Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Accueil / France Musique

Répondre au sujet

Les émissions estivales de France Musique    Page 2 sur 4

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
Les émissions estivales de France Musique - le Dim 01 Mai 2016, 23:22

Rappel du premier message :

Moment musical 2013: derniers jours avant liquidation

En août 2013, alors que la saison vidait ses derniers tombereaux de chaleur, Anne-Charlotte Rémond nous proposait une série, Moment musical, déclinée en quatre épisodes de 2 heures. Les émissions sont de qualité et prennent naturellement place aux côtés des Voyages que proposait Axelle Thiry sur Musiq3. On signalera particulièrement le siège de Leningrad ainsi que le déménagement de la famille Bach pour Leipzig en 1723.

Il ne reste qu'une poignée de jours pour écouter et, le cas échéant, télécharger ces numéros de belle facture.
* * *

11
Répondre en citant  
De la musique de film sans le film - le Mer 24 Aoû 2016, 15:31

munstead(http://www.regardfc.com/t9p200-france-musique#26609) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t9p200-france-musique#26593) a écrit: (...)De la musique de film ? En quoi ce ne serait pas acceptable si elle est bonne ? Cela peut paraître adapté à une écoute matinale (souvent fragmentée).

La musique de film est faite pour accompagner un film. Tout compositeur de musique de film vous le dira. Il y a de l'excellente musique de film, des musiques de film géniales, mais  condition de les écouter en regardant le film dont elle font intrinsèquement partie. D'ailleurs, quand vous achetez un album de mdf, vous êtes à chaque fois déçu. En dehors du thème principal, orchestré de plusieurs façons, le reste n'est que bribes, passages, bruitages. Il y avait l'an passé une émission de FM sur les musiques de film : ce n'était que bavardages sur le film lui-même, commenté par un critique énamouré et le compositeur dont les titres à défendre un film sont assez légers. (...)
Tout d'abord trois pièces de Reynaldo Hahn, Quand je fus pris au pavillon ; Le rossignol des lilas ; A Chloris par Véronique Gens: soprano et Suzanne Manoff: piano / CD Alpha. La voix qui répond au jingle-étiquette niais (merci à lui) et qui présente Véronique Gens, c'est Renaud Machart dans La Matinale de Renaud Machart du 14 août 2016 : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/32/NET_0463348e-7f33-4e79-8195-89ee42d17b1c_FM.mp3" debut="38:41" fin="46:33"]

Avouez que ça vous change de la chansonnette adolescente goûtée et promue à France Culture... De la musique qui a de l'avenir, contrairement à "no futcheurz".

Pour ce qui est du sujet que vous défendez, je n'ai pas d'opinion, contrairement à Jean-Luuc qui répond amplement dans le post précédent en étayant son propos.

Mais je viens d'entendre un intéressant commentaire dans le 4e n° de l'excellente série de la RTBF sur Charlie Chaplin (on y reviendra, c'est un "collector", voir ici). Le très informé Serge Bromberg (portrait Télérama du 28 11 2015) nous dit à la 24e minute : "Chaplin va composer des musiques pour tous les films qu’il a faits dans les années 10 et les années 20, donc les films que l’on connaît [liste] ce sont des films pour lesquels Chaplin n’avait pas composé au moment où ils sont sortis (… ) Dans les années 50, 60, 70,  il a repris les films et leur a donné la version qu’il imaginait à ce moment là, ce qui est absolument exceptionnel (…). On se rend compte combien Chaplin était un mélodiste :   Charles Chaplin - Swing little girl 1970

Serge Bromberg : Quand il a fait ces musiques il a agi en véritable musicien avec un grand  thème (…) La plupart des musiques qu’il a composées sont restées des œuvres [inoubliables]. « Smile » est une chanson dont personne ne sait qu’elle a été composée par Chaplin : Smile

Enfin, ne peut-on pas écouter et juger la musique de ''West side story'' ou de ''Singin' in the rain'' sans voir les images des deux films, qui appartiennent certes à la catégorie "comédies musicales" ?  Et ce qu'a composé Ennio Morricone ?

La rubrique Le coin des cinéphiles mériterait peut-être exploration et enrichissement ?

12
Répondre en citant  
De la musique avant toute chose - le Jeu 25 Aoû 2016, 00:05

Quelques remarques en manière de liseré improvisé pour border  la discussion initiée ci-dessus.

Jean-Luuc écrit:
Disons qu'une musique de film peut se réécouter dissociée du film (pour elle-même, sans images) ou dans le souvenir du sentiment qu'il nous a laissé (agréable le plus souvent). C'est à cette frontière probablement que l'appréciation se situe.

Les spécialistes de la blaxploitation confirmeront l'idée  et brandiront la musique composée par Curtis Mayfield pour le film de Gordon Parks Jr Superfly. Ce film de 1972  que presque personne n'a vu, et que tout le monde a oublié, a offert à la soul music un de ses albums les plus aboutis. Je ne parle même pas de la bande originale des Nuits rouges de Harlem (Shaft) composée en 71 par Isaac Hayes... Le succès de ces deux albums fut incomparablement supérieur à l'intérêt suscité - et cette remarque se veut vivace -  par les images où s'inscrivent leurs genèses. Mais je ne suis absolument pas spécialiste de la Blaxploitation...

Venons-en au dur.

Jean-Luuc, toujours:
Apprécier une bande originale sans avoir vu le film n'est pas interdit non plus.

Cette idée trouve une de ses illustrations les plus évidentes dans le long compagnonnage entre le jazz et le cinéma.Un seul exemple devrait suffire.  Combien de personnes ont apprécié les compositions de Miles Davis sans avoir vu le film de Louis Malle, Ascenseur pour l'échafaud? Et l'on sait à quel point ces séances d'enregistrement de décembre 57 se dressent comme une borne milliaire sur la Via Milesia...

Philaunet conclurait par un vigoureux On y reviendra...

13
Répondre en citant  
André Tubeuf : Mémoire (du siècle) - le Ven 09 Sep 2016, 20:33

Une mémoire du siècle (née en 1930), servie par un journaliste attentif qui connaît son invité depuis des lustres, cela donne une série de huit heures (cet été) qu'il faut engranger pour la mauvaise saison (la kerschovisation progressive de l'antenne) : André Tubeuf : Mémoire

Le descriptif* n'enjolive pas le propos, c'est exactement ce que l'on entend. Et la première émission est un ravissement : 1- Une enfance en Orient.

André Tubeuf avait été l'invité de Jeanne-Martine Vacher en 2010 pour la série À voix nue de France Culture, voici ce qu'en disait Nessie à l'époque dans le billet  A Voix Nue cette semaine : André Tubeuf au micro de J-M Vacher le Jeu 18 Fév 2010 :
Nessie(http://www.regardfc.com/t53p1-movimento-jeanne-martine-vacher#2712) a écrit:J'ai renoncé à revenir dire chaque semaine pourquoi ou comment ces Vendredis sont presque toujours réussis, passionnants, équilibrés en paroles et en musique, sans la frime creuse qui caractérise les starlettes vocales de FC, et sans leur baratin superfétatoire, parce qu'en rupture d'avec ce qui est devenu le style creux de France Culture, la productrice des Vendredis de la musique est là pour traiter un sujet et non pour se faire mousser comme le font tellement de ses collègues. A moins que sa façon de se faire mousser, à JM Vacher, ça consiste précisément à faire de la radio au service de l'auditeur et du sujet.

Alors à l'intention de ceux qui apprécient son style et sa conception de la radio culturelle, il faut signaler que cette semaine dans A voix Nue, JMV accueille André Tubeuf. (...)

*Les auditeurs de France Musique connaissent André Tubeuf depuis longtemps : professeur, journaliste, écrivain, ami des artistes, grand érudit, et surtout magnifique passeur de savoirs et d’émotions. Pour une fois, ce n’est pas de la vie des autres qu’il nous entretient, mais de la sienne propre : une vie faite d’errances, de rencontres, de paysages, entre Smyrne et Beyrouth, Paris et Strasbourg. En huit émissions, André Tubeuf reconstruit en poète toute la mémoire d’un monde.

[Voir aussi Adolf Busch par André Tubeuf le Sam 05 Mar 2016 dans le fil Maison d'études et André Tubeuf, le gentleman, le Sam 21 Déc 2013, dans le fil Hors-Champs.]

14
Répondre en citant  
Re: Les émissions estivales de France Musique - le Mer 12 Juil 2017, 15:31

Pour les décideurs parisiens de Radio France, la population entière ou presque est à la plage durant deux mois et lit des romans sous un parasol.

Pour sa part, la direction de France Musique associe, chaque année, l'été au Brésil, à l'Amérique du sud dans son ensemble et à la guitare.  

Ainsi, l'éjecté des programmes quotidiens qui semble ensuite s'être bien tenu, Marcel Quillévéré, a le droit chaque été de produire son Carrefour des Amériques. Dernier numéro en date Cuba Les années 40 : La Havane était une fête.

Thierry Jousse quant à lui reprend une énième fois le collier de la bossa nova dans son Retour de plage (encore faut-il y être allé, mais ce n'est pas grave). Dernier numéro, Brazil 60 - 70 (2).

Un nouveau venu, Sébastien Llinares, présente cet été une émission hebdomadaire sur la guitare (instrument fort délaissé depuis que Robert J. Vidal est mort), La guitare idiomatique.

Sur la page de cette dernière émission est signalé un numéro de l'ancienne émission quotidienne de Marc Dumont, Horizons chimériques : La reine guitare. C'était en septembre 2013. Un fort beau numéro (notamment les Scarlatti) présenté d'une voix de maître radiophonique.

15
Répondre en citant  
Sébastien Llinares et l'équipe de « Guitare, guitares » - le Dim 30 Juil 2017, 22:23

Sébastien Llinares confirme que l'émission Guitare, guitares (1h  le dimanche en juillet) mérite l'écoute. Déjà signalée dans ce post La guitare idiomatique pour son premier numéro, elle présente de très belles pièces dans celui du 16 juillet, "L'esprit de famille"*.

Une belle séquence centrale fait entendre, Benjamin Britten (1913-1976), Nocturnal after John Dowland op.7 : Passacaglia par  Christian Rivet, et rarement entendu, Benjamin Britten, Songs from the Chinese op.58 : The Big Charriot, The Old Lute, The Autumn Wind par Ian Bostridge (voix) et  Xuefei Yang (guitare) ainsi que, Arvo Pärt (1935-) Summa The Dublin Guitar Quartet.

Dans les années 1990 Robert J. Vidal attirait déjà l'attention sur les guitaristes chinois de très haut niveau. Nouvel exemple avec Xuefei Yang, ici il y a déjà huit ans dans le cadre des Istanbul Recitals, Concert Mar 2009 ou l'année dernière à Pékin, Icon— Yang Xuefei, classical guitarist 09/10/2016.

En fin d'émission, Sébastien Llinares interprète "en direct" Embraceable You de Georges Gershwin (1898-1937) que l'on peut également voir sur la page du site.

L'équipe de l'émission est certainement aussi derrière cette réussite : Jean-René Bonnissent, Pascal Ménard et Céline Parfenoff.

* Au programme un patchwork d'oeuvres de Purcell, Albeniz, Zamboni, Dowland, voire d'anonyme,de jazzmen célèbres tels Monk ou Nat King Cole, ainsi que des adaptations remarquables de compositeurs tels que Leguizamon, Britten, Bernstein, Arvo Pärt, Gershwin.

16
Répondre en citant  
''Baroquissimo'' de Benjamin François - le Jeu 03 Aoû 2017, 22:15

@fred de rouen : avant l'été, consultant les programmes de juillet-août de France Culture et France Musique, vous estimiez que la seconde station (la culturelle de Radio France) avait plus d'atouts que la première pour séduire l'auditeur et citiez comme probable émission de qualité, Baroquissimo ! de notre cher et érudit Benjamin François.

Bien deviné ! La première émission de 2h, divisée en deux parties et en deux podcasts tient toutes ses promesses : Les 25 ans de l'Ensemble Matheus - Jean-Christophe Spinosi et Les 30 ans de l'ensemble Les Passions - Jean-Marc Andrieu sont un régal.

Pages de descriptif plus soignées et plus complètes, pas possible ! Trois séquences vidéo dans la deuxième partie par exemple, et une partie de l'entretien non diffusée dans l'émission où est privilégiée la musique.

Serait-ce d'ailleurs un nouveau moyen original pour faire passer de la parole à France Musique ? Sur la page du site, des fichiers de l'intégralité de l'interview introduite durant l'émission par quelques mots de l'invité (une sorte de "teaser") et dans l'émission des pièces musicales longues. Voir si l'on assiste à un nouveau type d'émission divisée entre le diffusé à l'antenne et le contenu proposé sur la page de l'émission en ligne, deux parties qui constitueraient l'émission complète. Un phénomène à surveiller.  


Jean-Marc Andrieu et Benjamin François au Studio 141 de la Maison de la radio, © Annick Haumier

17
Répondre en citant  
Maria Callas, sans hésitation - le Dim 06 Aoû 2017, 10:11

"Quand on aime, on ne compte pas"... les très nombreuses émissions consacrées à Maria Callas sur France Musique* ! Aussi, fred de rouen, quand vous avez dit fin juin que vous ne manqueriez pas L'été de la Callas par Stéphane Grant, un des meilleurs connaisseurs de la soprano, ai-je décidé que, pour une fois, je prendrais votre conseil à la légère. Néanmoins, un regard fredericien mérite toujours un test. Et, évidemment, après cinq minutes du premier numéro Callas, au zénith... (1 sur 8 numéros) du 8 juillet qui commence avec La sonnambula de Vincenzo Bellini, c'est direction le podcast et duplication pour mise à l'abri dans les coffres-forts numériques Smile.

Retrouver ensuite Maria Callas dans La Traviata de Giuseppe Verdi (Turin, septembre 1953), voilà qui vous met en état d'addiction.

Maria Callas a le pouvoir de remuer la vitalité la plus profonde en chacun des auditeurs, de leur faire sentir par procuration une force intérieure insoupçonnée (que ce billet veut rappeler et appeler par le souvenir d'écoutes antérieures). C'en est bouleversant.

Merci d'avoir une nouvelle fois mis l'auditeur sur le bon chemin.

AJOUT du 07 08 2017 : entretien avec Stéphane Grant dans Télérama, Maria Callas chante tout l’été sur France Musique.

* Entre autres : 1955, une année dans la vie de Maria Callas... du dimanche 10 mai 2015 (par Stéphane Grant) ; Callas, nouvelle voix du dimanche 5 octobre 2014 (par Stéphane Grant) ; Maria Callas (1/5) du lundi 6 octobre 2014 (En Pistes)

18
Répondre en citant  
Sommet - le Sam 12 Aoû 2017, 18:24

Série exceptionnelle de Stéphane Grant que L'été de la Callas en 8 épisodes d'une heure (déjà évoquée ici). On est loin des Grandes traversées "Bonne nuit les petits" de la semaine passée sur France Culture (voir ici)...

Chaque numéro est époustouflant, bien sûr pour l'artiste hors pair, mais la présentation de Stéphane Grant est, comme toujours, du grand art, la réalisation est impeccable et les pages de descriptifs, mamma mia, du jamais vu ailleurs, voir le numéro 6 d'aujourd'hui : Callas, identification d'une femme avec l'ensemble des vidéos sélectionnées, dont la première, bouleversante : ♫Vincenzo Bellini, Norma, Acte I - "Casta diva" (Milan, avril/mai 1954).

19
Répondre en citant  
♫ Heinrich SCHÜTZ : Was betrübst du dich meine Seele ? - le Dim 13 Aoû 2017, 19:53

Une très belle apparition de pièces de Heinrich Schütz dans la série d'été de Benjamin François, Baroquissimo, numéro du 5 août  préparé pour Les 30 ans de l'ensemble Akadêmia - Françoise Lasserre .

Les trois extraits diffusés sont tirés des Musikalische Exequien que vous appréciez fort, Fred de Rouen. À propos du nom de la pièce en titre "Was betrübst du dich meine Seele ?" (Psaume 42:11*), la traduction donnée est "Que ne t’attristes-tu mon âme ?" qui me semble porteuse d'un malentendu.  Deux traductions plus satisfaisantes existent (au moins) : "Pourquoi t'abats-tu, mon âme" ; et celle que je préfère "Pourquoi être abattue, mon âme".

Un très beau programme de musique sacrée, donc, dans cette émission (voir aussi l'extrait du magnifique coffret "Monteverdi : Selva Morale e Spirituale"), comme dans les 17 numéros de l'été. À ce propos, Benjamin François (ancien professeur d'allemand, cela s'entend avec plaisir), qui propose chaque semaine Sacrées Musiques durant l'année, s'est cru obligé dans le numéro consacré aux 25 ans de Diabolus in Musica - Antoine Guerber de dire ceci qui semble un peu maladroit et peut-être répondre à du courrier (outragé ?) :

"Alors, on peut parfois se demander si ce passé chrétien, avec son référentiel obligatoirement religieux, n’est pas un frein à la diffusion de ce répertoire unique. Un référentiel culturel assez éloigné, il faut bien le dire, de notre société contemporaine hypersécularisée. Une immense partie du répertoire médiéval concerne ce patrimoine chrétien on ne peut que le constater, on ne peut pas faire d’histoire de la musique sans faire de la musique sacrée, Antoine Gerber me l’a dit. Mais nous sommes faits également de cela, la société médiévale est sacrée, on ne peut rien y faire, on ne peut pas le changer. Toute l’organisation de la société repose sur un fondement sacré à cette époque entre le Ve  et le XVe siècle. La musique est donc issue de cela. Faire revivre les musiques religieuses, par contre, ne signifie pas forcément faire revivre la religion ou affirmer des croyances, c’est une contradiction que quelque part il faut assumer." (à partir de 48'42'' de l'émission, pas de pastille possible avec France Musique).

Va-t-il bientôt falloir mettre des encarts "de précaution" dans les musées à côté de peintures représentant des scènes bibliques ?

* Psalm 42:11
Was betrübst du dich, meine Seele, und bist so unruhig in mir? Harre auf Gott! denn ich werde ihm noch danken, daß er meines Angesichts Hilfe und mein Gott ist.

Pourquoi être abattue, mon âme, et pourquoi gémir en moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore! Il est mon salut et mon Dieu.

20
Répondre en citant  
Heinrich SCHÜTZ : Was betrübst du dich meine Seele ? - le Lun 14 Aoû 2017, 02:16

Philaunet(http://www.regardfc.com/t9p300-france-musique#28636) a écrit: Une très belle apparition de pièces de Heinrich Schütz dans la série d'été de Benjamin François, Baroquissimo, numéro du 5 août  préparé pour Les 30 ans de l'ensemble Akadêmia - Françoise Lasserre .

Je rebondis sur SCHÜTZ, si je puis dire... voici pour Fred de Rouen quelques émissions encore écoutables en ligne et provenant de la RTS, Espace 2 :

2  " Disques en lice", Comparatif à l'aveugle de versions discographiques. France musique et Musiq3 ont aussi leur émission comparative. Intéressantes à comparer, justement, surtout si les 3 traitent de la même oeuvre... J'ai un lointain souvenir des Les Psaumes de David dirigés par Frieder Bernius, un beau disque paru chez Sony. Et pour l'Histoire de la Résurrection je me souviens de la version de René Jacobs. Je verrai en les écoutant si ces 2 versions s'y trouvent, la discographie a dû pas mal changer avec le temps.

Disques en lice, 14.04.2012
Schütz: Histoire de la Résurrection de Jésus-Christ
https://www.rts.ch/play/radio/disques-en-lice/audio/schuetz-histoire-de-la-resurrection-de-jesus-christ?id=3891510#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

Disques en lice, 05.01.2013
Heinrich Schütz: Les Psaumes de David, ou la ferveur impulsive.
https://www.rts.ch/play/radio/disques-en-lice/audio/heinrich-schuetz-les-psaumes-de-david-ou-la-ferveur-impulsive-?id=4505917#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

Un concert :

par le Dresdner Kammerchor sous la direction de Hans Christoph Rademann
à écouter ici :
https://www.rts.ch/play/radio/les-nouveaux-horizons/audio/heinrich-schuetz-un-precurseur-de-jean-sebastien-bach?id=4696542#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

ou à télécharger :
bit.ly 2w1vpKM

Concert donné à Sarrebruck le 30.03.2012

Au programme :
1) La Passion selon St.-Luc d'Heinrich Schütz (1664)
Jan Kobow, Tenor, l'évangeliste
Felix Rumpf, Bass, Jesus
Dresdner Kammerchor

2) Dialogue de l'évangile, Ach Herr, du Sohn David. SWV Anh 2 d'Heinrich Schütz
Frauke Hess/Viola da Gamba
Ludger Rémy/Orgel
Ulrike Hofbauer, soliste
Marie-Louise Verneburg
Dresdner Kammerchor

3) Litania SWV 458 d'Heinrich Schütz
Frauke Hess/Viola da Gamba
Lee Santana/Theorbe
Ludger Rémy/Orgel
Dresdner Kammerchor

4) Concert Spirituel pour 1 voix, 4 instruments et basse obligée
Erbarm dich mein, o Herre Gott SWV 447 d'Heinrich Schütz
Ulrike Hofbauer, soliste
Lee Santana/Theorbe
Ludger Rémy/Orgel
Sirius Viols (Gambenconsort Hille Perl)

5) Les 7 paroles du Christ en croix SWV 478 (1662 )
Sirius Viols (Gambenconsort Hille Perl)
Dresdner Kammerchor

Interviews du chef vers 53mn

21
Répondre en citant  
Renaud Machart, l'indispensable - le Lun 14 Aoû 2017, 18:25

"Il n'y a pas mieux que ''Der Doppelgänger'' pour vous plomber une matinée... quelques lieder un peu sinistres de Schubert, mais évidemment un sinistre sublime", dit Renaud Machart en riant à huit heures moins cinq lors de sa première matinale du week-end d'août "Réveil Classique" du week-end, invitée Florence Malgoire violoniste, pédagogue et chef d'orchestre.

Voilà tout Renaud Machart depuis des années. Certains n'aiment pas, beaucoup adorent. Une grande sensibilité, un humour vachard, qui se fout (gentiment) de la gueule des auditeurs qui n'aiment pas, de France Musique (voir ses commentaires sur la virgule sonore pleine de niaiserie de l'année dernière, cette année France Musique a compris la leçon...) et du reste. Sauf de ses amis, de la musique et... de tout ce qu'on appelle "les plaisirs de la vie" (attention à la voix, RM !)

Aucune de ses émissions qu ne soient un message ou une pédagogie, voire une résistance (au sérieux ou à la bêtise). Ainsi commencer la matinale du 5 août à 7h avec le programme ci-dessous*, personne ne l'oserait, sauf lui. Honneur du service public et de la direction de la chaîne qui connaît ses talents.

Le contenu d'une émission est une chose, mais l'emballage est essentiel : une voix, un ton, un art de s'adresser aux auditeurs et à ses invités, une connaissance encyclopédique de son domaine et l'ouverture à d'autres genres, c'est le fort des meilleurs producteurs (Szymczak, Rousseau, Grant, etc). Mais voilà, la nouvelle génération choisie depuis deux ans par Marc Voinchet ne semble pas emprunter cette voie.

"Le réveil classique du week-end" en août est peut-être programmé par la chaîne comme une émission de consommation courante sans ambition, mais avec Renaud Machart, elle est un document sur l'art de la radio musicale de qualité qui fait du bien.


*  Johann Sebastian Bach
Pièce d'Orgue en Sol BWV 572 (extrait)
Olivier Vernet, orgue
(Ligia)
Claudio Monteverdi
Hor che'l ciel e la terra (Libro 8 )
Concerto Italiano
Rinaldo Alessandrini, direction
(Naïve)
Wolfgang Amadeus Mozart
Premier mouvement du Concerto Jeune Homme
Lili Kraus, piano
Vienna Festival Orchestra
Stephen Simon, direction
(Sony Classical)
Franz Schubert
Le Chant du Cygne D957:
- Der Atlas
- Ihr Bild
- Das Fischermädchen
- Die Stadt
- Am Meer
- Der Doppelgänger
Stephan Genz, baryton
Michel Dalberto, piano

Les émissions estivales de France Musique     Page 2 sur 4

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Accueil / France Musique

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum