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La méthode scientifique    Page 5 sur 5

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masterkey 


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CR de l'émission du 17 mai - le Ven 18 Mai 2018, 00:38

Finalement une émission plutôt bonne. Nicolas Martin y était, disons, contenu dans ses travers déjà largement dépeints ici, et par ailleurs bon animateur d'un entretien qui a permis à Alain Connes de donner une image non entièrement bridée de ce que sont ses idées.


Photo d'Alain Connes prise lors d'une autre émission produite par France Culture en 2011 : Croisements - Crédits : Radio France

Pour qui avait déjà écouté la Conversation scientifique avec Etienne Klein, une large part sonnera comme redite. Mais il faut noter qu'assez étonnamment, c'est à la Méthode scientifique et non dans l'émission précitée qu'on en apprend le plus sur le fond de l’affaire. J'ai l'impression que Nicolas Martin n'a pas les mêmes scrupules excessifs qu'Etienne Klein quand l'invité se lance un tant soit peu dans le dur.

On peut être désolé (je le suis) du style post-ado que revêt régulièrement l'émission sous l'animation de son présentateur, mais on peut dans le même temps savoir gré à Nicolas Martin de choisir de s'y laisser s'exprimer librement une part des aspects techniques qui, il faut le dire, constituent la partie solide (ou non) du propos de l'invité. A l'évidence, elle ne parlera qu'a une frange de l'auditorat, mais c'est précisément cette castration systématique du propos pointu qu'on a pu reprocher ailleurs dans l'évolution de France Culture, et ne pas se plier à ce modèle généralisé suffit en ce qui me concerne à soustraire l'émission à la catégorie la plus justement brocardée ici.  

Pour en revenir à Alain Connes, incarnation de la candeur savante, on comprend - même sans en saisir le suc mathématique - quel a été le cheminement qui l'a mené du constat que les algèbres de Von Neumann s'ordonnancent toutes d'une façon unique à l'idée que, dans le monde physique, c'est son coeur quantique, formalisé par ces algèbres, qui engendre le temps. Et qu'ainsi la variabilité intrinsèque du quantique est plus fondamentale que cette variabilité à laquelle on est plus habituée et qui est le temps.

Par variabilité, il faut comprendre qu'il s'agit du fait que le temps est le paramètre - la variable - naturel des équations de la physique, et aussi en général ce par quoi on pense que le monde change, ce qui permet que deux états différents du monde puissent exister, car n'existant précisément pas en même temps (réflexion que m'avait adressée un jour Nessie, une considération qui peut conduire à penser que le monde est fondamentalement non-macronien, et d'ailleurs, il me semble, Nessie aussi). C'est le degré de liberté qui permet au monde de s'écouler, nous est-il naturel de penser.

Alain Connes tient que le caractère non-reproductible des expériences portant sur des particules individuelles en mécanique quantique, l'aléa fondamental qui préside à ce qu'on appelle la "réduction du paquet d'onde", est l'expression d'une variabilité du monde plus profonde que celle du temps. Notre immaîtrise de l'aléa quantique est pour lui à la source de notre immaîtrise du temps.

Quant à l'espace, puisque le second roman du mathématicien, Le Spectre d’Atacama, y est consacré en filigrane, le monde quantique l'engendre par ses aspects spectraux. Aspects spectraux qui ont à voir avec, notamment, les solutions de la fonction Zêta de Riemann (le ζ flottant sur la couverture du livre), la distribution des nombres premiers, et aussi bien sûr avec la musique. C'est la raison pour laquelle Alain Connes s'est amusé à réaliser des rendus musicaux basés sur les spectres concernés et rythmés par les nombres premiers. On ne peut pas dire que cela ajoute quelque chose à la compréhension de l'ensemble ni que l'esthétique humaine y fasse un progrès considérable, mais y verra le côté facétieux de l'homme, et l'essentiel est ailleurs.

Enfin, comme de naturel, lien est donné dans l'émission vers ce numéro du 1er mars dans lequel la Méthode scientifique recevait Carlo Rovelli. Je ne l'avais pas écoutée mais je rectifierai bientôt cet état de fait.


Carlo Rovelli à l'université La Sapienza à Rome - Crédits : Marco Tambara, Creative Commons




Edit : On en comprendra plus sur la partie spatiale/spectrale en suivant cette conférence donnée à CentraleSupelec

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Alain Connes, mathématicien chaleureux et inspirant - le Lun 21 Mai 2018, 19:54

masterkey(http://www.regardfc.com/t789p30-la-methode-scientifique#30606) a écrit:Finalement une émission plutôt bonne. Nicolas Martin y était, disons, contenu dans ses travers déjà largement dépeints ici, et par ailleurs bon animateur d'un entretien qui a permis à Alain Connes de donner une image non entièrement bridée de ce que sont ses idées.(...)
Du masterkeyisme pur sucre ! "Plutôt bonne" ? Attendez... cette émission (Grand entretien avec le mathématicien Alain Connes 17 05 2018) était un sommet de l'année 2018, une émission de savoir qui remplit tous les critères de la mission de diffusion du savoir et de l'incitation à la connaissance que France Culture devrait chaque jour avoir comme objectif.

Nicolas Martin, "contenu dans ses travers" ? Comment, il a été parfait ce Nicolas Martin qu'ailleurs j'ai qualifié de bouffon et d'autres noms d'oiseaux ! Il a é-cou-té et c'est ce qu'on demande à un animateur qui représente l'auditeur. Il n'a pas fait de blagues débiles, pas amusé la galerie. Pourquoi ? Il avait une seule personne devant lui et non trois à faire rire comme d'habitude, et cette personne est visiblement un génie devant lequel il s'est incliné. Petite admiration en passant : la traduction simultanée au débotté de l'anglais d'Alain Connes. Nicolas Martin parle anglais plus qu'un peu, sa cote remonte : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-17.05.2018-ITEMA_21682088-3.mp3" debut="18:21" fin="18:57"]

Je reviendrai dans un prochain post sur l'un ou l'autre aspect, mais je veux d'ores et déjà satisfaire les lecteurs et auditeurs évidemment impatients de retrouver la musique d'Alain Connes (déjà mentionnée ici, j'adore) : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-17.05.2018-ITEMA_21682088-3.mp3" debut="44:05" fin="48:21"]

Bien vu l'étiquette France Culture avec la musique d'Alain Connes ! [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-17.05.2018-ITEMA_21682088-3.mp3" debut="22:09" fin="22:28"]

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Un univers grisant : la pensée d'Alain Connes - le Mar 22 Mai 2018, 17:05

À propos du Grand entretien avec le mathématicien Alain Connes 17 05 2018, suite du post ci-dessus.
masterkey(http://www.regardfc.com/t789p40-la-methode-scientifique#30606) a écrit: (...) Pour qui avait déjà écouté la Conversation scientifique avec Etienne Klein, une large part sonnera comme redite. Mais il faut noter qu'assez étonnamment, c'est à la Méthode scientifique et non dans l'émission précitée qu'on en apprend le plus sur le fond de l’affaire. J'ai l'impression que Nicolas Martin n'a pas les mêmes scrupules excessifs qu'Etienne Klein quand l'invité se lance un tant soit peu dans le dur.

On peut être désolé (je le suis) du style post-ado que revêt régulièrement l'émission sous l'animation de son présentateur, mais on peut dans le même temps savoir gré à Nicolas Martin de choisir de s'y laisser s'exprimer librement une part des aspects techniques qui, il faut le dire, constituent la partie solide (ou non) du propos de l'invité. (...)
Les 2 et 3e § de votre compte-rendu permettent de proposer une réflexion sur l'art de l'entretien radiophonique (sujet qui a son fil regroupant 145 contributions).

D'abord, les deux formats différents (durée, objectifs, formation des présentateurs) permettent d'éviter les redites et ces deux émissions plutôt que redondantes sont complémentaires.

Ensuite, il n'est pas étonnant que Nicolas Martin réussisse mieux à faire entendre la parole élaborée et libérée d'Alain Connes qu'Étienne Klein. Le premier est un généraliste qui ne connaît rien au sujet et Alain Connes le sait, aussi est-il heureux, dans ce face à face, de lui expliquer avec pédagogie et bonté ce qu'est sa recherche. Nicolas Martin, discret, écoute, à l'instar de l'auditeur profane qui se sent représenté par l'animateur, lequel relance rarement (ce n'était pas nécessaire) et à bon escient.

Au contraire, Étienne Klein est un physicien renommé. Alain Connes n'ignore pas que son vis-à-vis sait tout de son travail et ce n'est sans doute pas la première fois qu'ils en parlent ensemble. À quoi bon le lui expliquer ? D'autant que Klein montre à plusieurs reprises qu'il est une grande pointure et donc qu'ils se comprennent. La différence entre Martin et Klein est incarnée par une précision du premier qui définit ce qu'est un nombre premier, sujet qui est le fond des deux discussions.

Nicolas Martin, en professionnel de la radio (s'il pouvait se débarrasser de ce "style post-ado" !) a saisi l'importance du propos et le moment radiophonique exceptionnel que pouvait être ce grand entretien. Pour Étienne Klein, qui n'est pas un professionnel de la radio (on ne s'improvise pas producteur), c'était une nouvelle discussion sur un sujet qu'il a discuté cent fois ou davantage.

Nicolas Martin a peut-être deviné en ce cas, à rebours de ce que France Culture cherche à imposer avec ses ultra-simplifications, que le savoir complexe et exigeant peut être passionnant, même pour un profane qui n'y comprend que pouic. L'univers d'Alain Connes est insaisissable pour tous (sauf pour masterkey) mais il est stimulant et sa manière de le communiquer chez Nicolas Martin donne envie d'en savoir plus. N'est-ce pas le réflexe que doit créer l'antenne culturelle ? D'ailleurs qu'est-ce qui a détrôné "La sexualité des musulmans" (ça ne s'invente pas, on attend la sexualité des juifs, la sexualité des chrétiens, etc) comme sujet n°1 des "plus consultés" ? Précisément ce "Grand entretien avec le mathématicien Alain Connes".

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''Faune et flore'' font-elles partie des sciences du vivant ? - le Mer 31 Oct 2018, 08:28

Nicolas Martin décline sur Twitter l'organisation de sa semaine pour La Méthode scientifique : "lundi sciences du vivant, mardi physique espace et géologie, mercredi nouvelles technologies informatique et recherche fondamentale, jeudi histoire des sciences et épistémologie, vendredi actualités et science fiction". C'est plus précis que sur le descriptif de la page d'accueil*.

Intéressons-nous  aux "sciences du vivant". Si l'on consulte le programme des dix lundis depuis la rentrée le 27 août, l'on constate que le "vivant", c'est presque exclusivement l'être humain. Titres des trois derniers numéros par exemple : "Embryogenèse, des connaissances en gestation" ; "Denisova, à un doigt de Neandertal" ; "Placebo : le morceau de sucre qui aide la médecine à couler".

Sur dix numéros donc, seuls ceux du 3 septembre et du 8 octobre (on y reviendra) touchent au monde animal, le premier sur le mode de l'alarmisme : "Espèces nocives, la grande invasion" ; le second s'intitule "Mimer, c’est gagner".

Un programme tout à fait conforme à l'esprit du France Culture contemporain : l'homme, son corps, sa santé (le VIH/ l'effet cocktail/Alzheimer, etc). L'homme, l'homme, l'homme. Pour ce qui est de l'étude de la faune et de la flore (est-ce du "vivant" ?), vous pouvez repasser. Ou bien vous satisfaire d'une nouvelle, genre "l'apocalypse est pour demain" au journal de 12h30 d'hier : "La Terre perd sa biodiversité à une vitesse équivalente à celle des grandes extinctions de masse.".

Faire connaître le monde naturel, le faire aimer, donner des exemples de personnalités inspirantes, actuelles et passées, du monde de la recherche, cela ne traverse pas l'esprit de la direction des programmes.

Nicolas Martin pourrait, s'il en a évidemment la latitude, car un producteur est contraint par des choix directoriaux, flagrants ces dernières années, aller voir du côté des radios culturelles de nos voisins. Il y trouverait de l'inspiration... Komodo Dragon BBC 3 Natural Histories et (à venir dans le fil idoine) Der Große Ameisenbär [Le grand fourmilier].


* Une heure de savoir autour des sciences, toutes les sciences, et sur les problématiques éthiques, politiques, économiques et sociales qui font l'actualité de la recherche. En savoir plus sur l'émission : La Méthode scientifique

De l'astrophysique à la paléontologie, de la médecine à l'épistémologie, La Méthode Scientifique enfile sa blouse, remonte ses manches et vous propose chaque jour une heure de savoir autour des sciences, toutes les sciences, et sur les problématiques éthiques, politiques, économiques et sociales qui font l'actualité de la recherche. Avec du lundi au vendredi des grandes thématiques pour séquencer la semaine : Humain/s, Planète/s, Futur/s, Histoire/s et une table-ronde consacrée à l'actualité scientifique et au dialogue entre culture et fiction. Jusqu'à preuve du contraire.

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Re: La méthode scientifique - le Ven 02 Nov 2018, 10:54

Suite au post précédent n° 44 ''Faune et flore'' font-elles partie des sciences du vivant ?

Deux émissions sur dix consacrées aux "sciences du vivant", donc, ont traité de la faune depuis la rentrée. Les défauts de la prétendue Méthode scientifique sont tous là : improvisation et manque de fond.

Après un quart d'heure de Mimer, c’est gagner du 08 10 2018, on  a (= j'ai) l'impression de ne rien avoir appris, mais d'avoir entendu une ou deux banalités répétées par chacun des intervenants. Le direct (moins cher et, paraît-il, plus proche des auditeurs) est l'ennemi de la radio culturelle de qualité. J'ai laissé l'émission après cette sortie de M. Martin, mimé pour le débit de parole par la 1ère invitée : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-08.10.2018-ITEMA_21841982-3.mp3" debut="12:54" fin="14:19"]

Le 2e numéro de la rentrée Espèces nocives, la grande invasion du 03 09 2018 est introduit ainsi : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-03.09.2018-ITEMA_21794141-3.mp3" debut="00:27" fin="01:20"]

La préparation rigoureuse est illustrée par la première distribution de la parole par M. Martin : "Qui veut commencer ?". M. Martin qui semble toujours essoufflé et qui ne peut rien dire sans bégayer, sans s'interrompre au milieu d'une phrase pour en commencer une autre, etc. J'ai quitté l'émission après cette intervention : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14312-03.09.2018-ITEMA_21794141-3.mp3" debut="09:05" fin="09:27"] [« les dégâts subis par ce type d'espèce »...]

Je reconnais un tort : celui d'avoir voulu écouter ces deux émissions après avoir écouté un numéro de The Life Scientific Caroline Dean reveals the genetic secrets of flowering BBC 4 Tue 15 May 2018.

L'exercice de la comparaison est souvent cruel pour notre radio culturelle nationale. Ce qui ne signifie pas que l'herbe est systématiquement plus verte dans le pré de notre voisin.



Dernière édition par Philaunet le Lun 10 Déc 2018, 20:35, édité 1 fois

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masterkey 

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Re: La méthode scientifique - le Sam 03 Nov 2018, 01:01

Philaunet(http://www.regardfc.com/t873-le-fil-twitter-de-regards-sur-france-culture#31561) a écrit:Actuellement, le forum RFC promeut les mathématiques et la physique sur son fil Twitter et notamment le numéro de la Méthode scientifique Schrödinger, l'homme derrière le chat du 25/10/2018, dont un auditeur pourrait peut-être dire quelques mots ?

Dire quelques mots de Schrödinger, Michel Bitbol le fait bien mieux dans l'émission citée (merci de relayer le fil Twitter) que ne le ferait n'importe quel forumeur ici. Cependant, on peut rapidement dire qu'il s'agit d'un des pères de cette théorie physique révolutionnaire (un mot qu'on n'emploie qu'avec précaution mais qui se justifie ici) née dans la première moitié du 20e siècle. Il appartient à la deuxième génération de ses concepteurs, après celle qui a vu Planck puis Einstein et Bohr en préparer les fondations (Einstein a fait ensuite nettement plus).

Schrödinger, comme tous les autres membre de cet illustre aréopage (Heisenberg, Dirac, De Broglie, Pauli...), n'était pas qu'un physicien. C'était un esprit brillantissime, pétri d'une culture scientifique, mais aussi littéraire et philosophique hors du commun. De source sûre, les physiciens et mathématiciens les plus en pointe aujourd'hui tiennent cette génération, éclose dans les années 1920, pour des héros et des esprits d'un autre type que ceux que l'on rencontre classiquement aujourd'hui en science. Ces fondateurs étaient souvent bien plus aiguillonnés par le sens philosophique que la plupart des physiciens  aujourd'hui. On peut d'ailleurs lire la biographie de Werner Heisenberg pour s'en convaincre.

En ce qui concerne Schrödinger, outre ses percées dans le monde des quantas, qu'il a abordé par le versant ondulatoire comme l'explique bien Michel Bitbol, il était aussi un grand lecteur des philosophies indiennes, et s'était imprégné en particulier du Vedanta dans sa voie non-dualiste.

L'émission, quant à elle, n'a pas bénéficié d'une préparation irréprochable mais elle a eu le mérite de mettre aux micro deux très bons invités, l'un, Charles Antoine, déroulant très clairement les bases de ce sur quoi portaient les travaux et les avancées d'Erwin Schrödinger, et l'autre, Michel Bitbol, donnant, avec son aisance caractéristique pour condenser les difficultés en quelques mots bien choisis, de quoi voir un peu plus loin à quoi ressemblent les problèmes de fond auxquels le chercheur autrichien s'est confronté et en quoi certains ne sont toujours pas entièrement refermés.

C'est ce qui manquait un peu à l'émission, une évocation des réelles difficultés qu'il peut y avoir à interpréter certains aspects de la mécanique quantique, comme le principe de réduction du paquet d'ondes.

PS : Merci pour vos analyses un peu plus à distance de l'émission que les miennes et plus objectives quant à la qualité radio produite. Je dois dire que lorsque le contenu m'intéresse réellement, je peux ne faire que peu de cas de la forme dans laquelle il est donné. Ou, tout du moins, je la considère avec une bienveillance sans doute trompeuse pour des lecteurs radiophiles plus exigeants que moi. Il est donc bon d'avoir ces deux sons de cloches (que, j'espère, nous ne sommes pas).

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Re: La méthode scientifique -

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