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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Musique » « Zig Zag » de Renaud Machart

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« Zig Zag » de Renaud Machart    Page 1 sur 2

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Renaud Machart, Bill Evans pour commencer - le Jeu 01 Oct 2015, 21:36

Encore un excellent numéro de l'émission de Renaud Machart Zig-Zag*, Réappropriations (4) du 27 septembre dernier. C'est l'esprit du genre d'émission que faisait le producteur il y a une bonne dizaine d'années (Chambre d'échos **)

L'émission commence avec Bill Evans, Peace Piece, pièce mise en contexte par le musicologue (influence de Messiaen et de Bernstein) et se poursuit dans une veine mélancolique  très habilement composée par Machart, comme d'habitude.


* Voir sur le site l'illustration : Homme faisant passer à l'aide d'un zig-zag une lettre à une femme" (s.n., XVIIe siècle) © gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

** « Chambre d'échos » se propose d'explorer chaque semaine, le dimanche
à 14 heures, des enchaînements de figures libres à partir de musiques
répondant les unes aux autres, à travers les âges, les genres et les
cultures. Une heure de voyage, d'assonances, de gémellités voulues ou
accidentelles, de surprises – et de plaisir (celui des auditeurs que
j'espère en écho du mien). Renaud Machart
" (2004)

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2
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Koechlin - le Sam 23 Jan 2016, 23:02

Renaud Machart, dans le dernier numéro, Etoiles et toiles, de son émission Zig Zag a fait une petite mise au point amusante en annonçant le nom de Charles Koechlin et l'oeuvre diffusée*. Machart :  Un auditeur me fait la leçon sur la manière de prononcer le nom du compositeur français, il faudrait dire Keuklin et non Kéklin ? Eh bien permettez-moi de dire que j'ai bien connu la fille de Charles « Kéklin »,  qui m'a dit dans cette maison de Radio France comment prononcer le nom de son père. Et toc !

L'auditeur imprudent devrait savoir, s'il écoute Renaud Machart, que ce dernier fait particulièrement attention à la prononciation des noms étrangers (il parle parfaitement anglais, soit dit en passant) et s'amuse même à exagérer certains accents (l'accent mexicain en espagnol est un de ses bons tours).

On pourrait aussi dire à l'auditeur qu'en français Œdipe et œsophage se prononcent respectivement Édipe [edip] et  Ésophage [ezɔfa:ʒ], mais il vaut mieux renvoyer à la défunte série Le Mitan des Musiciens dont cinq numéros furent consacrés en septembre 2014 à Charles Koechlin (Charles Koechlin (1/5) : Ombres et lumière (1). Son producteur : Renaud Machart...

* Charles Koechlin
Dances for Ginger, Op. 163
Yaara Tal & Andreas Groethuysen (piano à quatre mains)
1 CD Sony Classical SMK 89618

Un rapprochement de portraits, tout à fait dans l'esprit facétieux du producteur...



Dernière édition par Philaunet le Dim 24 Jan 2016, 12:09, édité 1 fois

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« Zig Zag » de Renaud Machart - le Jeu 29 Sep 2016, 08:18

Un programme très personnel de Renaud Machart pour son émission Zig Zag tombant le 11 septembre. Le producteur était à New York (on connaît son intérêt pour la musique contemporaine américaine et ses liens avec des compositeurs) et les souvenirs de 2001 le troublent très visiblement.

Au programme, donc, Terreurs et viole d’amour.

Viole d'amour pour celle jouée par le merveilleux altiste Garth Knox dans le Quatuor n 2 "Lettres Intimes" de Janacek diffusé à la fin de l'émission après les œuvres inspirées par l'attentat des Tours jumelles.

L'introduction de Renaud Machart et le quatuor en entier : [son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/musique/sons/2016/36/NET_a91fc891-2e90-43a6-b4e1-090353793c2f_FM.mp3" debut="82:23" fin="110:50"]

Renaud Machart y décrit Janacek comme un "merveilleux vieillard" au moment où ce dernier tombe amoureux de Kamila Stösslova. Voyons Renaud qui avez 55 ans, Janacek en avait "seulement"  63 ...  Mais il est vrai c'était il y a un siècle exactement et la photo du compositeur à cette époque ne montre pas un jeune homme...

Pour tout savoir sur Janacek et sa dernière histoire d'amour* qui a inspiré le 2e quatuor, il faut écouter le très beau numéro de Comme si vous y étiez (2013)  de Jérémie Rousseau Janacek entame une double vie.

Irremplaçables Renaud Machart et Jérémie Rousseau.

* "(...) celle qui occupera la plus grande place dans la vie du compositeur s’appelle Kamila Stösslova, rencontrée en 1917. Elle a 25 ans, Janacek plus de 60 et pourtant cette passion durera jusqu’à la mort du musicien en 1928. Cette jeune femme sera véritablement la muse de Janacek pour nombre de ses oeuvres des dix dernières années"



Dernière édition par Philaunet le Ven 15 Sep 2017, 19:50, édité 1 fois

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4
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Peter Maxwell Davies : ''The Last Island'' - le Mer 13 Sep 2017, 08:42

Nouvelle année avec Renaud Machart et Zig Zag dont le premier numéro du 2 septembre, Souffle de mer, contient une pièce que le producteur qualifie de chef-d’œuvre : Peter Maxwell Davies : The Last Island, Op. 301 pour sextuor à cordes, Hebrides Ensemble, Delphian DCD34178

C'est à 21'29''. On fera bien de passer la pièce précédente dont Renaud Machart dit lui-même qu'il n'est pas sûr qu'on ait envie de la réécouter... Mais voilà tout Machart, il ne s'interdit pas de diffuser des pièces inconnues qui peuvent servir de pistes d'écoutes.

Au lieu de La Matinale de France Culture, la poésie des îles Orcades (Orkney Islands) par Peter Maxwell Davies, introduction Renaud Machart :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-02.09.2017-ITEMA_21423708-0.mp3" debut="21:29" fin="38:24"]


Droits : Voyages et vagabondages

Pour aller plus loin(Wiki) Archipel des Orcades



Dernière édition par Philaunet le Mar 24 Oct 2017, 09:35, édité 4 fois

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5
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Andante - le Ven 15 Sep 2017, 09:00

Un extrait de l'émission Zig Zag précédemment citée Souffle de mer pour commencer la journée avec de la poésie.

Dimitri Chostakovitch : Concerto pour piano n° 2 : 2. Andante : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-02.09.2017-ITEMA_21423708-0.mp3" debut="55:30" fin="65:45"]

Renaud Machart rappelle, à l'instar de François-Xavier Szymczak, le principe qui guide sa programmation depuis toujours : l'anadiplose.

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6
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Culture, originalité, impertinence : Renaud Machart dans ''Zig Zag'' - le Jeu 11 Jan 2018, 09:39

Tout Machart est dans ce titre d'émission : Comment se ficher le bourdon une veille de réveillon…, numéro du samedi 30 décembre 2017

Une émission qui commence avec une œuvre de Max Reger* jouée avec un immense talent par Barry Douglas. Voici comment Renaud Machart introduit l'émission et l’œuvre  : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="01:03" fin="02:52"]


*Max Reger: Concerto pour piano et orchestre (1910)
Barry Douglas (piano)
Orchestre philharmonique de Radio France
Marek Janowski (direction)
RCA

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7
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Paul Hindemith vertont Christian Morgenstern, pour Fred de Rouen - le Mer 24 Jan 2018, 21:33

Philaunet(http://www.regardfc.com/t838-zig-zag-de-renaud-machart#29828) a écrit:
Tout Machart est dans ce titre d'émission : Comment se ficher le bourdon une veille de réveillon…, numéro du samedi 30 décembre 2017

Une émission qui commence avec une œuvre de Max Reger* jouée avec un immense talent par Barry Douglas. Voici comment Renaud Machart introduit l'émission et l’œuvre  : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="01:03" fin="02:52"]

*Max Reger: Concerto pour piano et orchestre (1910)
Barry Douglas (piano)
Orchestre philharmonique de Radio France
Marek Janowski (direction)
RCA
Après cette première pièce venait le très beau Requiem op. 144 du même Max Reger (Dietrich Fischer-Dieskau, baryton) suivi de quatre Lieder pour voix et quatuor à cordes de Paul Hindemith que Renaud Machart présente ainsi : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="58:57" fin="72:48"]



Hindemith: Melancholie op. 13 – (1917-1919)
Four Songs for Voice and String Quartet after Poems of Christian Morgenstern
Christiane Oelze (soprano)
Ensemble Villa Musica
MDG Gold MDG 304 0535-2


Renaud Machart est visiblement ému. Ceux qui le connaissent savent pourquoi.

Le grand poète Christian Morgenstern pour les connaisseurs :

   1. Die Primeln blühn und grüßen (finished 1919-6-10, Frankfurt) *
   2. Nebelweben (finished 1918-6-23, Fleurbaix)
   3. Dunkler Tropfe (finished 1919-7-17, Noordwijk)
   4. Traumwald (finished 1917-12-25)

1.
Die Primeln blühn und grüssen –

„Die Primeln blühn und grüssen
so lieblich mir zu Füssen,
die Amsel singt so laut.
Die Sonne scheint so helle –
nur ich weiss eine Stelle,
dahin kein Himmel blaut.“

– Feins Kind, musst nicht so sagen!
Es bringt der Himmelswagen
auch Deiner Brust den Tag.
Es wird auch Deine Seele
der lieben Vogelkehle
gleichtun mit lautem Schlag.

„Die Primeln blühn und grüssen
so lieblich mir zu Füssen,
die Amsel singt so laut.
Die Sonne scheint so helle -.
Mein freundlicher Geselle,
mir ward viel Leid vertraut.“

2.
Nebelweben

Der Nebelweber webt im Wald
ein weißes Hemd für sein Gemahl.
Die steht wie eine Birke schmal
in einem grauen Felsenspalt.

Im Winde schauert leis und bebt
Ihr dämmergrünes Lockenlaub.
Sie lässt ihr Zittern ihm als Raub.
Der Nebelweber webt und webt...

3.

Dunkler Tropfe

Dunkler Tropfe,

der mir heut in den Becher fiel,

in den Becher des Lebens,

dunkler Tropfe Tod –

Willst du den klaren Wein mir trüben –

soll ich mich an ihm müde trinken –

müde – müde – vom Leben fort?

Dunkler Tropfe,

der mir heut in den Becher fiel,

in den Becher der Freude,

dunkler Tropfe Tod ...

4.
Traumwald

Des Vogels Aug verschleiert sich;
Er sinkt in Schlaf auf seinem Baum.
Der Wald verwandelt sich in Traum
Und wird so tief und feierlich.

Der Mond, der stille, steigt empor:
Die kleine Kehle zwitschert matt.
Im ganzen Walde schwingt kein Blatt.
Fern läutet, fern, der Sterne Chor.

Christian Morgenstern
(1871 - 1914)

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Charles Koechlin, pour Fred de Rouen - le Jeu 25 Jan 2018, 23:21

Philaunet(http://www.regardfc.com/t838-zig-zag-de-renaud-machart#29828) a écrit:Tout Machart est dans ce titre d'émission : Comment se ficher le bourdon une veille de réveillon…, numéro du samedi 30 décembre 2017 (...)
Dans ce premier billet, je n'avais pas signalé la manière dont Renaud Machart, grand imitateur, dit le titre de son émission "Comment se ficher le bourdon une veille de réveillon…" :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="01:06" fin="01:14"] À comparer avec le début du sketch de Raymond Devos, Les vacances et la manière dont ce dernier dit "Oui, c'est dernier temps, ç'a n'allait pas ! J'sais pas, J'avais le bourdon".

Dans le deuxième billet consacré à cette émission (cf. post ci-dessus), je proposais d'écouter les pièces de Hindemith que Renaud Machart aurait sans doute qualifiées au sens propre  de "lamentables" (où l'on se lamente) il y a 10, 15 et 20 ans, dans Chambre d'échos, Paysages composés, Le Matin des musiciens, etc.

Renaud Machart est un musicien-producteur érudit, sensible, impertinent, maître de la parole radiophonique, dont les intérêts vont de la chanson de cabaret new-yorkais (inoubliables prises de concert avec Dawn Upshaw) à la musique mélancolique anglaise (madrigalistes du XVIIe siècle avec John Dowland, Flow my tears) en passant par la musique française du tournant du XXe siècle, comme celle de Charles Koechlin auquel il a souvent rendu hommage, notamment dans une série du Mitan des Musiciens de septembre 2014 Charles Koechlin (1/5) : Ombres et lumière (1).

Pour toute émission radiophonique sur Charles Koechlin (stations françaises, suisses et belges), voir le spécialiste incontesté du forum sur le sujet, Fred de Rouen, ici salué chaleureusement, pour qui j'extrais le passage ci-dessous de l'émission du 30 décembre.

En effet, dans l'émission à tonalité mélancolique de la veille du réveillon, Renaud Machart enchaînait Koechlin à Hindemith avec une pièce qu'il qualifie d'extraordinaire : Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes, op. 37 1902-07, orch. 1908*, la voici annoncée et diffusée  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="72:53" fin="88:10"]

Renaud Machart
est et restera un des grands passeurs de France Musique, celui qui sait mettre en condition l'auditeur pour lui donner la curiosité d'écouter de la musique qui sort de l'ordinaire. Et il peut se permettre de finir une émission sur le ton de la confidence et de l'humour, comme en cette fin 2017 (avant l'étiquette sonore mal venue) :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-30.12.2017-ITEMA_21541060-0.mp3" debut="117:38" fin="118:52"]

* VIERGES MORTES

Œillets blancs, lilas blancs et violettes blanches :
Et le char sépulcral s’en va vers les caveaux,
Sinistre et chaste, au pas rythmique des chevaux
Qui bercent les grands draps déployés sur leurs hanches.

Ô vierges ! D’autres Mais fleuriront les pervenches,
Les baisers écloront dans les Avrils nouveaux
Et la brise des Juins grisera les cerveaux :
Mais vos corps sans désirs dormiront sous les planches.

Toujours ! Et c’est fini sans être commencé !
Votre avenir d’hier a mille ans de passé :
Vos cœurs immaculés sont morts avant de naître.

Lilas blancs, œillets blancs... Vous vous en retournez
Vers l’immense sommeil des choses, sans connaître
Le seul bien que la vie accorde à ses damnés !

Music from Enchanted Gardens :
The « Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes » op. 37 (1902-08)
for mixed double chorus, organ and orchestra uses the Latin words of the Requiem.
Koechlin takes the programmatic background from the poem »Vierges mortes« by
Haraucourt which, however, is not set to music in the composition. In an
unpublished commentary, Koechlin writes: »[It is] a kind of Requiem, an evocation
of the poem by Haraucourt. My composition is a cry of pity and revolt, not only for
the young girls who must die before they have seen their dreams come true, but
especially for those girls torn by fate from the midst of their lives. This symphonic
poem translates the feelings, evokes the visions suggested to us by such a cruel
and especially unjust loss: the death of a burgeoning soul full of hope and beauty.
First there is the funeral procession described by Haraucourt... Then, as if in a
country chapel with shrill bells, in an atmosphere heavy with sighs and flowers,
after a long plaint played by the orchestra, the voice of the choirs rises up:
›Requiem aeternam dona eis…‹. We are reminded – without being able to resign
ourselves to the truth, almost without being able to believe it – we think of this life
that has been extinguished in the midst of so many promises. But then a brusque
outbreak in the orchestra answers us with the reality of death. In a long crescendo
of the orchestra, choir and organ (›Ad te omnis caro veniat...‹), the voices proclaim
the irreversible final destiny of the body; and they also speak of the eternal light
promised in exchange. The song fades into the distance, the pale voices of the
flutes recall the funeral march from the beginning. As if floating above a tender
memory, comes the apparition of far-off voices: dejected and disconsolate
appeasement in which all thought ceases.«
Otfrid Nies (Charles Koechlin Archive, Kassel)
L'original en allemand : Musik aus verzauberten Gärten


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Appenzeller (Benedictus) - le Dim 28 Jan 2018, 08:49

Curiosités du fond de l’abîme Zig Zag, le samedi 13 janvier 2018 par Renaud Machart.

L'indicatif d'émission a été laissé plus longtemps que de coutume, on l'apprécie et la comparaison avec les sautillements de France Culture est édifiante.

Renaud Machart :  "Ravi de vous retrouver, mais on commence par une musique ''lamentable''". Comme toujours, une programmation de grande qualité, à la fois personnelle et ouverte à un large public de connaisseurs et de curieux.

Fred de Rouen, vous apprécierez l'Ensemble Clément Janequin interprétant le Psaume 130 : “Du Fond de ma pensée” de Benedictus Appenzeller [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14614-13.01.2018-ITEMA_21555492-0.mp3" debut="00:03" fin="12:30"]

Illustration de la page d'émission :



L' abîme, drame en cinq actes et onze tableaux, de Charles Dickens; onzième tableau, scène dernière. Estampe / dessin de M. de Neuville. Gravé par C. Maurand - 1868, Droits Gallica - BnF

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« Goutte sombre » pour Fred de Rouen - le Mar 30 Jan 2018, 11:18

Fred de Rouen n'a pas pu écouter l'émission Curiosités du fond de l’abîme dont je suggérais l'écoute ci-dessus dimanche matin, il était déjà au fond de l'abîme. Il avait pu in extremis écouter et "adorer" les quatre Lieder de Hindemith sur des poèmes de Christian Morgenstern, mercredi dernier (post Paul Hindemith vertont Christian Morgenstern, pour Fred de Rouen). Le poème Dunkler Tropfe ["Goutte sombre"], en particulier, ne pouvait que résonner à l'esprit d'un érudit sensible et polyglotte se sachant sur le départ.

Les émissions de Renaud Machart depuis qu'il est sur France Musique sont toutes pénétrées d'un esprit à la fois fantaisiste et tragique. Ses programmations musicales sont éminemment personnelles tout en étant ouvertes à un large public d'amateurs.

Ainsi de cette émission du 13 janvier dans la veine des précédentes qui laisse supposer un esprit traversant un épisode malheureux. Qui peut sur France Musique, qui a pu et pourra, hormis Renaud Machart, faire diffuser une pièce dans son intégralité (plus de trente minutes), telle celle d'Ennio Morricone: Voci dal silenzio (“canto per tutte le tragedie, per tutte le stragi del mondo””) ? La pièce a été donnée en public à Vérone en 2004 et fait directement référence aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. On sait à travers d'autres émissions que Renaud Machart était non loin des tours jumelles ce jour-là. Il avait programmé il y a quelques années, la pièce de John Adams, On the Transmigration of Souls, créée en 2002. Il n'avait pu la désannoncer tant il était étreint par l'émotion.

Il y a des producteurs (très rares) qui savent créer un climat de réceptivité aux œuvres (et aux paroles), même difficiles, diffusées dans les émissions. Machart est l'un de ceux-là.

À noter dans l'émission, "Curiosités du fond de l’abîme", la stimulante analyse, après écoute, d'un oratorio de Lili Boulanger (décédée à l'âge de 24 ans), "Psaume 130 “Du fond de l’abîme”".

Rendez-vous pour le numéro suivant de Zig Zag (du 20 01 2018) au titre programmatique Echos et ombres.

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Re: « Zig Zag » de Renaud Machart -

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