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Continent sciences    Page 4 sur 5

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François 

1
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Continent sciences - le Mar 13 Oct 2009, 12:41

Rappel du premier message :

Stéphane Deligeorges recevait hier Jacques Buslé pour une exploration des moeurs ichtyologiques. Une somme invraisemblable d'informations, découvertes et bizarreries a été abordée. Parfois trop rapidement, mais comment faire autrement avec pareil foisonnement ? Le baryton SD qui parfois n'hésite pas à cabotiner, s'en est donné à coeur joie avec tout ce fourbis de nageoires anales, chibre fourchu et autres poisson-couille des abysses. On sentait que ça déconnait joyeusement dans le studio, et ça aurait pu être désagréable, mais ça ne l'était pas. Idem pour le cabinet de curiosités des sujets trop brièvement effleurés mais qui donne fichtrement envie de se plonger dans la vulgarisation de Jacques Buslé (grand pêcheur à la mouche, soit dit en passant). Stéphane Deligeorges : théorie et pratique d'un gai savoir ?
* * *

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la folie scientifique - le Lun 31 Mar 2014, 14:55

Je souhaiterai commenter l'émission qui passe en ce moment, 31 mars 2014. Je considère que les membres de la communauté scientifique, dans son ensemble, tombe actuellement dans le cadre de la folie et de la stupidité qui a des répercussions criminelles sur l'ensemble du monde vivant, y compris celui de la société humaine.

Voici qu'on fait des trous dans le ventre des vaches pour regarder comment ce pauvre animal digère, qu'on injecte un gène d'araignée dans du lait de brebis, qu'on use de technologies de manipulation mentale et de de lavage de cerveau sur nos enfants au quotidien au sein même de l'éducation nationale et de mesures éducatives éhontées ayant pour objectif la destruction des familles et la débauche des enfants, qu'on crée de toutes pièces des maladies qui n'existent pas pour vendre de la matière médicamenteuse qui rend malade une personne saine, qu'on fait copuler un taureau mâle avec un boeuf castré (comme Mr Hollande veut le faire avec nos fils avec le mariage gay ), que des recherches sur le le cerveau (avec des coûts pharamineux - voir projet human blue project : le projet étant de créer une arme psychologique de manipulation de masse des peuples) sont conçues dans le seul but de manipuler, créer des guerres (par simple technologie psychologique ou psychiatrique : exemple créer la peur ou la méfiance, ou l'agressivité,  pour faire réagir les sociétés dans le bien, ou dans le mal ; ou alors, la diviser (comme en instaurant pour règle la "sodomie pour tous" comme étant tout à fait naturelle) : ce qui fait que la société française se tourne vers l'extrême droite pour sortir leurs enfants de cet avenir horrible qui les attend en tant qu'individus, où toute morale est abolie, dans la justice, dans la politique, dans le monde scientifique, dans le monde de l'éducation et de l'enseignement, etc.

Au nom de l'hygiènisme, on bétonne les villes à mort, en arrachant tous les arbres, tous les espaces verts, au point que la vie s'y éteint, que l'homme ne peut plus y respirer. On y installe des caméra partout, jusque dans les laveries. Ce bétonnage et cette manie du bâtiment (aux mains d'une secte occulte bien connue et qui reçoit des subventions énormes pour étendre les villes jusqu'à plus soif, et jusqu'à ce qu'elles ne soient plus vivables - avec transferts de populations qui contituent une manne de consommateurs). Ces villes sans arbres et sans espaces verts, en état de surveillance permanent grâce aux milliers de caméra,  permettra non seulement de bâtir des camps de concentration à ciel ouvert , puisque quand quelqu'un voudra détruire cette population qui se révoltera bientôt, il pourra les gazer sans problème - peu importe quel virus, ou quel gaz on utilisera pour arrêter les foules menées au bord du suicide et de la famine : oui, des gens ont faim en France.

La science, la technologie, n'ont créé que des armes barbares contre la terre, contre la Nature, contre l'Homme, contre la vie. Je fais partie de ces gens qui étudient et préparent des documents fracassants qui démontre les escroqueries scientifiques en tous genre.

Il y a une invariante dans les sociétés humaines quand on menace son existence : elle détruit ceux qui sont à l'origine de leur malheur.

araignée 

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la folie scientifique - le Lun 31 Mar 2014, 19:38

@maurice alephebet a écrit:Je souhaiterai commenter l'émission qui passe en ce moment, 31 mars 2014. Je considère que les membres de la communauté scientifique, dans son ensemble, tombe actuellement dans le cadre de la folie et de la stupidité qui a des répercussions criminelles sur l'ensemble du monde vivant, y compris celui de la société humaine.


La science, la technologie, n'ont créé que des armes barbares contre la terre, contre la Nature, contre l'Homme, contre la vie. Je fais partie de ces gens qui étudient et préparent des documents fracassants qui démontre les escroqueries scientifiques en tous genre.

Il y a une invariante dans les sociétés humaines quand on menace son existence : elle détruit ceux qui sont à l'origine de leur malheur.

Je partage la plupart de vos dégoûts, mais c'est la sottise humaine, le mimétisme bloquant les capacités de rélexion de la plupart des gens , qui, plus que la science et la technologie, sont coupables.
Je ne crois qu'il y ait de secte occulte qui oriente vers la bétonisation. C'est plutôt l'arrachement à la nature, conséquence de la fin des paysans, de l'exode rural.Je ne crois pas non plus que des caméras seront le moyen de nous faire tous obeir. Les hommes sont trop foutraques.
Mais il y a de quoi avoir peur par moment.

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Émission : Les biosciences et leurs idéologies - le Lun 31 Mar 2014, 20:18

Stéphane Deligeorges de Continent Sciences a un problème (au moins) : il ne sait pas lire, en entrée d'émission, le texte de 4 minutes qu'il a préparé, sa "Chronique animalière", anecdotique et inintéressante. Il bute sur des mots, fait des cuirs, se reprend et appuie sur les premières syllabes, tout cela sur une musique d'hôtel  international (parce que comme pour la poésie, l'information ou le tourisme à France Culture, il faut du bruit  en même temps qu'on parle).

Si vous avez appris quelque chose sur l'éléphant d'Afrique au début de Les biosciences et leurs idéologies, c'est bien.  

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/03/s14/NET_FC_d4010d9a-c70d-4a1b-85f3-957491836549.mp3" debut="01:15" fin="02:28"]

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Chante, beau merle - le Mar 01 Avr 2014, 02:07

Enfin parvenu avec une certaine désolation au bout de cette émission qui vaut à peine une introduction au débat qu'elle prétend résumer et au sujet que l'invité Sébastien Lemerle prétend avoir balisé, je n'y trouve toujours rien qui aurait motivé l'éclat de colère de Maurice. Mais je puis le remercier pour m'avoir aiguillé vers cette heure de radio où j'ai pu entendre une critique du réductionnisme biologique faite par un sociologue bourdieusien lui-même fatalement  réductionniste sinon il ne serait pas bourdieusien.

En clair, de quoi s'agit-il ? De décrire la place que la biologie a prise en France dans le mouvement des idées depuis une cinquantaine d'années. Et puisque l'investigation dans les mentalités ça coûte cher, et puisque rencontrer des intellectuels auteurs, lecteurs, journalistes eh bien ça demande de la finesse, alors le sociologue préfère prendre comme témoignage du temps (les 50 dernières années) l'inventaire de la librairie, entendez les best-sellers en la matière + les couvertures de la presse. C'est certainement juste en partie, et certainement insuffisant aussi. Et quitte à passer par le fonds des médias, pourquoi n'avoir pas investigué les programmes de la télévision ? Sur l'impact que ces théories honnies ont pu avoir dans les mentalités, on y aurait appris certainement plus que par l'inventaire de livres à succcès. Eh bien ce point de méthode en dit long sur la prétendue qualité d'un travail de sociologie, de voir que son auteur, sur un sujet aussi contemporain, choisit de recourir aux outils de l'historien. Non qu'ils soient impropres ou dignes d'être désavoués ; mais enfin c'est un peu comme si un nutritionniste désireux de connaitre la qualité nutritive des hamburgers d'une chaine de restauration rapide, limitait son enquête à la lecture des modes d'emploi et des livrets de fabrication.

En passant (et là je regrette de commencer la rédaction de ce post après minuit) l'ânerie de la journée est à mettre au crédit de Stéphane Deligeorges et c'est sans surprise qu'on la trouve immédiatement confirmée par l'invité : c'est la vieille assimilation selon laquelle Konrad Lorenz c'est un nazi. "On n'en parle pas trop" dit Deligeorges. Ici la malhonnêteté crasse apparait : on en a au contraire énormément parlé, et cela en des années où officiant comme journaliste scientifique, lui-même ne peut pas être passé à côté. Donc Deligeorges est tout simplement en train de se foutre de la gueule de ses auditeurs. Mais enfin les choses sont claires : plutôt que des interlocuteurs loyalement dévolus à l'étude d'un sujet, nous avons ici deux idéologues, l'un déguisé en journaliste, l'autre déguisé en scientifique comme on fait quand on est Bourdieusien.

Il y a un moment comique : quand vient le tour de Laborit, qui lui-même en tant que sociologue-amayteur est tombé dans le panneau des idées de Bourdieu, il faut entendre le ton de l'invité qui balance tranquillement : "Un petit jeune (ce cliché sera loin d'être unique dans l'émission) apparait à la fin des années 50". Ben voyons. C'est France Culture qui cause ou bien c'est la chronique de chez Dorothée ? A la fin des années 50 Laborit approche la cinquantaine, c'est donc un peu âgé pour un petit-jeune. En tant que chercheur, ses grandes découvertes sont déjà largement derrière lui, d'ailleurs contrairement à ce que répète sottement Lemerle, Laborit n'a pas inventé les neuroleptiques. Et sinon, en tant qu'auteur ? Eh bien à ce moment là, le médecin-biologiste est encore loin de faire un tabac en librairie, puisqu'il n'éditera son premier livre, d'ailleurs sans grand succès, qu'en 1964. A ce point du parcours, on peut se demander si Lemerle a fait plus que lire des digests. Quoi qu'il en soit, on comprend aisément qu'il n'a pas saisi l'essentiel, et notamment quand vient la brève évocation du groupe des 10, même sans complètement louper l'étape capitale que fut  cette aventure : outre que Lemerle place ici une Nième erreur (le groupe a été fondé par Robin mais peu importe), on comprend et d'ailleurs ça se confirmera aux dernières minutes quand il mentionnera François Dalle, que Lemerle n'a pas discerné ce qui fut en fait la grande affaire du Laborit essayiste : la systémique. Il ne prononcera pas le mot une fois, et  finalement dans cette oeuvre d'essayiste, il n'aura vu qu'un cocktail freudo-marxiste. Allons bon il faudrait savoir, c'est une émission sur le réductionnisme des biologistes, ou quoi ? En fait, tout est à l'avenant : le sociologue cite la revue Agressologie sans avoir compris que c'était non pas une revue grand-public, mais une revue scientifique dont le lectorat était le corps médical et les chercheurs en biologie. Bref Lemerle mélange tout. Pour toute cette partie de l'émission son résumé est nullissime et montre clairement que le jeunot qui tartine sur cette éminence n'a ni suivi sa carrière, ni pris le soin de la retracer. Et bien sûr, pourquoi donc l'aurait-il fait, Laborit n'était pas son sujet principal ! Sauf que si tout le livre est entaché des mêmes imprécisions, alors cette étude n'est pas un travail de sociologue mais un boulot de journaliste très moyennement consciencieux.  

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L'affrontement entre deux réductionnismes - le Mar 01 Avr 2014, 02:09

./...

Cela dit, la séquence Laborit n'est qu'un épisode. Dans la partie suivante on retrouve le mépris usuel des Bourdieusiens pour quiconque n'est pas de leur chapelle. A grand renfort de 'voila', Sébastien Lemerle dresse un bref inventaire des grands chercheurs français dans la dernière partie de la périodisation qu'il a proposée vers la 20e minute. Il les dépeint en plaisants fantaisistes plus préoccupés de poésie que de science, et là encore c'est fait avec les imprécisions d'usage ("Jean-Didier Vincent a eu je crois une chronique sur France Culture"). Et comme on s'y attendait si on a consulté son profil par google, il torpille la maison d'édition Odile Jacob (classée réactionnaire par les intellectuels militants du progressisme). Mais son objectif de polémiste est autre : il vise essentiellement le reflux du marxisme dans la vie intellectuel française, par suite d'un complot d'éditeurs. Faute dont il charge même "un organe (remarquer le mot) comme Le nouvel Observateur".

Et en fin de compte ? Eh bien en fin de compte, rien de changé : il s'agissait de servir le paradigme idéologique de la chaîne. En l'occurrence : le marxisme, l'anti-racisme et le culturalisme, et sur la fin on remarque aussi une percée du féminisme. Dans les dernières minutes on guette l'apparition de l'écologisme et de l'anti-colonialisme, hélas sans succès car là  c'était le Quinté Plus maison. L'affaire de fond, hormis de de dénoncer un coup monté des intellectuels contre le marxisme, c'était ici principalement de prendre position dans le vieux débat de l'Inné et de l'acquis. Peu importe que cette heure de baratin n'ait pas examine UNE SEULE des notions-clé du problème. La nature humaine se laisse difficilement réduire, aussi bien par le biologiste que par le sociologue. D'ailleurs le seul fait d'avoir placé Laborit dans le sac est une belle bourde et certainement pas la seule, car Laborit était largement du côté de l'acquis. Mais à un sociologue Bourdieusien il y a des distinctions conceptuelles et une honnêteté intellectuelle qu'il vaut mieux ne pas réclamer.

Le problème, c'est que de contester ce qu'on dit être un réductionnisme, quand on est soi-même d'une chapelle autrement réductionniste, c'est  tout d'abord assez douteux. Ensuite, on comprend que Lemerle n'a pas lu attentivement les auteurs qu'il commente, mais surtout qu'il n'a pas appris à sortir d'un point de vue unique, or nombre des auteurs qu'il aura brocardés (des contre-révolutionnaires, pensez-donc) ont abandonné depuis longtemps toute conception de causalité simple. S'il y a fréquemment de mauvais sociologues et de mauvais philosophes des sciences invités sur France Culture, il y a aussi nombre de chercheurs qui tout en creusant le sillon de leur discipline, savent réserver leur part de causalité aux phénomènes qui ne sont pas de leur terrain. Même un Jacquard avait compris cela. Et Lemerle aurait pu l'apprendre s'il avait fait l'effort de lire Laborit au lieu de réécrire des extraits puisés dans des digests. Pour cela encore faut-il être capable de s'extirper de la pensée binaire, chose qu'il n'est guère raisonnable d'espérer chez un bourdieusien.

A la dernière minute c'est un Deligeorges narquois qui place ironiquement "on aurait pu chercher quelques petits faussaires dans ces listes". Difficile de discerner la place du ricanement con et celle du foutage de gueule dans ce coup-de-pied de l'âne, à l'issue d'une émission aussi pleine non seulement d'âneries et de faussetés ordinaires, mais aussi de faux-semblants délibérés. Maintenant c'est avec une impatience modérément accrue que j'attends le départ de Deligeorges hors de cette tranche horaire, mais hélas je pense qu'il aura lieu plusieurs mois après le passage de Sébastien Lemerle à "La suite dans les idées" (mon pronostic : de samedi prochain à la fin mai).

D'ici-là, peut-être quelque courrier d'auditeur, ou de lecteur (ou de pair) lui aura fait remarquer qu'il est passé à côté de son sujet. Qu'il aurait dû s'intéresser de plus près à la sociobiologie car là il aurait vu ce qu'est un réductionnisme. Mais peut-être a-t-il soigneusement évité cette partie de son sujet par le désir inconscient de ne pas y reconnaitre des dérives méthodologiques qui l'auraient peut-être éclairé sur son propre cas.

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Re: Continent sciences - le Mar 01 Avr 2014, 02:19

@maurice alephebet a écrit:Je souhaiterai commenter l'émission qui passe en ce moment, 31 mars 2014 [...]

Oui.

Mais enfin maintenant que je l'ai écoutée, je vois vous ne parliez pas du tout de l'émission. Et pas plus dans votre second message qui pour un départ polémique est vigoureux et intéressant, mais guère adapté à ce forum.

Je déplace donc ce second message dans une autre section de notre site, vous le trouverez en clickant ici. Merci de ne pas voir là d'excès de surveillance ni la main d'un groupe lui-même dans la main du pouvoir. En fait dans le comité secret des administrateurs j'avais voté (nous utilisons pour voter des petites guillotines de couleur) pour le maintien de votre premier post.

Cela dit, nous n'avons pas de caméra braquée sur nos forumeurs.

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La biologie dans le mouvement des idées - le Mar 01 Avr 2014, 09:21

Dans le premier de ses deux posts magistraux consacrés à l'émission citée au post 33 de ce fil, sous le titre Chante, beau merle,  
@Nessie a écrit:(...) En clair, de quoi s'agit-il ? De décrire la place que la biologie a pris en France dans le mouvement des idées depuis une cinquantaine d'années. Et puisque l'investigation dans les mentalités ça coûte cher, et puisque rencontrer des intellectuels auteurs, lecteurs, journalistes eh bien ça demande de la finesse, alors le sociologue préfère prendre comme témoignage du temps (les 50 dernières années) la production des best-sellers en librairie, et les couvertures de la presse. C'est certainement juste en partie, et certainement insuffisant aussi. Et quitte à passer par le fonds des médias, pourquoi n'avoir pas investigué les programmes de la télévision ? Sur l'impact que ces théories honnies ont pu avoir dans les mentalités, on y aurait appris certainement plus que par l'inventaire des best-sellers. Eh bien ce point de méthode en dit long sur la qualité d'un travail de sociologie, de voir que son auteur, sur un sujet aussi contemporain, choisit de recourir aux outils de l'historien. Non qu'ils soient impropres, dignes d'être désavoués ; mais enfin c'est un peu comme si un nutritionniste désireux de connaitre la qualité nutritive des hamburgers d'une chaine de restauration rapide, limitait son enquête à la lecture des modes d'emploi et des livrets de fabrication.  (...)./...

Pour avoir écouté la première moitié de cette émission en me demandant en quoi consistait le sujet traité dans ce dialogue confus et superficiel au possible, je ne peux que vous remercier d'avoir fait ce gros travail d'analyse critique. Je vais m'épargner l'écoute de la seconde demi-heure et plutôt relire votre « décryptage » (car c'en est un, et salutaire).  

Vous m'avez coupé l'herbe sous le pied en relevant le propos sur Konrad Lorenz :
@Nessie a écrit: (...) En passant (...) l'ânerie de la journée est à mettre au crédit de Stéphane Deligeorges et c'est sans surprise qu'on la trouve immédiatement confirmée par l'invité : c'est la vieille assimilation selon laquelle Konrad Lorenz c'est un nazi. "On n'en parle pas trop" dit Deligeorges. Ici la malhonnêteté crasse apparait : on en a au contraire énormément parlé, et cela en des années où officiant comme journaliste scientifique, lui-même ne peut pas être passé à côté. Donc Deligeorges est tout simplement en train de se foutre de la gueule de ses auditeurs. Mais enfin les choses sont claires : plutôt que des interlocuteurs loyalement dévolus à l'étude d'un sujet, nous avons ici deux idéologues, l'un déguisé en journaliste, l'autre déguisé en scientifique comme on fait quand on est Bourdieusien.

Très juste. Le propos exact, irritant dans sa forme, est à entendre ci-dessous :  « sauf que malheureusement si l'on regarde  d'un peu plus près, ledit Lorenz est une jolie petite figure de nazi, hein ». C'est le présentateur d'une émission de France Culture qui s'exprime ou Deligeorges en privé ? Il était possible de dire que Lorenz était un partisan du nazisme ou accusé de l'être, mais que vient faire ce « jolie petite figure » à part être une litote, une antiphrase de « sale ordure » ?

C'est au début, mais ce sont surtout les deux mentions d'Henri Laborit (que vous traitez dans votre second post L'affrontement entre deux réductionnismes) qui décrochent le pompon :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/03/s14/NET_FC_d4010d9a-c70d-4a1b-85f3-957491836549.mp3" debut="27:00" fin="28:25"]

Laboritte ? Laboritte ? Ça irrite ! Mais on est sur France Culture, quoi !

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ni hasard ni necessité... - le Mar 01 Avr 2014, 09:39

j'réponds à  toute berzingue au risque des erreurs syntaxiques et ortographiques
je m'disais wouha cette émission d'hier Ness il va nous la tartiner avec un subtil mélange de moutarde et de nutella
Le coup du Lorenz nazi dont on ne parle pas assez et pendant qu'on y est c'est pt être lui qui a eu l'idée de parquer des oies autours des camps pour faire du "boucamp".(Tassion c'est pas du métro Godwin meilleur)

les oies vous tiennent en joie
ah ce délitgeorges ! et oui pt d'exclamation bourdieu d'bourdieu!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! <---vulgaire

(a suivre) et merci ness   Like a Star @ heaven   Like a Star @ heaven   Like a Star @ heaven  dont je ne suis pas le fayot

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Re: Continent sciences - le Lun 07 Avr 2014, 13:46

Je vous trouve un rien durs avec Continents sciences et Déligeorges, on pourrait croire à vous lire de loin que Voinchet, Richeux et Deligeorges sont les avatars de la même qualité déchue sur France Culture. Continent sciences est au contraire l'une des quelques émissions qui sont encore l'honneur de la station, si vous m'en demandez mon avis, quels qu'en soient ses défauts. L'émission parvient à remplir sa mission d'information et de vulgarisation des sciences dures (pour l'essentiel) avec force éclectisme, depuis combien, dix, quinze ans ? Et malgré les inévitables redites, quand elle n'innove pas, elle parvient au moins à renouveler l'angle d'attaque de ses sujets.

Non content de cela, elle pallie aussi les trous béants dans le programme d'une émission voisine, celle des Nouveaux chemins, puisque Continent Science prends depuis au moins trois-quatre ans, sans doute plus, la charge de la diffusion sur la chaîne des idées de la philosophie analytique.

Sur ce numéro* , la première partie (je n'ai pas écouté la seconde, non pas par accès narcoleptique à son écoute, mais par manque de temps) ne me donne pas l'impression que l'invité, ni même Deligeorges, prennent part pour ou contre le biologisme, pas plus qu'ils ne le feraient du physicalisme si c'est ce réductionnisme qui était traité.

L'invité explique en introduction que son propos n'est que l'étude sociologique de la réception de l'idée biologiste dans les milieux intellectuels, pas une critique du biologisme. Quant à Deligeorges, il suffit d'avoir en mémoire un numéro qu'il me faudrait retrouver, sur la pertinence de la notion de race à propos de l'homme (dont avec son invité il défendait  le bien-fondé partiel et mettait en évidence les vices des arguments "antiracistes" excessifs) pour voir qu'il ne trempe pas toujours dans la bien-pensance gaucho-égalitariste, sur ces sujets au moins.


* Numéro qui figure, la faute à mon esprit taquin, en proposition d'écoute du forum sur la page d'accueil jusqu'au 9 avril. Vous aurez remarqué au passage que tout le monde peut désormais proposer des émissions, qui seront ajoutées automatiquement à la liste des émissions mises à l'écoute en page d'accueil. Chaque émission est là pour trois jours.

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Olivier Houdé - Le raisonnement - le Lun 05 Mai 2014, 15:13

Pris en route aujourdh'ui un Continent Science tout à fait épatant : l'invité est une pointure même si vous ne le savez pas, même si je ne connaissais pas son nom (Olivier Houdé), au bout d'une demi-minute on sent qu'on a là quelqu'un qui connait son affaire et son affaire aujourd'hui, ce sont les mécanismes du raisonnement et parmi les plus intéressants et les plus stimulants à considérer, il y a les biais : biais du réflexe intuitif, biais de la perception, mais aussi biais de la logique elle-même.

En face Stéphane Deligeorges découvre avec un air ravi ce qui traine depuis 20 ans dans les cartons du Nobel d'économie. Que cette naïveté soit là feinte ou sincère on ne lui en veut pas, car la réussite pédagogique de cette émission est excellente. Par contre il ne peut pas s'empêcher de placer çà ou là une des âneries sorties de sa fabrique personnelle et c'est bien dommage car ça fait tache dans l'émission. On peut jouer à brocarder une ânerie himalayesque et même lui décerner un prix dans cet autre post je ne m'en prive pas, mais on pourrait aussi y voir une illustration par l'exemple. C'est bien par la mise en oeuvre d'un biais de la réflexion que de l'existence de biais, Deligeorges déduit que l'homme est une machine à se tromper, sans penser que si tel était le cas l'espèce serait éteinte depuis longtemps. Cette remarque vaut pour lui : il a beau dire des conneries à chaque émission, Deligeorges est une machine à faire de la radio fort honnête.

Enfin malgré ça et un peu malgré ce débraillé cognitif de Deligeorges, tout ça s'écoute très bien. Et ç'est ici : http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-comment-raisonnons-nous-2014-05-05

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Re: Continent sciences - le Ven 13 Juin 2014, 17:40

En arrivant aux 2/3 du Continent Sciences de lundi 2 juin, j'ai l'impression de rêver ou de cauchemarder. Je pense que l'émission est victime d'une erreur radiophonique ou d'une déchirure spatio-temporelle. On y parle de l'épreuve du bac et depuis 40 minutes sous l'appellation de "Probablités", Deligeorges et ses deux mathématiciens d'invités, sont en train de décortiquer un problème dont la quasi-totalité des questions sont de l'arithmétique : un problème de proportions. C'est du niveau des premières années du collège ça, non ?

Rappel : cette semaine-là, toutes les émissions de la tranche de 14h-15h étaient consacrées à l'épreuve du Bac, selon le cas : vendredi dans Science Publique c'était Physique &Chimie. Jeudi c'était SVT. Mercredi Sciences de la terre. J'en suis venu à ce Continent Sciences après l'écoute non préméditée de l'émission du vendredi. Ecoute enrichissante et agréable, j'étais d'ailleurs en train de rédiger un post pour dire mon intérêt et mon enthousiasme et puis j'ai eu la mauvaise idée de me doter d'un fond sonore : le Contient Sciences qui avait ouvert cette semaine Bac, avec pour sujet l'épreuve de maths. Et là, c'est la sidération.

Dans le programme de maths en terminale, il y a des choses en mathématiques qui seront plus que fondamentales pour les carrières scientifiques et les arts de l'ingénieur : les études de fonction, la trigonométrie, l'algèbre linéaire, j'en passe. Et tandis que dans Science Publique, c'est toute la philosophie de l'épreuve qui était exposée (tester les capacités du candidat au raisonnement et même à la découverte), ici ans Continent Sciences, c'est la régression complète : l'émission se borne au décorticage d'un problème de l'épreuve. Et ce problème Il a beau être classé "Probabilités", c'est tout au plus un problème de proportions, auquel a été ajout é un vernis de vocabulaire pour faire genre (les mots 'événement', et 'indépendant'). Au détour de la présentation on apprend d'ailleurs qu'un des deux mathématiciens invités, n'a jamais suivi de sa vie un seul cours de proba. C'est possible, ça ?

Alors après ça quand on sa le niveau élémentaire en proba qui est demandé dans certaines filières de sciences humaines et sociales (psycho, économie, peut-être SES ?) où cet enseignement complète le cours de statistiques, on mesure l'abime entre les outils intellectuels sérieux qu'il faudra assimiler à ce moment là, et ce qu'on entend dans l'émission : une sorte de B-A-BA embryonnaire où je le répète, il n'est pas question de mathématiques mais d'arithmétique.

En tous cas, l'écart entre l'émission du vendredi et celle du lundi est manifeste : dans celle du lundi  Deligeorges et ses invités sont en train de faire l'exposé avec un tel sérieux que l'auditeur se demande si par hasard on serait pas le premier avril. Dans celle du Vendredi, on parle de la philosophie de l'épreuve, en détaillant la technique pédagogique mise en oeuvre dans la résolution d'un problème de vibration. L'auditeur entend clairement exposé un progrès, fait d'abord pour faciliter la vie au candidat sans toutefois le prendre par la main ; un progrès aussi en ce sens que l'objectif visé est de rompre avec la logique des bêtes à concours, la logique des exercices-type et de l'habileté à reconnaitre la bonne formule à employer. J'espère pouvoir en parler dans le fil consacré à l'émission d'Alberganti. Mais j'étais tellement surpris par la contre-prestation de Deligeorges que j'ai bouffé mon heure à changer de sujet. A quoi tiennent les choses tout de même.

Voici le lien vers l'émission du lundi 2 : http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-etienne-ghys-mathematicien-et-francois-sauvageot-professeur-de-mathemati . On y trouvera affiché le problème avec sa solution.

Et voici un article d'Agoravox qui parle de la réduction du programme de maths au lycée : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/evolution-du-programme-de-maths-en-135375
C'est inquiétant.

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