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Œuvres musicales : consonances et associations    Page 2 sur 3

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Œuvres musicales : consonances et associations - le Sam 14 Sep 2013, 23:01

Rappel du premier message :

Renaud Machart commence la saison 2013-2014 de son Matin des Musiciens hebdomadaire avec un style d'émission où il est imbattable : l'écho, la ramification, l'arborescence en musique.  

Ainsi le riche numéro du 05 septembre (ne pas regarder le "Programme" de France Musique à cette date, l'information est erronée, c'est le bazar total sur le site avec la disparition des archives et des descriptifs) présente un programme formé des réminiscences musicales du producteur à partir d'une pièce de Chostakovitch (qu'on peut ou non goûter).

Grâce à Renaud Machart de France Musique et à Yann Sancatorze de Regards sur France Culture, la revue qui enfonce France Culture Papiers..., on peut constater la parenté rythmique et thématique entre la pièce pour thérémine donnée à entendre par Yann Sancatorze et le mouvement lent du concerto pour piano de Benjamin Britten. Si l'on a envie de comparer, c'est de 46'20 (avec intro R.M.) à 57'25 (et remarquablement à 49'15).

Cela donne à penser sur la possible influence d'un climat politique dans lequel ont vécu Benjamin Britten (pièce de 1938) et Bernard Hermann (pièce de 1951) sur leurs esthétiques réciproques (à moins que le second ait, consciemment ou non, emprunté l'idée musicale à son prédécesseur).

http://www.francemusique.fr/emission/le-matin-des-musiciens-du-jeudi/2013-2014/l-andante-du-concerto-pour-piano-ndeg2-de-dimitri-chostakovitch-09-05-2013-00
* * *

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Re: Œuvres musicales : consonances et associations - le Sam 03 Sep 2016, 18:29

Alain Machefert(http://www.regardfc.com/t9p210-france-musique#26741) a écrit:Je n'ai pas trouvé les paroles. Deux petites pistes, cependant, mais imparfaites. Le close-captioned de la video sur YouTube (cc) nous montre les difficultés de la transcription paroles/texte.
Et l'autre site est prometteur mais la partition qui contient les paroles coûte 5USD.
https://www.youtube.com/watch?v=-ArgK4Bgqwk
http://www.onlinesheetmusic.com/another-song-about-paris-p429851.aspx
Merci, je découvre la fonction sous-titrage automatique anglais et c'est plutôt... catastrophique ! C'est l'occasion néanmoins de découvrir cette interprétation et la suivante déclenchée automatiquement.
Renaud Machart grand amateur de cabaret new-yorkais m'a fait découvrir des chansons hilarantes et des interprètes de première qualité, dont Dawn Upshaw, chanteuse éclectique.

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go - le Mer 05 Oct 2016, 21:42

Merci d'avoir fait ce billet sur l'émission de Philippe Venturini qui m'a permis d'aller l'écouter, puis revoir les Variations Goldberg enregistrées en 81. Le style de Gould, même dans cette version assagie, reste analytique à l'extrême et peut choquer l'oreille, mais il est celui qui donne à chaque voix des partitions de Bach sa distinction, qui accorde à toutes une place de choix.

Quand on y pense, l'enregistrement était très récent lorsque Répliques a fait son générique de la première variation (87, non ?).

Il faut vraiment ajouter au forum un bouton de remerciement.

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Œuvres en écho - le Dim 30 Oct 2016, 19:00

En mémoire d'Héloïse... (Claude Mettra lit...)



Si vous aimez les cloches et la harpe (médiévale) : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/43/WL-ITE_00083742_RSCE-10.mp3" debut="46:36" fin="56:58"]

Sacrées musiques par Benjamin François (le 30 octobre 2016)

♫Improvisation instrumentale sur Mater salvatoris
♫Angelorum stupent cantum - hymne 42
Carole Matras, harpe médiévale
Guy Robert, jeu de cloches
Ensemble Ligeriana
Katia Caré, direction
Album "Abélard et Héloïse"

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Cadeau : voix et luth dans ''Yonder Comes a Courteous Knight'' - le Mer 30 Aoû 2017, 12:18

Des provisions de beauté pour la journée : Joel Frederiksen- Yonder Comes a Courteous Knight*



En écho avec Une rentrée en musique ancienne

Merci Fred de Rouen de lancer ces pistes.

*Traditional

   Yonder comes a courteous knight
   Lustily raking over the hay.
   He was well ‘ware of a bonny lass
   As she came wandering over the way:
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   Jove speed you, fair lady, he said,
   Amongst the leaves that be so green:
   If I were a king, and wore a crown,
   Full soon, fair lady should thou be a queen!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   Also, Jove save you, fair lady,
   Among the roses that be so red:
   If I have not my will of you,
   Full soon, fair lady, shall I be dead!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   Then he looked east, then he looked west,
   He looked north, so did he south:
   He could not find a privy place,
   For all lay in the devil's mouth.
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   If you will carry me gentle sir,
   A maid unto my father's hall,
   Then you shall have your will of me
   Under purple and under pall.
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   He set her upon a steed,
   And himself upon another,
   And all the day he rode by her
   As though they had been sister and brother.
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   When she came to her father's hall
   It was well walled round about,
   She rode in at the wicker-gate
   And shut the four-eared fool without.
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   You had me, quoth she, abroad in the field
   Among the corn, amidst the hay,
   Where you might had your will of me -
   For, in good faith, sir, I ne'er said nay!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   You had me also amid the field
   Among the rushes that were so brown,
   Where you might had your will of me -
   But you had not the face to lay me down!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   He pulled out his nut-brown sword
   And wiped the rust off with his sleeve,
   And said: Jove's curse come to his heart
   That any woman would believe!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.

   When you have your own true-love
   A mile or twain out of the town,
   Spare not for her gay clothing -
   But lay her body flat on the ground!
   Then she sang Down a down, hey down derry,
   Then she sang Down a down, hey down derry.


The Over-Courteous Knight

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William Walton, ''Deux bagatelles pour guitare'' - le Mer 30 Aoû 2017, 21:43

Dans le fil des concerts remarquables
bishop(http://www.regardfc.com/t824p10-les-concerts-remarquables#28737) a écrit: (...) Voici l'occasion d'entendre la pianiste Beatrice Rana, dont nous parlait Philaunet dans le billet ci-dessus et auquel j'ai ajouté un commentaire, dans autre chose que Bach. Schumann en l'occurence. Je ne sais pas si ce concerto archi connu sera le clou du concert, car les autres pièces instrumentales (Walton, Holst, Delius, Britten me semblent plus intéressantes.)

Proms obligent, on a des morceaux très connus, presque des scies, et heureusement aussi des miniatures quasi inconnues. En l'occurrence celles de Walton et Delius me semblent valoir le détour (...)
William Walton : Façade, Suite no 1
William Walton : Façade Suite no 2 - Popular Song
William Walton : Tarantella sevillana, de "Façade Suite No. 1"
(...)
Frederick Delius : On Hearing the First Cuckoo in Spring
(...)
Connaissez-vous ces pièces de William Walton (1902-1983), compositeur présenté par le guitariste Sébastien Lllinares dans  le numéro "Les Iconoclastes" de l'émission Guitare, Guitares (juillet 2017) : 'Deux bagatelles pour guitare, Lento et Alla Cubana'  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17541-30.07.2017-ITEMA_21397186-0.mp3" debut="30:02" fin="36:36"]
[Julian Bream, RCA RED SEAL 25419]

Sur l'écoute du premier coucou du printemps de Frederick Delius, à suivre...

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Invasion de coucous - le Ven 01 Sep 2017, 03:01

Philaunet(http://www.regardfc.com/t824p10-les-concerts-remarquables#28748) a écrit:La pièce (Frederick Delius : On Hearing the First Cuckoo in Spring) date de 1912, elle résonne très fortement avec certains passages du Tombeau de Couperin composé par Maurice Ravel entre 1914 et 1917. Le compositeur connaissait Delius, lit-on dans un livre. Alors ?
Le coucou est un oiseau qui fait son nid dans celui des autres, aussi je m'installe dans ceux de Phil&Fred pour rebondir sur le sujet (mais doucement, pour que la branche ne casse pas...)

Je me souviens d'une émission du Petit Lexique de la Musique Baroque (à l'évocation de Martine Kauffmann et Davitt Moroney, j'imagine les yeux des auditeurs du France Musique année 1996 s'ouvrant comme ceux... d'un hibou, au moins.) C comme coucou, donc. Je relis mes notes. L'émission commence par :

Johann Kaspar Kerll - Capriccio sopra coucou, 1735


On apprend que les premières pièces à base de « coucou » remontent à loin, Renaissance et Moyen Age, précisément dans le répertoire des motets de Notre dame de Paris, au XIIIe siècle !

Au XVIIe beaucoup d'automates jouaient de la musique à base de tuyaux, imitant la flûte, et distillant leurs coucous.

Dans les folies françaises de François Couperin il y a une pièce appelée Les Coucous bénévoles. Chez Couperin, les coucous sont les cocus. Ce sont les seuls coucous dans l'histoire de la musique où l'on « n'utilise pas la tierce comme cri du coucou, mais une quarte puis une quinte. » Cette suite est aussi « une grande série de variations basées sur la basse de la Folia. » Et là-dedans, le thème du coucou y est pris très au sérieux.



Louis-Claude Daquin a écrit une pièce basée sur le cri du coucou. Très célèbre, elle est souvent jouée par les apprentis clavecinistes :



Il y aurait même un coucou dans L'Art de la fugue de Bach. C'est le claveciniste Kenneth Gilbert qui a remarqué ce détail. Ça se trouve dans la 4e fugue, sur la 4e entrée, l'entrée de la basse, le soprano fait « coucou. » Puis, le thème du coucou revient et est omniprésent sur toute la fugue. Ici par Davitt Moroney, of course :



Friedrich Wilhelm Marpurg, est un jeune compositeur allemand formé à Paris, dans les années 1730,40, qui ensuite va étudier chez Bach à Leipzig. En 1740, il écrit un coucou, dans l'esprit de Daquin. Composé à l'époque où Bach compose lui-même son Art la Fugue... Bach connaissait-il Daquin ? Qui a pondu son coucou le premier ?

(pas de vidéo dispo pour l'instant)

Là, le Lexique triche un peu et l'émission se termine par... la Poule de Rameau. Je vais faire comme eux (la tentation d'écrire « comme œufs » me traverse l'esprit, mais je peux rester sérieux si je veux) et finir moi aussi par la célèbre Poule de Rameau. Quand il y a un cocu, il y a souvent une poule dans l'histoire (pardon, là c'est plus fort que moi, mais Martine et Davitt n'y ont pas pensé, alors...) :



(mais je me suis un peu éloigné des concerts là, j'y reviendrai...)

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William Blake dans la musique contemporaine - le Sam 02 Sep 2017, 09:19

Très grand merci pour le post ci-dessus Invasion de coucous, qui ne perd rien pour attendre son feedback...

Une émission d'aujourd'hui à la radio culturelle régionale allemande SWR 2 (Treffpunkt Klassik extra, Gast im Studio: Michael Čulo), me donne l'occasion de revenir sur votre mémorable récit de l'écoute en concert de Burning Bright du compositeur contemporain Hugues Dufour, lequel s'est inspiré du poème de William Blake The Tyger pour sa composition (voir Billet pour évoquer Burning Bright d'Hugues Dufour ).

The Tyger est tiré de la deuxième partie du célèbre diptyque ''Songs of Innocence - Songs of Experience''. La pièce diffusée dans l'émission de SWR 2 porte, quant à elle, le titre d'un poème de ''Songs of Innocence'', The little boy found qui est le pendant de The little Boy lost visible sur Youtube (33 vues actuellement, ce n'est pas Michael Jackson)  à écouter ici : Gregor Hübner - Six Songs of Innocence No. IV ● collegium iuvenum Stuttgart.

La reproduction des deux poèmes n'est pas un appel à une nouvelle traduction, mais comme celle faite pour The Tyger était une réussite, on ne se plaindrait pas de nouvelles versions de ces Chants d'Innocence...

The Little Boy Lost

Father, father, where are you going
      O do not walk so fast.
Speak father, speak to your little boy
      Or else I shall be lost,

The night was dark no father was there
      The child was wet with dew.
The mire was deep, & the child did weep
      And away the vapour flew.



The Little Boy Found

The little boy lost in the lonely fen,
Led by the wandering light,
Began to cry, but God, ever nigh,
Appeared like his father, in white.

He kissed the child, and by the hand led,
And to his mother brought,
Who in sorrow pale, through the lonely dale,
Her little boy weeping sought.

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Pour battre des records de course à pied - le Lun 04 Sep 2017, 09:43

bishop(http://www.regardfc.com/t829p10-oeuvres-musicales-consonances-et-associations#28752) a écrit: (...) Je me souviens d'une émission du Petit Lexique de la Musique Baroque (à l'évocation de Martine Kauffmann et Davitt Moroney, j'imagine les yeux des auditeurs du France Musique année 1996 s'ouvrant comme ceux... d'un hibou, au moins.) C comme coucou, donc. (...)

Louis-Claude Daquin a écrit une pièce basée sur le cri du coucou. Très célèbre, elle est souvent jouée par les apprentis clavecinistes :


Une pièce à écouter au casque en faisant son jogging ! Dispense une énergie inépuisable...

Merci pour la mention des émissions où Davitt Moroney expliquait des pièces au micro de Martine Kaufmann. C'était instructif, passionnant de bout en bout avec Moroney exécutant des pièces en direct. Les deux derniers comptables à la direction de France Musique ont remplacé ces émissions culturelles, vivantes, dispensatrices de joie, par des robinets à disques. On mesure la perte...

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Picoti et picota - le Lun 04 Sep 2017, 12:05

bishop(http://www.regardfc.com/t829p10-oeuvres-musicales-consonances-et-associations#28752) a écrit: (...) Je me souviens d'une émission du Petit Lexique de la Musique Baroque (à l'évocation de Martine Kauffmann et Davitt Moroney, j'imagine les yeux des auditeurs du France Musique année 1996 s'ouvrant comme ceux... d'un hibou, au moins.) (...)

Là, le Lexique triche un peu et l'émission se termine par... la Poule de Rameau. Je vais faire comme eux (la tentation d'écrire « comme œufs » me traverse l'esprit, mais je peux rester sérieux si je veux) et finir moi aussi par la célèbre Poule de Rameau. Quand il y a un cocu, il y a souvent une poule dans l'histoire (pardon, là c'est plus fort que moi, mais Martine et Davitt n'y ont pas pensé, alors...) :


Quelle interprétation, mes aïeux ! Oui, mais où, se demanderont ceux qui cherchent la poule dès le début de la séquence youtube ? Allez, on les aide un peu : c'est de 32'07 à 37'39. la pièce fait partie de la suite en sol. On peut aussi écouter la pièce (sans reprise) et surtout voir, c'est fascinant, se déplacer le curseur sur la partition à mesure que la pièce est jouée., ici :Rameau : La Poule (suivi de partition) .

Picoti et picota. Deux associations : la comptine pour enfants, bien sûr, mais aussi le poème de Maurice Carême* qui s'en joue (sa reproduction sur Internet est souvent amputée de la 3e strophe, bien trop cruelle, n'est-ce pas, pour les petits enfants d'aujourd'hui...). Et puis notre Chantecler d'Edmond Rostand joué par Aimé Clariond, qui interprète 70 rôles, dont celui de la poule. Sur le signalement de Samva, je l'avais repris ici avec un extrait à écouter.

Bishop, vous nous avez donné l'ensemble du volume 2 de Rameau interprété par Christophe Rousset. On trouve sur le fichier en citation plus haut, de 46' à 55', une pièce unique, intemporelle, L'enharmonique. Elle a été extraite de la Suite en sol et peut être écoutée indépendamment ici, une merveille : RAMEAU - Suite en sol - L'Enharmonique C. Rousset


* Une poule sur un mur
A pondu quatorze oeufs frais.
Mais pendant qu'elle pondait,
Le soleil d'août les cuisait.

Une poule sur un mur
A couvé quatorze oeufs durs.
Il en sortit des poulets
Aussi durs que des galets.

A peine nés, ils roulèrent
Pesamment jusqu'au ruisseau
Malgré les cris de leur mère
Eplorée au bord de l'eau.

C'est depuis lors que l'on voit,
Folle encor de désarroi,
Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur,

C'est depuis lors que l'on voit
- Picoti et picota -
Une poule qui cent fois
Grimpe au mur et saute en bas.

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Si Corinne dit « Attention, chef d'oeuvre ! », alors... ♫ - le Mer 20 Sep 2017, 20:12

Le Bach du dimanche du 17 septembre 2017 fait la part belle à l'orgue durant la première heure d'émission. Corinne Schneider conclut la présentation de la dernière pièce de la séquence d'un « Attention, chef d'oeuvre ! », aussi sachant qu'il y a des lecteurs de Regards  amateurs d'orgue (au moins un, en tous les cas) voici une passacaille, qu'il ne faudra pas écouter entre deux stations de métro sur son smartphone... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18189-17.09.2017-ITEMA_21437247-0.mp3" debut="42:19" fin="56':36"]

Jean-Sébastien BACH,, Passacaille* pour orgue en ut mineur BWV 582
Ton Koopman, orgue - Orgue Zacharias Hildebrandt (1726) Lengefeld (Erzgebirge)

C'était dans le 3e numéro de la nouvelle émission Le Bach du dimanche, le 3e coup de maître de l'émission destinée à devenir une référence dans l'histoire de France Musique. Aussi, l'émission de Corinne Schneider aura-t-elle prochainement sa rubrique propre.

* Au fait, La passacaille, étymologie : Empr. à l'esp. pasacalle, mus. (xvies. ds Cor.-Pasc.), comp. de l'élém. verbal pasa- (de pasar, v. passer) et de calle «rue» (du lat. callis «sentier»)

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La passacaille dans l'Oeil du larynx - le Mer 20 Sep 2017, 21:10

Sur la page de descriptif du numéro 66 de L'Oeil du larynx, consacré à la passacaille, on peut trouver le texte de la chronique de F. Rollin :

"PASSACAILLE Mes chers compatriotes, Bougeons nos corps, je vous en conjure, et volons, valsons, au secours de la passacaille. La passacaille, ça me dit bien quelque chose, mais qu'est-ce au juste ? Une passacaille...? Un tunnel creusé sous l'autoroute, entre deux étangs existant avant la construction de ladite autoroute, un tunnel permettant aux cailles et à quelques autres oiseaux sauvages de passer d'un étang à l'autre ? Une passe à cailles... Non. Ou alors une petite rue chaude d'une grande ville, où passent et repassent de jolies petites cailles, étincelantes de rouge à lèvres et court vêtues ? Une passe, ou impasse, à cailles ? Non non non non non. Une passacaille, c'est une danse : la plus ample et la plus développée des danses, selon les amateurs. Elle est à 3 temps, avec un thème obstiné à la basse. Originaire d'Espagne au milieu du 16° siècle, elle entre à la Cour de France en 1588, c'est pas d'hier. Et, comme quoi je ne délirais pas tant que ça avec mes rues chaudes, la passacaille tire son nom de "passar" (passer) et "calle" (la rue), car les musiciens ambulants jouaient les "passacalle" dans les rues espagnoles à la fin du 16° siècle. La passacaille est rarement seule. Certes, elle ne fait pas partie des quatre mouvements de la suite classique qui sont, comme chacun le sait: l'allemande, la courante, la sarabande et la gigue. Mais on est autorisé à glisser, entre la sarabande et la gigue, quelques autres danses, comme la gavotte, le menuet, la bourrée, le passepied, le rigaudon, le tambourin, ou la loure . Et puis, surtout, il est assez bien vu de terminer la suite par, indifféremment, une chaconne ou une passacaille, ce qui est la même chose, à quelques faux pas près. Ecoutons, pour en voir l'oreille nette, quelques jolies mesures de passacaille, signées Andres Segovia... Passacaille, du début, ad lib Continuez, Andres, vous ne nous dérangez pas... La passacaille, disais-je, est rarement seule. Pour être très franc, disons qu'elle est richement accompagnée. Il existe, selon les sources, plus de 250 danses, souvent dépourvues de nom français et désignées par leurs seul nom vernaculaire. Voici donc, en sus de celles ci-dessus citées, quelques danses bien dansantes, et la liste est loin d'être exhaustive... Mac Queen. Il y a les danses en a : bamboula, bossa-nova, capoeira, cha-cha, conga, cucaracha, folia, habanera, java, jota, kagura, lambada, macarena, mazurka, moresca, polka, rumba, salsa, saltarella, samba, et volta. Les danses en o : boléro, calypso, fandango, fado, flamenco, mambo, et tango. Les danses en -n : biguine, charleston, cracovienne, forlane, madison, pavane, sardane, sicilienne Les danses en -l : branle, farandole, tarentelle, auxquelles ont peut joindre quadrille et seguedille Les danses à noms composés, en dehors de la bossa-nova et du cha-cha, déjà cités : le cake-walk, le fox-trot, le hip-hop, le one-step, le paso-doble, le rock-and-roll, et le two-step. L'inclassable valse, ni en a, ni en o, ni en n, ni en l, ni composée ... et c'est un peu pour ça, crois-je, que la valse est la reine des danses. Et puis les innombrables danses qui ont des noms à danser dehors, Simone va nous en dresser une joyeuse liste : - Simone , qu'est ce qu'on danse ? - Le bugaru - C'est un peu mou - La csardas - Je m'en passe - Le hornpipe - C'est pas très hype - le jerk - berk - le kathak, - je craque - le mérengué - c'est gai - l'odissi - aussi - le sirtaki - c'est acquis - le slow - c'est beau - le smurf, le swing, le tamouré - je suis gâté - la turlute - c'est mon but - le tursi - C'est ma vie - le zouk. - Pff ! J'en ai plein les jambes, je vais m'asseoir deux secondes. - Et la rime ????????? Voilà, mes chers danseurs et contredanseurs. La prochaine fois, nous nous couvrirons de l'aumusse, a-u-m-u-s-s-e, sorte de bonnet en peau de martre porté par les chanoines. Vous aurez bien du mal à nous reconnaître."

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