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Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants    Page 3 sur 9

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Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Lun 05 Oct 2009, 14:03

Rappel du premier message :

Je ne résiste pas à la tentation d'ouvrir un fil où on pourra relever les fautes de langage les plus cocasses, pas pour accabler leurs auteurs, seulement parce que les occasions de rire sont trop peu nombreuses.
C'est Angélique Kourounis de la rédaction qui a l'honneur d'ouvrir le ban avec  une perle de choix:   les déficits abyssinaux.
C'est vrai que du temps des négus, les finances publiques, ça ne devait pas être terrible.
Henry
* * *

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Lun 24 Mai 2010, 22:44

Cette semaine Marc Voinchet face à Jacques Lévy : " [...] comme le vulgus pecum" que d'ailleurs il prononce "le voulgousse pécoumme". C'était mercredi dans les Matins (émission plutôt réussie par ailleurs) vers 7h45.

Je croyais et je crois toujours qu'on doit dire le "vulgum pecus" mais je ne sais pas comment le prononcer.... le "voulgomme pécousse" peut-être ?.

Quant au sens de cette expression : un de mes collègues qui voulait se la jouer cultivé, traduisait par "les vulgaires pécores". Il n'a peut-être pas tort d'ailleurs puisqu'en cherchant un peu je trouve que le génitif de pecus donne pecoris (cela dit, pour justifier la traduc probablement à l'arrach, ça me semble short ce glissement vers le génitif, les gens tout de même)

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Carton jaune pour le Fil rouge - le Mer 21 Juil 2010, 16:12

Sur FC on use et on abuse de l'expression "fil rouge" pour parler du fil conducteur de l'émission. Eventuellement "fil d'Ariane" serait plus indiqué, quoique... vu le simplisme de leurs débats, on est loin du labyrinthe hein...

Cela dit, un fil rouge c'est pas ça : le fil rouge c'est un leit-motiv, quelque chose qui revient de façon cyclique, et qui n'a pas nécessairement de rôle structurant, plutôt un rôle de signal régulier.

Mais une fois le cliché verbal installé, et une fois la mode solidement implantée dans cette officine du mé-langage qu'est France Culture, ça ne risque pas de changer...

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Mer 21 Juil 2010, 17:13

J'en profite : hier au journal de 22h, un invité utilise l'expression "se regarder en chien de fusil". Et la journaliste emboîte le pas et utilise l'expression. Il reste à se demander par quelle contorsion anatomique on peut réussir à se regarder en chien de fusil.

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Dim 25 Juil 2010, 16:09

À partir de demain à 16h, une émission au titre prometteur : "Les années fifites"

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Ven 20 Aoû 2010, 11:34

Ce matin 20 août, Florian Delorme a évoqué, en compagnie de ses invitées de deuxième partie d'émission, l'univers "rugballistique" (à au moins deux reprises, diabolique persévérance).
Notons qu'il y était question de rugball feminin (à 15).

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Aidons Danièle Sallenave : mettons nous en 4 chaque fois que nous sommes pliés en 4 - le Jeu 28 Avr 2011, 08:48

Nouvellement élue à l’Académie, Danièle Sallenave se battra pour la langue, malmenée même par l’élite, dit-elle. C’est Henry qui va être content. On devrait même l’aider la nouvelle élue : passerons-nous dans le camp des délateurs ? Remarquez, si Henry se lance dans l’inventaire des "lequel" fautifs, il va lui en falloir de la craie. Je préfère les lui laisser. Après tout si en français on voit "Lequel" tendre vers l’invariable il y a peut-être des raisons à trouver dans le système de la langue, je ne sais pas.

Dans sa chronique il y a quelques semaines ou mois, la futurement néo-académicienne déplorait d’entendre des expressions utilisées à contre-emploi. Elle prenait pour exemple ce sportif lourdé de l’équipe de France, qui pour déclarer son immense tristesse, disait "ça me fait chaud au coeur". Là, le contresens était patent.

Mais qu’elle écoute France Culture avec le stylo à la main, Danièle Sallenave, c’est certain qu’elle aura du boulot. Aidons la ! Ca vaudrait même le coup de rebaptiser ce fil. Je donne l’exemple : ce matin au journal de 7h30 on apprend que des entreprises "se plient en 4" pour satisfaire leurs salariés.

L’expression correcte est bien "se mettre en 4".
Car "se plier en 4" c’est se bidonner, se marrer.

La seule question que pose la maladresse de la journaliste, c’est de savoir si la cause de ce mésusage est à chercher dans son inculture, ou bien si elle a tout simplement laissé parler son inconscient de classe journalistique ? Car pour la classe journalistique de FC, éconophobe à fond la caisse, tout ce qui approche de loin ou de près le pognon est damné : entreprise, profit, riches, banques, tout est damné vous dis-je (tout sauf leur propre regard attendri sur leur fiche de paie, bien sûr).

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''Nessie tu nous fais chier avec tes métaphores'' (Audiard, ou presque) - le Mer 04 Mai 2011, 13:15

J’ai entendu ce matin par Julie Clarini quelque chose qui m’a chagriné. Comme il ne s’agit pas vraiment d’un barbarisme, mais à la fois d’une impropriété et d’un contresens -on me dira que l’un ne va pas sans l’autre- je profite de ce recours au mot contrEsens pour rappeler aux fans de Julie Clarini qu’on dit et écrit contrOverse et non contrEverse. Pour le coup ça c’est du barbarisme, non ?

Voici : pour introduire la chronique de Philippe Meyer elle dit de lui que c’est un deus ex machina. Question : qu’est-ce qu’un deus ex machina ? Réponse : c’est un procédé narratif dans lequel on résout une situation ou peut-être une énigme au moyen d’un tour de passe-passe : non en faisant disparaitre quelque chose, mais en faisant apparaitre un personnage ou un événement qui dénoue la situation ou apporte la clé du problème jusque là insoluble. Ca n’a donc strictement rien à voir avec la chronique quotidienne du toutologue.

De façon plus juste et tout se montrant amicale, peut-être admirative, surement cordiale car entre charmeurs il est d’usage de se charmer réciproquement, plus surement elle a voulu présenter Meyer comme "le facétieux qui sort de sa boite" ou le "faiseur de tours qui apparait". Il y a donc quelque analogie lointaine avec la locution employée, même si l’ironie de Meyer n’en fait surement pas un trickster (lire : un dieu farceur) ; ça n’empêche que l’expression a été employée à mauvais escient, et que c’est quand même ahurissant d’entendre une telle impropriété (i.e. un terme pour un autre) de la part de cette si sympathique animatrice si tellement cultivée (agrégée de quoi déjà ? de lettres ?) qui jusqu’ici nous a plutôt habitués aux barbarismes (par exemple : contrEverse)

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Jeu 05 Mai 2011, 09:43

Merci d’avoir déterré ce fil, son retour coïncide avec une abondance retrouvée en abyssineries déficitaires :

Louise Tourret hier soir a glissé dans son chapeau du Grain à Moudre l’ostensible "ad nominem" (plutôt qu’"ad hominem") pour qualifier les attaques dont Sarkozy faisaient l’objet (s’agissant des poupées à piquer, "faire l’objet d’attaques" n’a jamais été une tournure si appropriée).

C’est quand même deux crans au-dessus des attaques "abdominem" (c’était sans doute par opposition aux attaques en-dessous de la ceinture ?) dont le président lui-même s’était fendu naguère. "Ad nominem", ça pourrait presque avoir un sens (enfin si nomen voulait bien se décliner en "nominem"), désigner les jeux de mots sur le patronyme du patron ?

A mon avis, c’est de l’"ad personam" que Louise aurait eu besoin, on risque moins d’y trébucher Smile

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Lun 23 Mai 2011, 14:01

Ce matin, journal de 7h, on évoque le transfèrement de DSK vers la France.

Pourquoi pas ? Innovons et laissons libre cours aux néologismes mais uniquement les plus jolis.(un)An\'O\'Nyme(un)Dm`

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Re: Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants - le Lun 30 Mai 2011, 16:07

Le Mouv\' flash de 16h.

L\'Allemagne décide de changer radicalement sa position vis-à-vis du nucléaire en effectuant \"un 360°\", elle revient donc...au point de départ.(un)An\'O\'Nyme(un)Dm`

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De moins en moins pire sur la fréquence ? - le Ven 17 Juin 2011, 09:36

ce matin dans sa chronique Philippe Meyer arbitre malicieusement un conflit latent entre des hordes d'auditeur qui, le 2 juin dernier, ont grimacé en avalant le "moins pire" de Huertas, et qui ont du bien se lâcher depuis en le dénonçant traitreusement à Jérôme Bouvier, non sans envoyer au fautif twitt sur twitt (avec copie à Danièle Sallenave). Donc dans sa quotidienne, Meyer dit quelque chose comme << de ces deux fléaux, lequel parait "le moins pire", pour parler comme les québecois >>. Oui. Notons le recul ironique de Meyer, qui lui n'emploierait certainement pas cette expression "au naturel". Quand il y a du relâchement chez Philippe Meyer, c'est plutôt dans son art complaisant de la vacherie-savonette glissée sous les pieds du commenté : cet homme n'est pas toujours charitable avec les pauvres gens qu'il commente (par exemple Henri Emmanuelli il y a quelques jours).

Un imbécile, bien connu chez nous pour son habitude de déformer la vérité en n'en racontant que la moitié qui l'arrange tout en masquant l'autre moitié, bien connu aussi pour son ton tranquillement méprisant, ce bienveillant masqué à la parole puante m'avait quasi traité de demeuré parce que j'ignorais que l'expression "moins pire" est dans le Robert, depuis 10 ans parait-il. Il n'a pas eu la franchise de venir l'écrire ici, et c'est dommage. Aneffet je l'ignorais (contrairement à cet imbécile je reconnais mes erreurs). Mais qu'une expression soit devenue courante ou du moins admise en d'autres pays francophones, ça ne veut pas dire qu'elle le sera chez nous, ni que ce soit une bonne chose, ni que nous devrions l'adopter.

Le plus intéressant serait peut-être de s'interroger sur les raisons d'une faute, qui font qu'elle n'en est pas une. Dans le livre de Danièle Leeman-Bouix, que j'ai déjà cité ici et qu'on peut conseiller aux emmerdeurs des deux bords -entendez les puristes et les chiffonniers de la langue- nombre de fautes n'en sont pas vraiment, parce qu'elles correspondent à l'esprit général de la langue. Mais pourquoi "moins pire" est-il courant au Québec ? Est-ce une influence de l'anglais chez ces bilingues ? Est-ce une survivance de l'état ancien du Français parlé, avant une codification historique et autoritaire ("fachyste" ?). Je ne sais pas, et j'aimerais bien avoir une réponse. Du coup je cherche dans le livre, qui n'est pas un traité mais plutôt un essai, donc il présente une petite quantité d'exemples qui sont moins des cas de fautes que des propositions de raisonnement pour expliquer et même justifier certaines fautes (par exemple : "en vélo" et "malgré que" s'en trouvent réhabilités). Mais je n'y trouve pas "moins pire", ni dans le sens de l'explication/justification, ni dans le sens de la qualification fautive. Car des fautes pour Danielle Leeman-Bouix il y en a tout de même, oui. D'ailleurs le livre est préfacé par André Goosse, responsable du Grevisse, homme qui semble équilibrer le souci de compréhension avec le soin de la correction.

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