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Les Nouveaux chemins de la connaissance    Page 22 sur 22

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1
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Les Nouveaux chemins de la connaissance - le Mar 29 Sep 2009, 15:15

Rappel du premier message :

Pour mémoire (courte), les nouveaux chemins de la connaissance sont une série d'émissions présentées, animées, lues, chantées, sautillées, jouées et surjouées par le philosophe-rock'n'roll-professeur-cantatrice-star Raphaël Enthoven (avec François Caunac à la réalisation) depuis leur création, en septembre 2007.

Cette émission quotidienne, à ne pas confondre avec une série paronyme, les "Chemins de la connaissance", disparue concomitamment à l'apparition de celle-ci, s'intéresse par tranche hebdomadaire à divers domaines de la connaissance, des arts et du monde, exclusivement examinés depuis le télescope de l'observatoire du philosophe parisien. Celui-ci, aiguillonné par un invité spécialiste censé le mettre en valeur, compose avec plus ou moins de bonheur, au long des semaines, un tableau de lui-même découvrant le monde sous nos yeux, ou plutôt nos oreilles.

L'animal ayant tout de même du fond, du goût, et, quoique noyé par un sens protubérant de la dramaturgie et de l'ornement vocal, certaines qualités d'expression et de la langue plutôt radiogéniques, il est des semaines où ces nouveaux chemins vaudront un détour fort agréable, qu'on essaiera, au mieux, de signaler ici.

L'on n'hésitera pas non plus à récolter les perles et les moments de grand ridicule dont Raphaël, en narcisse désireux d'épater l'auditeur et de s'en faire admirer autant qu'il s'admire lui-même, nous gratifie avec une régularité dont ce fil lui saura gré !
* * *

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De nouveau Cioran (3) et de nouveau Aurélien Demars - le Mer 21 Déc 2016, 14:54

Nessie(http://www.regardfc.com/t80p200-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance#27874) a écrit:[...] une voix inconnue venue d'une archive lointaine : très vite j'apprends que c'est celle d'un auteur auquel je ne me suis jamais frotté bien que depuis une quinzaine d'années il ait toujours programme ouvert sur France Culture : Cioran, on suppose que l'archive est celle de Georges Walter cette espèce de Hongrois qui nous a livré en un fort volume des souvenirs curieux d'où la radio n'est pas absente, ce livre étant comme on dit, une bonne idée de cadeau.
[...] le lendemain dans le cas où le deuxième numéro de la série Cioran serait péniblement verbeux et frimologique. Comme le risque est réel, presque aussi réel que l'a été pour moi le plaisir de ces 52 minutes où je ne reconnaissais presque plus mon France (in)Culture, j'ai opté pour la perspective d'une écoute renouvelée, demain même heure. Dans le cas où cette réédition ferait apparaître des qualités ou des défauts nouveaux, des impressions distinctes de celles qui furent à la première écoute, j'en viendrai rendre compte ici-même.

Le risque était réel : l'invité de la deuxième journée était Michel Jarrety et le numéro d'imitation d'Adèle par ***** est cette fois parfaitement au point. Dans cette troisième série Cioran (en 4 ans), ce numéro 2 a rejoint le corpus général de l'émission la plus verbeuse et la plus prétentieuse de toute la chaine. c'est aussi une des plus sérieusement faites. Pour cette raison seule elle échappe aux seaux d'opprobre que les contributeurs de ce forum déversent sur la piètre radio installée sur la fréquence de France Culture. N'empêche, ces chemins de la connaissance tout en respectant le contrat culturel, sont aussi les chemins des gros croquenots.

Le troisième numéro, celui de ce mercredi, voit revenir Aurélien Demars déjà invité lundi dernier. Las, cette fois la productrice est définitivement lancée et rend le dialogue difficile à supporter. Il va falloir jouer de la découpe pour raccourcir ses interventions tout à fait adéliennes. Du numéro d'hier et de celui d'aujourd'hui, je tire tout de même ceci : les auditeurs d'Antoine Perraud aux temps de Jeux d'archives croyaient pouvoir tenir de ce dernier et de source sûre que la seule archive vocale de Cioran était la longue interview pour laquelle Georges Walter avait ensuite sué sang et eau pour éviter que les regrets du couple ne l'incitent à réduire la bande à force de coups de ciseau ici et là. La seule archive donc, c'est ce qu'on apprenait le et qu'on peut encore lire à la page de Jeux d'archives. Or hier nous apprenons que les extraits diffusés par proviennent d'une émission de Jean Amrouche et de l'année 1950. Il y a donc d'autres archives Cioran. Radio France ou plutôt l'INA vont probablement diffuser ces documents un jour sous forme de CD. Espérons que pour une fois ils éviteront de les charcuter jusqu'à leur ôter leur dernier souffle de vie, comme ils ont déjà su amplement le faire dans leur collection "Grandes heures" transformées par leurs soins en poignées de minutes.


***** : ces cinq étoiles signifient à la fois le tournis et la désolation sur quoi ma recherche a finalement débouché. Aneffet vous me voyez infiniment désolé de n'avoir pu trouver une productrice accréditée pour cette émission. Le site de France (in) Culture en plus d'être ergonomiquement nul et affreusement lent, pourri de publicités qui ralentissent l'affichage de pages déjà fort lourdes, se révèle au bout du compte imparfaitement renseigné : aux pages concernées, apparaît en signature le nom de la patronne alors qu'on entend bien que une autre voix aux commandes. Les auditeurs les plus fidèles la reconnaîtront peut-être, en tous cas pas moi. Au mieux pourrais-je penser que c'est l'habituelle Géraldine, qui en est tellement remerciée que les auditeurs occasionnels et de même visiteurs du site penseront avoir entendu Adèle. Un comble pour cette baraque qui du matin au soir dans ses infos sauciales donne aux employeurs et aux prestataires des leçons de respect envers les employés et les clients, en oubliant soigneusement de s'appliquer à elle-même la prise en compte de ses propres recommandations.

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Changement de titre : les Chemins de la philosophie - le Mar 03 Jan 2017, 00:45

Avec l'année 2017, les 'nouvôs chemins de la connaissance' changent de destination : ils nous emporteront désormais en direction de la philosophie. Adèle n'a pas osé prendre le titre "Chemins de la sagesse" et n'a certainement pas pensé à "Chemins du bavardage" qui eut pourtant été plus approprié. Par contre, comme le site de France (in)Culture a besoin d'un délai pour se mettre à jour, il faudra attendre encore quelque temps pour savoir si ces chemins de la philo sont aussi 'nouveaux' (comprendre : 'usés') que les précédents. Le suspense étant de savoir si la mise à jour interviendra avant la fin de l'année : 6 mois complets c'est bien court pour changer un titre. Le gag serait que le changement de titre soit enregistrés sur le site après l'arrêt définitif de l'émission qui pourrait intervenir aux alentours de 2040 car on ne change pas une équipe qui endort l'auditeur.

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Les chemins chinois de la connaissance - le Mar 03 Jan 2017, 09:10

Nessie(http://www.regardfc.com/t80p210-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance#27915) a écrit:Avec l'année 2017, les 'nouvôs chemins de la connaissance' changent de destination : ils nous emporteront désormais en direction de la philosophie. Adèle n'a pas osé prendre le titre "Chemins de la sagesse" et n'a certainement pas pensé à "Chemins du bavardage" qui eut pourtant été plus approprié. (...) une équipe qui endort l'auditeur.
Bonjour,
La première émission du 02/01 sur Confucius est pourtant intéressante. Le défaut que l'on peut regretter est que les spiritualités asiatiques sont tellement peu présentes sur FC qu'il faut toujours tout reprendre à la base lorsqu'il s'agit de ces "philosophies". Mme Van Reeth n'est visiblement pas une spécialiste de ce domaine, mais elle sait laisser parler son invitée, par exemple lorsque A. Cheng explique le sens en chinois du mot que nous traduisons par "sagesse", non pas par ses traductions possibles en français comme Adèle Van Reeth l'incite à le faire, mais par le contenu sémantique de sa graphie chinoise. Idem pour le contenu du mot chinois traduit par "ordre".
Le rythme est lent, et les échanges ne sont pas ces jeux intellectuels, finalement lassants, de la philosophie allemande par exemple, largement ressassée dans cette émission, mais cela correspond à la culture chinoise : tant mieux, et ce n'est pas du "bavardage". En ce sens, ces Chemins sont bien "nouveaux" et non pas usés.
Vous ne parlez malheureusement pas du contenu de l'émission : l'avez-vous écoutée ? Il faut éviter un acharnement contre la personne et l'équipe de cette émission... Je vous suggère de lire l'intervention de Mme van Reeth il y a quelques semaines sur ce site, modérée - et courageuse - pour ne pas retomber dans les travers qu'elle a soulignés.
Je vous suggère également de méditer les explications de Mme Cheng pour l'étymologie chinoise du mot "sagesse".
Cordialement

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A quand l'acharnement à l'humilité ? - le Mar 03 Jan 2017, 12:34

Sarabande(http://www.regardfc.com/t80p210-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance#27918) a écrit:[...] Vous ne parlez malheureusement pas du contenu de l'émission : l'avez-vous écoutée ? Il faut éviter un acharnement contre la personne et l'équipe de cette émission... Je vous suggère de lire l'intervention de Mme van Reeth il y a quelques semaines sur ce site, modérée - et courageuse - pour ne pas retomber dans les travers qu'elle a soulignés.
Je vous suggère également de méditer les explications de Mme Cheng pour l'étymologie chinoise du mot "sagesse".
Cordialement

Bonjour.

Vous employez le terme 'acharnement', et c'est le mot juste. Qui cherchera une justification de cet acharnement la trouvera dans le dernier mot du message que vous lisez en ce moment. Et quant à l'explication, il pourrait me suffire de dire qu'après environ 6 mois de vacances d'auditeur, alors que depuis la mi-novembre je reprends l'écoute de France Culture à la demande d'un des administrateurs de ce forum, le programme m'apparaît encore plus désolant que ce dont je croyais me souvenir. Dans la matinale qui n'est ni de culture ni d'information, Guillaume Erner signe chaque jour un scandale radiophonique. Dans la tranche de 10h le verbiage est définitivement envahi par le creux et par la pose.

Hier entre 10h30 et 10h35 j'ai été heureux de reconnaître la voix de Madame Cheng, et j'appréciais la perspective d'une série Confucius. J'ai connu  Anne Cheng et Rémi Matthieu grâce à France Culture, dans les temps où la destruction du programme culturel n'était encore qu'un chantier en cours récemment initié par Laure Adler, fort compétente en la matière. Sans aller jusqu'à préférer la forme orale du cours magistral, j'ai appris à aimer de tels invités une transmission faite sur le ton de la conversation, par exemple au micro d'Olivier Germain-Thomas. Dans ces émissions comme dans les cours diffusés par L'Eloge du savoir, ce qui me charme chez Anne Cheng, bien sûr ça n'est pas la voix mais sa façon de mobiliser une considérable somme de savoir tout en maintenant un propos à la fois limpide et profond. Ma perception d'hier confirme ce que vous dites de Madame Adèle qui semblait effectivement en retrait, malgré cette manie par laquelle chacune de ses interventions montre à la fois un désir de paraître, et une ignorance du sujet. Ignorance que je ne songerais nullement à lui reprocher : pour elle comme pour tout individu ordinaire (rassurez-moi : il s'agit bien d'une personne ordinaire ?) , animer quotidiennement les Chemins est une mission impossible. Le plus étonnant est qu'après tant d'années personne ne semble s'en rendre compte. Quelle inconscience, quel manque d'auto-critique ; il est vrai que les traits psychologiques les plus manifestes dans la maison FC sont l'intolérance à la critique, et l'auto-satisfaction. Eh bien en voila des travers dont il serait urgent que FC s'occupe, autrement dommageables que ceux de notre petit forum confidentiel, où ils ne sont d'ailleurs que la conséquence de ceux de France Culture. Ayant pris connaissance récemment du message de Madame Adèle sur notre forum, quoiqu'ayant été moi-même peu indulgent envers la vanne qui l'avait motivé, j'ai trouvé son intervention quelque peu sentencieuse et d'une certaine mauvaise foi.

Pour en revenir à l'émission d'hier, que j'écouterai certainement ainsi que toute la semaine Confucius, ce qui m'a vite déçu et ainsi fait abandonner l'écoute après quelques minutes, c'est cette forme erratique de la parole où je n'ai pas reconnu Anne Cheng : ces hésitations factices, cette comédie de l'intellectuallisme comme si une personne de cette éminence avait besoin d'un tel cinéma pour transmettre un savoir. Les émissions du Collège de France nous ont habitué à une parole claire et fluide. De même dans des conversations avec Olivier Germain-Thomas, intervieweur que pourtant je n'appréciais que modérément. Alors d'où sort subitement cette diction si pénible à suivre ? C'est vraiment à croire que maintenant parvenu à son climax, France (in)Culture pourrit tout ce qu'il touche.

Vous concluez votre message par une sorte d'invitation à la sagesse. Cela est bel et bon, fort aimable  de votre part et je m'efforcerai d'en faire profit. Mais probablement vous ne percevez pas à quel point, pour ceux qui connaissent l'instrument qu'est cette antenne et qui voient ce qu'en fait Sandrine Treiner (aka Laure Adler V)  l'écoute de son programme est pour sa plus grande part une invitation à la colère.

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Cycle Confucius - le Jeu 05 Jan 2017, 14:31

Les deux premiers épisodes du cycle Confucius se situaient malheureusement au niveau "Le confucianisme pour les nuls", impression que renforce la diffusion d'extraits de films (d'un niveau culturel équivalent à Tintin et le Lotus Bleu...), et même d'un rock chinois. Les spiritualités non-occidentales étant très rarement abordées sur FC, il faut évidemment à chaque fois reprendre tout à zéro.

Dans ce cadre intellectuel, Mme van Reeth tente systématiquement de ramener le confucianisme à ce qu'elle connaît, une philosophie, qu'il serait alors possible d'évaluer selon des repères de la culture occidentale : christianisme, démocratie, Aristote, Montaigne, Rousseau etc... De la même manière, dans une conception universaliste de l'humanisme, elle ne doute pas que les concepts chinois puissent être traduits mot à mot par le vocabulaire français, d'une ontologie pourtant très différente.

Mme Cheng laisse dire, M. Mathieu (sans doute plus familier que ses collègues de ce contexte d'émission "pour les nuls") se place aimablement dans cette logique, et seul M. Lavis résiste fermement en expliquant nettement qu'on ne peut être confucéen, et comprendre vraiment cette spiritualité, que de l'intérieur de la culture chinoise, et que les définitions analytiques ne conviennent pas à la démarche empirique des chinois et particulièrement de Confucius (et des taoïstes).

Finalement, et grâce surtout à M. Lavis (les 3° et 4° épisodes) l'ensemble du cycle acquiert une valeur culturelle et instructive, à condition de considérer que Mme van Reeth occupe une position d'apprenant, donc un rôle différent de celui qu'elle assume généralement.

Espérons qu'un prochain cycle sur les "philosophies" chinoises (peut-être dans le cadre d'une autre émission que les "Chemins de la philosophie") rassemble par exemple Mme Cheng et M. Lavis, qui pourraient alors approfondir ensemble, devant nos oreilles, cette pensée.

Et ce qui serait vraiment bien, c'est qu'à l'occasion des prochaines émissions des Chemins de la philosophie sur les thèmes philosophiques plus habituels, les intervenants soulignent cette fois que la philosophie occidentale (quelque soit le mouvement concerné) n'a de sens qu'à l'intérieur de la culture qui l'a développée, avec son ontologie spécifique et son vocabulaire (idem pour la philosophie indienne et l'Inde, et ainsi pour toutes les spiritualités).

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En réponse au message précédent plus qu'à son auteur - le Lun 16 Jan 2017, 02:47

Une des difficultés de notre position dans ce forum, c'est qu'on ne peut critiquer ou même rendre compte d'une émission comme "Les chemins de la philosophie" sans lui accorder une attention très au-delà de ce que mérite le produit proposé, qui est proprement décourageant en plus d'être quasi-mensonger en son titre. Car je défie quiconque de trouver dans les 50 minutes de ce premier numéro sur Confucius une réponse à la question qui s'y trouve posée : "Qui était Confucius ?". De même je défie quiconque de fournir après écoute un plan même vague de cette émission ; un plan qui donnerait au moins des indications sur la réponse à la question posée. Ou à une autre question : qu'avez vous appris de cette heure de radio ? Ce constat est bien attristant car en soi le sujet de cette première semaine 2017 avait de quoi susciter l'intérêt. C'est le résultat qui est décourageant au point qu'il rend exorbitant le coût à payer pour l'auditeur mécontent, courageux au point d'en livrer une analyse de fond qui ne déboucherait finalement que sur un dénigrement encore plus ennuyeux que l'émission analysée, et finalement d'une utilité proche du néant.

Contrairement à ce que je lis dans le message précédent (Sarabande - n°216 ), ce que nous proposent Adèle van Reeth et Anne Cheng est très loin de ce qu'on pourrait réver sous la forme d'un "Confucius pour les nuls". Le dommage est que l'esprit par ailleurs si scolaire d'Adèle van Reeth n'ai pas jugé bon de fournir à l'auditeur un résumé synthétique et organisé de la vie et de la pensée confucéennes. Ce qui aurait pourtant été une introduction des plus profitables en ce premier épisode d'une série de 4. Certes des intellectuels exigeants et planant au-delà des hauteurs de la cordillère Kunlun n'apprécieraient peut-être pas de se voir servir Confucius sous cette forme si décriée que fut la présentation power point. Pourtant c'est bien là ce qui nous donnerait les repères nécessaires à la connaissance du sujet et à la compréhension des questions qui seront traitées. Faute de tels repères, il resterait aux collectionneurs acharnés la ressource de se tourner vers leur mémoire radiophonique où par exemple ils pourraient trouver le 'Une vie une oeuvre' du 11 septembre 1986, signé Achille Talon Antoine Perraud. Ils y trouveraient le cadre qui fait défaut à ces chemins du lundi 2, cadre qu'une fois posé on avait tout le loisir d'enrichir en invitant les spécialistes aussi éminent qu'Anne Cheng. Le hic, c'est que pour en arriver à ce niveau d'élaboration d'une semaine radiophonique (à la portée intellectuelle d'un lycéen de classe terminale), il faut penser aux auditeurs. Ou tout simplement, réfléchir à ce qu'on fait. Mais à France (ex)Culture, pensez, on n'a pas que ça à faire.

Adèle van Reeth, nous dit-on, ignore tout de Confucius. Si elle en avait eu le temps, c'est à dire si elle n'avait à préparer une émission par jour pendant 10 mois, peut-être eut-elle pris celui de se plonger dans un ouvrage pour étudiants, ou d'assimiler une vingtaine de pages puisées dans un Que-sais-je. Chose que d'ailleurs n'importe quel professeur de lycée intéressé par le sujet aurait pu faire. On peut même penser que n'importe quel érudit moyen aurait pu dresser un plan pour une série de 4 épisodes conçue pédagogiquement. Au lieu de quoi, ce qui apparait c'est une fois de plus l'absence de préparation. Car si cette émission a bénéficié d'un travail préalable, alors c'est à désespérer. L'impression qui s'en dégage est plutôt que la productrice a commandé à ses assistants quelques illustrations de lectures et de musiques, et s'est reposée intégralement sur Anne Cheng pour meubler densément une quarantaine de minutes où elle, Adèle, n'avait rien à apporter pas même les questions claires qu'on peut attendre du néophyte à l'esprit curieux quoique structuré.

En fait de structuration, ce que je retiens de ce premier numéro c'est l'état de dégradation avancée dont souffre l'élocution d'Anne Cheng. Je suppose que c'est dû à la situation de studio et à l'aura d'amateurisme prétentieux qui doit flotter en ce lieu. On pourra comparer d'ailleurs avec le Une vie une oeuvre précédemment cité : dans l'intervalle, la parole déjà quelque peu hachée d'Anne Cheng apparait maintenant comme franchement erratique, selon le modèle courant devenu comme une norme chez l'intellectuel parisien aussi savant que pétri d'une fausse modestie et par là s'efforçant de feindre à chaque phrase l'hésitation, hachant sa parole, allongeant démesurément le temps nécessaire pour dire des choses simples et finalement donnant l'impression qu'il bafouille pour ne pas dire grand chose. Il n'y a donc personne pour leur dire quel effet déplorable produit cette posture ridicule, encore plus ridicule venant de personnes ayant atteint un exceptionnel niveau d'expertise ?
A titre d'exemple, voici un extrait qui aurait fort bien pu être tiré au sort. En fait c'est presque ce qui s'est produit : alors que je rédigeais dans un autre fil un post consacré à une bourde d'Adèle, je me suis posé à la 21e minute de l'émission. Et en encadrant ce point de 15'' avant et autant après, voici la bouillie verbale que l'on peut entendre : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10467-02.01.2017-ITEMA_21183980-2.mp3" debut="20:45" fin="21:15"] et dont à l'imitation d'Antoine Arnoux je livre une transcription dans cet autre message.

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Où nous mènent donc ces Chemins ? - le Lun 16 Jan 2017, 02:52

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Personnellement, dans cette première heure j'espérais au moins retrouver quelques éléments de lectures qui pour moi remontent maintenant à une trentaine d'années : le livre des entretiens et le Confucius d'Etiemble. Bien oubliés, tous deux. Les Chemins de la philosophie sont-ils si francs et si droits qu'ils vont me ramener à cette connaissance enfouie ? En fait non. Il n'y aura rien de tout ça, tout au plus un vague cadre historique qui n'informe à-peu-près sur rien. Aux approches de la 20e minute alors qu'on n'a pas encore commencé à aborder le sujet, Anne Cheng nous offre un détour par la notion de Tao, montrant par là qu'elle connait fort mal la société française puisqu'elle attribue aux "babas-cool des années 60" un intérêt pour le taoïsme. Elle confond probablement avec la mode orientaliste qui fut en vogue chez les hippies et les beatnicks. Mais je ne sache pas que le taoïsme ait jamais bénéficié d'une mode intellectuelle dans la contre-culture. D'ailleurs la présentation du Tao entreprise par Anne Cheng vers 17'45'', en plus d'être hors-sujet, nous laisse sur notre fin. On en retiendrait aisément qu'il y a autant de Tao qu'il y a de maîtres en philosophie chinoise, et que donc le taoïsme est une farce historique. Ce qui est peut-être vrai, notez bien ; je suis tout prêt à le croire, mais ça mériterait qu'on en cause. En attendant, aussi bien Marcel Granet que mon Que-sais-je sur la philosophie chinoise (n° 707) ne semblent pas de cet avis. Je peux donc croire qu'Anne Cheng ne voulait pas dire ça (comprendre : n'a pas cherché à démystifier le taoïsme au point d'en nier l'existence) mais n'empêche, c'est ce qu'on peut fort bien retenir de ce qui est dit de la 18e à la 20e minute.

Et ça dure une heure, ce bavardage sans structure, sans épine dorsale, sans plan, sans rien. cette radio où l'on apprend rien. On ne dira même pas que les bétises abondent, car on a du mal à s'y reconnaitre. Adèle comme on peut le redouter, n'est pas inactive. J'ai signalé dans un autre fil du forum une bourde comme il peut s'en produire à toute heure sur France Culture plus qu'ailleurs. Environ 15 minutes plus tard, Adèle récidive en montrant là encore qu'en plus de ne pas comprendre le sujet qu'elle n'a pas préparé, elle n'écoute pas très soigneusement son invitée. C'est ce que montre son commentaire de la 39e minute, balancé sur son habituel ton d'enthousiasme au service du verbe creux : elle croit reformuler les propos de son invités sur l'ordre politique : Confucius aurait dit en substance "Surtout ne changez rien à l'ordre social, il ne faut pas vous révolter" (écouter de 38'30 à 39'30). Comme si le changement organique du pouvoir passait nécessairement par la révolte. Adèle qui vit dans un monde figé n'a probablement jamais entendu parler de réforme, ni d'évolution historique. Ici encore se dévoile, le temps d'un faux pas, le surmoi de romantisme révolutionnaire qui tient lieu de pensée politique dans ce club de militants rêvant du grand soir depuis leur appartement du VIIe arrondissement.

L'émission s'achève et, comme dit plus haut, on n'a rien appris. On a noté quelques bourdes. On a entendu les extraits lus par Jean-Louis Jacopin, toujours impeccable mais au service de quoi ? Et parvenu à ce stade de désappointement, on est en droit de se poser la question : faut-il écouter les 3 autres émissions de la série ? Ne risque-t-on pas d'y trouver le même amateurisme, la même impréparation ? Et pour éviter l'éreintement, conclure finalement qu'Adèle n'était pas là parce qu'elle ne peut pas y être 220 jours par an. Que le plus raisonnable aurait été de confier cette semaine plutôt à l'un de ses 3 invités, charge pour lui ou elle (pourquoi pas Anne Cheng ?) de veiller à ce que l'auditeur se voie transmettre au moins quelque matériau exploitable. Que viennent-ils faire d'ailleurs dans le studio, ces invités ? On peut tout de même se poser la question : viennent-ils bénévolement saboter le sujet auquel ils consacrent leur vie ? Viennent-ils, illusionnés par la réputation frauduleuse de France Culture, y chercher la dose ordinaire de prestige et de signe social à quoi leur position d'éminence donne droit ? Il y a gros à parier qu'on n'en saura jamais rien, que les langues ne se délieront pas de sitôt, et que France (in)Culture restera un lieu de la comédie sociale parmi d'autres. Certes pas n'importe lequel : la radio où une certaine élite universitaire fait son petit théâtre, pour elle-même plus que pour le public.

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Re: Les Nouveaux chemins de la connaissance - le Lun 16 Jan 2017, 11:01

Je ne le fais pas d'habitude, parce qu'il faudrait le faire trop souvent, mais pour cette phrase " France (in)Culture restera un lieu de la comédie sociale parmi d’autres. certes pas n’importe lequel : la radio où une certaine élite universitaire fait son petit théâtre, pour elle-même plus que pour le public.  " je vous applaudis.
J'ai essayé d'écouter cette émission, mais l'impression de brouillard intellectuel, sans le moindre rai de soleil, l'élocution plus que lassante d'Anne Cheng (on a vraiment envie de la secouer au sens physique, mais sortez la donc cette phrase, cette idée…), les interventions de remplissage d'AvR ("là il faut quand même que j'intervienne pour dire quelque chose, c'est mon émission." , m'ont découragé. Il pleut, la neige menace, mais on respire mieux au dehors, et je suis allé me promener.

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Tao pantins - le Lun 16 Jan 2017, 12:34

Pour compléter la fine - et désabusée - recension de Nessie, un aiguillage vers Cyrille Javary.

Il n'est pas universitaire, il ne bafouille pas.
On pensera ce qu'on voudra de ce formateur en entreprise pour les relations avec les Chinois. Il a le mérite d'être clair et pédagogue.

Choisissez votre format.
5' sur France info.
19'30 sur RFI.
53' sur France culture dans les racines du ciel.

L'homme a quelques bouquins dans sa besace.

220
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Cyrille Javary - le Mar 17 Jan 2017, 16:51

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t80p210-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance#28028) a écrit:Pour compléter la fine - et désabusée - recension de Nessie, un aiguillage vers Cyrille Javary.

Il n'est pas universitaire, il ne bafouille pas.
On pensera ce qu'on voudra de ce formateur en entreprise pour les relations avec les Chinois. Il a le mérite d'être clair et pédagogue.

Choisissez votre format.
5' sur France info.
19'30 sur RFI.
53' sur France culture dans les racines du ciel.

L'homme a quelques bouquins dans sa besace.

Merci du tuyau, Fred : j'avais complètement zappé Javary qui pourtant fait partie des sinologues plusieurs fois invités par Olivier Germain-Thomas au début des années 2000 dans For intérieur, comme d'ailleurs Anne Cheng, Rémi Matthieu, et Jacques Pimpaneau. En ce temps-là, je crois me souvenir que Javary achevait une nouvelle traduction du Yi-King. On n'est donc pas trop surpris de le trouver présent à la même époque dans plusieurs numéros des "Vivants et les dieux", dans le 'Une vie une oeuvre - Tchouang Tseu', et même sous forme d'archive dans le 'Concordance des temps' portant sur la couleur rouge, numéro dont la vedette est bien sûr Michel pastoureau. Ce numéro est toujours disponible à cette adresse. Moins évident : Javary apparait aussi un numéro de Bouche à oreille en Juillet 2001, où Renée Elkaïm-Bollinger relie la cuisine chinoise et la poésie du même pays.

Et si l'on veut passer par une autre de nos séries préférées, on avait pu entendre Javary en 2011 dans une Matinée des autres du 26 septembre 1995 consacrée au Yi-King, où il est assez présent dès l'ouverture. Ceux que ça intéresse trouveront sur le fil de la Matinée des autres un lien qui leur permettra de télécharger une copie complète de cette émission. Il est apparu aussi en mars dernier dans une autre rediffusion nocturne puisée dans la même série : La conception chinoise du hasard (émission du 6 décembre 88), où il est présent là aussi dès l'ouverture bien que son nom ne soit cité que dans sa deuxième intervention, environ 10 minutes plus tard. Proposée dans les nuits le 21 mars 2016, elle est toujours disponible sur le site de France Culture et au menu du podcast jusqu'au 20 mars prochain. Elle sera probablement rediffusée dans l'année qui vient. On y entend notamment ceci dont Confucius n'est pas absent : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-02.09.2016-ITEMA_21064856-2.mp3" debut="12:45" fin="18:55"]

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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