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Les coups de coeur    Page 2 sur 2

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Renaud Machart et Vincent Warnier - le Sam 20 Avr 2013, 11:49

Rappel du premier message :

Voici un dialogue sur un sujet qu'on ignore, qui a priori ne devrait pas enthousiasmer le profane et pourtant on l'écoute de bout en bout avec grand intérêt et parfois avec la chair de poule tant on a plaisir à écouter deux personnes très cultivées, passionnées, curieuses, et au service des auditeurs.

"L'interprétation de Bach à l'orgue (1)"

Il faut dire que l'on a là deux grosses pointures de France Musique : Renaud Machart un des plus grands passeurs et hommes de radio qui officie sur la chaîne depuis plus de 25 ans et dont on ne se lasse pas (né en 1962, voir sa biographie). Vincent Warnier, un autre puits de science, intervenant à France Musique, organiste réputé.

Une phrase de Renaud Machart : "Vous me disiez tout à l'heure, [se reprend] vous NOUS disiez tout à l'heure...". Depuis que Machart est sur cette chaîne, il n'a jamais rien dit qui ne soit pour l'édification et le plaisir intellectuel de l'auditeur. Il a un plaisir jubilatoire à aborder les sujets les plus variés, plaisir qu'il veut visiblement faire partager.

Qui sur France Culture peut revendiquer la même chose aujourd'hui ? La même culture, la même qualité de langue, la même verve, le même esprit vif, la même impertinence, le même souci de l'auditeur ?

"Le Matin des musiciens" par Renaud Machart; le jeudi de 11h à 12h30
21 mars 2013  "L'interprétation de Bach à l'orgue (1)"
Avec Vincent Warnier, organiste titulaire de Saint-Etienne du Mont à Paris.

http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/matin-musiciens_jeudi/emission.php?e_id=100000068&d_id=515007279&arch=1
* * *

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Jérémie Rousseau arbitre « La Tribune des critiques de disques » - le Mar 20 Sep 2016, 09:11

À quoi tient le succès d'une émission ? Toujours et encore à son "passeur".  La voix, le ton, le savoir, la maitrise de la parole radiophonique  peuvent faire venir l'auditeur à lui, même si de prime abord le sujet ne suscite pas la curiosité.

Je n'écoutais plus La tribune des critiques de disques, lassé par la forme et les commentaires n'en finissant plus après l'écoute de chacune des six versions d'une même œuvre.  Les grandes pointures* de la chaîne qui se sont succédé comme présentateurs depuis 1991 avaient bien du mal à "gérer" la parole des spécialistes. Quand l'émission durait trois heures (sous Frédéric Lodéon), cela pouvait paraître interminable..

Et puis vint Jérémie Rousseau en 2014.  Le Jérémie Rousseau de "Comme si vous y étiez".  

L'émission du 11 septembre  vaut le coup d'oreille : Quelle est la meilleure version de la Suite Bergamasque de Claude Debussy ? avec Jérôme Bastianelli, Elsa Fottorino et Alain Lompech. Métamorphose du premier cité dont la voix était il y a quelques années très aiguë, au timbre quasi repoussant. Visites chez le phoniatre ? Une très bonne surprise. Bravo  Elsa Fottorino. Quant à Alain Lompech, il représente, avec Christian Merlin de la première émission, le musicologue sûr de lui aux jugements définitifs et ne lâchant plus la parole, une parole pourtant essentielle (si elle ne s'épanche pas à l'écoute d'elle-même).

Heureusement il y a Jérémie Rousseau dont l'arbitrage courtois et compréhensif fait autorité. Il me rappelle, par le ton et l'intelligence, Jean-Maurice de Montrémy, un des meilleurs présentateurs du Panorama de France Culture.

Jérémie Rousseau a introduit le compte-rendu de l'émission sur le site et c'est vraiment un  atout. Ces synthèses écrites sont de très grande qualité. On y reviendra dans un parallèle avec le niveau zéro de la critique de La Dispute de France Culture (voir par exemple  La dispute mardi 13 septembre 2016).


*Animée (...) de 1991 à 1995 par Jean-Pierre Derrien sous le titre À bon entendeur salut !, de 1997 à 1999 par Gérard Courchelle sous le titre la Tribune de France-Musique, de 2000 à 2006 par Frédéric Lodéon sous le titre le Pavé dans la mare, et en 2007 à 2008 par Renaud Machart sous le nom Les Rois de la galette. De 2008 à 2011 l'émission reprend le titre original La Tribune des critiques de disques, produite et animée par François Hudry. De 2011 à 2013, elle prend comme titre Le Jardin des critiques et est présentée par Benjamin François. Depuis l'automne 2013, reprenant à nouveau le titre original, elle passe sous la direction de Thierry Beauvert, puis de Jérémie Rousseau en septembre 2014.

Basée sur le principe de l'écoute comparative, elle confronte différentes versions discographiques d'une œuvre de musique classique, autour d'une assemblée constituée selon les émissions, de critiques, de journalistes musicaux, de musicologues, d'historiens de la musique et d'interprètes classiques, qui analysent et déterminent la version qui a leur préférence.
La Tribune des critiques de disques Wikipédia

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Couronnes de laurier - le Sam 01 Juil 2017, 13:33

"France Musique (...) nous a formés, parce qu'en fait, moi je dis que j'ai fait une faculté de musicologie, mais je suis comme Renaud Machart qui l'a dit d'ailleurs à d'autres moments, notre vraie formation ça a été France Musique. On avait l'oreille collée à France Musique (...) Jacques Merlet a fait un travail fantastique et donc on était collés, l'oreille au poste, et on apprenait. Enfin c'était génial, moi, ma faculté de musique, c'était France Musique".

Denis Raisin Dadre, Premiers émois (1/5)  dans Les Grands entretiens à partir de 15'20''.

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France Musique, la station culturelle de Radio France - le Mer 02 Aoû 2017, 17:13

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t9p230-france-musique#27126) a écrit:Cette semaine, pas de Grant entretien, mais un entretien fleuve accordé par le compositeur Steve Reich, chez lui, au producteur Arnaud Merlin, en septembre. Trois épisodes ont été diffusés. Ils méritent quelques mots.



Observons les deux hommes côte à côte, dans ce canapé. On apprécie la bonhomie décontractée d'Arnaud Merlin, mais on se demande si les interventions-questions du producteur ne vont pas grever la spontanéité de l'entretien...
L'écoute des trois premiers numéros nous rassure: la place respective qu'ils occupent dans le canapé est inversement proportionnelle au temps de parole de chacun. Arnaud Merlin se fait discret, orientant habilement la parole de S. Reich, l'accompagnant, la relançant, sans jamais la contraindre, la freiner ni l'interrompre. Beau travail de montage, dosage parfait.

(...) J'écoute la fin d'un entretien jubilatoire où l'on me parle de chironomie et de plain-chant, de l'oscillation entre l'oralité et la notation musicale, des rapports subtils qu'elles entretiennent. Je suis sur France Musique, la station culturelle de Radio France...
Oui, les Merlin, Machart, le Bail, Rémond, Rousseau, Grant, François, et bien d'autres, sont les artisans d'une radio culturelle digne de ce nom, malgré les injonctions déprimantes d'une direction, en premier lieu celle de Radio France via son PDG, qui souhaite supprimer la culture au profit de l'ambiance sonore. Comptons sur les auditeurs et les relais d'influence pour ne pas perdre cet outil d'instruction et de délectation qu'est une radio où l'on nous parle : "j'aime qu'on me parle à la radio" dit Mme D., 97 ans ; "la radio permet le dialogue intime", dit la soprano Felicity Lott au micro de Judith Chaine, dans un Grand entretien.

Les derniers billets de ce fil rendent brièvement compte des trésors que recèlent les deux années de l'émission de François-Xavier Szymczak, Dans l'air du soir. La série du 30 11 au 04 12 2015 était consacrée à la forêt. Le second numéro La forêt baroque contient de très belles pièces, présentées et ordonnées avec pertinence par le producteur. On y entend, entre autres, un délicieux chant traditionnel, Joli bois par Suzie Leblanc et une suite de pièces de Boesset, Charpentier et Campra.

Soyez "Sans frayeur dans ce bois", fred de rouen,  je vous mets de côté ces émissions pour quand vous pourrez de nouveau réécouter la station culturelle de Radio France.

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Fred Neil sur France Musique - le Mar 17 Oct 2017, 09:43

Dimanche dernier, dans une émission que je n'écoute presque jamais, Repassez-moi l'standard, Laurent Valéro braquait sa poursuite sur le standard de Fred Neil, Everybody's Talking popularisé par Harry Nilsson dans le film Macadam Cowboy de John Schlesinger (1969).

Le principe de l'émission, lui-même standard éculé, consiste à décliner les différentes versions d'un titre à satiété, saupoudrant le tout d'une compilation de remarques plus ou moins érudites sur l'histoire du titre et du compositeur, extraites d'ouvrages ou d'articles dont on ne donne pas toujours les références. Peu importe.



Je tiens Fred Neil pour l'un des deux ou trois plus grands chanteurs américains de folk. Everybody's Talking est un immense titre, mais il en est un autre qui dépasse tout et mériterait davantage le coup de projecteur: The Dolphins.



Et sa magnifique reprise par Tim Buckley:

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Fred Neil sur France Musique - le Jeu 19 Oct 2017, 03:21

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t844p10-les-coups-de-coeur#29128) a écrit:Dimanche dernier, dans une émission que je n'écoute presque jamais, Repassez-moi l'standard, Laurent Valéro braquait sa poursuite sur le standard de Fred Neil, Everybody's Talking popularisé par Harry Nilsson dans le film Macadam Cowboy de John Schlesinger (1969).

Merci Fred, je ne connaissais pas l'émission... dont j'aime bien le principe, basique, certes, mais il a une vertu : il rappelle que les reprises montrent (souvent, mais parfois maladroitement aussi) que la chanson originale est une bonne chanson. Il faudrait, dans cette émission, faire une rubrique qui  essaye de trouver des « covers » plus fortes que les versions originales. (Laurent Valéro, si tu nous lis...) On a tous en tête quelques exemples. Allez, je me lance :

« Toxic » par Britney Spears (pardon pour les oreilles mélomanes, qui risquent de siffler)


et La reprise instrumentale par Yaron Herman qui me semble rappeler que nous avons un là un très bon thème...


ou le « Don't stop the music » par Rihanna (pardon x10) :


dont la version de Jamie Cullum me semble supérieure.
(Je ne compare pas les clips, hein, juste les arrangements !)


(On aura compris que dans cette affaire je privilégie des versions plus « jazz » que pop, et que tout ça se discute. OK.)

Ah oui : une mention spéciale pour la partition de John Barry, sur le film de Schlesinger, remarquable, comme souvent ! Quant à Fred Neil, j'aime beaucoup sa version (originale) et voilà un nouvel univers à explorer grâce à ton post.

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« Vous êtes donc un homme vénal » (tout l'humour de J.-M. Damian) - le Jeu 14 Déc 2017, 14:30

"Quel effet cela vous fait-il d'être un monument national ?" "Aucun effet !"  Échange dans "Cordes Sensibles" de Michel Sénéchal le 20 mars 2004, Nuit Hommage à Jean-Michel Damian (3e partie) 2h 13mn, le lundi 28 août 2017

Et tout l'esprit et la bonté de l'inoubliable présentateur de France Musique dans cette réplique [son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2017/08/1e679e3e-b7c3-4859-a91e-43af4434356f/cordes_sensibles_de_michel_senechal.mp3" debut="13:15" fin="15:30"]

Merci à Fred de Rouen, inlassable archiviste et partageur des plus belles émissions radiophoniques.  

Pour la troisième partie de l'hommage consacré à Jean-Michel Damian (producteur emblématique de France Musique décédé le 1er novembre dernier), le choix s’est porté sur "Cordes Sensibles" de Michel Sénéchal, diffusée en direct et en public le 20 mars 2004.

Le ténor Michel Sénéchal, emblématique Ménélas ou Mr Triquet, revient avec verve et esprit sur sa longue carrière d’artiste lyrique et d’enseignant à l’Ecole de chant de l’Opéra de Paris qu’il dirigea jusqu’en 94. Avec beaucoup de gaîté mais aussi d’émotion, et grâce à sa très riche discographie, il évoque ses grands rôles, ses collègues chanteurs, les salles qui l’ont accueilli, les compositeurs qu’il a côtoyés, les œuvres qu’il a créé. Privilège enfin, il interprète en direct quelques mélodies pour les auditeurs de France Musique.

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Tomas Luis de Victoria, ''Alma Redemptoris Mater' & John Ireland, ''The Advent'' - le Dim 17 Déc 2017, 12:58

281 vues sur Youtube, cela ne vous a pas le ronflement de 50 millions de vues, mais bon cela peut aussi donner l'impression de faire partie des happy few... Aussi Victoria Alma Redemptoris Mater  | Westminster Cathedral Choir (Vespers service) (et les autres parties à choisir dans la colonne de droite).

Et France Musique dans tout ça ? La voilà, l'antenne culturelle, avec l'émission Le jardin des dieux de François-Xavier Szymczak, le 30 novembre 2008, « Musiques de l'Avent » où était diffusé Thomas Luis De Victoria, Alma redemptoris mater James O'Donnel, Westminster Cathedral Choir [HYPE CDA 66738] 1994.

Une remarquable émission, comme toute la série du Jardin des dieux et comme tout ce que fait François-Xavier Szymczak.

Dans ce numéro de deux heures, on pouvait entendre un compositeur contemporain connu des Britanniques comme l'un des professeurs de Benjamin Britten, John Ireland. Ce dernier a mis en musique un poème d'Alice Meynell, sous le titre "The Advent". On en trouve une interprétation ici en ouverture dans  une interprétation du baryton John Luxon et du pianiste Alan Rowlands "Songs Sacred & Profane".

Pour suivre le poème écrit sous le titre ''No sudden thing of glory and fear'' :

   Rorate Coeli desuper, et nubes pluant Justum.
   Aperiatur Terra, et germinet Salvatorem.


No sudden thing of glory and fear
Was the Lord's coming; but the dear
Slow Nature's days followed each other
To form the Saviour from his Mother
one of the children of the year.

The earth, the rain, received the trust,
The sun and dews, to frame the Just.
He drew his daily life from these.
According to his own decrees
Who makes man from the fertile dust.

Sweet summer and the winter wild,
These brought him forth, the Undefiled.
The happy Springs renewed again
His daily bread, the growing grain,
The food and raiment of the Child.


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Re: Les coups de coeur -

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