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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Vu sur le site et dans les programmes de franceculture.fr

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Et France Culture, un gros tas de quoi ? - le Mar 19 Juin 2018, 17:24

France Culture fait peur à voir. Au sens propre. Après avoir tâtonné, elle a enfin trouvé comment utiliser la vidéo pour appâter le chaland sur les réseaux. Pas l'auditeur, cela va de soi. Non, seulement le bougre errant en manque de tempêtes dans un verre d'eau (d'illustres chercheurs appellent cela le « beuze »).

Au menu du jour, attention scandale, un titre-citation (voir ci-dessus le post de Philaunet) comme la maison les aime tant : « Trump est un gros tas de merde et Macron un berger allemand ». L'interview d'Art Spiegelman, auteur de Maus. Si avec ça, vous n'avez pas cliqué. L'intéressant n'est pas là. Mais dans l'objet donné à lire : la vidéo. Arrivé sur sa page, l'auditeur (un peu con, c'est vrai) tombe sur deux cases : une copie d'écran de la vidéo avec le titre choc et juste en dessous, la vidéo hébergée sur Dailymotion. Avant lancement, il a déjà lu Trump = gros tas de merde et Macron = berger allemand 4 fois.



Vous vous souvenez des formats du Bon plaisir d'au minimum 3 heures ? Par exemple de celui de Jean Giraud-Moebius pour rester dans le 9e art (1ère diffusion le 30 décembre 1989) ? Balancez tout ça à la poubelle, l'avenir c'est une vidéo de 4 minutes 21 secondes. Amplement suffisant. Donc Spiegelman, cadré à gauche pour laisser aux phrases la place de s'afficher. Pas n'importe quelles phrases : celles qu'il prononce... exactement. Vous entendez, vous lisez ce que vous entendez, mais cela va vite, trop vite, vous êtes incapable de tout assimiler (toujours un peu con que vous êtes). Donc, comme à l'école primaire, on vous colore les mots importants, vous affiche en gros caractères les informations à retenir, vous rend le tout agréable à l'oeil en animant le cadre intérieur la fenêtre de la vidéo, et... le message rentre mieux.


(Amusant, dans les crédits, on ne sait même pas si l'interview a été conduite par un journaliste de la chaîne).

Nota Bene : à défaut de pouvoir écouter le Bon plaisir de Moebius, l'équipe des Nuits de France Culture a mis en ligne un entretien qui lui est presque contemporain, de 1985 : Moebius dessinateur (première diffusion 04 août 1985). Merci Philippe Garbit.



Dernière édition par Jean-Luuc le Mer 25 Juil 2018, 06:50, édité 3 fois

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''France Culture fait peur à voir''. Ça oui ! - le Sam 23 Juin 2018, 08:24

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t849p50-vu-sur-le-site-franceculture-fr#30749) a écrit:France Culture fait peur à voir. Au sens propre. Après avoir tâtonné, elle a enfin trouvé comment utiliser la vidéo pour appâter le chaland sur les réseaux. Pas l'auditeur, cela va de soi. Non, seulement le bougre errant en manque de tempêtes dans un verre d'eau (d'illustres chercheurs appellent cela le « beuze »).

Au menu du jour, attention scandale, un titre-citation (voir ci-dessus le post de Philaunet) comme la maison les aime tant : « Trump est un gros tas de merde et Macron un berger allemand ». L'interview d'Art Spiegelman, auteur de Maus. Si avec ça, vous n'avez pas cliqué. L'intéressant n'est pas là. Mais dans l'objet donné à lire : la vidéo. Arrivé sur sa page, l'auditeur (un peu con, c'est vrai) tombe sur deux cases : une copie d'écran de la vidéo avec le titre choc et juste en dessous, la vidéo hébergée sur Dailymotion. Avant lancement, il a déjà lu Trump = gros tas de merde et Macron = berger allemand 4 fois.
Et toute la semaine en page d'accueil avec photo et mention de cette vidéo dans Les plus consultés. France Culture pense se dédouaner de la vulgarité et de l'opposition politique qui est la sienne en faisant mine de ne rapporter que les propos de l'interviewé largement mis en scène sur le site. Mais personne n'est dupe du procédé. Il est quotidien.
(...) l'avenir c'est une vidéo de 4 minutes 21 secondes. Amplement suffisant. Donc Spiegelman, cadré à gauche pour laisser aux phrases la place de s'afficher. Pas n'importe quelles phrases : celles qu'il prononce... exactement. Vous entendez, vous lisez ce que vous entendez, mais cela va vite, trop vite, vous êtes incapable de tout assimiler (toujours un peu con que vous êtes). Donc, comme à l'école primaire, on vous colore les mots importants, vous affiche en gros caractères les informations à retenir, vous rend le tout agréable à l'oeil en animant le cadre intérieur la fenêtre de la vidéo, et... le message rentre mieux.
Comme "l'humanité est de plus en plus bête" (cf. La faute à France Culture), le lavage de cerveau doit être plus primitif.

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Les aphorismes de pacotille - le Dim 24 Juin 2018, 16:48

Sur le site de la station, les titres-citations conformes à l'esprit maison tombent comme à Gravelotte...

Choisis parmi de nombreux autres :

Alexander Maksik : "L'idée est d'inverser le rapport entre les hommes et les femmes"
Smaïn Laacher : "Il n'y a pas de vraie crise migratoire, mais une crise du droit d'asile"
Eva Jospin : "L’œil ne regarde jamais la même chose"
Cheikha Rimitti : "Je chante tout ce qui m'inspire, les mots me piquent comme des abeilles"
Angelin Preljocaj : "Je me demande souvent comment le corps imprime le monde"
Jean-Didier Urbain : "Les vacances c'est échapper à un ordre social dont on n’est pas vraiment le maitre".

*****************

Les édifiants "plus consultés" :

Le 22 06 2018
Boris Cyrulnik dans la tête de nos enfants
La Grande table (2ème partie)
1

Faut-il réhabiliter le missionnaire du samedi soir ?
Du Grain à moudre
2

Marion, 13 ans, harcelée jusqu'au suicide
3

"Trump est un gros tas de merde et Macron un berger allemand" : l'interview d'Art Spiegelman, auteur de Maus
4

2 min
Les frères Bogdanov sont soupçonnés d’escroquerie…
L'Humeur du matin par Guillaume Erner
5

Est-il possible de rendre l'autre amoureux ?
Université de Nantes
6

3 min
Un président peut-il dire ça ?
Le Billet politique
7

28 min
Ma fille sous influence (4/5) : Londonistan
Les Pieds sur terre
8

58 min
Tous des héros ? (4/4) : Le surhomme de Nietzsche est-il un héros ?
Les Chemins de la philosophie
9

5 min
L’accroissement des inégalités
Le Journal des idées
10

******************

Du 24 06 2018

La piscine des Macron
L'Humeur du matin par Guillaume Erner
1
34 min
Boris Cyrulnik dans la tête de nos enfants
La Grande table (2ème partie)
2
52 min
Lire Maurras aujourd'hui
Répliques
3
2 min
Les bobos
L'Humeur du matin par Guillaume Erner
4
3 min
Beyoncé et Jay Z, la Pop Culture n’existe plus?
Le Billet culturel
5
28 min
Mon sexe et moi
Les Pieds sur terre
6
SuperfailLa SPA en pleine tourmente
7
29 min
Lestrade à la barre
La Grande table (1ère partie)
8
58 min
Philosophie de la prostate
Les Chemins de la philosophie
9
59 min
Intelligence des dauphins / La nation spatiale Asgardia / Nouvelles espèces
La Méthode scientifique
10

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''Sans cesse réinterroger sa propre identité'' (donc être invité à France Culture) - le Dim 08 Juil 2018, 23:31

Masterclasse Christophe Honoré

Masterclasse, un terme bien ronflant pour le ressassement des discours automatiques à la mode.

Descriptif : Une Masterclasse que l’on pourrait qualifier de « totale » tant sont nombreuses les formes artistiques que prennent son écriture. A la fois cinéaste, scénariste et critique, romancier, auteur de littérature jeunesse et dramaturge, metteur en scène de théâtre et d’opéra. Avec lui, l’art nous rappelle que la vie est une infinie réinvention.

Un premier "ré-" avec "réinvention". [infinie, la "réinvention"... On aime ces "vérités" sur la vie, assénées sur le site de FC]

Suite (c'est C.H. qui parle) Exercer dans plusieurs domaines m'oblige à une certaine impureté, je ne suis pas un vrai écrivain, pas un vrai cinéaste ...  et cela s'accorde avec la modernité : avec ce que je ressens du monde d'aujourd'hui. Cette idée d'être incertain, de sans cesse réinterroger sa propre identité, de se permettre des métamorphoses au cours de sa vie.

Un second "ré-" avec "réinterroger".

Se demande-t-il s'il est un homme ou une femme ? Car c'est tendance à Radio France, étage France Culture

******************

Sinon, quelques titres-citations de la semaine :

Pierre Assouline : "La vision de l'étranger de Simenon est très intéressante, il a une vraie compassion"

Raphaël Enthoven : à quoi sert le courage ? Le courage, c’est se jeter à l’eau***. C’est un geste sans cause, sans motif et sans explication. C’est une insurrection de l’individu.

Marguerite Duras : "Écrire, c'est hurler sans bruit" L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit, et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus

Louis Althusser : "Les philosophes sont des intellectuels sans pratique, à distance de tout""l n'y a pas de philosophie neutre. Toute philosophie est tendancieuse, en ce qu'elle représente une tendance dominante.


*** De quelqu'un qui ne connaît rien au sauvetage en eaux libres, mais qui a envie de faire un mot sur un fait divers tragique.

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Dérangés, en effet. - le Ven 13 Juil 2018, 07:50

De Joëlle Gayot (Une saison au théâtre, ex "Changement de décor", émission hebdomadaire)* Dérangé.e.s par le genre, nouvelle tribune promotionnelle pour M. Py.

"Avignon 2018 | Bientôt une semaine depuis l’ouverture du Festival et déjà un constat : le genre irrigue les spectacles de part en part. Côté In comme côté Off. Et cela n’est pas sans conséquence sur les prises de conscience que vit le public."


Extraits :
"on voit et on entend celles et ceux que la société maintient encore trop souvent dans le mutisme et l’invisibilité, faute d’appartenir à la norme dominante."

"le voile se lève sur les persécutions, le déni, les entreprises de muselage et de soumission auxquelles doivent faire face les minorités."

"Nous sommes tous l’autre de quelqu’un, martèle l’artiste qui dirige acteurs et amateurs dans des séances où le désir de pédagogie côtoie l’envie de désigner, dénoncer, fustiger les discriminations à l’œuvre."

"cette lumière qu’il fait apparaître puissamment, et parfois violemment, sur celles et ceux qu’un système patriarcal voudrait maintenir dans l’ombre n’est pas prête de s’éteindre."

"Pas prête de s'éteindre" ? Le mauvais français, en plus du bourrage de crâne, n'est pas près de s'éteindre à France Culture.

* À propos de Joëlle Gayot :
Nessie(http://www.regardfc.com/t689p10-la-pilule-du-bonheur#20402) a écrit:Parmi les émissions qui ne méritent pas d'être écoutées trop attentivement parce qu'elles sabotent  impitoyablement leur sujet culturel, la pire est probablement "Changement de décor". C'est en principe une émission de théâtre, mais parfaite pour jauger l'imprégnation du paradigme idéologique dominant et son effet sur le pourrissement des arts vivants.

Toutefois comme dans les plus mauvais numéros de Hors-Champs, un rapide balayage permet parfois d'y trouver quelque perle d'archive, qui d'ailleurs ne peut que renforcer le sentiment de nullité artistique s'emparant de l'auditeur qui se laisse aller à écouter quelques secondes juste avant et juste après l'extrait. Puisque ce fil est celui du bonheur d'écoute, la pastille d'écoute ci-après donne le seul extrait et vous économise le choc négatif des propos affreusement niais de Joelle Gayot qui provoque une immédiate dégringolade du niveau, quelques dizaines de coudées plus bas.

Donc ce jour là c'était Michel Bouquet : [son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/01/s02/NET_FC_fa432c8f-2493-442f-9efb-fbb912f0424a.mp3" debut="19:13" fin="20:47"]

Changement de décor, Eric Vigner 18 01 2015.

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Joëlle Gayot, l'un des productrices les plus dispensables de la station - le Ven 13 Juil 2018, 11:14

De la part d'un chroniqueur extérieur, ou de l'un des commentateurs autorisés (sociologues etc.) de la station, on pourrait comprendre une pareille tribune, qui s'apparenterait à Thought for the Day sur Radio 4, mais que ce genre de texte vienne de la productrice d'une émission pose tout de même de graves problèmes. On ne peut même pas dire que la frontière entre productrice et activiste soit brouillée, la productrice est une activiste, sans même faire aucun effort pour le dissimuler tant la cause qu'elle veut défendre à l'antenne (financée par nous tous) lui parait juste et peut donc légitimement piétiner toute règle déontologique. Nous n'avons pas d'émission consacrée au théâtre sur France Culture, car le créneau est occupé par une activiste qui préfèrera relayer les causes du moment plutôt que d'explorer le domaine en toute neutralité. Le "génie" de cette posture, c'est le fameux "help! help! I'm being repressed!". Cette "lumière qui n'est pas prêt de s'éteindre", alors que ces sujets saturent la presse, que Télérama consacre une série vidéo avec Olivier Py (7 épisodes jusque là), et que Le Monde lui dresse un portrait si élogieux qu'on pourrait le croire parodique. C'est la phase d'évolution suivante de la station : nous saturons les ondes avec nos causes car elles sont nobles, et cela justifie les multiples entorses au principe de service public culturel pour tous. "C'est pour votre bien. Nous ré-éduquons le public comme nous éduquons celui d'Avignon. Sans le théâtre engagé, point de lumière pour l'humanité." On ne peut pas s'empêcher de penser à tous les producteurs à la retraite, qui avaient eux-aussi leurs idées politiques, mais avaient la pudeur de les laisser à la porte du studio, pour que celles-ci n'aient pas d'influence (réductrice, forcément) sur les sujets de l'émission. Ils doivent être consternés.

Il y a au cœur de cela un profond mépris pour les gens, penser qu'on l'on peut confisquer un outil culturel pour rééduquer des masses sombres et barbares qui, sans l'action engagée, noble, juste et morale de ces pontes de l'action culturelle officielle, resteraient condamnées à patauger dans leurs préjugés d'un autre temps.

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Re: Vu sur le site et dans les programmes de franceculture.fr - le Sam 14 Juil 2018, 09:48

Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t849p50-vu-sur-le-site-franceculture-fr#30847) a écrit:De la part d'un chroniqueur extérieur, ou de l'un des commentateurs autorisés (sociologues etc.) de la station, on pourrait comprendre une pareille tribune, qui s'apparenterait à Thought for the Day sur Radio 4, mais que ce genre de texte vienne de la productrice d'une émission pose tout de même de graves problèmes. On ne peut même pas dire que la frontière entre productrice et activiste soit brouillée, la productrice est une activiste, sans même faire aucun effort pour le dissimuler tant la cause qu'elle veut défendre à l'antenne (financée par nous tous) lui parait juste et peut donc légitimement piétiner toute règle déontologique.
La collègue de Joëlle Gayot, Caroline Broué, n'est pas en reste, qui multiplie assertions militantes à l'antenne et sur le site.
Nous n'avons pas d'émission consacrée au théâtre sur France Culture, car le créneau est occupé par une activiste qui préfèrera relayer les causes du moment plutôt que d'explorer le domaine en toute neutralité
Une de ces causes est la dénonciation des multiples violences sexuelles réelles ou alléguées. Joëlle Gayot profite de sa dernière chronique depuis Avignon pour y ajouter le sujet "psychanalyse", tant labouré à l'antenne.

"Certains spectacles sont des invitations à se plonger dans l’imaginaire, aussi odieux soit ce qui s'y dit." Il eût été étonnant que le dernier compte rendu du festival d'Avignon par Mme Gayot soit autre chose que l'évocation du viol d'un enfant par sodomie et la subséquente psychanalyse de l'adulte. En passant on notera un problème de syntaxe : " (...) dans l'imaginaire, aussi odieux soit ce qui s'y dit".
Le "génie" de cette posture, c'est le fameux "help! help! I'm being repressed!". Cette "lumière qui n'est pas prête [sic] de s'éteindre", alors que ces sujets saturent la presse, que Télérama consacre une série vidéo avec Olivier Py (7 épisodes jusque là), et que Le Monde lui dresse un portrait si élogieux qu'on pourrait le croire parodique.
Il est amusant de voir que dans des médias prompts à invoquer l'anticonformisme, l'indiscipline, la rébellion, aucune voix discordante ne vienne questionner les thèmes d'Olivier Py. Le concert de louanges est unanime et la dissidence inexistante. La "critico-diversité" est en grave danger...
C'est la phase d'évolution suivante de la station : nous saturons les ondes avec nos causes car elles sont nobles, et cela justifie les multiples entorses au principe de service public culturel pour tous. "C'est pour votre bien. Nous ré-éduquons le public comme nous éduquons celui d'Avignon. Sans le théâtre engagé, point de lumière pour l'humanité."
Oui, il s'agit depuis plusieurs années pour quelques artistes Cassandre qui se pensent d'avant-garde de faire un théâtre de rééducation.
On ne peut pas s'empêcher de penser à tous les producteurs à la retraite, qui avaient eux-aussi leurs idées politiques, mais avaient la pudeur de les laisser à la porte du studio, pour que celles-ci n'aient pas d'influence (réductrice, forcément) sur les sujets de l'émission. Ils doivent être consternés.
Le devoir de réserve est parti à la poubelle. L'expression personnelle permanente par tous les moyens actuels a migré des réseaux sociaux vers les canaux classiques d'information (radio/télé). Le sujet devient problématique quand des personnalités s'approprient des ressources publiques pour défendre leurs obsessions personnelles, déguisées sous le faux prétexte de l'intérêt général.
Il y a au cœur de cela un profond mépris pour les gens, penser qu'on l'on peut confisquer un outil culturel pour rééduquer des masses sombres et barbares qui, sans l'action engagée, noble, juste et morale de ces pontes de l'action culturelle officielle, resteraient condamnées à patauger dans leurs préjugés d'un autre temps.
On ne saurait mieux dire. Le "mépris" étant, dans un exercice quotidien de Novlangue, dissimulé sous les atours de la tolérance et de l'amour inconditionnel pour le grand Autre.

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Günther Anders ''L’Obsolescence de l’homme'', 1956 - le Dim 15 Juil 2018, 14:27

On croirait la citation ci-dessous écrite pour décrire le site de France Culture qui met en vitrine "Et sinon, est-ce que tu baises ?" ; "L'orgasme féminin et le fameux point G" ; "Mondial de football : pourquoi cette liesse populaire?" ; "Aimé Jacquet : ''C'est un langage, le football''" ; "Comment la France se rêve-t-elle à travers le football ? ", etc.

Commentaire de pg44 Le 14/07/2018 à 21:29 dans Le Figaro à propos de Mondial 2018: le ras-le-bol (...)

Relire Günther Anders "L’Obsolescence de l’homme", 1956: "Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur."

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Autre icône de la station, Pierre Rabhi - le Jeu 19 Juil 2018, 22:57

Une des icônes de France Culture "nous" parle tout en nuances... : "Pierre Rabhi : Aujourd’hui la nourriture est toxique. Je dis souvent que quand on mange il faut se souhaiter bonne chance plutôt que bon appétit.".

C'est pourquoi il fallait mettre cet entretien en une de la station et cette citation comme élément central de la page descriptive de l'Invité du jour.

Il a de la chance de posséder un nom si facile à garder en mémoire. Une des raisons, selon moi, de sa popularité (le bouche à oreille du nom) en plus du simplisme et du manichéisme de ses propos.

Dans une des autres émissions où il a été invité (oui, il en a eu plusieurs pour s'exprimer, tout le monde n'a pas cette chance), Rhabi plus fort que Spinoza : "La joie c'est une satisfaction profonde qui donne à l'âme une énorme légèreté, et celle-là elle ne s'acquière [sic] pas, c'est-à-dire que c'est quelque chose qui préexiste dans la beauté de la nature, et ce n'est pas l'acquérir, c'est s'ouvrir à. Et elle nous submerge. Pierre Rahbi" Manger, boire et méditer (et... travailler ? Élever des enfants ? Construire une maison ? Se soigner ou soigner autrui ?, etc.) dans Le Sens des choses par Jacques Attali et Stéphanie Bonvicini du 30/07/2017.

On remarque que si l'été est, à France Musique, systématiquement la saison de la guitare et de l'Amérique du sud, sur France Culture, c'est celle de "l'amour" et de la méditation.  


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De la qualification de certains gestes - le Mer 25 Juil 2018, 09:28

On a plutôt honte de voir et d'entendre tant de vulgarité et d'imbécillité relayées par France Culture Le geste masculin par excellence, par Phia Ménard 20. 07. 2018. En même temps cela permet de voir l'état d'esprit de la directrice de la station, esprit qu'elle infuse quotidiennement à la station.

À propos de geste, en voilà un qui ne semble pas choquer grand monde, au contraire, n'est-ce pas Marie Richeux qui avez reproduit en 2016 un tweet d'une féministe d'Algérie dans lequel on voyait une femme verser du café bouillant sur un homme endormi :



Donc, la belle idée est ici mise en œuvre dans "Une femme avoue avoir tué son ami avec de l'eau bouillante" (Frau gibt zu, Freund mit heißem Wasser getötet zu haben 23. Juli 2018)

En résumé, après une agréable soirée devant la télé, une femme de 58 ans fait bouillir des casseroles d'eau, en remplit un seau de 10 litres et le verse sur son ami de 47 ans endormi (il se réveille trop tard) qui en meurt quelques jours plus tard. Motif, la jalousie.


* (...) Nachdem die Frau das Wasser zum Kochen gebracht hatte, füllte sie zehn Liter in einen Eimer um. Damit ging sie ins Schlafzimmer, wo ihr Freund seit Stunden ahnungslos schlief. Die Tür schlug beim Öffnen gegen einen Metallstopper, der 47-Jährige erwachte von dem Geräusch und wollte aufstehen, da ergoss sich schon ein Schwall heißes Wasser über ihn.

Der schwer verletzte Mann holte noch selbst Hilfe. Die Ärzte im Krankenhaus kämpften vergeblich um sein Leben. Etwa 70 Prozent seines Körpers waren teils bis in tiefe Hautschichten geschädigt. Er starb an Multiorganversagen. Die Staatsanwaltschaft stuft die Tat der Frau als heimtückisch ein und hat sie daher wegen Mordes und nicht wegen Totschlags angeklagt.

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France Culture pur - le Dim 12 Aoû 2018, 09:05

Narcisse pour sortir de la norme et inventer sa vie 12/08/2018

Comment narcissiser quelqu’un ? Cette exigence qu’affrontent de plus en plus de thérapeutes dans leurs cabinets doit tous nous interroger.

Car ce n’est certainement pas en apprenant à "gérer son stress", à être zen, à profiter des petits bonheurs, à apprécier le moment présent, comme on ne cesse de nous le raconter, que nous allons arriver à Narcissiser quelqu'un…

Toutes ces injonctions nous trompent gravement. Narcissiser quelqu’un, c’est le remettre en contact avec la source la plus profonde de la vie. Le remettre en mouvement. C’est aussi le libérer de l’auto-exploitation de lui-même où chacun s’opprime soi-même.

Comprendre le narcissisme n’est-il pas, en ce sens, le meilleur moyen de dire non à la violence sociale propre à notre temps que nous ne savons généralement pas même repérer
.

Votre mission (si vous l'acceptez) : repérer les éléments de langage de la station.

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Re: Vu sur le site et dans les programmes de franceculture.fr -

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