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Une vie une oeuvre / Mardi des auteurs    Page 7 sur 10

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Une vie une oeuvre / Mardi des auteurs - le Mar 29 Sep 2009, 15:30

Rappel du premier message :

Bizarrerie des titres à France Culture :
- parfois on dissout une émission mais on persiste à proposer un truc différent sous le même titre, et en continuité encore (c’est le cas -dramatique- des Chemins de la connaissance)
- parfois on recrée sous le même titre un truc qui n’a que loin à voir avec la formule (exemple : Tire ta langue)
- et il y a un 3ème type : changer le titre sans changer l’émission (sauf la réduire d’un tiers). Un cas : Le Mardi des auteurs.

Cette dernière, sujet de ce fil, est l’émission fameuse et emblématique de FC : Une vie une oeuvre, qui en cette rentrée de 2009 est reconduite (ouf) mais sous ce nouveau titre de "Mardi des auteurs". Mystères de la grille, donc. Mais puisque, vu comme ça de loin, j’ai bien l’impression que le programme Patino renforcerait plutôt le secteur culturel, et puisque la forme de ces documentaires est respectée sous le format certes réduit de 90 à 57 minutes, alors autant créer un fil pour dire ce qu’on entend de bien dans cette émission, quand elle est fidèle en son contenu au projet culturel. Et aussi pour la sabrer lors des numéros de petite historiette qu’il eut été plus juste d’intituler "Une vie telle que j’ai envie de la raconter et pour l’oeuvre vous irez voir ailleurs". On me dira que comme titre c’est bien long. Mais c’est moins long à endurer qu’un numéro salopé dans une série qui fut si brillante ...

En ce moment même c’est tout le contraire :
ce Victor Segalen est des plus fidèles
à la forme usuelle du documentaire
de qualité, où domine le souci culturel.
Celui-là les amateurs pourront le garder
Production : Catherine Pont-Humbert
Réalisation : Anne-Pascale Desvignes
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/mardi-des-auteurs/fiche.php?diffusion_id=76301
* * *

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Patrick Leigh Fermor - le Jeu 25 Sep 2014, 21:50

@Nessie a écrit:(...) on remarque ce samedi un numéro parfaitement bien calé dans le paradigme de l'émission : Patrick Leigh Fermor, par Françoise Estèbe.

Rappelons la formule magique de 'Une vie une oeuvre' :
Un auteur qu'on ne connait pas + une productrice qu'on connait bien = fréquemment une émission réussie.

Une émission très réussie grâce à Françoise Estèbe, productrice qui ne la ramène pas, qu'on n'invitera jamais sur un plateau pour présenter la saison, mais qui est garante, avec quelques rares autres, de la qualité de cette chaîne.

@Philaunet a écrit:
S'il y a une productrice qui nous rend fiers d'avoir une chaîne de radio culturelle du nom de France Culture, c'est bien Françoise Estèbe. (...)
France Culture peut être reconnaissante à Françoise Estèbe et à quelques-uns de ses pairs de sauver l'honneur de la station.

Qui est Martin Quenehen ? Un inconnu en matière de production de qualité. En revanche ces trois-là (je découvre  le 4e nom) forment la fine fleur du documentaire culturel : "Patrick Leigh Fermor -Par Françoise Estèbe. Réalisation : Lionel Quantin. Attachée d'émission : Claire Poinsignon. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la bibliothèque de Radio France."

Comment sait-on que Martin Quenehn n'a pas écouté l'émission dont il est... le coordinateur ? L'inspirateur des sujets ? Le prête-nom ? Au simple fait qu'il présente l'émission en disant "Patrick Leille Fermor", alors que durant toute l'émission les intervenants, Estèbe y compris, prononcent Patrick Li Fermor. Un détail bien révélateur. À sa décharge, peut-être n'a-t-il jamais entendu parler du cinéaste Mike Leigh...

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Patrick Leigh Fermor (suite) - le Ven 26 Sep 2014, 11:55

Ce numéro d'Une vie une oeuvre déjà évoqué dans les posts 60 et 61 mérite quelques commentaires, car son écoute recèle de très beaux moments. En effet, il ne faut pas manquer ce passage où est contée l'histoire de l'enlèvement du général Kreipe en Crète. On remarque l'excellent travail de synchronisation des paroles, toutes parfaitement compréhensibles : l'allemand, puis l'anglais et la traduction en français :  

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/09/s38/NET_FC_fa440997-ae8a-4418-a139-b2a9f35a39ad.mp3" debut="40:28" fin="42:28"]

En cette journée européenne des langues, on ne peut que saluer ce travail méticuleux.

Et si vous incluez le latin de l'époque d'Horace dans votre bagage linguisitique, voici une très émouvante évocation d'un échange entre deux personnes que tout devait opposer mais qui montre ce que peut faire la culture pour les réunir :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/09/s38/NET_FC_fa440997-ae8a-4418-a139-b2a9f35a39ad.mp3" debut="43:00" fin="46:34"]

À suivre.

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Re: Une vie une oeuvre / Mardi des auteurs - le Ven 26 Sep 2014, 22:19

Cette émission sur Patrick Leigh Fermor de Françoise Estèbe est magnifique, vraiment d'une qualité inusitée.Merci de l'avoir relevée.
Ses deux livres "Entre fleuve et forêt" et "Le temps des offrandes", auxquels s'ajoute l'édition d'un manuscrit retrouvé, devraient réconcilier les européens avec eux-mêmes. Ce sont des invitations au bonheur, à la connaissance.
Je m'interroge et j'interroge les forumers: est-ce la première émission sur cet auteur à FC? ce serait curieux, tout de même.
Il y a , sur le site de l'émission, un commentaire que je trouve inapproprié: "un jeune plein de talent, mais tête brûlée": comment un jeune homme peut-il être plein de talent(quel talent?) et comment peut-on traiter de tête brûlée cet  homme témoignant d'une telle constance dans sa quête de connaissance de l'Europe de 1933?

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Patrick Leigh Fermor, et l'oeuvre ? - le Dim 28 Sep 2014, 17:44

@antonia a écrit:Cette émission sur Patrick Leigh Fermor de Françoise Estèbe est magnifique, vraiment d'une qualité inusitée.Merci de l'avoir relevée.
Ses deux livres "Entre fleuve et forêt" et "Le temps des offrandes", auxquels s'ajoute l'édition d'un manuscrit retrouvé, devraient réconcilier les européens avec eux-mêmes. Ce sont des invitations au bonheur, à la connaissance.
Je m'interroge et j'interroge les forumers: est-ce la première émission sur cet auteur à FC? ce serait curieux, tout de même.
Il y a , sur le site de l'émission, un commentaire que je trouve inapproprié: "un jeune plein de talent, mais tête brûlée": comment un jeune homme peut-il être plein de talent(quel talent?) et comment peut-on traiter de tête brûlée cet  homme témoignant d'une telle constance dans sa quête de connaissance de l'Europe de 1933?

Oui, cet emploi de « tête brûlée » est pour le moins étrange. Le terme qui me vient à l'esprit est "Taugenichts"  dans le sens du récit éponyme de Joseph von Eichendorff (« bon à rien », « doux rêveur »). Entre 1933 et 1935, Fermor a parcouru l'Europe un peu comme Nicolas Bouvier  dans les Balkans (les deux voyageurs étaient des hommes très cultivés)  : en se laissant guider par les rencontres de hasard, mais aussi en suivant un itinéraire tracé à l'avance.

L'émission est bonne, voire très bonne. Cependant, elle s'appelle « Une vie, une oeuvre ».  Ce qui ne signifie pas automatiquement que « la vie »  et  « l'oeuvre » doivent  se voir dédier un temps équivalent. Reste que Françoise Estèbe ne donne à l'oeuvre que 5 minutes d'attention (à partir de la 49e minute) sur les 60 minutes, soit moins de 10% de l'émission. C'est un signe :  pas de critique littéraire à la Lionel Richard ou comme au feu Panorama ou chez Pascale Casanova, non, de l'anecdote, du récit de vie, du témoignage.

Un signe de notre époque que l'on retrouve aussi beaucoup dans les articles ci-dessous (normal pour les nécrologies), sauf dans le premier qui a quelque chose à dire sur l'art littéraire.

Les auditeurs et lecteurs sont intéressés par les belles (ou laides) histoires. Ou on leur prête ce trait ou encore ce trait est-il celui des auditeurs « non fidèles » de FC qui écoutent d'une oreille flottante pour se distraire et non pour se nourrir de quelque érudition ou d'une réflexion critique (c'est d'ailleurs ce public que recherche la direction de France Culture au détriment de l'autre).  Aussi, l'émission Une vie, une oeuvre interroge-t-elle des témoins, de la famille, un/e biographe et ne fait pas intervenir un critique littéraire digne de ce nom (ou un critique artistique ou autre selon la spécialité du personnage traité) .

The Inspired Voyage of Patrick Leigh Fermor Daniel Mendelsohn y formule très adroitement un certain nombre de critiques sur le style de l'auteur.

The Broken Road: From the Iron Gates to Mount Athos by Patrick Leigh Fermor  Un article du Guardian s'intéressant à l'oeuvre

Patrick Leigh Fermor (1915–2011) par Colin Thubron, grand voyageur et écrivain de récit de voyages, ami et « exécuteur littéraire » de l'écrivain anglo-irlandais.

Mort de l'écrivain voyageur Patrick Leigh Fermor, carnet du Monde par Jean Soublin où l'on apprend, entre autres, que Fermor « a participé à la réalisation du film Les Racines du ciel, tiré du roman éponyme de Romain Gary ».

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Une nouvelle étape dans le chemin de croix de UVUO - le Sam 11 Oct 2014, 14:11

Well, ça s'annonce plutôt mal.

A 18h, une vie une oeuvre 'Patrick Modiano' va cumuler les handicaps :
- par Martin Quénéhen déjà c'est mal parti
- en direct, ouille ouille
- et avec une préparation d'à peine plus de 24h puisque décidé hier.

A l'avantage de cette émission : elle viendra après les interviews interminable du bonhomme, toujours sympathique mais fidèle à son style oral (enchaîner des phrases incomplètes). Et comme en plus dans les interviews maison réalisées pour la circonstance, le contrepoint lui sera donné par la voix asexuée de Christophe Ono-di-Biot et par le ton de harengère de Sandrine Treiner, probablement ce Une vie une oeuvre sera un moment de soulagement.

Enfin sauf pour ceux qui boycotteront ce nouveau programme esspécial.
Il y a tellement de programmes spéciaux sur France Culture que c'est le programme courant qui devient inhabituel...

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« Une vie une oeuvre », émission culte ? - le Mar 14 Oct 2014, 18:14

De la prose arvorienne si je ne me trompe pas (exemple de « belle » langue : « Ce livre, (...), est donc un fragment d'un grand continent. Elles ont été choisies... »).  Enfin pour les amateurs voici le texte de présentation  où le rédacteur a le culot de mettre sur le même pied les  émissions de 1984 et celles de maintenant !  Et comme si Garrigou était seul aux manettes alors que le succès des meilleurs numéros est l'oeuvre de créateurs dont on ne daigne même pas donner les noms (Françoise Estèbe, par exemple) : Destins inoubliables

Le livre anniversaire de "Une vie une œuvre" de Matthieu Garrigou-Lagrange Découvrez les destins inoubliables de Georges Bataille, Django Reinhardt, Bob Marley, Mark Twain, Alexandre Soljenitsyne, Pina Bausch, Louis de Funès, Jean-François Bizot, Jean-Michel Basquiat, Steve Jobs et tant d’autres… choisis dans l’émission culte de France Culture Une vie, une œuvre.

Pour durer à la radio, une émission doit toucher à l’essentiel. En 1984, France Culture diffusait le premier numéro d’Une vie, une œuvre. Trente ans après, le projet n’a pas dévié : raconter la vie d’une personnalité et comprendre son apport au monde. La forme a évolué, les producteurs se sont succédé, mais l’essence demeure. Chaque semaine, l’émission célèbre, interroge, remet en question une existence, le parcours d’un homme ou d’une femme qui voulait changer les choses et apposer son empreinte sur le monde.

Ce livre, qui regroupe 30 émissions emblématiques, est donc un fragment d’un grand continent ! Elles ont été choisies parmi les meilleures, évoquant des destins aussi divers que ceux de Steve Jobs et Jean Lorrain, Pina Bausch et Louis de Funès, Bob Marley et Mark Twain, Jacques-Yves Cousteau et Hubert Selby Jr. Autant de personnalités qui, sans s’être jamais croisées, ont pourtant tout à voir entre elles : elles appartiennent à notre culture commune et ont remis en question, chacune à leur manière, les normes de leur discipline.

Producteur de l’émission Une vie, une œuvre sur France Culture depuis 2007, Matthieu Garrigou-Lagrange est journaliste, auteur de documentaires, et a notamment produit de longues séries d’été consacrées aux artistes.


22 euros le volume... N'importe quelle notice biographique sur Internet vous en apprendra autant. Mais le but de cette édition n'est pas la culture, mais le signe de prétendue culture sur sa table basse ou à la main dans une foire partenaire de FC. C'est un marché, il est vrai.

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Re: Une vie une oeuvre / Mardi des auteurs - le Mer 15 Oct 2014, 00:17

"Elles ont été choisies parmi les meilleures"

a) On veut bien le croire : mais parmi les meilleures ...  de la période Garrigou-Lagrange ?  
b) Et sur les 30, on se demande combien ont été signées par le même ?

Garrigou-Lagrange qui connait tellement bien l'histoire de l'émission, son corpus, ses règles, ses principes, qu'en évoquant le 'Une vie une oeuvre - J.D. Salinger' dans la Matinale, il trouve le moyen de placer que c'est la seule personnalité vivante à avoir été prise comme sujet dans la série.

Ben non, mon brave. Avec un tout petit peu de mémoire, un auditeur peut rétorquer en une seconde qu'il y en a eu au moins 3. Car avant Salinger,  il y eut Denise Desjardins pour passer dans cette émission (numéro produit par Sylvain Alzial à la fin 2003), et puis deux années plus tôt Catherine Soullard nous avait donné un Balthus. Je dis bien "rétorquer en une seconde" parce que la remarque a été postée sur FaceBook dans la minute qui a suivi, à la page d'un petit groupe qui parfois suit la matinale en direct et souvent aussi en rigolant pas mal, occupés à compter les bourdes à côté de ça que notre forum ici est un forum d'enfants de choeur.


Les mauvais faiseurs de cette radio la connaissent moins bien que les auditeurs. Et quand on vient les critiquer, ils répondent : "Vous n'êtes pas de vrais auditeurs" (authentique, MGL répond ça quand on lui adresse une remarque déplaisante - pauvre petit garçon).

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Le pipole-chic de France Culture - le Mer 15 Oct 2014, 21:59

@Philaunet a écrit:[...]L'émission est bonne, voire très bonne. Cependant, [...] Françoise Estèbe ne donne à l'oeuvre que 5 minutes d'attention (à partir de la 49e minute) sur les 60 minutes, soit moins de 10% de l'émission. C'est un signe :  pas de critique littéraire à la Lionel Richard ou comme au feu Panorama ou chez Pascale Casanova, non, de l'anecdote, du récit de vie, du témoignage.

Un signe de notre époque que l'on retrouve aussi beaucoup dans les articles ci-dessous (normal pour les nécrologies), sauf dans le premier qui a quelque chose à dire sur l'art littéraire.

Les auditeurs et lecteurs sont intéressés par les belles (ou laides) histoires. Ou on leur prête ce trait ou encore ce trait est-il celui des auditeurs « non fidèles » de FC qui écoutent d'une oreille flottante pour se distraire et non pour se nourrir de quelque érudition ou d'une réflexion critique (c'est d'ailleurs ce public que recherche la direction de France Culture au détriment de l'autre).  Aussi, l'émission Une vie, une oeuvre interroge-t-elle des témoins, de la famille, un/e biographe et ne fait pas intervenir un critique littéraire digne de ce nom (ou un critique artistique ou autre selon la spécialité du personnage traité).

C'est devenu un défaut endémique de cette radio, que de jouer pour les classes intellectuelles le rôle de la presse people chez la populace qu'elle méprise par ailleurs, ça elle le montre bien assez. Donc FC exploitera les destinées (ici on voit le titre du volume) non des têtes couronnées ou des stars de la variété, mais celles des grands artistes, des auteurs, et des dirigeants politiques. C'est sur cette base que le non-événement envahit le journal, que la toute toute petite histoire du pouvoir s'installe dans La fabrique de l'histoire, et qu'Une vie une oeuvre perd son âme.

Et justement nous en avons un exemple samedi dernier :

./...

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Une vie une oeuvre - Patrick Modiano - le Mer 15 Oct 2014, 22:10

./...

Justement, le numéro de samedi dernier échappe raisonnablement à cette spirale de la médiocrité : l'émission est plutôt réussie. C'est grâce à Martin Quénéhen et c'est malgré sa méconnaissance du sujet. Ou l'inverse. Ses questions montrent qu'il n'y connait rien, toujours obsédé par le polar qu'il confond d'ailleurs avec l'élément policier ou même la base quasi-policière de certains des romans de l'écrivain. Eh non mon brave Martin, le polar n'est pas le policier. Le polar c'est intense. On n'a jamais vu un polar tissé de flânerie méditative. Et puis non, mon brave Martin, pour Modiano le monde ne s'arrête pas en 1945 pas plus que pour Tardi il ne s'arrête en 1918. Bien au contraire, Modiano est un remarquable mémorialiste des années d'après guerre, les 50 et les 60's. On aurait pu compter sur Burgelin pour le dire, Burgelin par ailleurs ami de Perec avec qui Modiano à ce titre a en commun d'être un mémorialiste des mêmes décennies. Mais en une heure on ne dira pas tout.

On ne dit pas tout alors il faut choisir. On s'arrête lourdement sur ce qu'on n'a pas le droit d'éviter, entendez sur ce  que FC serine à l'auditeur plusieurs fois par semaine des fois qu'il lui prendrait la lubie d'oublier, à ce brave con d'auditeur. D'oublier quoi ? Eh bien les heures (les plus) sombres de vous savez bien quoi. De fait, l'occupation obsède Modiano, l'occupation plus encore que le drame des juifs. Mais vous êtes sur FC donc on enfermera toute l'oeuvre ou quasi dans un étau dont les branches seront "La place de l'Etoile" et "Dora Bruder". Evidemment, ne pas s'y arrêter eut été impensable, surtout avec le plaisir inconscient des vautours de FC qui sont au génocide ce que Tartuffe est à la débauche : des profiteurs qui font leur bénéfice de l'existence même de ce qu'ilscondamnent. C'est bien dommage mais cette focalisation se fera au détriment du reste. Répétons-le : 60 minutes c'est bien peu.

Reste qu'en fin de  compte l'émission est bonne, à un détail près : ce que nous entendons n'est absolument pas un numéro d'Une vie une oeuvre. C'est une heure de magazine en direct sur un auteur, un peu comme jadis aux Mardis Littéraires. Et contrairement à la ligne héritée de Garrigou-Lagrange, l'équilibre entre la biographie et l'oeuvre semble respecté : sur la trentaine de romans, on en citera presque un tiers. On lira quelques extraits. Effet positif du direct (inattendu) : les invités sont peu nombreux et ils semblent bien choisis. Peut-être aussi est-ce l'impréparation qui en nous évitant un conducteur trop rigide, leur aura finalement laissé le champ libre. Martin Quénéhen se rattrapera, n'en doutez nullement : il saura bien en saboter d'autres numéros de 'Une vie une oeuvre', ça on lui fait confiance puisqu'une fois sur deux il affadit ce qu'il touche. Mais en l'occurrence il mérite des remerciements. Pour ne pas trop s'en être mêlé, précisément.  

Matthieu Garrigou-Lagrange a tué une vie une oeuvre et Martin Quénéhen est chargé de l'enterrer. On y reviendra en temps utile.


Ps  - A part ça les amis, ne vous alarmez pas trop si comme chez moi l'émission vous est parvenue en podcast sous un titre erroné de "Solitude", qui est le numéro initialement prévu ce samedi, et dont la diffusion a été reportée au 1er novembre. Le moindre assistant d'émission devrait pouvoir modifier une étiquette podcast en constatant qu'il y a erreur, mais à France Culture soit il faut avoir reçu pour ça un sacrement spécial, soit le site est une usine à gaz impénétrable sans fil d'Ariane, soit plus probablement tout le monde s'en fout alors ils attendent d'avoir reçu 798 courriers de réclamation pour changer le titre de leur podcast.

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Ca cache kèk'chose - le Dim 19 Oct 2014, 11:31

Martin Quénéhen nous en veut : sa façon à lui de nous décevoir consiste à nous réserver de bonnes surprises. Voici donc de nouveau un "Une vie une oeuvre" assez réussi, où Martin n'apparaît pas même le temps d'un coup de chapeau. Merci de n'y point chercher lien de cause à effet.

Alain Bashung échappe de peu au prix nobel de poésie française. Rocker chéri de la chaine France Culture car Rebel de chez Rebel comme on dirait au Goumarre-Club'. D'ailleurs ce 'une vie une oeuvre' ne vaut guère plus qu'un numéro réussi de Matthieu Conquet, ce qui n'est pas mal du tout cela dit. Il intéressera tous ceux qui apprécient de mettre le nez dans la cuisine de la création : c'est chose faite grâce aux souvenirs des différents paroliers, qui nous racontent dans le détail les allers-retour entre le studio d'enregistrement et le labo personnel de Bashung (mais sans la Pelforth).

Quant à ceux qui ont suivi l'artiste depuis longtemps ou depuis peu, ils devraient eux aussi apprécier l'émission. Du moins à la condition que leurs opus (comme on dit chez Laporte) préférés ne passent pas trop à la trappe. Pas de chance pour moi c'était justement mon cas : j'avais préféré "Pizza", le "Calamity Jane" co-signé avec Chloé Mons (il fut diffusé dans l'Atelier de création radiophonique) et leur version du Cantique des cantiques. Je n'ai rien entendu sur aucun des trois. Mais ça n'a guère d'importance : j'ai apprécié les incursions dans la cuisine de l'artiste. J'ai apprécié que pour une fois les anecdotes people soient largement éclipsées par les remarques sur les oeuvres enfin oui disons les oeuvres.

Reste à savoir si dans l'avenir, le Une vie une oeuvre piloté par Martin Quénéhen réussira à s'élever au-dessus du niveau ordinaire des préoccupations d'adolescents pour qui la culture c'est le rock, la B.D.  et le polar ; certes genres intéressants mais qui ne sont pas l'alphoméga de la culture. Enfin ça, l'avenir nous le dira.

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Pendant le foutage de gueule, le foutage de gueule continue - le Jeu 06 Nov 2014, 00:12

Samedi 1er novembre on ne sait pas très bien si Martin Quénéhen se fout un tout petit peu de la gueule du monde ou bien s'il a servilement obéi au boss de la station Olivier Poivre d'Arvor. D'ailleurs l'un n'empêche pas l'autre. En tous cas, ce qu'on sait c'est que ledit Poivre lui se fout ouvertement de la vocation de la chaine qu'il transforme chaque année un peu plus en agence idéologique et en succursale de Terra Nova. Résultat : le Une vie une oeuvre du samedi 1er novembre dévolu à un personnage spécialement symbolique, la mûlatresse Solitude (et pourquoi pas Le soldat inconnu, au fait ? ) certes dotée du profil idéal pour faire reluire le paradigme idéologique de la maison. Avec l'inénarrable Louis-Georges Tin. On prévoit pour la prochaine journée festive : "Une mort, une oeuvre - Clément Méric"

Coincidence ? Le même jour, il y avait pourtant quasi un autre "Une vie une oeuvre", quelques heures plus tard et sous un autre titre : François Truffaut.

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