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<b>France Musique</b>    Page 24 sur 28

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<b>France Musique</b> - le Jeu 27 Aoû 2009, 13:22

Rappel du premier message :

voilà la video de la conference de presse de rentrée :
http://www.dailymotion.com/video/xa9xwz_conference-de-presse-de-rentree-de_news

je vais essayer d'écouter l'émission du lundi soir sur la musique contemporaine; c'est une musique que je ne connais pas, et le fait qu'une radio me propose de faire un effort est assez séduisant en fait.
* * *

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Adélaïde Ferrière, 20 ans, joue du marimba - le Ven 16 Sep 2016, 13:49

Une très, très, belle séquence lors de la première émission de la rentrée de Génération jeunes interprètes par Gaëlle Le Gallic le samedi 3 septembre 2016 : Adélaïde Ferrière, marimba*

Pas de pastille sonore ici, car Adélaïde Ferrière a mis sur son site l'intégralité de son mini concert en public et ça vaut la peine d'y aller (sur France Musique, c'est à la minute 36 ) : Adélaïde FERRIERE France Musique 3/9/2016.

La percussionniste qui semble dotée d'une personnalité de choc est une héritière au sens bouhhh, bouhhhh, rdieusien du terme : parents musiciens, père percussionniste dans un orchestre. Une mauvaise cliente pour France Culture (et la Dispute, par exemple).... Mais pour ce qui est de l'originalité et de la diffusion de l'école musicale française, un sacré exemple !

Le marimba est un instrument rarement entendu à France Culture, sauf chez Renaud Machart qui en a diffusé dans ses anciennes émissions du dimanche soir (Chambre d'échos, par exemple).  À quand une émission régulière sur cet instrument et aussi sur la harpe, domaine d'excellence française ?

* Jean-Sébastien Bach / transcription Adélaïde Ferrière
Prélude de la Suite pour luth en mi majeur BWV 1006a
Domenico Scarlatti / transcription Adélaïde Ferrière
Sonate en mi mineur K. 198
Jean-Philippe Rameau / transcription Adélaïde Ferrière
L’Egyptienne (Nouvelles Suites de pièces de clavecin : Suite en sol)
Adélaïde Ferrière
Andrew Thomas
Merlin (extrait)
II. Time’s Way
Adélaïde Ferrière
Astor Piazzolla / arrangement Eric Sammut
Libertango
Adélaïde Ferrière

Marie Meubat 

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percutante percussionniste - le Sam 17 Sep 2016, 10:33

La visite du site d' Adélaïde Ferrière s'impose.
Chez cette jeune artiste virtuose rien n'est donné à l'amateurisme.
Il faut souligner la qualité de la vidéo captée dans un hangar d'avions et la superbe mise en page de son site cependant saturée de son foudroyant regard.
Une étoile montante ?
Merci pour l'info.

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Adélaïde Ferrière suite - le Dim 18 Sep 2016, 02:51

Philaunet(http://www.regardfc.com/t9p230-france-musique#26904) a écrit:
Une très, très, belle séquence lors de la première émission de la rentrée de Génération jeunes interprètes par Gaëlle Le Gallic le samedi 3 septembre 2016 : Adélaïde Ferrière, marimba*

Pas de pastille sonore ici, car Adélaïde Ferrière a mis sur son site l'intégralité de son mini concert en public et ça vaut la peine d'y aller (sur France Musique, c'est à la minute 36 ) : Adélaïde FERRIERE France Musique 3/9/2016. (...)


Pour encourager les lecteurs/auditeurs à écouter les interprétations d'Adélaïde Ferrière sur son site Internet, une vidéo de sa performance donnée dans le cadre de l'émission citée ci-dessus ne sera pas de trop. La finesse avec laquelle l'intensité de la percussion est maîtrisée est impressionnante.



Marie Meubat(http://www.regardfc.com/t9p230-france-musique#26914) a écrit:La visite du site d' Adélaïde Ferrière s'impose. (...)
Il faut souligner la qualité de la vidéo captée dans un hangar d'avions et la superbe mise en page de son site cependant saturée de son foudroyant regard.
(...)

Je partage votre enthousiasme, cette composition One study, de John Psathas est splendide :

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Extension du domaine des obsessions - le Dim 18 Sep 2016, 20:14

On voulait croire que France Musique, désormais seule chaîne culturelle de Radio France,  fût insensible au chant des sirènes obsédantes qui constitue la bande son quotidienne de France Culture.

Or, il faut aujourd'hui admettre qu'il existe une migration des obsessions dans les couloirs et les étages de la Maison ronde. On conseille donc aux producteurs de France Musique de tester l'étanchéité des portes coupe-feu de leurs studios, de procéder dans la semaine qui vient à un exercice de mise en sûreté et de vérifier le contenu des mallettes de confinement d'urgence (le rouleau adhésif, les protections auditives en mousse...). Un objectif: ralentir la vitesse de pénétration de ces obsessions.

Samedi 17 septembre, 12h52, première alerte. Durée de contamination obsédante: 1'41.
Agent responsable: Christopher Moore

L'émission de l'excellent Philippe Venturini, Sous la couverture, consacrée à l'ouvrage de Lucie Kayas  "Du langage au style, singularités de Francis Poulenc", a subi une attaque dont la double dimension, indirecte et proleptique, ne devait pas nous échapper.
[son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/37/WL-ITE_00082736_RSCE-10.mp3" debut="20:52" fin="22:34"]
Ici, l'obsession avance masquée, sous la couverture. Le producteur n'évoque les gender studies que dans le cadre de sa recension de l'ouvrage du jour. Il fait alors référence à un article de Christopher Moore, "Camp et ambiguïté formelle dans le Concert champêtre" . Si Christopher Moore, professeur de musicologie à l’École de Musique de l’Université d’Ottawa, est un fin spécialiste de la musique française du XXe siècle, ses recherches actuelles portent sur la musique et l’identité sexuelle en France durant les années 1920 et 30... On peut saluer ses articles passés, notamment ceux consacrés à Darius Milhaud (  « Darius Milhaud à la fin des années 1930: entre conviction politique et recherches esthétiques » dans l'ouvrage Milhaud: Compositeur et expérimentateur édité chez Vrin) ou à Charles Koechlin, et néanmoins s'interroger sur la pertinence de son étude sur la notion de camp dans les premiers ballets de Poulenc. Étude pour laquelle, si j'en crois mes sources, le musicologue s'est vu remettre le Prix Philip Brett 2012, parrainé par le Groupe d' étude LGBTQ de l'American Musicological Society...

Samedi 17 septembre, 13h00, attaque massive. Durée de contamination obsédante: 55'53.
Agent responsable: Christophe Bourseiller.

Infiltration revendiquée, obsession plastronnante. C. Bourseiller, dont on avait déjà souligné ici la regrettable inclination à déserter le champ culturel pour les terrains un peu vagues des motifs obsédants, nous inflige un numéro de Musicus Politicus déplorable, Les musiciens face aux migrants. Le ton est donné dès le descriptif:


Alors même que l’Europe se trouve confrontée à l’afflux massif des migrants et des réfugiés, jamais la musique n’a été à ce point divisée. D’un côté, les musiciens, les chanteurs, les compositeurs favorables à l’accueil et à l’intégration des migrants. De l’autre, ceux qui la refusent !

Rien ne nous sera épargné. Absolument rien!

Ni le reportage d'I-Télé consacré à la Manifestation anti-migrants à Calais , ni l'intervention, le 16 avril 2016 de Jordi Savall dans la Jungle de Calais. Par une formidable torsion que le producteur fait subir à la réalité historique, le choeur des esclaves hébreux du Nabucco "nous renvoie à l'émigration, nous renvoie aux migrants"! Une pincée de la Suite Peer Gynt dirigée par Zubin Mehta? "Ce n'est pas un hasard, nous explique C. Bourseiller, car ce chef  d'orchestre d'origine indienne est un fort soutien des migrants". Est-ce la vocation d'une telle émission de nous repasser les reportages d'I-Télé, les images en moins? Est-ce pour assister à la découpe manichéenne du monde musical en deux (les musiciens favorables à l'accueil des migrants et ceux qui les refusent) que nous écoutons France Musique?

Longtemps, on a pu croire naïvement à la déclaration programmatique mise en exergue sur le site de l'émission, longtemps on a pu croire que cette heure hebdomadaire analyserait effectivement "les rapports riches et complexes entre la musique et la politique". Certains numéros ont même, en leur temps, emporté notre adhésion.

Aujourd'hui, les digues ont cédé. À travers cette séquence indigeste qui se prend pour un exemplum, C. Bourseiller, que l'on a connu plus inspiré, trahit le pacte de confiance qu'il a passé avec ses auditeurs.

Le titre même de l'émission dit cette trahison: "Les musiciens face aux migrants". Les auditeurs fidèles auraient mérité un autre numéro: "La musique et les migrations", une analyse rigoureuse et pertinente des interactions entre musique et migrations, une réflexion exigeante et documentée sur la musique et l'exil.  Alexis Nuselovici, professeur de littérature générale et comparée à l'Université d'Aix-Marseille le dit très bien:
Les diasporas se constituent précisément par le réaménagement de structures culturelles d’origine dans l’interaction avec les structures d’accueil ou d’autres structures co-existantes. La musique est propice à de tels métissages et, en condition diasporique, elle exercera cette fonction mémorielle qui n’est ni d’effacement, ni de transmission mais de réactivation.

Tant il est vrai que les migrations des populations s'accompagnent de celle des esthétiques musicales. Un seul exemple suffit: la musique klezmer, une musique des migrations.

On y reviendra peut-être.

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Jérémie Rousseau arbitre « La Tribune des critiques de disques » - le Mar 20 Sep 2016, 09:11

À quoi tient le succès d'une émission ? Toujours et encore à son "passeur".  La voix, le ton, le savoir, la maitrise de la parole radiophonique  peuvent faire venir l'auditeur à lui, même si de prime abord le sujet ne suscite pas la curiosité.

Je n'écoutais plus La tribune des critiques de disques, lassé par la forme et les commentaires n'en finissant plus après l'écoute de chacune des six versions d'une même œuvre.  Les grandes pointures* de la chaîne qui se sont succédé comme présentateurs depuis 1991 avaient bien du mal à "gérer" la parole des spécialistes. Quand l'émission durait trois heures (sous Frédéric Lodéon), cela pouvait paraître interminable..

Et puis vint Jérémie Rousseau en 2014.  Le Jérémie Rousseau de "Comme si vous y étiez".  

L'émission du 11 septembre  vaut le coup d'oreille : Quelle est la meilleure version de la Suite Bergamasque de Claude Debussy ? avec Jérôme Bastianelli, Elsa Fottorino et Alain Lompech. Métamorphose du premier cité dont la voix était il y a quelques années très aiguë, au timbre quasi repoussant. Visites chez le phoniatre ? Une très bonne surprise. Bravo  Elsa Fottorino. Quant à Alain Lompech, il représente, avec Christian Merlin de la première émission, le musicologue sûr de lui aux jugements définitifs et ne lâchant plus la parole, une parole pourtant essentielle (si elle ne s'épanche pas à l'écoute d'elle-même).

Heureusement il y a Jérémie Rousseau dont l'arbitrage courtois et compréhensif fait autorité. Il me rappelle, par le ton et l'intelligence, Jean-Maurice de Montrémy, un des meilleurs présentateurs du Panorama de France Culture.

Jérémie Rousseau a introduit le compte-rendu de l'émission sur le site et c'est vraiment un  atout. Ces synthèses écrites sont de très grande qualité. On y reviendra dans un parallèle avec le niveau zéro de la critique de La Dispute de France Culture (voir par exemple  La dispute mardi 13 septembre 2016).


*Animée (...) de 1991 à 1995 par Jean-Pierre Derrien sous le titre À bon entendeur salut !, de 1997 à 1999 par Gérard Courchelle sous le titre la Tribune de France-Musique, de 2000 à 2006 par Frédéric Lodéon sous le titre le Pavé dans la mare, et en 2007 à 2008 par Renaud Machart sous le nom Les Rois de la galette. De 2008 à 2011 l'émission reprend le titre original La Tribune des critiques de disques, produite et animée par François Hudry. De 2011 à 2013, elle prend comme titre Le Jardin des critiques et est présentée par Benjamin François. Depuis l'automne 2013, reprenant à nouveau le titre original, elle passe sous la direction de Thierry Beauvert, puis de Jérémie Rousseau en septembre 2014.

Basée sur le principe de l'écoute comparative, elle confronte différentes versions discographiques d'une œuvre de musique classique, autour d'une assemblée constituée selon les émissions, de critiques, de journalistes musicaux, de musicologues, d'historiens de la musique et d'interprètes classiques, qui analysent et déterminent la version qui a leur préférence.
La Tribune des critiques de disques Wikipédia

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Liya Petrova, violoniste, les Jeunes de l’Oural et Enkhbaatar Baatarjav - le Sam 24 Sep 2016, 09:06

Connaissez-vous Liya Petrova ? Quand vous l'aurez entendue, ce n'est pas sa photo que vous retiendrez d'abord, mais son art du violon !


Liya Petrova (DR) France Musique

Entendre la très belle introduction de Gaëlle le Gallic, une des grandes personnalités de la chaîne, c'est avoir envie de suivre la première pièce qui est littéralement renversante par la générosité tant de la soliste que de l'orchestre. Une jeunesse enthousiasmante, alors là oui !

Et puis vous voudrez absolument savoir comment on prononce le nom de chef d'orchestre d'origine mongole, Enkhbaatar Baatarjav...

Une autre raison de cliquer sur le lien de l'émission Génération jeunes interprètes du 10 septembre 2016 est qu'on y retrouve tout le programme, avec notamment les références du Trio Karénine  dans la séquence Actualité des jeunes interprètes. Ils jouent Schumann et Mirare leur a fait une sacrément belle pochette pour leur premier disque ! D'ailleurs la défunte (depuis septembre) émission Aubade avait mis au programme ce trio de Schumann dont on entend l'intégralité ici : En Svane (Musical Velvet) (descendre sur la page à la cote 6h02 52)

Attention, écouter le concerto pour violon de Tchaïkovski joué par Liya Petrova peut empêcher d'écouter toute autre musique durant la journée. La prise de son de concert est remarquable et le violon, un exemplaire certainement exceptionnel.  [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/36/NET_d8eafc39-083e-4bd5-b0fd-ec0813a7ef19_FM.mp3" debut="00:00" fin="40:58"]

CONCERT DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE D’ETE DE VARNA
Enregistré le samedi 25 juin 2016

Piotr Ilitch Tchaïkovski, Concerto pour violon en ré majeur op. 35
Liya Petrova, violon
Orchestre Symphonique des Jeunes de l’Oural, dir. Enkhbaatar Baatarjav


@ la chère Gaëlle Le Gallic : remettre "sur le métier", pas "sur l'ouvrage"...

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William Christie, musicien et jardinier - le Dim 25 Sep 2016, 09:48

Agnès Cathou l'a réalisée et Stéphane Leroux en a assuré le mixage : A Thiré, dans les jardins de William Christie. C'était le 7 septembre 2014 (la culture, c'est l'inactuel...) dans une émission de Stéphane Grant, L'air des lieux.

Disons tout de suite que cette émission est un joyau. Stéphane Grant s'est vu confier pour cette rentrée 2016-17  la quotidienne "Les Grands entretiens". Il faut dire que c'est un maître du micro (son aise à présenter des concerts est remarquable). En 2014, il était donc en plein air aux côtés de William Christie pour une conversation-déambulation qui rappelle les fameux "Un homme, une ville" de Jean Montalbetti (1943-1987) de France Culture (exemple Proust par Barthes ici).

Voyez sur la page de France Musique les photos de Stéphane Grant et d'Agnès Cathou qui reflètent leur intelligence de l'entretien (photos à suivre dans le fil De l'image dans votre radio).

William Christie fait la part belle à la transmission, à son travail de passeur à destination des jeunes, notamment ceux de la Juilliard School de New-York invités chaque été. Voir à cet égard les deux intéressantes vidéos insérées sur la page (2 X 10').

Musique pour tous dans un cadre sculpté pour l'occasion. William Christie est intarissable sur l'art des jardins (à la française)*. Paroles et musique sont harmonieusement combinées pour créer une atmosphère mémorable (beau travail du mixeur Stéphane Leroux). Une émission à écouter au casque en marchant dans un parc..

Vu la personnalité de William Christie et sa carrière, il a souvent été interviewé. Par exemple à France Culture dans À voix nue (trois billets) et à Hors-Champs (deux billets). J'ai récemment mentionné le concert en plein air retransmis par France tv info

Enfin, grâce à Nessie et son répertoire du programme de nuit, j'ai trouvé la mention  d'un numéro d'"Opus - William Christie (1989) par Jacqueline Muller" datant du 17/06/1989. Diffusé le 20 avril 2015, il ne bénéficiait pas de la révolution de septembre 2015 : le podcast des Nuits. Par chance, il a été rediffusé le 16 décembre 2015 et est écoutable en ligne. Opus, c'était du solide.


* Cet appel aux émotions humaines les plus pures et les plus simples répond au grand pari du jardinage : en utilisant seulement les éléments de la nature – arbres, plantes, eau, et roche – comment pouvons-nous créer des lieux qui vivifient l’esprit et émeuvent l’âme ? Voilà le miracle éternel de la création de jardins." Joe DiSponzio, architecte paysagiste new-yorkais, in "Les Jardins de William Christie en Vendée" (co-éd.Centre vendéen de recherches historiques).

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Adams, Rorem, Reich, Janacek, Hermann pour le 11 septembre - le Jeu 29 Sep 2016, 08:18

Un programme très personnel de Renaud Machart pour son émission Zig Zag tombant le 11 septembre. Le producteur était à New York (on connaît son intérêt pour la musique contemporaine américaine et ses liens avec des compositeurs) et les souvenirs de 2001 le troublent très visiblement.

Au programme, donc, Terreurs et viole d’amour.

Viole d'amour pour celle jouée par le merveilleux altiste Garth Knox dans le Quatuor n 2 "Lettres Intimes" de Janacek diffusé à la fin de l'émission après les œuvres inspirées par l'attentat des Tours jumelles.

L'introduction de Renaud Machart et le quatuor en entier : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/36/NET_a91fc891-2e90-43a6-b4e1-090353793c2f_FM.mp3" debut="82:23" fin="110:50"]

Renaud Machart y décrit Janacek comme un "merveilleux vieillard" au moment où ce dernier tombe amoureux de Kamila Stösslova. Voyons Renaud qui avez 55 ans, Janacek en avait "seulement"  63 ...  Mais il est vrai c'était il y a un siècle exactement et la photo du compositeur à cette époque ne montre pas un jeune homme...

Pour tout savoir sur Janacek et sa dernière histoire d'amour* qui a inspiré le 2e quatuor, il faut écouter le très beau numéro de Comme si vous y étiez (2013)  de Jérémie Rousseau Janacek entame une double vie.

Irremplaçables Renaud Machart et Jérémie Rousseau.

* "(...) celle qui occupera la plus grande place dans la vie du compositeur s’appelle Kamila Stösslova, rencontrée en 1917. Elle a 25 ans, Janacek plus de 60 et pourtant cette passion durera jusqu’à la mort du musicien en 1928. Cette jeune femme sera véritablement la muse de Janacek pour nombre de ses oeuvres des dix dernières années"

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L'incarnation de la culture et de l'esprit, la pianiste Anne Queffélec - le Sam 01 Oct 2016, 13:45

Stéphane Grant conduit un très bel entretien en cinq parties avec  la pianiste Anne Queffélec. Voici le premier numéro : Anne Queffélec 1/5 : les émerveillements d'enfance. On y entend quelques mots sur le contexte familial. En d'autres temps et d'autres lieux, sa famille aurait été envoyée en camp de rééducation par le travail, torturée et serait morte de faim. Et pourtant, à France Culture, en 2016, on appelle "sage" le thuriféraire d'un régime criminel (le communisme maoïste) qui envoya à la mort des millions de personnes pour le crime d'appartenance à un milieu intellectuel et artistique "bourgeois", celui-là même qui est méprisé sur les ondes de ladite antenne (de la révolution) culturelle.

Anne Queffélec : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/37/WL-ITE_00082815_RSCE-10.mp3" debut="00:11" fin="02:37"]

L'émission est réalisée par Marie Grout dont le nom était toujours cité par Dominique Jameux à la fin de ses émissions. Visiblement une très grande personnalité de la réalisation radiophonique.

Ne pas manquer l'écoute du grand quart d'heure de la vidéo en fin de page : Au piano, à Amsterdam en 2013, Anne Queffélec...

Pas de précision sur la page de FMus., mais il s'agissait d'un concert du 16 novembre 2013 à retrouver aussi en ligne ici.

Programme indiqué :
- Johann Sebastian Bach/Ferrucio Busoni Nun komm der Heiden Heiland BWV659a
- Alessandro Marcello/Johann Sebastian Bach Adagio, uit Hoboconcert in d BWV974
- Antonio Vivaldi/Johann Sebastian Bach Largo, uit Orgelconcert in d BWV596
- Georg Friedrich Händel/Wilhelm Kempff Menuet uit Suite in Bes HWV434

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Karine Le Bail magistrale dans ''Un air d'histoire'' - le Lun 03 Oct 2016, 07:12

Karine Le Bail est une historienne et à ce titre avait été invitée à la Fabrique de l'histoire sur France Culture le 20 juin dernier pour Actualité des parutions : Karine Le Bail évoque son livre "La musique au pas, être musicien sous l’occupation". déjà mentionné ici.

Sa nouvelle émission est résolument tournée vers l'histoire et les invités sont des spécialistes reconnus de telle ou telle période. Ainsi Pascal Ory, quasiment un producteur délégué de la chaîne, intervient-il le 11 septembre dernier dans un numéro intitulé Les fêtes musicales du Front populaire. L'historienne et l'invité entretiennent un dialogue de connaisseurs, chacun ayant travaillé sur le même sujet. Cela donne une discussion très informée. Ensuite à chacun le droit d'aimer ou  non le discours de Pascal Ory.

Il faut relever la page conçue de manière soignée par la responsable d'émission. Une photo bien choisie, un résumé du sujet, une présentation complète de l'invité,  la programmation musicale détaillée et plusieurs vidéos. Difficile de faire mieux (si, avec l'entretien entièrement transcrit en pdf).

Une récente émission (25 09 2016) est à marquer d'une pierre blanche. Là aussi, l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau est engagé et le justifie. Difficile de se permettre une quelconque réserve sur le traitement d'un sujet tel que Musique et violences de masse quand on entend l'historien terminer une phrase à propos du génocide du Rwanda dans un sanglot.

Quatre parties dans cette émission : une évocation de la Guerre de 14-18  (Stéphane Audoin-Rouzeau est spécialiste de la Grande Guerre et président du Centre de recherche de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme), une séquence musicale en direct*, une évocation de la torture par les sons et une discussion sur le génocide au Rwanda avec de stupéfiants extraits d'émissions de la Radio Mille-Collines.

Karine Le Bail fait très fort en laissant les rênes au duo de musiciens durant plusieurs minutes sans intervenir durant leurs explications de la sonate pour violoncelle et piano de Bridge qui a dû inspirer le choix de la photo. Du rarement, sinon jamais, entendu et qui laisse une bonne impression.



La page exhaustive inclut une "playlist" de 12 titres, dits " morceaux de musique", présumés avoir été utilisés à des fins de torture**. J'en recommande la parcours (cliquer sur les trois barres dans le coin gauche de l'écran pour choisir ou changer de piste), pour comprendre un certain type de culture américaine, le dernier clip n'étant pas le moins effrayant par sa vulgarité.  

* Le violoncelliste Thomas Duran et le pianiste Nicolas Mallarte interprètent en direct depuis le studio 109 la Sonate pour violoncelle et piano, en ré mineur de Franck Bridge, qu'ils ont enregistrée sur un album intitulé La Naissance d’un nouveau monde, chez Hortus (2014, coll. "Les Musiciens et la Grande Guerre").

**Torture blanche - Cette torture blanche consiste en l'utilisation de bruits sourds diffusés à un volume d'environ 82 décibels et qui ne sont interrompus que 7 secondes toutes les 45 minutes. Parfois, la torture se sert de morceaux de musique joués en boucle, 24h sur 24. Les morceaux sont choisis en fonction de leur structure, de leur aspect naturellement répétitif, de leur agressivité, mais aussi parfois par le message patriotique qu'ils délivrent, comme par exemple Born in the USA, de Bruce Springsteen.

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Jean-Yves Clément, “Glenn Gould ou le piano de l'esprit” - le Mer 05 Oct 2016, 19:59

Aux aficionados du célèbre pianiste canadien, l'émission Sous la couverture... de Philippe Venturini avec Jean-Yves Clément pour “Glenn Gould ou le piano de l'esprit” éditions Actes-Sud* n'apprendra rien. Quoique...  Qui a écouté ses interprétations de Hindemith et de Sibelius ? **

Avec Jean-Yves Clément, écrivain, poète, éditeur et organisateur de festivals, on est en excellente compagnie. Sa voix et son débit rappellent ceux de Michel Schneider (au mieux de sa forme) qui, curieuse coïncidence, a lui aussi écrit un livre sur le musicien "Glenn Gould piano solo".

Philippe Venturini conduit très bien l'entretien comme à son habitude, balayant les clichés pour faire apparaître la vérité du musicien. Pour ceux qui boycottent Gould (sauf lors du générique de Répliques à réentendre dans la première vidéo de la page de l'émission), le portrait de l'icône brossé par Jean-Yves Clément est une découverte.

On imagine d'ailleurs bien cet invité se voir confier une série d'émissions sur France Culture ou France Musique, lui qui souhaite promouvoir les ouvrages portant sur la musique doués de qualités littéraires. Par exemple le samedi soir ? Parce que là, en matière de présentation à  France Musique, on a touché le fond du fond ("on y reviendra" certainement).

À propos, il est question de France Culture, à vous de juger ce que Jean-Yves Clément veut dire par [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/16/WL-ITE_00080409_RSCE-10.mp3" debut="18:41" fin="19:07"]

Et puis même si Beethoven n'était pas le compositeur que Gould mettait devant tous les autres (en second peut-être ?), Seven things we can learn from Schroeder :



* Jean-Yves Clément “Glenn Gould ou le piano de l'esprit”

** ►Enregistré en 1975... ♫►Paul Hindemith (1895-1963) : Sonate pour tuba basse et piano, Allegro assai
Abe Torchinsky, tuba Glenn Gould, piano

►Enregistré en 1977... ♫►Jean Sibelius (1865-1957) : Sonatine pour piano op. 67 n° 2, Andantino
Glenn Gould, piano

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