordinaire qui l’inspire très intimement. Guillaume de Fonclare témoigne de la manière dont il a traversé et traverse encore des épreuves et des douleurs qui auraient pu le terrasser mais qui, au lieu de cela, l’ont grandi, transformé, qui lui ont permis de devenir lui-même en se dépassant.

Joë Stock / collection La cosmopolite, 2016 Guillaume De Fonclare


Voir aussi notre fil 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques

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''Corporalité animée'', Molière, reviens ! - le Jeu 29 Sep 2016, 16:29

Dans Les forces de l'esprit, une question "courte" de Léili Anvar à Marie de Hennezel (1'10, pour dire quoi ?). Quant à la réponse, à chacun de juger : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16274-28.09.2016-ITEMA_21089052-0.mp3" debut="20:31" fin="24:05"]

On va finir par regretter les invités de Laure Adler, voire même cette dernière (et Nessie aura encore eu raison...).

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L'expérience de la cité-jardin Ungemach à Strasbourg - le Mar 18 Oct 2016, 23:54

Une émission sérieuse avec Paul-André Rosental pour son livre Les destins de l’Eugénisme : L’expérience des jardins Ungemach nous est révélée par Paul-André Rosental dans son dernier livre Les destins de l’eugénisme paru au Seuil en 2016.

Les protagonistes, Léon Ungemach roi local de la conserve alimentaire, le maire socialiste de Strasbourg Jacques Peirotes et surtout Alfred Dachert, administrateur de la Fondation Ungemach, décédé en 1972 et qui était aussi écrivain sous le nom d’Abel Ruffenach, adhèrent à cette idéologie hygiéniste nataliste eugénésique. Ce parcours du siècle passé nous donne l’occasion d’étudier avec Paul-André Rosental les divers aspects de l’eugénisme négatif, préventif, privé et nous permet de suivre l’auteur dans un réinvestissement moderne d’un eugénisme s’appuyant sur une démographie qualitative, où les liens entre eugénisme et psychologie du développement personnel sont soulignés.


Le dialogue entre le chercheur et René Frydman est harmonieux et complice. On aurait cependant pu attendre un  questionnement critique de la part du producteur, mais l'on n'est pas dans une interview à l'anglo-saxonne... D'ailleurs, c'est René Frydmann lui-même qui tire la discussion vers la critique morale de l'expérience Ungemach, en ne se privant pas de quelques formules-chocs. Paul-André Rosental présente de son côté le résultat de ses études de manière rigoureuse, pour autant que je puisse en juger. Je peux en revanche confirmer les propos sur la qualité de la cité constituée de petites maisons individuelles avec de grands jardins près d'une rivière, l'Aar, que je traverse tous les jours.

Au final, un entretien informatif de qualité, plaisant à écouter et  qui entre bien dans la mission d'une chaîne culturelle.

Lire aussi, photos des maisons à l'appui, Hausse des loyers : big bang social à la Cité Ungemach du 18/11/2015

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Promotion de bouquin pas prise de tête - le Mer 26 Oct 2016, 21:42

Suis-je le seul à penser que les dix premières minutes de cet entretien sont risibles, sur la forme comme sur le fond ?

Le besoin vital de la conversation avec Ali Benmakhlouf*

Frédéric Worms commence par lui passer la brosse à reluire, ce que son invité goûte fort (il n'a pas une mince appréciation de lui-même...). Ensuite, quoi ? De l'enfoncement de portes ouvertes. Ali Benmakhlouf découvre (il est le seul...) le langage non-verbal et la signification des inflexions de la voix.  Sinon, euh, euh, l'anthropologie, euh, euh, Montaigne, euh, euh, mon livre, j'ai essayé de dire, euh, euh, etc. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16274-24.10.2016-ITEMA_21113708-0.mp3" debut="00:00" fin="11:22"].

Laure Adler, reviens ! Smile (Le présage de Nessie se concrétise...)

Une chose est sûre, ce n'est pas cet entretien qu'il faut présenter pour faire la promotion de la chaîne...

PS M.  Benmakhlouf nous indique qu'il sait dire un titre en allemand ''(Die Stimmen von Marrakesch'' d'Eiias Canetti [Les Voix de Marrakech]). Il s'ébaubit des remarques de l'écrivain bulgaro-britannique sur la perception d'une langue qu'il ne comprend pas, mais ce court récit de voyage n'est pas ce que le romancier germanophone (prix Nobel 1981) a fait de meilleur. Et n'importe quel écrivain de voyage un peu fin décrit  mieux le monde (voir Nicolas Bouvier ou Robert-Louis Stevenson).

*spécialiste du langage, de la bioéthique, de la philosophie arabe, écrit un livre sur la conversation, comme manière de vivre (Albin Michel)

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Retrouvailles radiophoniques - le Jeu 10 Nov 2016, 22:11

Léili Anvar, ancienne productrice associée des Racines du Ciel de Frédéric Lenoir recevait hier soir, dans sa propre émission du mercredi, son ancien patron pour le livre Philosopher et méditer avec les enfants. Promotion du livre et de la fondation qu'il a créée. On serait mal venu de trouver quelque chose à redire à cet échange de bons procédés entre ex-collaboratrice/néo productrice et ex-producteur (ça arrive en d'autres endroits), la mission de l'ancien producteur étant généreuse :

"Soucieux du mal être de beaucoup de jeunes et du manque d’adéquation aux grands défis sociétaux d’un enseignement encore trop basé sur l’accumulation des savoirs, nous souhaitons contribuer à un renouvellement de l’éducation.

Apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à raisonner par eux-mêmes, à gérer leurs émotions, à développer leur créativité, à faire preuve d’empathie, à coopérer avec des personnes de cultures différentes et les préparer à devenir des citoyens confiants, actifs et responsables devrait contribuer à faire monter en chaque enfant cette force vitale qui, telle la sève nourrissant chaque feuille, lui permettra de s’épanouir en tant que personne, mais aussi en tant qu’être social et de contribuer à des relations plus sensées, plus respectueuses et plus pacifiques dans le monde de demain.
.

(...) La Fondation SEVE  organise des formations de formateurs et d’animateurs à des ateliers de développement du savoir être et du savoir vivre ensemble chez les enfants, en commençant par la philosophie et la méditation dans les écoles."

L'enseignement serait "encore trop basé sur l’accumulation des savoirs" ? Un constat que les personnes formant le Conseil d'orientation de la fondation SEVE ("Savoir Être et Vivre Ensemble", coup de génie l'acronyme...), comme Philippe Meirieu, ont dû lui souffler. On retrouve dans ce Conseil nombre de noms invités dans l'ancienne émission de Lenoir (au carnet d'adresses volumineux). Le premier dans l'ordre alphabétique, Christophe André, a "animé" (on devrait mieux dire "inanimé") la séquence quotidienne de cet été Trois minutes à méditer (cf. posts 4 à 6).

Il faut souhaiter que cette initiative soir fructueuse, pour les enfants.

* Christophe André est psychiatre. Il exerce dans le Service Hospitalo-Universitaire de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, au sein d’une Unité de Psychothérapie Comportementale et Cognitive, spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles émotionnels, anxieux et dépressifs. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont "Imparfaits, libres et heureux" (Odile Jacob) et "Méditer, jour après jour" (l'Iconoclaste).

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