Annonce :

Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Terre à terre de Ruth Stegassy

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Accueil / France Culture

Terre à terre de Ruth Stegassy    Page 8 sur 10

Bas de page ↓   

71
Répondre en citant  
Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Lun 02 Juin 2014, 14:16

Pour ajouter mon dernier grain de sel, je ne comprends pas, Philaunet, en quoi la militance de Ruth Stegassy est à proscrire.C'est une passionnée, sincère, qui laboure patiemment son champ depuis , je crois, au moins vingt ans. Elle a mis beaucoup d'eau dans son vin(je poursuis les métaphores agricoles...) de croyante en l'avènement d'un monde merveilleux de retour à la terre cultivée en bio.Ses émissions sont bien faites, sérieuses. Bien sûr, on regrette qu'il n'y ait pas en face de ses invités des producteurs de l'agriculture industrielle: mais croyez-vous qu'ils viendraient?Non, on  aimerait entendre davantage d'ingénieurs agro, de chercheurs en agronomie capables de discuter(ils ne sont pas la majorité parmi les générations de plus de 35 ans).
Donc, finalement, elle donne de l'espoir à beaucoup d'éleveurs, de maraichers et bien d'autres.Oubliés, tous ces gens -là qui nous nourrissent.Oubliées, les souffrances des animaux en élevage industriel.

Au sujet de la militance, ce qui est insupportable , ce sont ces militants aux slogans politiques ou moraux, qui parlent dans le vague, et dont la chaîne est friande le matin. Mais une militante comme Caroline Fourest, dont je ne partage pas beaucoup de ses positions, ne me dérange pas car elle sérieuse; elle enquête très sérieusement, il faut lui reconnaître beaucoup de courage.Antoine Mercier aussi est un militant mais son travail est sérieux, que veut-on de plus?

Voir le profil de l'utilisateur

72
Répondre en citant  
Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Lun 02 Juin 2014, 18:42

En fait, il est vrai que cette émission "Terre à terre" est tronquée; Non pas cette dernière émission, mais l'ensemble et c'est anormal. R. Stegassy se place au niveau de la vie des gens(d'où le nom de l'émission) et cela me semble intéressant. Mais elle laisse de côté des tas de catégories de gens, autant des producteurs que des consommateurs.Si elle était plus objective, elle ferait venir des paysans, des agriculteurs , des consommateurs de toutes classes sociales qui parleraient de leurs conditions de travail et de leurs difficultés à vouloir mieux faire.
On est en face d'une situation difficile , complexe, et ce n'est pas avec des idéologies qu'on peut s'en tirer.Tout le monde doit apporter sa pierre pour de nouvelles pratiques plus satisfaisantes.

Voir le profil de l'utilisateur

73
Répondre en citant  
Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Mer 04 Juin 2014, 00:18

@antonia a écrit:En fait, il est vrai que cette émission "Terre à terre" est tronquée; Non pas cette dernière émission, mais l'ensemble et c'est anormal. R. Stegassy se place au niveau de la vie des gens(d'où le nom de l'émission) et cela me semble intéressant. Mais elle laisse de côté des tas de catégories de gens, autant des producteurs que des consommateurs.Si elle était plus objective, elle ferait venir des paysans, des agriculteurs , des consommateurs de toutes classes sociales qui parleraient de leurs conditions de travail et de leurs difficultés à vouloir mieux faire.
On est en face d'une situation difficile , complexe, et ce n'est pas avec des idéologies qu'on peut s'en tirer.Tout le monde doit apporter sa pierre pour de nouvelles pratiques plus satisfaisantes.

Chère Antonia, merci d'avoir attiré notre attention sur cette émission qui, comme on l'a dit, a des mérites. Personnellement, je partage les préoccupations mises au jour dans cette émission hebdomadaire. Ce qui avait suscité un certain chagrin, pour ne pas dire plus, c'est le manque de contrôle du réel des propos rapportés et l'absence de toute contradiction de la part de Ruth Stegassy. Car enfin, le rôle d'un présentateur d'une émission n'est-il pas de faire la part des choses et d'interroger son vis-à-vis pour éclairer l'auditeur ? Je n'ai pas apprécié le fait que la présentatrice provoque sciemment un discours de plainte, qu'elle encourage des propos scandaleux sans en interroger la pertinence. Parler d'État et de système mafieux en France, c'est vraiment ne pas connaître le sens des mots. Pour l'apprendre, ce sens, je conseille à M. Pierrot d'aller s'installer par exemple en Azerbaïdjan ou en Ouzbekistan (beaucoup de moutons là-bas) ou peut-être moins loin, en Bulgarie, ou moins loin encore, en Italie ?

Le parti pris n'est pas un mal en soi, s'il est tempéré par une conscience professionnelle et une place faite au doute. Par exemple Alain Finkielkraut, que d'aucuns croient bornés, sait remettre en question certaines de ses convictions. Il sait aussi interroger contradictoirement des gens avec qui il est d'accord. C'est ce qui manque à Ruth Stegassy. Le rôle d'un/e journaliste, et elle l'est, c'est de s'assurer que ce qui est avancé par un témoin a un rapport avec la réalité. Sans cela, l'auditeur ne peut que croire sur parole ce qui est dit avec la bénédiction de la journaliste et l'aura de l'institution qui embauche cete dernière, à savoir le groupe de radio publique Radio France. J'ai en effet mal digéré l'insistance sur la retraite à 720 euros de M. Pierrot qui dit avoir travaillé et cotisé toute sa vie et que Ruth Stegassy a présenté comme si on en était encore à Germinal. Ce ne sont pas les seuls revenus de l'éleveur, semble-t-il. Il ne vit pas seul, il possède une exploitation où il travaille encore (à quel âge ?) et n'a pas de dette, ce dont il est fier, à raison. Touche-t-il des prestations sociales complémentaires ? On n’en sait rien.

Ce n’est sans doute pas par modestie ou philosophie que M. Pierrot dit que sa situation n’est pas mauvaise et qu’il est heureux. C’est probablement  parce qu’il est éloigné de ce seuil de pauvreté qu'évoque chez l’auditeur le montant de sa retraite minimale. J'aurais aimé que Ruth Stegassy ne soit pas aussi manichéenne et qu’elle aborde les aspects positifs de la condition d'éleveur et pourquoi, malgré les obstacles présumés, ce couple s'est obstiné à faire un travail qui ne venait pas d'une tradition familiale.

Voir le profil de l'utilisateur

74
Répondre en citant  
Du danger de s'engager pour la nature - le Mar 04 Nov 2014, 22:18

Dans le fil Edwy Plenel en ses oeuvres très utilement abondé par munstead, et sous le titre In extremis ce 4 novembre 2014
F. a écrit: (...)  peut-être faut-il aussi taxer d’extremiss et de marginaux les citoyens américains qui s’enchainent aux arbres pour réclamer une loi contre les coupes à blanc, prétention juridique extrêmement extremiss, pourtant déjà votée par la Suisse. Vous savez, ce petit pays que le Voinche, notre célèbre décrypteur de comptoir, n’hésite pas à qualifier d’extremiss à la première votation qui déborde du cadre de son catéchisme. On pourrait aussi s’étendre sur la très extremiss gestion environnementale scandinave. Vous savez, cette partie de l’Europe bien meilleure que nous sur bien des points, mais pas sur la rodomontade, je vous l’accorde. Les pays nordiques, c’est pain maudit pour FC, point de printemps là-bas - sauf en Islande, sur laquelle on peut heureusement coller quelques clichés politiques -, car c’est tout le temps l’hiver pacifié et efficace (j’arrondis à la louche, ce sera la truelle contre la taloche), malédiction, alors à défaut on vous envoie les chromos de Villes-mondes.
Pour revenir à notre petit jeu du point godwin de l’extremiss, que penser alors de certains marginaux-militants-casseurs et des délinquances écologiques de la fnsea, cette vieille clientèle dont la girouette politique indiquera toujours le sens de la subvention ? (...)

Ruth Stégassy dans son émission  du 01.11.2014 Territoires sans ménagement (2) - Sauvegarde de la zone humide du Testet ouvrait son micro durant une petite heure au porte-parole du Collectif du Testet, Ben Lefetey.

Je trouve quelque peu à redire sur la forme de l'émission, l'interview. Ce sera l'occasion d'un autre post. Sur le fond, l'émission est très informative et l'on voit combien le porte-parole connaît son dossier sur le bout des doigts et le développe sans animosité, sans prise de position extrémiste (c'est le moins qu'on puisse dire). À ce propos, quel est le mouvement, quelle est l'association qui ne se voit pas rejoindre par des éléments indésirables, mais qu'on ne peut chasser ? Tout mouvement de revendication est constitué de personnes autour desquelles s'agrègent des opportunistes qui peuvent disqualifier le mouvement s'ils sont assez visibles pour attirer l'attention de médias orientés au service de ceux qui sont critiqués (prenons l'exemple, parmi cent autres, du mouvement de la place de Maidan à Kiev noyauté par des extrémistes violents qui ont servi de prétexte à la Russie pour qualifier la révolte de fasciste).

J'avais repensé, en apprenant le décès d'une personne lors de cette manifestation, à plusieurs cas de décès d'écologistes engagés pour la préservation de forêts. Si l'accident du Testet ne peut faire l'objet d'aucune comparaison avec les événements rapportés ci-dessous, force est de constater que s'engager pour une cause environnementale n'est pas sans danger (voir aussi Allain Bougrain-Dubourg, de la LPO, molesté et sa voiture détruite par des chasseurs violant ouvertement la loi en tuant des espèces protégées).

En 2013, très triste histoire : Décès du journaliste et écologiste Mikhaïl Beketov et en 2011 : En Amazonie, meurtres d’écologistes en série

Des lecteurs se souviendront sans doute du sort de Dian Fossey et de celui d'écologistes en Indonésie.

À propos de FNSEA/FDSEA : des manifestations sont prévues dans toute la France demain. La dernière à Strasbourg a laissé des traces : bitume fondu, panaches de fumée visible à des kilomètres à la ronde, lisier sur une avenue, blocage du centre ville interdisant l'activité économique et le déplacement (300 000 euros de dégâts estimés pour la collectivité). Tout cela sous le regard patient des CRS et gendarmes. Que voulez-vous, les tracteurs, quand ce ne sont pas les bonnets rouges et leurs casseurs, ça impressionne la maréchaussée (plutôt les décideurs politiques qui lui donnent des ordres)...

Voir le profil de l'utilisateur

75
Répondre en citant  
L'absence de contradictoire, défaut majeur - le Jeu 13 Nov 2014, 18:47

@Philaunet a écrit: (...) Ruth Stégassy dans son émission  du 01.11.2014 Territoires sans ménagement (2) - Sauvegarde de la zone humide du Testet ouvrait son micro durant une petite heure au porte-parole du Collectif du Testet, Ben Lefetey.

Je trouve quelque peu à redire sur la forme de l'émission, l'interview. Ce sera l'occasion d'un autre post.

J'y reviens donc, et entre-temps, avant que je précise certaines choses,  le Mer 05 Nov 2014 dans le fil des matins de France Culture sur le même sujet,
@Nessie a écrit:Il y avait un défaut dans l'organisation même de cette matinale : l'absence d'un acteur essentiel dans cette crise, celui que pointent les doigts accusateurs : c'est le rapport qui a emporté la décision de 43 sur 46 des décideurs (sur les 3 autres, un contre et deux abstentions). (...)

Pourtant Voinchet avait tenté le coup du débat contradictoire. Oh mollement : en mettant face aux militants non pas un partisan du barrage, mais au moins un bon connaisseur des rouages de l'Institution. Le contradictoire en radio, d'autres savent le faire et bien mieux : en tant que principe d'organisation du débat, il est la règle évidemment dans "Répliques", quoi qu'on puisse en dire par ailleurs. Et tout autant dans l'Economie en questions ainsi que dans l'Esprit public. Il est la règle encore dans "Science publique".  (...)

Mais ce matin c'est loupé : on nous dit que ce rapport est une manipulation. Et il n'y a personne pour en parler ? Personne pour le présenter ou le défendre ? (...)

Il faut dire que l'erreur n'est pas exclusive de Voinchet : aussi bien Garapon que Marie-Hélène Fraïssé et à l'occasion Laure Adler invitent des invités pour un face-à-face en fait un exercice de parole sans contradicteur. Là ils peuvent déblatérer tant qu'ils veulent sur un absent, qu'ils peuvent dénigrer et diffamer. Ils ont antenne libre pour diffuser une thèse à sens unique et sans l'ombre d'une nuance, sans la moindre opposition. C'était une habitude régulière des émissions militantes de Philippe Petit, et quand on entend chez Adèle van Reeth des propos polémiques, c'est toujours à sens unique, sans aucune possibilité laissée à l'auditeur de se faire un avis informé, plural.  Un des exemples les plus choquants en a été donné dans Continent Sciences du lundi 27 octobre. (...)

Pour éviter l'écueil pertinemment relevé ci-dessus et présent dans la première émission de Ruth Stégassy, deux moyens :
[1] Inviter des intervenants aux positions divergentes (s'ils veulent bien se rencontrer, sinon choisir [2]). En ce cas, il faut un présentateur très aguerri au courant du sujet, une préparation rigoureuse pour les prises de parole et un engagement de courtoisie et d'écoute de chacun des invités.

Problèmes : 1/ avons-nous assez de présentateurs expérimentés, faisant preuve de neutralité et  capables d'organiser et de maîtriser un débat contradictoire ?  2/ les débatteurs français ont-ils une culture de l'écoute de l'autre, de l'échange sans interruption et sans violence verbale ?

[2] Monter une émission avec un producteur présentant les enjeux du sujet, diffusant des extraits d'interviews des différents protagonistes, de témoins et des points de vue de spécialistes. L'émission est alors dépassionnée, équilibrée et informative, cela s'appelle un documentaire.

C'est ce deuxième type d'émission qui manque cruellement à France Culture devenue une sorte d'arène permanente  où l'on débat de manière généralement improvisée dans chaque émission. Dialogue à sens unique assez répétitif ou table ronde cafouilleuse, c'est la plupart du temps ce sur quoi l'on tombe en écoutant France Culture.

Et pourquoi ? Paresse ? Manque d'imagination ? De temps ? De moyens ? Idée que le dialogue improvisé capte davantage l'attention ? Qu'il est plus dynamique, plus accrocheur de l'auditeur, plus proche de sa parole naturelle à lui ?

Où est l'art radiophonique dans tout cela ? La mise en forme d'un sujet, la pédagogie, l'efficacité ? Car qui ne voit pas, Yann Sancatorze l'a relevé dans un exercice d'analyse radiophonique comparée dans ce post-ci (BBC 4), que les débats français souffrent d'une dilution extrême, que rien de bien substantiel ne ressort après 30, 45 ou 60 minutes ?

Mais si, comme j'ai tendance à le penser, France Culture n'était devenue qu'une forme de ronron pour accompagner toutes sortes d'activités ? Et que la dilution et la répétition étaient inhérentes à ce genre de diffusion où manquer (par inattention ou obligation) une phrase, un échange ou 5 minutes n'était pas grave puisque la même rengaine est sûre de revenir ?

Voir le profil de l'utilisateur

76
Répondre en citant  
Erreur ou tromperie ? - le Mar 12 Mai 2015, 22:49

Ruth Stégassy, que signifie ce titre, Une ZAD contre l'éolien industriel en Aveyron ?

De zads (bientôt dans le Robert ? se met au pluriel ?) il a été question, de zadistes aussi, de ce qu'ils sont et aussi de ce qu'ils pensent (pour le moins inintéressant en l'occurrence, selon moi, mais bon...) avec Victor et Victoria, mais d'éolien industriel en Aveyron ? Rien ou quasiment rien.

Il faut donc rebaptiser ce numéro de Terre à Terre : "Modes de vie, préoccupations et sentiments de zadistes en Averyon" et enlever toute référence à l'éolien industriel.

On assiste avec ce numéro au sabordage d'une émission qui devrait traiter avec rigueur de l'aménagement du territoire, de la protection du patrimoine et du paysage en conciliant développement et arrêt de l'exode rural. Au lieu de cela, on trouve des auto-portraits complaisants de militants qu'une très paresseuse présentation de Ruth Stégassy achève de transformer en ennui mortel. C'est vraiment décrédibiliser les causes qui valent la peine de se mobiliser et donner des munitions à ceux qui se fichent comme d'une guigne des questions environnementales essentielles. Très décevant Terre à Terre.

Voir le profil de l'utilisateur

Anartiste 


Invité

77
Répondre en citant  
si les zadistes avaient été plus nombreux l'ave ne serait pas rond - le Ven 15 Mai 2015, 17:45

Il est de très décevants" terre à terre"
mais je conseille l'écoute de celui du  9 mai 2015 sur l'art-activisme.

De la mélasse dans la Tate Galerie (Tate Modern) pour emmerder BP le pollueur (qui donne du fric à la Tate)
c'est aussi fort que de pisser non pas dans un violon mais dans le graal de l'art  (le pissoir à duduche)

L'art vous soulage la prostate, Duchamp était un prostate  du grec prostatês, « qui se tient en avant » et Soulages  à Rodez dans l'Aveyron,un Zadartiste ?
study   <---- c'est pas dans le dico.

78
Répondre en citant  
Son ciselé et voix douce - le Jeu 11 Juin 2015, 08:39

@ antonia : c'est en vous lisant que j'ai pensé signaler l'émission ci-dessous
@antonia a écrit:En fait, il est vrai que cette émission "Terre à terre" est tronquée; Non pas cette dernière émission, mais l'ensemble et c'est anormal. R. Stegassy se place au niveau de la vie des gens(d'où le nom de l'émission) et cela me semble intéressant. Mais elle laisse de côté des tas de catégories de gens, autant des producteurs que des consommateurs.Si elle était plus objective, elle ferait venir des paysans, des agriculteurs , des consommateurs de toutes classes sociales qui parleraient de leurs conditions de travail et de leurs difficultés à vouloir mieux faire.
On est en face d'une situation difficile , complexe, et ce n'est pas avec des idéologies qu'on peut s'en tirer.Tout le monde doit apporter sa pierre pour de nouvelles pratiques plus satisfaisantes.

Le contributeur ZX8 nous avait signalé l'existence de l'émission belge Par Ouï-dire de Pascale TISON à propos d'Oliver Germain-Thomas

Voici un numéro dont le descriptif était plutôt évasif*  (le côté faible de la RTBF) mais dont on découvre à l'écoute qu'il traite d'un sujet déjà abordé à Terre à terre :  Semences traditionnelles ou issues de l'ingénierie contemporaine ?  Un monde vécu, deuxième partie

Ne cherchez pas des trésors de savoir et d'argumentation dans ce documentaire qui s'apparente à un voyage sonore volontairement lent. Le genre relève plutôt de la création d'une atmosphère par le soin apporté à  la prise de son.

Le credo de l'émission est d'ailleurs formulé ainsi :

Des histoires ciselées par le son, des récits, des entretiens, des lieux qui parlent pour nous : Par Ouï-Dire se met au service de vos oreilles pour vous emmener au bout et au bord de la confidence.


* "Un monde vécu" est un long voyage fait de rencontres, auprès de ceux et celles qui ne veulent pas se laisser déposséder par la logique de l'agriculture industrielle.
Un documentaire sur la reconquête d'un monde de savoir-faire et d'expérience, d'"un monde vécu" comme l'écrivait André Gorz.
Une réflexion sur la nécessaire reconquête de notre liberté.
Vous n'y trouverez ni experts ni non experts, mais simplement des personnes qui se mettent en mouvement, se questionnent, tentent de trouver un chemin où l'engagement laisse une place au plaisir.
Un documentaire réalisé par Yves Robic et Claire Gatineau
Une production de l'acsr et de Sonoscaphe, soutenue par le Fonds d'aide à la Création radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
[/i]

Voir le profil de l'utilisateur

79
Répondre en citant  
Roulotte - le Sam 05 Sep 2015, 09:38

@ Anselme : grâce à votre conclusion qui m'a amené vers l'émission du jour de Ruth Stégassy Devenir autonome, j'ai découvert ce qu'était une "tiny house" (une roulotte en bois).  Descriptif de l'émission : "Autour de l'édition de fiches pratiques pour apprendre à faire son pain, construire son four solaire ou sa tiny house et devenir autonome".  

« Autonome », « autonomie », une émission  de France Culture pourrait peut-être se saisir du concept et proposer une émission de réflexion sur le sujet.  De même sur l'histoire et les formes du nomadisme, par exemple dans Les Chemins de la Connaissance. Ah, pardon, ils n'existent plus. Dommage.

En attendant, DIY : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/09/s36/WL-ITE_00075806_RSCE-10.mp3" debut="00:00" fin="02:28"]
Dans Meuh -
Anselme a écrit: (...) Si vous placez Ruth Stegassy et Caroline Broué devant mille vaches confinées dans une étable, la première s’écriera « Mon Dieu, quel enfer concentrationnaire ! », la seconde « Mon Dieu, quelle biodiversité ! ».

Voir le profil de l'utilisateur

80
Répondre en citant  
Le blues saisonnier (ou permanent ?) - le Mer 14 Oct 2015, 15:58

Il faut sauver Ruth Stégassy. Vitamines ?  Magnésium (bio) ? Anti-dépresseurs ? Séjour prolongé en ferme bio-dynamique ? Sa présentation de « Blues des experts : les OGM » va finir par nous donner des idées suicidaires ! [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s41/RF_A41802B8-91F6-4C66-AB3A-ECBD48DC0099_GENE.MP3" debut="00:43" fin="02:25"]

Encore une émission à sens unique, sans contradictoire... Dommage, car Christophe Noisette, rédacteur en chef du site Inf'OGM, est un invité qui a des choses importantes à dire. L'émission n'est pas inintéressante, mais il lui faudrait un invité supplémentaire ou à tout le moins un producteur neutre et non totalement engagé aux côtés de l'interlocuteur dans sa lutte (ré-sis-tance,  ré-sis-tance ! / Indignez-vous !). Mais à France Culture, il semble que le non-engagement du producteur soit chose impossible.

« Des espèces de techniques complètement démentes » dit Stégassy. Hasard des programmations, cela ne semble pas être du tout le constat d'une émission sur le même sujet diffusée le 12 octobre sur SWR 2 : Grüne Gentechnik gegen den Welthunger* (« Le génie génétique écologiquement responsable contre la faim** dans le monde »).

La page de l'émission allemande est, comme vous le voyez, d'une richesse inégalable. Le sujet est traité en profondeur avec des interviews de protagonistes aux visions opposées. Cela dure 25 minutes. C'est informatif et équilibré (tout le contraire du discours militant, évidemment). L'émission Terre à Terre, quant à elle, dure 55 minutes.


* Sous titre  :  « Beaucoup de gens refusent  par principe le génie génétique. Ceci freine cependant le progrès, par exemple l'introduction de cultures résistantes aux parasites en Asie du sud. »  Viele Menschen lehnen die Gentechnik grundsätzlich ab. Das bremst jedoch auch manchen Fortschritt, etwa die Einführung von schädlingsresistenten Feldfrüchten in Südasien.

** remerciements à bergil pour sa vigilance (cf. post suivant), le mot « fin » ayant été initialement écrit à la place de « faim »...



Dernière édition par Philaunet le Mer 14 Oct 2015, 22:47, édité 4 fois

Voir le profil de l'utilisateur

81
Répondre en citant  
Re: Terre à terre de Ruth Stegassy - le Mer 14 Oct 2015, 22:18

@Philaunet a écrit:

Grüne Gentechnik gegen den Welthunger*[/url] (« Le génie génétique écologiquement responsable contre la fin dans le monde »).

contre la faim, bien sûr Smile

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé 


82
Répondre en citant  
Re: Terre à terre de Ruth Stegassy -

Terre à terre de Ruth Stegassy     Page 8 sur 10

Haut de page ↑   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant

Accueil / France Culture

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum