Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 18 ... 32  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Les journaux et la rédaction de FC    Page 5 sur 32

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
Les journaux et la rédaction de FC - le Mer 07 Oct 2009, 18:38

Rappel du premier message :

Nota Bene : autre fil connexe France Culture et les attentats

***************************
dans un autre fil, un invité inamical a écrit:z'aurez beau dire et beau faire, vous ne pourrez pas m'empêcher de penser que vous l'aimez autant que moi, cette émission, pour l'écouter aussi attentivement et la décortiquer comme vous le faite !
Ben, pas tant que ça en fait : si je l'écoutais autant que ça et aussi attentivement, ben en un mois de forum j'en serais plutôt autour de 500 posts soient 2 fois plus. Car c'est pas souvent que j'entends le journal de FC sans y relever une bourde à la limite de la faute professionnelle.

Maintenant je les noterai.
Tiens, autant ouvrir un fil sur le journal, tant qu'on y est...

A la Rédaction de FC il y a des gens qui ont gagné le respect de tous les auditeurs soucieux d'information. Et il y en a (et pas qu'un seul, et pas que des néo) je me demande franchement d'où ils sortent, où ils se croient, où ils ont appris à lire (ou à causer), qui leur a refilé une conception aussi branque du métier, et surtout je me demande :
a) comment fonctionne ce groupe pour produire autant de manipes
b) combien de temps encore il faudra supporter ce média d'opinion avant que ça ne devienne évident à tout le monde, que ces journaux de FC sont une grande entreprise de bourrage de crâne.

De cela nous parlerons dans ce fil, ami lecteur ...
* * *

41
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Mer 22 Déc 2010, 11:52

@leniax a écrit:Toute aussi instructive est la déclaration classée confidentielle de l'Ambassade des Etats Unis:
« Les grand journalistes français sont souvent issus des mêmes écoles d’élite que de nombreux responsables gouvernementaux. Ces journalistes ne considèrent pas nécessairement que leur rôle premier soit de surveiller le pouvoir exécutif. Nombre d’entre eux se voient plutôt davantage comme des intellectuels, et préfèrent analyser les événements et influencer leurs lecteurs plutôt que de rapporter les événements...
Le secteur privé des médias en France (presse écrite, TV et radio) continue d’être dominé par un petit nombre de conglomérats, et l’ensemble des médias français sont davantage régulés et soumis aux pressions politiques et commerciales que leurs homologues américains. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, créé en 1989, nomme les dirigeants de l’ensemble des chaînes de télévision et stations de radio publiques et surveille leur contenu politique."


Eh oui ! Bien entendu, les Américains sont d'autant plus sensibles à ce genre de verrouillage qu'il s'accompagne en France d'un verrouillage de l'initiative privée en matière de création de médias puisque le CSA et que pour créer une chaîne de télé ou une radio, il faut 36 000 autorisations, signatures etc.
C'est aussi de la sorte que ce sont toujours les mêmes qu'on voit, qu'on entend. C'est aussi comme ça qu'on promeut un BHL comme intello préféré des Français. Et pour cause, c'est lui qui est invité partout et qui passe à la télé.
Ce n'est donc pas que les Français le "préfèrent", c'est juste que la majorité des gens ne connaît que lui puisque c'est lui qui est mis en avant.

Pour en revenir à FC, cette radio qui jouissait d'une sorte d'indépendance, qui avait des émissions qui prenaient des chemins de traverse, semble, à son tour, se mettre à servir les mêmes plats.
Cf les déclarations de son nouveau dirlo qui, à son tour, se félicitait du sondage FC Marianne qui encensait le palmarès "intellectuels préférés des Français".

A lire, en complément, ces deux articles qui démontrent que ces milieux sont incestueux.
http://pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/12/18/bhl-la-nuit-du-flore-connivence-des-elites-mepris-du-public.html


http://www.acrimed.org/article3493.html

Parmi les invités, se trouvaient OPA et PPDA et Clément, frère et soeur, et Kessler. Comme de bien entendu.
Régis Debray n'y était pas. Je rappelle qu'il a dit à Martel qui lui posait la question de son absence sur la liste des invités "j'aurais été vexé si on m'avait invité".

Il y a encore quelques personnes qui préfèrent tracer tranquillement leur sillon. J'espère qu'on leur laissera encore la parole et des espaces d'expression un peu représentatifs.

42
Répondre en citant  
Que veux-tu que la bonne y fasse… - le Mer 22 Déc 2010, 22:00

Merci Lola pour ces liens ! Pascal Boniface, invité de la rédac de l'Obs écrit :" Que des hommes politiques qui prétendent faire de l'intégrité le principe directeur de leur action, estiment nécessaire néanmoins de venir porter hommage à BHL laisse dubitatif. Mais que des journalistes dont la mission est d'informer honnêtement le public en fassent de même constitue une source majeure d'interrogation." D'où qui vient ce Boniface ? De la planète Mars ? Son innocence sur les principes journalistiques est confondante ! Je me marre !
Quand à l'article d'Acrimed il situe bien la médiavoyoucratie. L'aréopage mondain est à chialer et dommage que Richeux ne s'y soit pas promenée avec ses Polahhhhhhhhhh ! La reprise en vidéo de l'éloge de Baddou au "col-blanc-du-pince-fesse" (in Le Grand Journal de Canal +) fait sourire jaune. Affligeant Baddou qui pour se faire inviter pour les trente ans de la revue ultra-confidentielle qui emprunte son titre au beau film de Renoir "La règle du jeu" en fait des tonnes de cirage de pompes Berlutti.
Pauvre Baddou et pauvres flatteurs qui ensemble au Flore perpétuaient la société du spectacle ! Pourquoi sa sérénité BHL n'est-elle pas invitée à Radio Libre séance tenante et pourquoi Martel n'était pas au Flore ? Beurk !

43
Répondre en citant  
Le style ridicule d'Hubert Huertas - le Mar 18 Jan 2011, 13:32

A la fin du journal de 12h30 j'entends un billet d'Hubert Huertas qui se la joue grand journaliste alors qu'il n'en a pas le niveau. Un mauvais qui joue les grands, on le reconnait à ses formules de mauvaise littérature : Huertas n'enfonce pas encore Martin Quénéhen mais c'est la même farine et le même genre de prose ridicule. En un peu plus d'une minute j'entends :
- l'Arlésienne de washington
- sortir du bois
- ce qui prouve que la nature a horreur du vide
Et encore je ne donne pas la prosodie de la dernière phrase qui sent le style télé à 30 kilomètres.

Jamais on n'entend des effets aussi minables avec Antoine Mercier ou Nadine Epstein. Si par respect pour l'auditeur on veut écarter du micro un mauvais comme Huertas, il ne suffit donc plus de lui coller une promotion car il ne cesse de s'infiltrer dans le journal avec son style vocal ridicule et sa prose de mauvais amateur.

Au fait, de quelle Arlésienne s'agit-il ? De Dominique Strauss-Kahn bien sûr car la rédaction de FC est déjà sur le coup pour les présidentielles de 2012. Pour celles de 2017 Huertas a sûrement déjà recommandé à ses troupes de commencer à y travailler dès les premiers jours de 2013 pour ne pas se faire doubler. France Culture ne sort pas de son super tiercé-quarté-quinté+ , et gave l'auditeur avec du non-événement. Le chef du service politique de FC est un tout petit journaliste qui joue au grand.

44
Répondre en citant  
L'actualité à oeillères de la Rédac' de FC - le Sam 22 Jan 2011, 14:15

(Après avoir coupé en plein Bien commun, fatigué de cette systématique exploitation des thèmes du soupçon)

Ecouter France Culture, c'est donner son oreille à un collège de perroquets qui ne cessent de se répéter eux-mêmes et entre eux, et de coller les toujours mêmes histoires sur tout ce qu'on pourra saisir comme événement. Telle est leur façon de faire l'actu. Comment, comment, quelles histoires ? Mais écoutez, et vous les trouvez à toute heure sur FC : elles sont là les thématiqus favorites, dans les journaux comme dans les magazines actu : "A qui la faute ?", "Qui sont les méchants ?", "A qui profite le crime", et autres "Pleurons sur les victimes".

Que l'actualité offre un sujet de feuilleton, et voyez comme à France Culture on s'empresse de le recycler comme des mômes qui collent un peu partout la pile d'autocollants qu'ils ont pris chez l'épicier : après une élection truquée en Iran, FC nous a servi des élections truquées un peu partout dans le monde, jusqu'à l'exemple tellement évident de la Côte d'Ivoire qui enfonce tout le reste, ah que c'était bon ce gavage, flute là ça prend une autre tournure on peut pas recycler notre baratin, bah pas grave pour une fois qu'il y a du vrai événement ça va bien nous faire un autre feuilleton ch'est bon cha !

Autre exemple (et celui-là on est dedans) : après la fin d'un régime autoritaire en Tunisie, FC essaie d'en trouver autant que ça sera possible dans le monde Arabe. Avant-hier c'est l'Algérie et ce matin c'est l'Egypte qui est déjà au bord de la révolution si on en croit le journal de FC, fait par des militants qui prennent leur désir pour la réalité. Alors tac on trouve 2 ou 3 internautes furibards, on fait un ou deux micro-trottoir sur place, et on donne au bon con d'auditeur français l'image bricolée qu'on a envie de lui donner, des fois que ça le pousse lui aussi à descendre dans la rue. Parce qu'à la Rédaction de FC on croit que la démocratie directe c'est le pouvoir de la rue. Voila ce qui se passe quand c'est l'inculture politique qui sert de ferment à la fabrication de l'actu. C'est d'autant plus marrant quand on voit comment ça se passe en Suisse la démocratie directe ...

45
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Sam 22 Jan 2011, 15:28

bonjour nessie,
intéressant que vous parliez de démocratie car c'était le sujet de Terre à terre ce matin avec Hervé Kempf mais malheureusement, on a su que nous n'avions pas de réelle démocratie (ce qui est juste, il parlait d'oligarchie, là il exagère sans doute un peu) mais on n'a pas su comment il voyait l'organisation d'une démocratie active,si ce n'est en supprimant le capitalisme. Mais après?
Il est sincère mais naïf.





46
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Sam 22 Jan 2011, 16:04

Bonjour à vous Antonia

Il exagère surement oui, mais comme toujours il y a du vrai. IL me semble que Kempf a été invité à Médialogues récemment (ou bien en 2009 ? je vais chercher ça) pour dire à peu près la même chose. ca sera peut-être intéressant de comparer les deux styles d’interview ?

Je n’ai pas encore testé le Terre à terre de ce matin. J’étais resté sur les deux précédents, avec Gouyon qui semble un esprit ouvert mais qui ne s’est pas assez frotté à la notion d’émergence, de là ses sophismes pseudo-sociologistes assez proches de ceux d’un Bourdieu finalement (le holisme usé). Et la semaine précédente, Claude Lorius qui m’a semblé un alarmiste modéré, à l’esprit ouvert et pas trop catastrophiste, rien que ça déjà c’est rare. Je vais tenter de parler des deux ou même des trois dans le fil de Terre-à-terre : je ne sais pas encore si Kempf m’inspirera mais déjà Lorus et Gouyon oui.

47
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Lun 24 Jan 2011, 21:46

J'hésite à le faire car la rédaction de France Culture risque de prendre cet instrument très au sérieux, mais voici quand même ce qui leur manquait : la carte mondiale des catastrophes en temps réel :

http://hisz.rsoe.hu/alertmap/index2.php

Il ne manque qu'une seule fonction : pointer le prochain lieu de déplacement de toute l'antenne pendant 24 heures.
D'ici quelques minutes, l'ambiance à la rédaction sera frénétique : "nan de nan de nan clic clic un tremblement de terre au Balouchistan, juste après l'accident nucléaire du Nicaragua clic clic clic c'est décidé, on fait une série estivale sur le grand glissement de terrain du Bélize..."

48
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Dim 13 Mar 2011, 22:40

ils ont pris, je l’espère, une sacrée leçon, nos journalistes français, devançant, pour la plupart, les catastrophes: une française habitant au japon expliquait aux infos de midi que les japonais restent très calmes, aucune panique, cela fait partie de leur culture.
En France, depuis deux jours, on avait droit à l’horreur prévue suit aux dommages subies par les centrales nucléaires, en boucle, alors qu’on n’a pas de faits précis et on avait aussi droit à: oh lala, c’est une horreur économique pour le japon, de la 3ème place (est-ce vrai?), il va sûrement rétrograder: on entend les journalistes penser: ça serait quand même assez chouette!
En France, ce sont les médias qui organisent les paniques, méthodiquement dirait-on, car la plupart n’ont rien, rien à dire.

49
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Lun 14 Mar 2011, 00:40

@antonia a écrit:[...] nos journalistes français, devançant, pour la plupart, les catastrophes [...]
Entièrement d’accord. Il est lamentable le compte-rendu d’Emmanuel Leclerc dans le journal de midi 30. Son tableau est farci de conditionnels (certains des viaducs seraient fissurés) et de suppositions avec des "sans doute" et des "c’est certain que" mais dans l’ensemble il livre surtout un tableau psychologique qui ne repose que sur le bon sens (donc pas plus que ce que donnerait notre imagination à nous) avec des "il y a ceux qui voudraient fuir, et il y a ceux qui veulent aider leurs proches qui ont sans doute tout perdu". Question : au plan de l’information, que vaut ce papier ? Réponse : il ne contient aucune information. Posté à 100 km des lieux, le type fait du roman sans apporter une miette d’info solide. Par contre, sans trop s’envoler dans l’outrance, il ne lésine pas sur les clichés du chaos ou sur les images trompeuses mais en écoutant mieux on voit que c’est dramatisé (serait-ce là l’attitude réflexe du lobby alarmiste français ? ) notamment le mot malheureux "les autoroutes sont coupées" = on peut comprendre que les ponts sont écroulés et les routes éventrées, mais non les autoroutes étaient simplement fermées, comme il le dit clairement dans la suite de son tableau. D’ailleurs après cette revue d’une panique, une française résidant à Tokyo dit exactement le contraire et insinue que les médias occidentaux en rajoutent ? Pendant ce temps là, la radio Suisse donne un peu moins de 2 minutes à l’événement. Sans doute parce qu’en Suisse le malheur et la trouille ne sont pas les produits médiatiques vedettes. Mais à France Culture, si.

Et comme de juste, il faut avaler les habituels jugements implicites au service de l’écologisme et de l’alarmisme : on nous dit que le gouvernement japonais joue la carte de l’inquiétude et que c’est bien normal car là est la meilleure tactique d’un gouvernement (sauf que le gars ne raisonne qu’en termes de vote et non de vérité ; ce qui confirme que c’est bien un spécialiste français qui vous parle) et en face l’entreprise qui a la concession de la centrale, bien sûr elle "minimise la gravité, même si c’est à courte vue car c’est là le discours-réflexe de tout le lobby nucléaire à travers le monde" (cligne, cligne). Tout ça évidemment au mépris des faits, puisque le seul fait qu’on tienne c’est qu’on ne sait pas la gravité de la situation dans les réacteurs de la centrale. Mais quand on vend de la trouille en bidons toute l’année avec dedans des glaçons de moraline qui fondent et donnent le goût de l’ensemble, cette affaire est pain béni.

Tiens, une énormité parmi d’autres : le rapprochement avec Hiroshima "Les Japonais en savent plus long que n’importe qui sur le péril nucléaire, car ils ont survécu à Hiroshima" , c’était à la fois la facilité des facilités et le degré zéro du commentaire ou de l’analyse, eh bien la Rédac’ de FC ne l’a pas loupé. Peu importe que ça n’ait aucun rapport ni aucune commune mesure, pas plus en dégâts matériels qu’en dégâts humain, et ni au plan concret ni au plan symbolique, qu’un accident ne soit pas un acte de guerre, qu’il n’y ait rien de semblable en aucune matière que ce soit du côté des causes ou des conséquences, qu’elles soient sociales politiques ou géopolitiques, non tout ça n’importe pas, car l’occasion était trop belle d’évoquer un massacre, une horreur, une abomination, un crime de masse : ce sont là les grosses ficelles de France Culture, et probablement d’une bonne part de l’intelligentsia parisienne.

La rédaction de France Culture prospère sur le mal, les catastrophes, la misère, au besoin on l’invente ou alourdit le bilan.

Le paradigme de France Culture n’est ni la culture ni même l’information, c’est la sinistrose et le catastrophisme, au service du bourrage de crâne idéologique.

50
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Lun 14 Mar 2011, 14:22

@antonia a écrit:[...] nos journalistes français, devançant, pour la plupart, les catastrophes [...]
Et ça continue avec notre excellent Stéphane Deligeorges, qui aussi excellent soit-il, cède couramment aux tics usuels de l’intelligentsia à laquelle il est tellement heureux d’appartenir, peut-être pas dans le premier ni dans le deuxième cercle, mais disons dans le 3eme cercle et demi. Son copinage avec les pontes de la science est moins outré que celui du Voinche avec ses invités du matin, mais tout aussi fatiguant une fois qu’on a le sentiment d’avoir fait le tour de ses qualités de vulgarisateur. Hélas dans Continent science on cède couramment à l’écologisme moyen, certes avec un niveau de romantisme sentimental et cucul-la-praline badinant et pas trop outré (on n’est pas chez Clarini) mais tout de même avec un sensationnalisme simplificateur bien dans le ton de la station. Du coup, aujourd’hui en intro l’animateur tente d’entrainer son invité dans une discussion d’actu sur la dévastation (sic) qui guette, ou plutôt sur "l’explosion" comme il dit, de la centrale nucléaire au Japon. Il passe assez vite à l’étonnement (niveau brève-de-comptoir) sur la pertinence du nucléaire, sur l’étonnante et hallucinante implantation de ces centrales sur zones sismisues, sur zones polluables.

Bon eh bien l’autre le renvoie dans ses buts, poliment et sans sécheresse, mais sans excès de gentillesse. Il fait comprendre à Stéphane que les journaux racontent n’importe quoi et que les politiques ne sont pas compétents. ce qui, d’ailleurs, est tout aussi inquiétant. Et sur les fausses évidences de Stéphane et ses étonnements, il répond avec l’assurance de l’homme renseigné face au bavard médiatique. Pour autant, face à l’un des Dr Knock de la chaine, l’invité n’est pas un docteur tant mieux : il dit que ce qui se passe ne laisse pas d’être grave, mais vraiment désolé, cher Stéphane voyez-vous il n’y a pas eu d’explosion, enfin peut-être pas encore, on ne sait pas. Comme le dit Antonia, Deligeorges a bel et bien devancé la catastrophe avec un alarmisme gourmand. L’invité préconise de ne pas parler trop tôt, de parler quand on saura vraiment ce qui se passe et pour l’instant dit-il on ne sait pas encore. C’est un esprit à tête froide qui vient de doucher l’enthousiasme catastrophiste de France Culture en quelques phrases.

Il est maintenant 14h10. Après cette série de notes discordantes dans le concert de rumeur noire que joue avec un bel ensemble le Grand Orchestre de France Culture, l’émission culturelle (en l’occurrence : scientifique) peut commencer...

51
Répondre en citant  
Re: Les journaux et la rédaction de FC - le Mar 15 Mar 2011, 18:15

J’écoute le journal de 18h étendu à 30’ avant le "sujet-passionnant" annoncé par Louise Tourret pour le débat quotidien du Grain : "faut-il avoir peur des aliments ?" (ben mon vieux, ça ne s’arrange pas à Radio-Trouille).

Bon alors est-ce une illusion ou est-ce que j’entends un sourire très perceptible de la journaliste pendant qu’elle balance toutes ses infos sur la catastrophe ? C’est qu’il y a des gens que les drames ça excite vous savez, quand ça ne les fait pas jouir carrément. A France Culture l’orgasme du misérabilisme et l’orgasme du catastrophisme sont courants. Ou bien est-ce le bonus d’importance que se voit attribuer quiconque annonce de la nouvelle grave ? Alors plus c’est grave et plus on est important, plus on est jouasse et plus on se la pète. Et tant pis si à ce moment là on fait son beurre sur les malheurs.

Mais aussi en écoutant ce journal, on entend le contraire de dimanche : maintenant le gouvernement japonais cacherait la gravité des faits. Si c’est bien analysé, ce retournement est en effet inquiétant. Mais comme les raisons de flipper viennent de France ("il semble qu’en France vous en sachiez plus que nous" dit le correspondant), je n’ai pas une confiance excessive. Quand j’entendrai des avis autorisés venus de pays où ne se pratique pas le commerce intense de l’inquiétude, j’aurai le sentiment d’être informé.

Voila comment dans une situation grave, le journal de France Culture a perdu la confiance des auditeurs rendus sceptiques à force d’avoir entendu tant de sornettes.

Ce qui est usant aussi, c’est de voir comment l’info est immédiatement recyclée au service des obsessions courantes sur la chaine : les conditions de travail des ouvriers qui sont sur le site (dans une situation exceptionnelle). C’est typique de cette rédac de FC où l’on est incapable de sortir de son formatage courant, et où on ramène les événements aux préoccupations quotidiennes sous les filtres franco-français : on parle du chômage en Cote d’Ivoire, et pour le Japon on s’étonne de la construction en zone "inondable" (comme si c’était des axes d’analyse pertinents). Bref c’est toujours aussi nul.

Les journaux et la rédaction de FC     Page 5 sur 32

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 18 ... 32  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum