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La tribune : pour une écoute comparative    Page 1 sur 1

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La tribune : pour une écoute comparative - le Mer 02 Nov 2016, 21:29

Les commentaires de ce forum sont régulièrement émaillés de comparaisons pertinentes : les émissions de France Culture, la qualité de ses producteurs, le choix et les traitements des sujets sont confrontés à ce que peuvent offrir d'autres stations à vocation culturelle, qu'elles soient ou non francophones.

Pourquoi ne pas formaliser, dans un fil dédié, cette inclination naturelle - devenue nécessaire - de l'auditeur exigeant ? Pourquoi ne pas appliquer aux productions radiophoniques le principe de la tribune comparative et critique, telle qu'elle se pratique pour les disques et les interprétations musicales ?

Deux règles simples:
1/ Confronter deux ou trois émissions d'horizons radiophoniques variés, portant sur le traitement d'un même objet. J'entends par ce terme aussi bien un thème commun, qu'un même invité, un même livre, un fait historique précis...

2/ Proposer une émission de France Culture dans le corpus retenu.

(première tribune à suivre...)

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Jean-Claude Schmitt: Les Rythmes au Moyen Âge - le Mer 02 Nov 2016, 22:20

C'est l'historien médiéviste Jean-Claude Schmitt qui vient s'asseoir à cette première table d'écoute radiophonique. La parution, en mai dernier, de son ouvrage « Les rythmes au Moyen Âge » lui a valu de nombreuses invitations, pas seulement sur France Culture. Le choix de cet historien, et surtout du thème abordé, a pour avantage de neutraliser les velléités catéchisantes qui saturent les propos entendus sur FC. Pliez, tordez, dépliez, essorez cela en tous sens : les rythmes du Moyen Âge nous prémunissent contre toute glose partisane, contre toute torsion obsessionnelle. Tout se jouera donc sur la qualité des entretiens et de la production.

Vous apprécierez le fair-play de ce choix : on ne savonne pas la planche...  

Trois versions au programme, trois émissions d'horizons divers, trois angles différents.
Les auditeurs affûtés identifieront dans l'instant les producteurs / productrices. Ce n'est pas là grand mystère...

1/ L'introït

Version A :
Après quelques propos généraux fournissant à J.-C. Schmitt l'occasion d'exposer la genèse et la mise en œuvre de son projet, on rentre dans le vif, par le biais d'une carte sonore qui fait réagir l'historien des rythmes :

[son mp3="http://rtsww-a-d.rts.ch.edgesuite.net/la-1ere/programmes/sous-les-paves/2016/sous-les-paves_20160925_full_sous-les-paves_32c521d6-c921-45b7-ab36-54b689d90bb0-128k.mp3" debut="05:31" fin="06:52"]

Version B :
La diffusion d'un extrait du Remède de Fortune de Guillaume de Machaut ( Dame, mon cuer en vous remaint, dans une interprétation de Marc Mauillon), sert d'introduction au lancement de l'entretien :

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-06.06.2016-ITEMA_21002761-1.mp3" debut="09:53" fin="10:03"]
(On notera l'expression métadiscursive appuyant la volonté didactique « pour introduire à l'ouvrage dont nous allons parler tout de suite... »)

Version C :
Le Poème symphonique pour 100 métronomes de G. Ligeti prélude à une élégante transition de la productrice :

[son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/39/WL-ITE_00083053_RSCE-10.mp3" debut="00:36" fin="01:35"]

2/ Les rythmes de l'entretien

Version A :
Répartition de la parole productrice / invité : 30/70
Des questions courtes, assez généralistes, permettant, par de nettes relances, l'exposé lumineux de l'historien :

[son mp3="http://rtsww-a-d.rts.ch.edgesuite.net/la-1ere/programmes/sous-les-paves/2016/sous-les-paves_20160925_full_sous-les-paves_32c521d6-c921-45b7-ab36-54b689d90bb0-128k.mp3" debut="12:44" fin="12:54"]

Version B :
Répartition de la parole producteur / invité : 50/50
Des questions qui n'en sont pas. Une paraphrase – longue, laborieuse – d'un producteur cherchant son bon-point (j'ai bien lu votre livre, n'est-ce pas?) et laissant, in extremis, la parole au spécialiste. Un exemple parmi une dizaine :

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-06.06.2016-ITEMA_21002761-1.mp3" debut="14:07" fin="14:59"]

« Alors euh, euh, c'est ça qui est extraordinaire c'est que vous allez donc euh nous montrer dans ces rythmes du MoyenÂge comment euh la.. la vie de l'homme et de la femme est une sorte de microcosme comme on l'imagine d'ailleurs au Moyen Âge de ce macrocosme qu'est euh l'univers créé par Dieu et que ces rythmes euh de l'homme et de la femme sont des rythmes qui sont en en relation euh pensés comme tels en tous les cas par des gens comme Hildegarde de Bingen ou comme d'autres personnes, pensés comme tels et qu'il faut donc les les agencer en fonction de ce que l'on sait des astres de leur circulation de la façon dont ils euh dont ils euuuhhh tournent euh donc euh dans euh la le ciel et et comment soleil et lune sont là justement pour pouvoir nous dire ou dire à ces hommes et ces femmes du Moyen Âge ce qu'est le rythme de la vie d'une certaine façon et du monde. »

Version C :
Répartition de la parole productrice / invité : 30/70
Des questions pointues, permettant un cheminement dans les marges du thème, et qui requièrent, de la part de l'historien, une attention et une réactivité de tous les instants :

[son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/39/WL-ITE_00083053_RSCE-10.mp3" debut="14:06" fin="14:19"]

Conclusion :

Version A :
Un numéro de Sous les pavés, sur Espace 2 (nouvelle mouture du Grand entretien), produit et présenté par Laurence Difélix, journaliste culturelle. Le choix d'un angle généraliste, un entretien agréable qui ne se prend pas pour autre chose que ce qu'il est, de la vulgarisation de grande qualité.

Version B :
Vous avez reconnu Emmanuel Laurentin et sa fabrique de questions improbables. Un art de l'entretien-brosse à reluire, surchargé d'hyperboles de fayot (« maître livre », « entreprise absolument folle », « absolument gigantesque, titanesque », « extraordinaire »), une fiche de lecture pour révision. Les propos lumineux de J.-C. Schmitt révèlent par contraste les maladresses de l'intervieweur. Pourtant, je n'avais pas savonné la planche...

Version C :
L 'angle choisi par Karine Le Bail, pour son numéro d'Un air d'histoire est celui de la musicologue. Les questions précises et intelligentes, que ne viennent parasiter ni la fanfaronnade, ni la maladroite recherche de reconnaissance, rythment un entretien de haute tenue et parfaitement mené. La productrice sait de quoi elle parle et tire le meilleur parti de l'historien dans le domaine qui lui est propre : la musicologie. Ce qui fait de cette version (ma préférée) la plus enrichissante, la plus pointue.

Remarques :
- Comme on peut s'y attendre, seule la version C de Karine Le Bail propose de nombreux extraits musicaux.
- Les trois versions se complètent parfaitement : J.-C. Schmitt, sollicité dans des domaines variés, se répète rarement (hormis les exposés sur le mot « rythme », quasi-identiques en A et C). L'auditeur fait son miel des trois émissions à travers des sujets également passionnants : le rythme et les images, les calendriers, les danses macabres, le rôle des cloches (version A), la danse, le rythme dans les bâtiments médiévaux, les horloges et la représentation du temps, l'écriture du scribe et l'invention de la minuscule caroline (version B), l'évolution de l'accentuation de la langue latine, la Ballade des pendus de Villon, la notation musicale, le Roman de Fauvel, les citations d'Élias Canetti, la peinture de P. Klee, le charivari (version C)
- On retrouve, chez les trois producteurs, la surcharge habituelle de la fonction phatique - premier prix quand même à Laurentin. Jean-Claude Schmitt sait désormais qu'il se nomme Jean-Claude Schmitt... (À tel point que Karine Le Bail conclut par un "merci Jean-Michel Schmitt")

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De la préparation des producteurs et du délayage - le Ven 18 Nov 2016, 08:31

Il suffit d'écouter le début de ce numéro des Discussions du soir où Antoine Garapon s'entretient avec Pascale Robert-Diard, journaliste au Monde, chroniqueuse judiciaire "Dans la tête d'un juré" (pour la promotion d'un film). Je, je, je le, le, le, d'un, d'un, euh, euh, etc... [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16274-17.11.2016-ITEMA_21138740-0.mp3" debut="00:46" fin="02:03"]
et ensuite d'écouter Terrorism, Extremism and the Law* pour comprendre toute la différence entre les conceptions française et anglaise d'une émission de radio. Ce numéro de Law in action est impeccablement mené par Joshua Rozenberg dans une optique d'explication éclairée du droit, entre exemples et propos de spécialistes, au service de l'auditeur.

Ne pas s'étonner non plus que les avocats et les juges anglais sont considérés par beaucoup comme les meilleurs professionnels de leur domaine dans le monde.

* Do the laws designed to counter terrorism and extremism strike the right balance between stopping violent attacks and protecting our civil liberties?

Weighing up this question has been one of the main tasks of David Anderson QC - the Independent Reviewer of Terrorism Legislation. Mr Anderson is due to step down after six years in the post, and he speaks to Joshua Rozbenberg about the changes he has seen in counter-terrorism law, and whether the net has now been cast too wide in the fight against extremism.

One critic of the current law is Salman Butt who is bringing a judicial review case against the Home Office, which he says unfairly labelled him as an extremist speaker.  (...)

Law in Action has also discovered that one of the key architects of Prevent also believes it has lost its way. In this programme, Joshua Rozenberg speaks to former GCHQ director Sir David Omand about how the strategy was devised and how it differs to his original vision.



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Re: La tribune : pour une écoute comparative - le Ven 18 Nov 2016, 22:37

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t798-la-tribune-pour-une-ecoute-comparative#27403) a écrit:C'est l'historien médiéviste Jean-Claude Schmitt qui vient s'asseoir à cette première table d'écoute radiophonique. La parution, en mai dernier, de son ouvrage « Les rythmes au Moyen Âge » lui a valu de nombreuses invitations, pas seulement sur France Culture. (...)

Conclusion :

Version A :
Un numéro de Sous les pavés, sur Espace 2 (nouvelle mouture du Grand entretien), produit et présenté par Laurence Difélix, journaliste culturelle. Le choix d'un angle généraliste, un entretien agréable qui ne se prend pas pour autre chose que ce qu'il est, de la vulgarisation de grande qualité.

Version B :
Vous avez reconnu Emmanuel Laurentin et sa fabrique de questions improbables. Un art de l'entretien-brosse à reluire, surchargé d'hyperboles de fayot (« maître livre », « entreprise absolument folle », « absolument gigantesque, titanesque », « extraordinaire »), une fiche de lecture pour révision. Les propos lumineux de J.-C. Schmitt révèlent par contraste les maladresses de l'intervieweur. Pourtant, je n'avais pas savonné la planche...

Version C :
L 'angle choisi par Karine Le Bail, pour son numéro d'Un air d'histoire est celui de la musicologue. Les questions précises et intelligentes, que ne viennent parasiter ni la fanfaronnade, ni la maladroite recherche de reconnaissance, rythment un entretien de haute tenue et parfaitement mené. La productrice sait de quoi elle parle et tire le meilleur parti de l'historien dans le domaine qui lui est propre : la musicologie. Ce qui fait de cette version (ma préférée) la plus enrichissante, la plus pointue.

Remarques :
- Comme on peut s'y attendre, seule la version C de Karine Le Bail propose de nombreux extraits musicaux.
- Les trois versions se complètent parfaitement : J.-C. Schmitt, sollicité dans des domaines variés, se répète rarement (hormis les exposés sur le mot « rythme », quasi-identiques en A et C). L'auditeur fait son miel des trois émissions à travers des sujets également passionnants : le rythme et les images, les calendriers, les danses macabres, le rôle des cloches (version A), la danse, le rythme dans les bâtiments médiévaux, les horloges et la représentation du temps, l'écriture du scribe et l'invention de la minuscule caroline (version B), l'évolution de l'accentuation de la langue latine, la Ballade des pendus de Villon, la notation musicale, le Roman de Fauvel, les citations d'Élias Canetti, la peinture de P. Klee, le charivari (version C)
- On retrouve, chez les trois producteurs, la surcharge habituelle de la fonction phatique - premier prix quand même à Laurentin. Jean-Claude Schmitt sait désormais qu'il se nomme Jean-Claude Schmitt... (À tel point que Karine Le Bail conclut par un "merci Jean-Michel Schmitt")
Merci encore une fois pour ce beau travail de critique radiophonique portant sur un sujet culturel (et non sociopolitique qui excite tant d'auditeurs de France Culture).

J'ajouterai les deux références suivantes : l'interview de Jean-Claude Schmitt  par Pierre-Edouard Deldique le dimanche 19 juin 2016 sur RFI Jean-Claude Schmitt : « Les rythmes au Moyen âge » durant laquelle l'historien avance avec quelque assurance que "c'est une histoire qui n'a jamais été traitée". Peu de temps après j'entendais le regretté médiéviste Jacques Le Goff évoquer la journée rythmée par le temps des églises et des corporations. C'était dans une émission du début des années 1970.

Le 9 mai 2016, c'est Jean Lebrun qui recevait le directeur d'études à l'EHESS sur France Inter dans un numéro de La marche de l'histoire : Le Moyen Age et ses rythmes.

Je ne sais pas si le réseau France bleu ou France Info ont été sollicités par Gallimard.

J'espère que ce fil ambitieux recevra l'attention qu'il mérite et que d'autres contributeurs auront envie de le nourrir.

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André Tubeuf chez Jeanne-Martine Vacher FCult 2010 et chez Lionel Esparza FMus 2016 - le Dim 27 Nov 2016, 13:25

Jeanne-Martine Vacher avait dirigé un À voix nue avec André Tubeuf en 2010 sur France Culture, mentionné à l'époque par Nessie et signalé ici en 2016. Six ans plus tard,  André Tubeuf est au micro de Lionel Esparza sur France Musique pour huit heures d'entretien (sans interruption par des étiquettes sonores, ouf !), c'est un sommet.

Les deux producteurs laissent parler le très disert André Tubeuf et c'est un régal. France Culture ne diffuse bien sûr pas d'extraits musicaux en 2h30, tandis que France Musique durant ces huit heures offre la mémoire musicale du musicologue, strasbourgeois d'adoption.

Jeanne-Martine Vacher reste fidèle à son style, questions intelligentes et attentives mais polluées par un bégaiement artificiel assez irritant. Lionel Esparza, lui, ne fait pas le mariole comme dans ses magazines, il est avec un ami, il ne va pas jouer au clown pour animer...  On l'entend très peu et toujours fort à propos, vu sa très large culture de l'histoire du monde musical.

Cet "André Tubeuf : Mémoire" de France Musique restera l'un des grands moments radiophoniques de 2016 et l'un des plus instructifs (sur la forme comme sur le fond) que la radio culturelle puisse offrir.

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France Culture et SWR 2 - le Sam 14 Jan 2017, 13:45

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t798-la-tribune-pour-une-ecoute-comparative#27402) a écrit:Les commentaires de ce forum sont régulièrement émaillés de comparaisons pertinentes : les émissions de France Culture, la qualité de ses producteurs, le choix et les traitements des sujets sont confrontés à ce que peuvent offrir d'autres stations à vocation culturelle, qu'elles soient ou non francophones.

Pourquoi ne pas formaliser, dans un fil dédié, cette inclination naturelle - devenue nécessaire - de l'auditeur exigeant ? Pourquoi ne pas appliquer aux productions radiophoniques le principe de la tribune comparative et critique, telle qu'elle se pratique pour les disques et les interprétations musicales ? (...)
Petite entorse aux règles que vous énonciez dans la suite de votre message ou peut-être élargissement de ces règles pour des comparaisons générales.

En écoutant "Erste Hilfe für die Seele" Die Arbeit der Telefonseelsorge ["Premiers secours pour l'âme" Le travail de S.O.S Amitié] (SWR 2 Glauben 18 12 2016), on ne peut que constater les différences d'approche d'une radio allemande considérée comme la fine fleur des radios culturelles et la radio nationale France Culture.

Quand l'antenne française cultive conjointement narcissisme et utopie socio-politique, la radio allemande présente, dans nombre d'émissions, des thématiques psychosociales où s'illustrent concrètement des initiatives altruistes, des projets à vocation humaniste.

Le vocabulaire de France Culture (lamentation, désolation, indignation, imprécation, catastrophisme, mise en valeur de l'insubordination, de l'insurrection, appel  à la révolution, etc.) est quasiment absent des émissions régulières de SWR qui, dans ses émissions hors transmission de savoir, constate des lacunes et illustre les efforts pour les combler.

Le numéro cité plus haut traite d'un sujet recouvrant typiquement les domaines d'intérêt de la radio culturelle : aider les personnes en souffrance psychique pour diverses raisons (maladie, séparation, agression, conflits professionnels, familiaux, sentiment d'échec, solitude, etc). Comment le personnel de SOS Amitié (en allemand "Le souci/le soin de l'âme") travaille, comment il est recruté, comment il est formé régulièrement à l'art de la communication, comment les bénévoles ('Ehrenamtlich' = + ou - "fonction pour l'honneur") font face aux défis et se protègent, ce que cela apporte à toutes les personnes impliquées, etc.  Aucune accusation de "la société", aucune hypothèse développée de long en large avec force citations de Bourdieu et de Piketty sur les causes sociales et économiques de "ce qui ne va pas dans la société".

Une confrontation plus développée des deux esprits nationaux permettrait de rendre justice à chacun et de pointer aussi les obsessions qui existent outre-Rhin. Reste que l'impression que j'ai depuis de nombreuses années en comparant FC et SWR 2, c'est que la première cultive le maniement de concepts, le jeu intellectuel stérile qui cherche à éblouir et à rendre le public admiratif de l'orateur, tandis que la seconde cherche à illustrer les actions concrètes pour résoudre des problèmes et à mobiliser des bonnes volontés dans un esprit constructif et non d'opposition. Dans la recherche de coupables à désigner à la vindicte de tous les auto-proclamés hérauts du Bien, France Culture remporte la palme.

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