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Derrière les micros de France Musique    Page 3 sur 3

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Derrière les micros de France Musique - le Dim 27 Juil 2014, 18:55

Rappel du premier message :

Gérard Pesson




Je suis heureux de vous avoir fait découvrir l'émission défunte de Gérard Pesson, que vous l'ayez appréciée à sa juste valeur. Emission qui me comblait, qui était ma joie  et je n'ose espérer qu'elle aura un avatar. Mais comment France-musique peut-elle sans déchoir se priver de pareils talents ? Vous avez vu que Boudoirs et autres fonctionnait par séries, toutes me plaisaient. Celle qui a eu le plus de livraisons était six pieds sous terre, elle était consacrée à la mort.  Dans cette série, on peut encore écouter l'émission Mort à Venise , consacrée à la mort de Richard Wagner.  Il y en avait de vraiment sensationnelles, les ruines, la vie de château, éloge du la mineur,  et aussi  manières de décrire la pluie qui m'a permis de découvrir les plus beaux « Regenlied » de Brahms leurs textes et leurs musiques.

Je vous signale le boudoir N° 181 qui a été diffusé le 4 décembre  2009, manières de décrire la pluie. J'y ai découvert le plus fabuleux lied de Johannes Brahms Abendregen  opus 70 n°4

le poème est de Gottfried  Keller

sous les rayons du soleil couchant
lente et faiblement luisante
tombait une pluie
l'âme sombre, le promeneur
s'acheminait vers elle sur d'étroits sentiers
Il vit les grosses gouttes scintiller et tomber à travers les rayons d'or
Il en sentit la fraîcheur sur son front
et dit tressaillant de joie
je sais à présent qu'au dessus de moi se déploie un arc-en-ciel
que le riant lointain voit chatoyer sur le sentier que j'ai suivi.

Il avait fait une magnifique série sur Gabriel Fauré.  Et une série sur Stravinski, qui restera, hélas inachevée.

Ça me fait mal au cœur qu'une inculte ait jeté tout cela aux orties.

J'approuve vontre admiration de François-Xavier  Szymczak, qui est un as.  Le jeune polonais (ou d'origine polonaise) est  tellement calé pour la liturgie, il connaît sur le bout des doigts tous  les  graduels de toutes les périodes liturgiques, que je me  demande s'il n'a pas, dans une autre vie été séminariste.

Je donnerais cher, en roupies de sansonnet pour avoir les enregistrements de sa série par les rues et par les chemins, il racontait l'histoire par la musique et la musique par l'histoire. C'était passionnant. Je me  souviens du jour où il a raconté l'histoire politique et musicale de l'Espagne du XVIIIe siècle, du temps où les rois s'occupaient de courir le guilledou  et les reines, qui étaient des Italiennes,  de faire composer et jouer les plus belles musiques qui pussent être en faisant venir les plus grands musiciens de leur pays natal.

J'ai aussi aimé le jardin des dieux, qui  passait le dimanche matin .

Je lance un appel solennel : si quelqu'un pouvait m'aider à me procurer les enregistrements des boudoirs  de Gérard Pesson, qu'il m'écrive  henrypmfay@yahoo.fr  

Je lui en serais éternellement reconnaissant.  Lesquels ? Tous. Les plus anciens sont ceux qui m'intéressent le plus.
* * *

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Jean-Michel Damian utilisé comme faire-valoir - le Lun 28 Aoû 2017, 20:51

Dans Télérama, cet entrefilet Voix de velours et érudition : une nouvelle nuit Jean-Michel Damian sur France Musique où une certaine Elise Racque (âge ?) écrit ce qui doit être la phrase la plus maladroite de l'année : "France Musique a bien du mal à se séparer de son producteur bien-aimé Jean-Michel Damian, décédé le 1er novembre 2016".

Quoi qu'il en soit, on apprend que "Les auditeurs pourront une nouvelle fois entendre sa voix de velours lors d’une nuit d’hommage, du 27 au 28 août. La troisième du genre puisque, fin décembre 2016, la station consacrait déjà deux plages nocturnes au mélomane.". Ici donc : Nuit Hommage à Jean-Michel Damian avec un descriptif tout à fait éloquent : "Nuit Hommage à Jean-Michel Damian" et c'est tout.

Vu que France Musique a communiqué à sa revue partenaire, plusieurs jours, sinon plusieurs semaines à l'avance, le détail des émissions contenues dans cette nuit*, on se demande pourquoi elle ne l'a pas indiqué dans ses propres "colonnes". La rentrée commence bien...

On notera en passant que les deux voix professionnelles, Karine Le Bail et Dominique Boutel qui ont présenté les deux premières "Nuits Damian", revendiquaient haut et fort l'héritage de l'art radiophonique du producteur historique de la chaîne. Ironie de l'histoire, ces deux personnalités de France Musique ont été écartées de l'antenne à la rentrée par Marc Voinchet. Pour mieux ouvrir le robinet à enregistrements de CD et de concerts ?

Si Jean-Michel Damian était actuellement producteur à France Musique, son sort serait sans doute le même que celui des deux susnommées : viré. Une émission aujourd'hui tenue par une personnalité dont la "culture générale était immense" et qui "pouvait aussi bien parler de musique que de cinéma et de littérature" (dit Max Dozolme, l’un des programmateurs) : impensable.

La culture à France Musique, elle est illustrée dans la présentation de la saison 2017-2018 : "À l’antenne, la nouvelle saison s’inscrit dans la continuité avec toujours plus de clarté et des univers mieux identifiés. En majesté, du lundi au vendredi, un coup de projecteur sur ce que seule France Musique sait faire : de la création mondiale au quotidien." C'est-à-dire ? Comprenne qui pourra...


*Entre minuit et 7 heures du matin, la chaîne rediffuse trois de ses émissions en intégralité. Deux épisodes des Imaginaires enregistrés en direct en 1999 rappelleront sa capacité à tenir des formats longs (les entretiens duraient 2h30). On retrouvera son interview du réalisateur Claude Chabrol, puis son échange avec la famille Chedid, en compagnie d’Andrée, Louis et Matthieu. Troisième souvenir, plus récent puisque enregistré en 2004 : une discussion intime, presque de l’ordre de la confession, avec le ténor Michel Sénéchal, alors âgé de 77 ans.

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Mildred Clary, luthiste, grande dame de France Musique - le Mar 29 Aoû 2017, 22:27

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t836-les-grands-entretiens-de-stephane-grant#28721) a écrit:Retour gagnant pour Stéphane Grant et ses Grands entretiens, avec toute une semaine consacrée à Christina Pluhar, directrice musicale de l'Arpegiatta. (...)
Aujourd'hui, il est question de l'enfance de C. Pluhar, passée à Graz, en Styrie (ville qui a vu naître également Karl Böhm et Nikolaus Harnoncourt), de sa découverte de la guitare puis du luth, de sa "fuite" en Hollande pour étudier cet instrument auprès de Toyohiko Satoh, de l'influence de cette école hollandaise dans la redécouverte de la musique ancienne, de l'importance enfin de la rencontre avec Hopkinson Smith et la musique de Jordi Savall. (...) Merci Stéphane Grant.
Christina Pluhar et son luth m'ont fait repenser à l'une des figures historiques de France Musque, Mildred Clary (1931-2010), dont France Culture rediffuse parfois, dans les Nuits, certaines émissions (notamment sur le Japon).
Sa biographie sur Wikipédia est de bonne qualité, extraits :

"Mildred Clary naît à Paris dans une famille mélomane et musicienne. Son père lui fait découvrir les richesses de la musique de luth ancienne et sa mère est pianiste, élève de Ricardo Viñes et Marguerite Long. Mais elle ne se mettra elle-même qu'assez tard à la musique. Elle commence une carrière de concertiste à la guitare puis au luth et joue de la musique de scène dans la fosse du Old Vic Theatre de Londres. (...) Mildred Clary joue sous la direction de Pierre Boulez et Hermann Scherchen au Domaine musical et participe à de nombreuses musiques de scène au luth pour Jean Vilar. Elle enregistre, en 1956, l’Hommage Le Tombeau de Claude Debussy, de Manuel De Falla, reproduit dans le coffret anthologique Les Introuvables de Manuel de Falla (EMI, 1996). Elle gravera également, pendant les années cinquante et soixante, différents microsillons de musique ancienne au luth, en solo ou avec des chanteurs. (...) En 1955, elle devient productrice d'émissions de radio pour la radiodiffusion française puis pour France Culture et France Musique. Elle produit d'abord une série intitulée Poète prends ton luth dans laquelle elle intervient en tant qu'instrumentiste. (...) La première des séries fleuves qu'elle produira à la radio sera Musica britannica. Elle s'intéresse aux musiques de l’Inde (un pays qu'elle adorait et avait souvent visité) et du Japon ainsi qu'aux compositeurs du XXe siècle tels Jean Sibelius, Benjamin Britten, Olivier Greif, aux chefs d’orchestre, aux grands interprètes et aux hauts lieux de la musique en Europe et à travers le monde3. Elle réalise des entretiens avec des peintres, comme Jean Bazaine, ou produit une série culinaire, les Mets et les notes, pour France musique, dont les invités réalisent des recettes en temps réel (la cuisson ou la préparation étant "meublées" par des musiques en relation avec le thème gastronomique). Avec sa complice la réalisatrice Annie Roger, elle livre de la très belle ouvrage, proposant des émissions très élaborées qui pourtant ne perdent jamais le naturel évocateur du reportage sur le vif, lorsqu'elle sort des studios de la maison de la radio. (...) Claude Samuel souligne dans son hommage, où il évoque « cette voix teintée d’un délicieux accent anglais (...) sa très vaste culture, son perfectionnisme, son inquiétude aussi », que « Mildred Clary n’a cessé de prouver qu’on pouvait dans le même temps aimer Mozart, s’intéresser aux musiciens de l’Inde et du Japon, et fréquenter assidûment les concerts de musique nouvelle. Et c’est avec cette ouverture d’esprit, et avec le soin de la vérité et du détail qui la caractérisait, qu’elle fit œuvre de musicologue ».

Désolé d'être rabat-joie, mais une telle personnalité serait instantanément recalée aujourd'hui à France Musique, comme le serait son collègue Jean-Michel Damian (cf. ci-dessus), sans parler de Dominique Jameux, tous disparus, mais souvenons-nous aussi de Gilles Cantagrel, écarté de l'antenne il y a quelques années, de Jean-François Zygel, renvoyé par l'éphémère de Surville, et de Karine Le Bail et Stéphane Goldet (et Dominique Boutel) remerciées cette année par Marc Voinchet.

Le remplacement progressif des producteurs musiciens et érudits par des ambianceurs ouvreurs de robinets à CD n'est pas inéluctable. France Musique a une adresse et Regards de l'espace d'expression.  

PS. Conseil d'écoute :


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Anne Montaron, germanophone de haut niveau - le Sam 21 Oct 2017, 23:00

Ça alors ! Au moment de l'entracte du concert NOWJazz Session des Donaueschinger Musiktage - LIVE*, le présentateur de SWR 2 annonce Anne Montaron de France Musique pour participer à une discussion avec une autre intervenante (sans doute en raison de la présence de Joëlle Léandre).

Si l'on a pu entendre à SWR 2 des musiciens français  parler couramment allemand, jamais je n'avais entendu une personnalité de France Musique intervenir sur les ondes de l'antenne allemande. Et avec quel brio pour parler des œuvres entendues lors du concert ! Le présentateur s'extasie devant le fait qu'Anne Montaron est à la fois responsable de la musique d'improvisation, du jazz et du contemporain (une partie) à France Musique, il en crie presque "Vive la France !".

Ensuite, comme la soirée est consacrée à l'improvisation, il improvise (très laborieusement) l'interview autour de la représentativité des femmes dans le monde du jazz (comme c'est curieux, il fallait y penser !). Il est d'accord avec ses deux invitées pour dire que franchement, non, ce n'est pas normal qu'il y ait plus d'hommes à jouer du jazz et qu'il faut absolument remédier à cela en arrivant à 50-50 (quel est le sens de cette arithmétique, on ne sait pas). Notre Française en rajoute plusieurs couches pour aider son collègue qui espère que l'entracte va bientôt finir, car il ne sait pas sur quel sujet discuter hormis celui de savoir pourquoi les femmes sont moins présentes dans le jazz que les hommes. Réponse des deux invitées : "Keine Erklärung" [Il n' y a pas d'explication].

Un point commun encore entre les Français et les Allemands : les préoccupations égalitaristes dans la langue. Le mot souligné ci-dessous dans le descriptif est un amalgame "masculin/féminin" au nominatif pluriel.
Der Vertreter : le représentant ; Die Vertreter : les représentants
Die Vertreterin : la représentante ; Die Vertreterinnen : les représentantes

Il est assez comique (on pourra choisir un autre qualificatif) de voir que pour désigner les deux sexes en un seul mot, on utilise ici un mot qui est le pluriel féminin avec un /I/ majuscule. Je ne sais pas ce qu'en pensent les Allemands, mais on se retrouve ici, et aussi partout ailleurs où cette modification est appliquée (AutorInnen), avec un mot qui a l'air, avec sa majuscule imposante au milieu d'un mot, de signifier "les super-représentantes" quand il y a peu, le masculin pluriel, ici "Die Vertreter", était compris comme englobant les deux sexes. Comme en français.

À suivre...

* VertreterInnen der vitalen Improvisationsszene Frankreichs stehen in diesem Jahr im Mittelpunkt der NOWJazz Session. In ihrem Klavierduo "Iana" loten Christine Wodrascka und Betty Hovette höchst energetisch den polychromatischen Klangraum ihrer Instrumente aus. Dabei verdichten sie repetitive Muster zu dröhnenden Klangflächen, lösen mit abrupten Wechseln kompakte Formen in frei flirrende Improvisationen auf oder lassen allein durch einen subtilen Umgang mit Dynamik Strukturen entstehen. In ihrer Komposition "Can You Hear Me?" hinterfragt Joëlle Léandre nicht nur stilistische Grenzen von Jazz, freier Improvisation und Neuer Musik, sondern auch den scheinbaren Kontrast von Interpretation und Improvisation. Eine Reihe kompositorischer Zellen sind eingebettet in eine durchlässige Form, die alle Beteiligten zur Mitgestaltung herausfordert und das Werk bei jeder neuen Aufführung für Verwandlungen öffnet.

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Benjamin François, une sacrée pointure - le Mar 12 Déc 2017, 08:38

Au détour de l'écoute d'un numéro de l'ancienne émission Organo Pleno, celui du 15/09/2009, Les intégrales Bach de Marie-Claire Alain (merci bishop et Fred de Rouen), petit retour sur son producteur, l'un des piliers de France Musique qui a cédé cette année sa place du dimanche matin à Corinne Schneider pour présenter les concerts du soir.

Présentation par France Musique : Benjamin François

Après des études d’allemand et d’histoire, parallèlement à un cursus d’orgue et de chant choral, Benjamin François devient producteur à Radio France en 2002. Il propose à France Musique reportages, chroniques, séries thématiques et anime successivement Organo pleno, puis Le Jardin des critiques. Critique musical aux Dernières Nouvelles d'Alsace, il rédige des programmes de concert, donne des conférences, présente des concerts pour des opéras ou orchestres nationaux, et assure la direction artistique de festivals. Enfin, il enseigne l’allemand au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Benjamin François en cinq dates

• septembre 2002 à juin 2004 : débuts à la radio avec Note Bleu Classique, le dimanche après-midi, sur France Bleu Nord
• septembre 2004 à juin 2008 : chroniques, reportages depuis le grand-est pour les matinales de France Musique
• août 2007 : feuilleton-atelier de création radiophonique "Sur les pas de Bach", 465 km de randonnée musicale entre Arnstadt et Lübeck pour les 300 ans de la rencontre entre Bach et Buxtehude
• 2008-2016 : "Organo pleno", émission d’orgue de France Musique, "Le Jardin des critiques", l'émission des discophiles, "Sacrées Musiques", "Grands concerts de Radio France : le best of"
• 9 mai 2016 : présente la grande soirée d'inauguration de l'orgue Grenzig de Radio France

*Ses affinités électives... *

• Un livre : Le Docteur Faustus * de Thomas Mann
• Un film : Robert Wiene (1920) : *Le Cabinet du docteur Caligari
• Un disque : Michael Praetorius, Messe pour le matin de Noël par les Gabrieli Consort and Players, Paul McCreesh (dir.), Archiv-DG

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Re: Derrière les micros de France Musique -

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