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Terre à terre de Ruth Stegassy    Page 2 sur 10

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Terre à terre de Ruth Stegassy - le Mer 07 Oct 2009, 09:32

Rappel du premier message :

Le 19 septembre, entretien de Ruth Stegassy avec Jean-Pierre Berlan,
ingénieur agronome et économiste.
En voici la transcription presque fidèle:


La sélection animale est à mettre en parallèle avec la sélection sociale.
Sélection des animaux, sélection sociale, la dynamique est (était ?) la même. Les plantes et les animaux se reproduisent gratuitement, c’est antagonique avec le système marchand. Dans le système marchand, les entrepreneurs veulent avoir le monopole de la reproduction. Le contrôle de l’hérédité est plus rapide pour les animaux que pour les plantes, parce qu’il est plus facile de contrôler les saillies des animaux.

Ce sont les aristocrates anglais qui au début du XVIIIe siècle ont introduit la sélection des animaux, celle-ci provient de la manie des courses de chevaux. Il y avait un enjeu économique. L’aristocratie anglaise s’ennuie dans ses îles, les courses de chevaux sont un dérivatif à l’ennui. On va introduire des étalons arabes, croisés avec des juments anglaises et on a créé la fameuse race du « pur sang » .On va fermer le « livre des origines » pour avoir un monopole. Il faut accroître la rentabilité, il y a aussi des raisons de prestige. Toute une industrie des courses se met en place. On va faire courir des animaux de plus en plus légers, de plus en plus jeunes. On introduit le système de pedigree, c’est une vision très aristocratique. Seuls les animaux qui appartiennent à la lignée peuvent être inscrits.

C’est le même système que celui de la transmission de la richesse chez les aristocrates.
Dans le domaine des animaux de ferme il y a de grands éleveurs anglais, les Beckwell, les Collins, ce sont les fondateurs des races modernes. Très bon livre de Russel sur la question. En fait, c’est vraiment du vent. Il est facile de manipuler les conditions d’environnement. Ces éleveurs savaient très bien nourrir leurs animaux, ils étaient de très bons maquignons et s’y connaissaient dans la mise en scène. C’était des gens qui avaient une très bonne connaissance des marottes de leur temps, ils savaient se plier aux désires de la gentry.
Ils les présentaient les animaux aux acheteurs émerveillés avec une mise en scène extraordinaire, les peintres animaliers concouraient à cette foire aux illusions.

Il est très difficile de connaître la valeur d’un animal dont on vous vante les qualités
Si vous n’êtes pas content de votre animal, on aura beau jeu de vous dire que vous n’avez pas fait tout ce qu’il fallait pour en tirer le meilleur. Personne ne pourra démontrer que le magnifique travail de sélection a foiré. Il y a une terrible asymétrie d’information. Les méthodes statistiques qui permettront d’y voir clair vont venir au premier quart du XXe siècle, avant cela, aucun moyen de savoir.


Il y a eu un discours sur la génétique qui était une rétro-projection ( ?) des pratiques des éleveurs. Eux aussi vont instaurer des monopole sur les races ; ils vont fermer les pedigrees. Derrière tout ça, il y a des conceptions platoniciennes, l’idée que derrière la variabilité se cache une essence. C’est Darwin qui va renverser tout ça. Donc cette petite coterie mafieuse de sélectionneurs joue sur l’essence de la race, fait valoir la coloration, le pelage, ce qui n’a rien à voir avec les performances des animaux. Les chevaux de course ne courent pas plus vite que du temps de x ( ?). Tout ça ne marchait pas.

Le vent nouveau est venu du Danemark, les Danois ont introduit une sélection sur la descendance ; la valeur d’un reproducteur est estimée sur sa descendance. C’est une application de « l’utilitarisme bourgeois » qui remet en cause la conception des aristocrates anglais.
Jean-Pierre Berlan passe aux animaux domestiques, ceux-ci sont dégénérés. Les cockers jadis admirables chiens de chasse sont devenus mordeurs, caractériels. Le plus facile, c’est la « beauté », des critères qui ne servent à rien. Toutes les deux sélections ascendante et descendante se sont fourvoyées.

Il y a eu une sélection qui s’est faite au cours des siècle, la vraie, la bonne, c’est la sélection paysanne qui a abouti à des races magnifiques : les blondes d’Aquitaine, les salers, les charolaises, les tarines, la gascogne, qui sait échapper aux ours. Des générations et des générations de paysans y ont concouru. Idem dans le monde végétal, blé, riz, plantes potagères.
Les gangsters des multinationales agro-toxiques veulent s’approprier ce travail. Ils opèrent la transformation en marchandise de l’hérédité. Question qu’ils se posent : comment vais-je pouvoir me débarrasser de l’agriculteur ?

Les rendements du blé ont énormément progressé, de quelques quintaux sous l’ancien régime à une douzaine dans les années vingt, et dans les années cinquante, courbe qui se redresse verticalement multiplication par cinq. La volonté de moderniser l’agriculture a abouti à son industrialisation : tracteurs , engrais dérivés des explosifs, pesticides issus de la chimie des gaz de combats, on est dans une agriculture de guerre .

Il faut séparer la production de la reproduction (répété plusieurs fois au cours de l’exposé) pour permettre à un certain nombre de gens de faire de profits. Cette agriculture moderne est une culture de guerre. Le système agro-industriel fait la guerre aux insectes, c’est une guerre à la vie. La contraire de ce que devrait être une véritable productivité. Les vaches dans ce système sont des usines à lait. Selon un sélectionneur américain, le seul moyen de mouiller légalement le lait, c’est la vache Holstein, machines à pisser le lait. On continue à parler de lait, ce n’est pas du lait. On dit tomates ; 80% des tomates vendues en France poussent sur un substrat articiciel, je cherche un mot, ce sont des pétro-tomates ; on est dans une pétro-agriculture.

C’est depuis la deuxième guerre mondiale que le processus s’est emballé. Le paysan produisait de blé, maintenant on transforme les pesticides en pain Jacquet. On est dans un système agro-industriel. Derrière tout ça, il y a l’application des principes industriels au monde vivant, c’est tout à fait mortifère. Ça fait longtemps qu’on ne cultive plus de variétés de plantes ; du fait qu’elle est hétérogène et instable, la variété ne peut pas être l’objet d’un droit de propriété. Ce qu’on peut en revanche marchandiser, ce sont les copies d’un modèle de plante qui a fait l’objet d’un dépôt dans un organise officiel, ce sont des clones. On retrouve la logique des fameux purs sang arabes. Un clone qui est un mort vivant peut faire l’objet d’un droit de propriété.

C’est ainsi que se développe une pression continue pour arracher le contrôle de l’hérédité ; d’un bien collectif, faire un bien privé. Les marchands agro-toxiques, marchands de produits en « cide ». Par l’intermédiaire du droit de brevet on leur confie l’avenir du biologique. Le mouvement d’expropriation de la vie est sur le point d’être achevé, grâce à l’union européenne. La confiscation de la vie, c’est la confiscation du travail de générations et de générations centaines de générations de paysan. C’est l’application au monde vivant du système industriel. Cette application du modèle industriel au monde vivant introduit uniformité et homogénéité. Deux entreprises dans le monde contrôlent la génétique des volailles. Les conséquences sont désastreuses. Cela accroît les risques de pandémie, grippes aviaires, grippes porcines. On assiste à une collision entre une logique industrielle et une logique de la vie, logique de la diversité.

Rutl Stegassy : mais le travail de la sélection paysanne n’est pas mort. Peut-on imaginer un retournement de la situation ?
Jean-Pierre Berlan :
Mais la logique d’appropriation est toujours à l’œuvre. Elle est inhérente au système du capitalisme industriel. L’idée qu’on pourrait aménager des espaces de liberté dans ce système ne tient pas. La logique interne, elle est là. Elle ne cessera qu’avec la fin du capitalisme industriel.
Je pose la question à des auditoires à des étudiants : qu’est-ce que produit Peugeot ? Des voitures ? Mais non, Peugeot produit des profits ; les voitures, c’est un prétexte. Le but dominant de la société, qui la structure en profondeur c’est la production de profits. La production des profits est antagonique avec la production de vie.

Ruth Stegassy : sélection ascendante, sélection descendante, mais on est passé à autre chose, les multinationales. Comment caractériser ce processus ?

Jean-Pierre Berlan : il y a une volonté d’objectiver, de donner une logique interne aux choses. La sélection est faite par les sélectionneurs, c’est un milieu social qui a s’est constitué autour des livres des origines. On voit bien que l’utilitarisme bourgeois s’est heurté aux scientifiques. Les scientifiques n’aboutissaient à rien en matière de productivité, il y a un milieu social derrière, les scientifiques sont obligés de composer avec ce milieu.
Au Salon de l’agriculture, on continue à pratiquer les vieilles méthodes de sélection ascendante « aristocratique », médiatisées par les « concours de beauté », toujours l’idée d’une certaine essence, rien à voir avec des critères de productivité.
Il y a donc confrontation entre des gens qui prétendre avoir des attitudes scientifiques et le terreau social dans lequel ils essayent d’imposer des choses nouvelles. Comment ça se résoud, ça dépend des luttes de pouvoir.

Une idée baroque, c’est que les décisions devraient être prises sur des sur des bases scientifiques. La science, ce n’est pas grand-chose dans la domaine de la biologie. On ne sait rien de la façon dont on passe de l’œuf à l’organisme, on ne sait pas non plus
comment les protéines se plient dans l’espace pour donner les tissus. On n’en sait rien.
Vous avez des crétins qui jouent avec ce genre de choses alors qu’ils n’y connaissent rien.
On parle sans arrêt des progrès de la biologie moléculaire, c’est un effet de propagande.

On pourrait faire autrement. On peut obtenir le même résultat avec des méthodes naturelles
L’agro-écologie produit des choses prodigieuses. On parle très peu des agro-éco systèmes extrêmement performants, on n’en parle pas. Des choses admirables ont été faites. Passer à une agriculture biologique c’est possible. Pour ça, il faudrait de vrais agriculteurs, pas des bourrins.

Question de Ruth Stegassy le langage n’est-il pas important ?

Jean-Pierre Berlan : c’est fondamental. Nous sommes dans une société de corruption du langage. Il ne faut pas dire OGM. Si vous dites OGM vous êtes coincés vous allez voir arriver la propagande qui vous dira que l’humanité a toujours modifié les plantes.
Il faut dire Clones Pesticides Brevetés .
On dit variété alors qu’il s’agit des clones. Dans ce cas, qu’est ce que vous voulez penser ? Vous êtes perdus.
Quand on entend privilège des agriculteurs de semer ce qu’ils ont récolté, c’est les gens qui veulent séparer le production de la reproduction qui disent ça.

Donc la prochaine fois, vous irez arracher non pas des OGM mais des clones pesticides brevetés.

Henry
* * *

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 16:37

(pardon pour les fôte d'ortograffe dans mon précédent message). Comme Nessie vous l'a déjà fort justement expliqué précédemment à un autre sujet, l'argument de l'inexpérience est un peu court, et me paraît un travers bien franchouillard. La conviction, l'ouverture d'esprit, l'intérêt pour le sujet (la passion?), sont probablement des moteurs bien plus puissant en matière radiophonique que les diplômes et les médaille.

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Pas besoin de sortir la table rase - le Ven 12 Nov 2010, 16:59

"La conviction, l'ouverture d'esprit, l'intérêt pour le sujet (la passion?), sont probablement des moteurs bien plus puissant en matière radiophonique que les diplômes et les médaille."

Pourquoi opposer les deux? Je ne pense pas que la solution soit de créer un genre de lutte des classes version connaissances et culture, avec les sans-diplômes, les sans-médailles opposés aux universitaires forcément suspects (car privilégiés)(pensez-donc! Toute cette éducation, tout ce travail, ça cache forcément quelque chose... soupçon soupçon soupçon...).
Pour moi, le profil du producteur idéal, c'est quelqu'un qui connait son sujet, qui l'a étudié (et qui peut en avoir reçu reconnaissance), et qui sait le transmettre sans chichis, sans euh-euh, sans esbrouffe, mais avec esprit et connaissance de ses auditeurs. C'est tout... Pas besoin de sortir la table rase!

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:06

Mon propose n'était nullement d'opposer les 2. Je souhaitais juste expliquer à Fanch que la connaissance, fut-elle universitaire, ne fait le bon producteur/animateur. Celui-ci sera d'autant plus intéressant qu'il est porté par son sujet, sans pour autant faire étalage de son érudition.

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:07

Je ne parle ni de diplômes ni de médailles, mais on ne peut s'engager dans une émission politique sans avoir un minimum de formation, FORMATION, pas diplôme. La prescription de livres ne mange pas de pain. Les pré-supposés politiques et/ou idéologiques mangent du pain et en "sortant" de l'émission on ne court pas forcément acheter un produit. "La conviction, l'ouverture d'esprit, l'intérêt pour le sujet (la passion?)" j'en parle à propos de Jeanne-Martine Vacher, de Th. Baumgartner, d'Antoine Spire, de Marion Thiba… Vous pensez vraiment que l'argument de l'inexpérience soit un peu court !!!? Voyez Val sur Inter = fiasco. Voyez Gélinet (dir) sur Culture = fiasco. Le niveau d'excellence ou de profesionnalisme de Fc EXIGE (exigeait) forcément que ceux qu'y s'y collent aient de l'expérience. Pour ce média de bonne tenue il ne peut y avoir d'inexpérience ! Mais si vous voulez porter l'inexpérience en étendard voyez du côté de Tentatives Premières.

Ceux qui démarraient à l'Oreille en Coin (dès TSF 68 sur Inter) travaillaient beaucoup en studio leurs émissions. Aujourd'hui machin arrive, claque des doigts et fait une émission. Et bien cette émission je ne l'écoute pas. C'est de la soupe à la sauce Richeux et pendant qu'elle ou qu'il enfile les perles (ou les polaâaahhh) je préfère écouter la radio… ailleurs.

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:16

Dans votre post 12 vous dîtes exactement ce que je pense entre autre de Jeanne-Martine Vacher dont on ne connaît pas les titres universitaires et dont on se fout mais qui habite ses sujets et à une façon professionnelle, délicate, sans esbroufe de nous faire partager ses passions.
Vous m'attribuez des pensées que je n'ai pas. A quel moment ai-je parlé des diplômes universitaires de Ruth Stegassy ? À aucun. Quand elle faisait Carrousel elle était dedans, passionnée, passionnante et je ne sais toujours pas si elle avait les diplômes universitaires pour si bien le faire. Et je m'en fous.

Vous auriez du MIEUX lire mon post initial sur le risque d'un titre d'émission qui peut engendrer des contre-sens, des vérités au 1er degré, etc… Et je n'évoquais en rien l'une ou l'autre de ses émissions mais un ton général qui me donnait (jusqu'à ce que je ne l'écoute plus) l'impression d'absence de contradiction. Elle et ses invités vont dans le même sens. Dommage.

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:21

Pourquoi dommage? C'est une vision bien simpliste de la radio que vous exposez là. Venstein s'amuse-t-il à contredire son interlocuteur ? A. Meddeb, Enthoven ? Le grain à moudre serait-il pour vous un modèle?

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les compétences de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:31

411: oui, l'ouverture d'esprit, la passion, la conviction sont des moteurs plus puissants que les diplômes. D'accord. Et pendant longtemps, je me suis réjouie de voir quelqu'un traiter ce sujet sur FC. Elle est partie à fond, naïvement, et c'est ce qui l'a sauvée, même si c'était très partial et sommaire. Mais je crois qu'elle ne s''est jamais fourvoyée dans les bêtises du New Age.
Ayant une certaine connaissance du sujet,je n'aurais jamais osé me lancer, comme elle l'a fait, en dénonçant les méfaits de l'agriculture qui use sans compter pesticides et engrais et méthodes très néfastes pour les sols.Cela s'explique si au départ, elle n'y connaissait rien.Elle a eu l'enthousiasme du néophyte
je trouve qu'elle se débrouille pas si mal maintenant, elle a assimilé beaucoup de connaissances en agronomie.
Par contre, je n'apprécie que très moyennement toute l'idéologie des "bio": on est les meilleurs.Et puis, on va faire du bio sur toute la terre: sans doute, pourrait-on peut-être y arriver mais je préfère des expressions moins marquées idéologiquement, comme agriculture naturelle, qui ne bannit pas complètement les pesticides.
En conclusion: elle s'est améliorée mais il lui reste encore du chemin à faire pour être plus objective et ouverte et accueillir plus de chercheurs qui existent, malgré ce qu'on en dit. le Grenelle a libéré leur parole(c'est mon interprétation...)

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:34

"Par contre, je n'apprécie que très moyennement toute l'idéologie des "bio": on est les meilleurs.Et puis, on va faire du bio sur toute la terre: sans doute, pourrait-on peut-être y arriver mais je préfère des expressions moins marquées idéologiquement, comme agriculture naturelle, qui ne bannit pas complètement les pesticides."

C'est votre droit le plus strict. Mais une émission de radio n'est pas un sermon, et rien ne vous oblige à acquiescer à tout ce qui se dit à l'antenne.

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:38

Dans un sujet aussi difficile que l'écologie si RS n'invite que les opposants à Monsanto, il manque quelque chose non ? Je trouve que c'est vous qui êtes simpliste ! Comment Veinstein pourrait-il contredire un écrivain ? A moins que celui-ci commette dans son récit des fautes historiques, scientifiques, sociologiques, …
Comment pouvez-vous mettre sur le même plan des émissions qui poussent au débat d'idées et des émissions de conversation ou d'échange.
JMV fait souvent intervenir des spécialistes qui ont quelquefois des approches qui peuvent se heurter, mais sa façon de tenir son émission nous permet d'approcher des points de vue différents ou complémentaires. Merci de bien vouloir m'enfermer dans ce que vous croyez être mon approche de la radio.
Ecoutez Bonnaud sur le Mouv' et vous verrez qu'il valorise aussi les contradictions avec ses invités.

le choix du titre de l'émission de Rs est ambigu et peut inciter à s'engouffrer dans un autre sens que celui que la productrice souhaitait avec une expression forte et imagée. Si justement elle n'était pas quelquefois terre à terre je n'aurai pas relevé.

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Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Ven 12 Nov 2010, 17:52

Pardon à nouveau mais, pour qu'une critique porte, il faut qu'elle soit bien renseignée. Qui vous dit que l'entreprise dont vous parlez n'a jamais été conviée ? Qui vous dit que la productrice ne s'intéresse pas aussi à l'agriculture extensive?
Soyons sérieux. Qui parle de commettre des fautes ? Faut-il toujours qu'il y ait "débat" ? Cette vision est très simpliste, je maintiens.

PS: je n'écoute pas Le Mouv', ce n'est pas ma tasse de thé; cela me donne une occasion de moins d'être grincheux :-)

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Je ne suis pas très obéissant - le Ven 12 Nov 2010, 17:52

"C'est votre droit le plus strict. Mais une émission de radio n'est pas un sermon, et rien ne vous oblige à acquiescer à tout ce qui se dit à l'antenne."

Justement, quand de plus en plus d'émissions de radio sur FC deviennent des sermons, a-t-on le droit de s'en inquiéter, de le signaler, de déplorer la perte de diversité, où doit on se taire et avaler sans rien dire? J'avoue, cher 411, que je ne suis pas très obéissant, contrairement à vous.

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