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« Musicopolis » d'Anne-Charlotte Rémond    Page 1 sur 1

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« Musicopolis » d'Anne-Charlotte Rémond - le Mer 23 Mar 2016, 18:04

De Lubeck à Leipzig

Dans le post précédent, Philaunet souligne avec justesse la qualité de certaines émissions de France Musique. Qu'il en soit ici remercié. Par ailleurs, dans le cabinet de curiosités linguistiques, il a rappelé le travail opiniâtre de Lothar Seghers qui collige chaque dimanche les cantates de Bach, sur Musiq3.

Or, cette semaine, Anne-Charlotte Rémond nous propose, dans Musicopolis, de suivre Jean-Sebastien Bach à Leipzig, en 1723. La série de 5 émissions peut faire écho au feuilleton réalisé en mars 2015 sur Musiq3,   La rencontre de Lubeck . Ce feuilleton, écrit par Lothar Seghers, d'après le livre de Gilles Cantagrel, nous fait revivre la rencontre entre le jeune Bach et Dietrich Buxtehude. Vous pouvez vous le procurer en suivant ce lien.

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« Musicopolis » d'Anne-Charlotte Rémond - le Sam 07 Mai 2016, 20:12

La musique à Terezin


La semaine prochaine, Anne-Charlotte Rémond nous présentera, dans Musicopolis , la musique à Terezin de 1942 à 1944.

Terezin nous évoque bien sûr la mort de Robert Desnos mais aussi l'histoire de la "musique dégénérée" ("entartete Musik") et de ces artistes que la compagnie Decca nous avait fait redécouvrir à partir du milieu  des années 90 à travers une très riche collection. France Musique avait contribué de très belle manière à cette redécouverte, par la diffusion, en juin 1994, d'une série de 10 émissions intitulée "Les musique prisonnières".

Une présentation rapide et très claire de cette histoire de la "musique dégénérée" nous fut proposée par Elise Petit dans un numéro récent de Sous la couverture.
Parmi ces artistes proscrits, on peut citer Viktor Ullmann, dont l'opéra Der Kaiser von Atlantis fut composé à Terezin.  Un numéro intéressant de L'air des lieux nous emmenait, en 2014, dans les coulisses des dernières répétitions de cet opéra, à la Maison de la musique de Nanterre. Pour une découverte rapide de Viktor Ullmann, on peut jeter une oreille du côté de Radio Prague...

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Et notre chère Mildred Clary ? - le Mar 22 Aoû 2017, 09:04

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#25721) a écrit:La musique à Terezin

La semaine prochaine, Anne-Charlotte Rémond nous présentera, dans Musicopolis , la musique à Terezin de 1942 à 1944.

Terezin nous évoque bien sûr la mort de Robert Desnos mais aussi l'histoire de la "musique dégénérée" ("entartete Musik") et de ces artistes que la compagnie Decca nous avait fait redécouvrir à partir du milieu  des années 90 à travers une très riche collection. France Musique avait contribué de très belle manière à cette redécouverte, par la diffusion, en juin 1994, d'une série de 10 émissions intitulée "Les musique prisonnières".

Une présentation rapide et très claire de cette histoire de la "musique dégénérée" nous fut proposée par Elise Petit dans un numéro récent de Sous la couverture.
Parmi ces artistes proscrits, on peut citer Viktor Ullmann, dont l'opéra Der Kaiser von Atlantis fut composé à Terezin.  Un numéro intéressant de L'air des lieux nous emmenait, en 2014, dans les coulisses des dernières répétitions de cet opéra, à la Maison de la musique de Nanterre. Pour une découverte rapide de Viktor Ullmann, on peut jeter une oreille du côté de Radio Prague...
Avoir laissé cette riche contribution de mai 2016 sans suivi est impardonnable. Aussi je veux réparer la longue durée de réponse en proposant une série d'émissions de la très chère Mildred Clary que l'on ne peut pas écouter. En effet, il y a d'autres choses à faire dans la vie que d'écouter du matin au soir (et même du matin au matin) des documentaires radiophoniques, aussi exceptionnels soient-ils ! Néanmoins (pour justifier les passions, rien de mieux qu'un "néanmoins"), il est possible de trouver (éventuellement en demandant) la série vraiment unique dont il est question en dernière ligne de la citation ci-dessous dans une réponse au contributeur Fontaine. Mildred Clary incarnait l'art de faire de la radio au service des auditeurs.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t18p40-le-coin-des-bouquineurs#24979) a écrit:
Fontaine(http://www.regardfc.com/t18p50-le-coin-de-la-bouquinaille#24974) a écrit:ce qui suit n'est ni une pub ni un copinage et je ne suis pas juif.

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/jeanne-d-arc-sauvee-des-cendres

en cliquant sur le lien ci-dessus vous serez informés d'un projet titanesque de l’hurluberlu Hélios Azoulay.

Pour ceux qui s’intéressent à l'histoire de la musique son dernier livre-bouquin :

L'Enfer aussi a son orchestre. La musique dans les camps
de Hélios Azoulay et Pierre-Emmanuel Dauzat
est  à découvrir.
La Librairie Vuibert.

NB: Rebatet était musicologue.
la balle est dans votre camp.

Lecture conseillée : Colloque "Musique et camps de concentration"
Musique conseillée : la série de Mildred Clary sur France Musique "La musique à Teresin" (Haas, Ullmann, etc).
En fait, non, la contribution avait été dûment "accusée de réception" (comme on écrirait à France Culture...) le lendemain :  Mildred Clary en 1996, une série très sensible sur les musiciens à Terezin à retrouver dans la rubrique du nouveau sous-forum France Musique, "Derrière les micros de France Musique".

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« Scarlatti à Madrid en 1746 », mémorable - le Mar 22 Aoû 2017, 09:40

Série pédagogique, instructive, divertissante que ces cinq émissions de novembre 2015 (5X25'), toujours en ligne : Musicopolis : Scarlatti à Madrid en 1746*. Pour avoir chacune des émissions, cliquer sur  un des cinq "aucun" après la présentation ! Le premier "aucun" (c'est coquin ! ) donne le premier numéro : 1/5. Un régal et un passionnant cours d'histoire générale (on dirait aujourd'hui "de géopolitique" ou "de relations internationales") et d'histoires individuelles mémorables.


*Le 9 juillet 1746, à 62 ans, le roi d'Espagne Philippe V meurt, après un règne de 45 ans, le plus long de la monarchie espagnole. Monarque mélancolique, sujet à des crises de dépression profonde, son épouse Elisabeth Farnese avait eu l’idée en 1737, pour l’égayer, de faire venir à la cour le grand Farinelli. Mais à la cour se trouve aussi Marie-Barbara de Portugal, épouse du fils aîné de Philippe V, Ferdinand, ainsi que son professeur de musique, DomenicoScarlatti. C’est d’ailleurs pour Marie-Barbara, excellente claveciniste selon les contemporains, que le compositeur italien composa ses quelques 550 sonates.

Ainsi, à la mort de Philippe V, Scarlatti vivait déjà en Espagne depuis 17 ans. C’est à ce moment, alors que son élève devient reine d’Espagne, qu’il compose l’essentiel de son impressionnante œuvre pour clavecin.

Du Portugal à Madrid, des opéras aux sonates, Anne-Charlotte Rémond consacre sa semaine de Musicopolis à Domenico Scarlatti à Madrid en 1746.

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Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) à Naples - le Mar 12 Sep 2017, 21:23

Une série on ne peut plus soignée et instructive d'Anne-Charlotte Rémond Giovanni Battista Pergolesi à Naples en 1736*.

Histoire de l'Europe, d'une ville, de courants musicaux, de musiciens, d'un compositeur. En 5 X 25 minutes, la productrice nous brosse un tableau vivant de l'époque en l'illustrant de pièces musicales.

Page internet impeccablement réalisée, un modèle : reproduction d'une peinture ; programmation musicale détaillée ; riche bibliographie ; liens vers les textes cités.

Musicopolis est un  des phares de cette station et de la radio culturelle française en général.

* Le 16 mars 1736, dans le couvent des Franciscains, à Pouzzoles non loin de Naples, meurt Giovanni Battista Pergolesi à l'âge de 26 ans. Retour sur la carrière fulgurante du compositeur italien qui s'est déroulée aussi bien dans la musique religieuse que dans l'opéra héroïque ou l'opéra bouffe...

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Francesco Manelli (1595–97 - 1667), Grida l'alma a tutt'ore - le Dim 22 Oct 2017, 09:56

[Erratum : le titre apparaissant en "Messages du jour" est erroné]

Une très belle série de Musicopolis par Anne-Charlotte Rémond, dont cet épisode Claudio Monteverdi à Venise en 1642 (4/5)* le jeudi 28 septembre 2017, contient une pièce dont quelque chose me dit qu'elle devrait plaire à Fred de Rouen... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14498-28.09.2017-ITEMA_21447884-0.m4a" debut="11:10" fin="13:35"]

Francesco Manelli (1595–97 - 1667)
Grida l'alma a tutt'ore (Rome 1629) Aria alla napolitana, extrait de Ciaccone et arie, libro terzo, op.3
Simone Kermes, soprano, La Magnifica Comunita, direction Enrico Casazza
Sony 88875111382

*Sur les pas de Claudio Monteverdi à Venise en 1642 : Le compositeur, alors âgé de 75 ans, est Maître de chapelle à la cathédrale San Marco depuis 30 ans et son dernier opéra, "Le Couronnement de Poppée", sera donné pendant le Carnaval…

Autre version de le même chanson : Grida l'alma a tutt'ore Soprano: Claire Lefilliatre .

Grida l'alma a tutt'ore
e tu cruda non senti
l'alte querele sue, i suoi lamenti.

Ma se la lingua tace
quanto il core è più
mosso e più loquace.

E giunta con il core
Gridano baci, baci, amore, amore.

O mio core dolente!
D'amorosi martiri
sono le pene mie, sono i sospiri.

Soffri contento e taci!
Che quanto avesti piaghe,
havrai più baci.

E giunta con il core...

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Une semaine avec Serge Rachmaninov - le Mar 24 Oct 2017, 14:25

Cette semaine, Anne-Charlotte Rémond poursuit sa très riche encyclopédie des compositeurs, Musicopolis, en nous emmenant à Moscou, en 1917, aux côtés d’un compositeur alors au sommet de sa gloire nationale : Serge Rachmaninov.

Commençons par saluer la page de descriptif qui nous propose, comme chaque semaine, une illustration aux icones interactives permettant d’accéder à différents liens : bibliographie, documents sonores, vidéos ou iconographiques.

Pour répondre à l’une des deux remarques formulées par Philaunet dans le cadre d’une rapide comparaison avec l’émission de la SWR 2,  Alte Musik (« La première : la narration érudite de la présentatrice Dagmar Munck et les pièces musicales sont successives quand le commentaire d’Anne-Charlotte Rémond et les extraits musicaux sont souvent simultanés. »), rappelons simplement que la productrice ne dispose que de 25 minutes et qu’avec le même format qu’Alte Musik, narration et pièces musicales pourraient se succéder plus facilement.

Anne-Charlotte Rémond fait le choix cohérent de ne diffuser toute la semaine que des extraits d’œuvres antérieures à 1917, hormis, vendredi, le Concerto n°4 en sol mineur (III. Allegro vivace) op 40, de 1926.



Ce n’est pas toutes les semaines que France Musique - ni d’ailleurs les autres radios musicales francophones - nous offre une série consacrée à Serge Rachmaninov. Le compositeur est encore trop souvent tenu en piètre estime par les critiques et les producteurs, inlassablement caricaturé en dernier romantique russe, enfermé dans un style purement imitatif et atteint d’une forme d’autisme par rapport à la modernité en marche. Tout cela ne tient pas, ne tient plus, aujourd’hui, mais ce n’est pas l’objet de ce billet. Disons simplement que la caricature dont je parle, et qui explique une certaine cécité, y compris du public, par rapport à l’œuvre du compositeur, peut s’expliquer par la postérité étouffante de deux œuvres majeures : le Concerto pour piano n°2 et l’Ile des morts. L’un des mérites de cette série Musicopolis est également de mettre en lumière la richesse et la diversité d’une œuvre aux aspects encore trop méconnus : les mélodies, les cycles religieux, etc…

La date – 1917 - si elle s’impose par l’actualité d’un agenda commémoratif auquel il est difficile d’échapper, n’était pas la seule possible : on aurait pu choisir comme pivot l’année 1901 qui voit la renaissance du compositeur (après une longue dépression consécutive, entre autres, à l’échec de sa symphonie n°1, en 1897) à travers la création du Concerto pour piano n°2. Ou bien encore l’année 1935, son installation définitive aux États-Unis, dans une nouvelle résidence à Beverly Hills, auréolé d’une immense gloire de concertiste aux enregistrements pléthoriques.

La date retenue ici présente un double avantage : elle saisit un Rachmaninov fêté dans toute sa gloire, à la fois en tant qu’interprète virtuose, chef d’orchestre et compositeur, et qui a déjà derrière lui les trois-quarts de ses compositions. Elle permet par ailleurs d’articuler une destinée personnelle et l’Histoire d’un peuple. Or, la narration d’Anne-Charlotte Rémond n’est jamais aussi passionnante que lorsqu’elle fait jouer toutes ces dimensions, biographique, musicale et historique (ce qu’a tenté de faire en son temps Christophe Bourseiller dans Musicus Politicus, sans parvenir toujours à trouver la bonne focale pour traiter son sujet).

Et le premier numéro de cette série a pour but de présenter l’artiste en gloire, riche déjà de la diversité d’une œuvre pourtant en pleine évolution. Pari réussi pour Anne-Charlotte Rémond. Nous suivrons avec une grande attention les épisodes à venir.

Bonus 1 : On peut entendre, dans ce premier numéro, un extrait d’une très belle cantate, Les Cloches (ou Les Carillons), un des chefs-d’œuvre de la maturité qui témoigne d’une fascination pour les cloches des églises qui remontent à sa plus lointaine enfance. Voici comment le musicologue André Lischke nous présente cette cantate de 1913 :

Cette cantate pour soprano, ténor, baryton, chœur et orchestre fut composée en 1913. Le texte est le poème d’Edgar Poe, The Bells, adapté en vers russes par Constantin Balmont. Rachmaninov considérait cette œuvre comme une de ses meilleures réussites. Les Cloches lui valurent le Prix Glinka, d’un montant de cinq cents roubles.
Quatre sons de cloches symbolisent les quatre principaux événements de la vie humaine : grelots argentés du baptême (1. Allegro ma non tanto), cloches d’or du mariage (2. Lento), tocsin résonnant lors d’un incendie, symbole des épreuves et des naufrages de la vie (3. Presto) ; enfin, cloches de fer du glas (4. Lento lugubre). L’œuvre est en quatre mouvements, véritable symphonie vocale donc, mais qui se souvient de la « Pathétique » de Tchaïkovsky et se termine, comme elle, sur un mouvement lent.


Curiosité : dans les dernières mesures du 1er mouvement, que l’extrait d’aujourd’hui ne permet pas d’entendre, se profile, dévolu aux violons, un motif démarqué du Dies irae médiéval, qui irriguera toute la partition. Ce thème grégorien, promu indicatif officiel de la présence de la mort par le romantisme musical, revient de façon régulière dans l’œuvre de Rachmaninov (la Rhapsodie sur un thème de Paganini, l’Ile des morts, les Danses symphoniques). Vous pouvez l’entendre, dans la vidéo qui suit, à partir de 5’15.



Bonus 2 : Pour les plus gourmands, Daniel Robellaz nous avait proposé dans son émission D’un air entendu, chez nos amis d’Espace 2 (RTS), une série fleuve de 7 semaines (7 fois 5, soit 35 heures d'émissions)  intitulée : Rachmaninov, la nostalgie romantique. Par chance, cette série est toujours disponible à la réécoute et au téléchargement. Voici le premier numéro de la première semaine. En jouant avec le calendrier disponible en haut, à droite, sur la page de l'émission, et en vous replaçant à la date du 23 décembre 2013, vous pouvez accéder - avec beaucoup de patience - à l'ensemble des 35 émissions.

Bonus 3 : On peut toujours réécouter, sur le site de France Musique, deux numéros de La Tribune des critiques de disques, l’un consacré au Concerto pour piano n°2, l’autre aux Danses symphoniques ainsi qu’un numéro d’Arabesques du 2 novembre 2016.

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Une semaine avec Serge Rachmaninov - le Sam 28 Oct 2017, 05:55

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#29208) a écrit:Bonus 3 : On peut toujours réécouter, sur le site de France Musique, deux numéros de La Tribune des critiques de disques, l’un consacré au Concerto pour piano n°2, l’autre aux Danses symphoniques ainsi qu’un numéro d’Arabesques du 2 novembre 2016.

Merci Cher Fred pour ce beau billet très complet ! Il me rappelle qu'il faut que j'écoute la Tribune consacrée aux Danses symphoniques (dont le mouvement central me subjugue à chaque écoute) Ma version préférée reste celle d'Ashkenazy avec le génial Concertgebouw Orchestra, tiens, je vais allez voir si elle  fait partie de l'écoute à l'aveugle... et en rattrapage, je note aussi la série D’un air entendu dont j'avais entendu une émission mais dont j'ignorais les 34 autres !! Avec ça, ça va me faire plus d'une semaine avec Rachmaninov ;-)

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Bells, bells, bells (pas de Claude François...) - le Sam 28 Oct 2017, 10:10

bishop(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#29254) a écrit:
fred de rouen(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#29208) a écrit:Bonus 3 : On peut toujours réécouter, sur le site de France Musique, deux numéros de La Tribune des critiques de disques, l’un consacré au Concerto pour piano n°2, l’autre aux Danses symphoniques ainsi qu’un numéro d’Arabesques du 2 novembre 2016.
Merci Cher Fred pour ce beau billet très complet ! Il me rappelle qu'il faut que j'écoute la Tribune consacrée aux Danses symphoniques (dont le mouvement central me subjugue à chaque écoute) Ma version préférée reste celle d'Ashkenazy avec le génial Concertgebouw Orchestra, tiens, je vais allez voir si elle  fait partie de l'écoute à l'aveugle... et en rattrapage, je note aussi la série D’un air entendu dont j'avais entendu une émission mais dont j'ignorais les 34 autres !! Avec ça, ça va me faire plus d'une semaine avec Rachmaninov ;-)
Fred de Rouen, malheureux, qu'avez-vous fait ! Les centaines de lecteurs (au moins) de ce forum qui avaient pris la résolution de rendre compte en deux ou trois lignes d'une émission sont désormais occupées à écouter les 35 heures de "Rachmaninov, la nostalgie romantique" de la RTS (radio suisse romande) que vous signaliez dans votre Bonus 2 :
fred de rouen(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#29208) a écrit: (...) Bonus 2 : Pour les plus gourmands, Daniel Robellaz nous avait proposé dans son émission D’un air entendu, chez nos amis d’Espace 2 (RTS), une série fleuve de 7 semaines (7 fois 5, soit 35 heures d'émissions)  intitulée : Rachmaninov, la nostalgie romantique. Par chance, cette série est toujours disponible à la réécoute et au téléchargement. Voici le premier numéro de la première semaine. En jouant avec le calendrier disponible en haut, à droite, sur la page de l'émission, et en vous replaçant à la date du 23 décembre 2013, vous pouvez accéder - avec beaucoup de patience - à l'ensemble des 35 émissions.
Le premier numéro tient toutes ses promesses et Daniel Robellaz, par son ton engageant, sa prosodie stimulante, nous brosse une biographie musicale de première qualité . On y entend le mouvement lent de la cantate ainsi décrite :
fred de rouen(http://www.regardfc.com/t837-musicopolis-d-anne-charlotte-remond#29208) a écrit: (...) Bonus 1 : On peut entendre, dans ce premier numéro, un extrait d’une très belle cantate, Les Cloches (ou Les Carillons), un des chefs-d’œuvre de la maturité qui témoigne d’une fascination pour les cloches des églises qui remontent à sa plus lointaine enfance. Voici comment le musicologue André Lischke nous présente cette cantate de 1913 :

Cette cantate pour soprano, ténor, baryton, chœur et orchestre fut composée en 1913. Le texte est le poème d’Edgar Poe, The Bells, adapté en vers russes par Constantin Balmont. Rachmaninov considérait cette œuvre comme une de ses meilleures réussites. Les Cloches lui valurent le Prix Glinka, d’un montant de cinq cents roubles.
Quatre sons de cloches symbolisent les quatre principaux événements de la vie humaine : grelots argentés du baptême (1. Allegro ma non tanto), cloches d’or du mariage (2. Lento), tocsin résonnant lors d’un incendie, symbole des épreuves et des naufrages de la vie (3. Presto) ; enfin, cloches de fer du glas (4. Lento lugubre). L’œuvre est en quatre mouvements, véritable symphonie vocale donc, mais qui se souvient de la « Pathétique » de Tchaïkovsky et se termine, comme elle, sur un mouvement lent.
"En jouant avec le calendrier disponible en haut, à droite, sur la page de l'émission, et en vous replaçant à la date du 23 décembre 2013, vous pouvez accéder - avec beaucoup de patience - à l'ensemble des 35 émissions". La RTS a un système pour le moins "étrange" : à partir d'une date choisie, elle permet de reculer, mais non d'avancer. Aussi, si vous allez au 23 décembre 2013, vous ne pouvez aller au 24 décembre en un seul clic, il vous faut revisiter le calendrier depuis...aujourd'hui 28 octobre 2017 !

En essayant d'être aussi intelligent que le corbeau, on trouve un moyen permettant de faire un seul clic pour passer d'émission en émission... à reculons.  Par exemple en allant au 7 février 2014 où l'on trouve en bas de colonne centrale :  17h06 Rachmaninov, la nostalgie romantique IV (5/5) D'un air entendu, soit le 20e numéro. Pour le 19e cliquer sur "Afficher le jour précédent", etc. À noter qu'il y a des semaines où il n'y a pas d'émissions (mais où l'on trouve un entretien avec Sandrine Treiner, à suivre, et un autre avec Alain Finkielkraut, à suivre suivre).

Pour en revenir à la très belle cantate de Rachmaninov (nom prononcé à la russe par Daniel Robellaz), le poème d'Edgar Allan Poe qui l'a inspirée est lu ici The Bells by Edgar Allan Poe (Audio with Illustrations)

Texte de The Bells
   
Hear the sledges with the bells-
                 Silver bells!
 What a world of merriment their melody foretells!
         How they tinkle, tinkle, tinkle,
             In the icy air of night!
         While the stars that oversprinkle
         All the heavens, seem to twinkle
           With a crystalline delight;
               Keeping time, time, time,
           In a sort of Runic rhyme,
 To the tintinnabulation that so musically wells
           From the bells, bells, bells, bells,
                 Bells, bells, bells-
 From the jingling and the tinkling of the bells.

                       II

         Hear the mellow wedding bells,
                 Golden bells!
 What a world of happiness their harmony foretells!
         Through the balmy air of night
         How they ring out their delight!
           From the molten-golden notes,
                 And all in tune,
           What a liquid ditty floats
 To the turtle-dove that listens, while she gloats
                 On the moon!
         Oh, from out the sounding cells,
 What a gush of euphony voluminously wells!
                 How it swells!
                 How it dwells
           On the Future! how it tells
           Of the rapture that impels
         To the swinging and the ringing
           Of the bells, bells, bells,
         Of the bells, bells, bells,bells,
                 Bells, bells, bells-
 To the rhyming and the chiming of the bells!

                       III

         Hear the loud alarum bells-
                 Brazen bells!
 What a tale of terror, now, their turbulency tells!
         In the startled ear of night
       How they scream out their affright!
         Too much horrified to speak,
         They can only shriek, shriek,
                 Out of tune,
 In a clamorous appealing to the mercy of the fire,
 In a mad expostulation with the deaf and frantic fire,
         Leaping higher, higher, higher,
           With a desperate desire,
         And a resolute endeavor,
         Now- now to sit or never,
       By the side of the pale-faced moon.
         Oh, the bells, bells, bells!
         What a tale their terror tells
                 Of Despair!
       How they clang, and clash, and roar!
       What a horror they outpour
     On the bosom of the palpitating air!
         Yet the ear it fully knows,
                 By the twanging,
                 And the clanging,
         How the danger ebbs and flows:
         Yet the ear distinctly tells,
                 In the jangling,
                 And the wrangling,
         How the danger sinks and swells,
 By the sinking or the swelling in the anger of the bells-
                 Of the bells-
         Of the bells, bells, bells,bells,
               Bells, bells, bells-
     In the clamor and the clangor of the bells!

                       IV

         Hear the tolling of the bells-
                 Iron Bells!
 What a world of solemn thought their monody compels!
         In the silence of the night,
         How we shiver with affright
   At the melancholy menace of their tone!
         For every sound that floats
         From the rust within their throats
                   Is a groan.
         And the people- ah, the people-
         They that dwell up in the steeple,
                 All Alone
         And who, tolling, tolling, tolling,
           In that muffled monotone,
         Feel a glory in so rolling
           On the human heart a stone-
         They are neither man nor woman-
         They are neither brute nor human-
                 They are Ghouls:
           And their king it is who tolls;
           And he rolls, rolls, rolls,
                 Rolls
             A paean from the bells!
         And his merry bosom swells
           With the paean of the bells!
         And he dances, and he yells;
         Keeping time, time, time,
         In a sort of Runic rhyme,
           To the paean of the bells-
                 Of the bells:
         Keeping time, time, time,
         In a sort of Runic rhyme,
           To the throbbing of the bells-
         Of the bells, bells, bells-
           To the sobbing of the bells;
         Keeping time, time, time,
           As he knells, knells, knells,
         In a happy Runic rhyme,
           To the rolling of the bells-
         Of the bells, bells, bells:
           To the tolling of the bells,
         Of the bells, bells, bells, bells-
           Bells, bells, bells-
   To the moaning and the groaning of the bells.

[pour changer de climat : Claude François - Belles, belles, belles (1962)]

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