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<b>France Musique</b>    Page 25 sur 28

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<b>France Musique</b> - le Jeu 27 Aoû 2009, 13:22

Rappel du premier message :

voilà la video de la conference de presse de rentrée :
http://www.dailymotion.com/video/xa9xwz_conference-de-presse-de-rentree-de_news

je vais essayer d'écouter l'émission du lundi soir sur la musique contemporaine; c'est une musique que je ne connais pas, et le fait qu'une radio me propose de faire un effort est assez séduisant en fait.
* * *

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Jean-Yves Clément, “Glenn Gould ou le piano de l'esprit” - le Mer 05 Oct 2016, 19:59

Aux aficionados du célèbre pianiste canadien, l'émission Sous la couverture... de Philippe Venturini avec Jean-Yves Clément pour “Glenn Gould ou le piano de l'esprit” éditions Actes-Sud* n'apprendra rien. Quoique...  Qui a écouté ses interprétations de Hindemith et de Sibelius ? **

Avec Jean-Yves Clément, écrivain, poète, éditeur et organisateur de festivals, on est en excellente compagnie. Sa voix et son débit rappellent ceux de Michel Schneider (au mieux de sa forme) qui, curieuse coïncidence, a lui aussi écrit un livre sur le musicien "Glenn Gould piano solo".

Philippe Venturini conduit très bien l'entretien comme à son habitude, balayant les clichés pour faire apparaître la vérité du musicien. Pour ceux qui boycottent Gould (sauf lors du générique de Répliques à réentendre dans la première vidéo de la page de l'émission), le portrait de l'icône brossé par Jean-Yves Clément est une découverte.

On imagine d'ailleurs bien cet invité se voir confier une série d'émissions sur France Culture ou France Musique, lui qui souhaite promouvoir les ouvrages portant sur la musique doués de qualités littéraires. Par exemple le samedi soir ? Parce que là, en matière de présentation à  France Musique, on a touché le fond du fond ("on y reviendra" certainement).

À propos, il est question de France Culture, à vous de juger ce que Jean-Yves Clément veut dire par [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/16/WL-ITE_00080409_RSCE-10.mp3" debut="18:41" fin="19:07"]

Et puis même si Beethoven n'était pas le compositeur que Gould mettait devant tous les autres (en second peut-être ?), Seven things we can learn from Schroeder :



* Jean-Yves Clément “Glenn Gould ou le piano de l'esprit”

** ►Enregistré en 1975... ♫►Paul Hindemith (1895-1963) : Sonate pour tuba basse et piano, Allegro assai
Abe Torchinsky, tuba Glenn Gould, piano

►Enregistré en 1977... ♫►Jean Sibelius (1865-1957) : Sonatine pour piano op. 67 n° 2, Andantino
Glenn Gould, piano

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Re: <b>France Musique</b> - le Mer 05 Oct 2016, 21:42

Merci d'avoir fait ce billet sur l'émission de Philippe Venturini qui m'a permis d'aller l'écouter, puis revoir les Variations Goldberg enregistrées en 81. Le style de Gould, même dans cette version assagie, reste analytique à l'extrême et peut choquer l'oreille, mais il est celui qui donne à chaque voix des partitions de Bach sa distinction, qui accorde à toutes une place de choix.

Quand on y pense, l'enregistrement était très récent lorsque Répliques a fait son générique de la première variation (87, non ?).

Il faut vraiment ajouter au forum un bouton de remerciement.

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Steve Reich et Merlin l'enchanté - le Jeu 06 Oct 2016, 00:46

Cette semaine, pas de Grant entretien, mais un entretien fleuve accordé par le compositeur Steve Reich, chez lui, au producteur Arnaud Merlin, en septembre. Trois épisodes ont été diffusés. Ils méritent quelques mots.



Observons les deux hommes côte à côte, dans ce canapé. On apprécie la bonhomie décontractée d'Arnaud Merlin, mais on se demande si les interventions-questions du producteur ne vont pas grever la spontanéité de l'entretien...
L'écoute des trois premiers numéros nous rassure: la place respective qu'ils occupent dans le canapé est inversement proportionnelle au temps de parole de chacun. Arnaud Merlin se fait discret, orientant habilement la parole de S. Reich, l'accompagnant, la relançant, sans jamais la contraindre, la freiner ni l'interrompre. Beau travail de montage, dosage parfait.

L'écoute du 2e épisode, Steve Reich 2/5: quelque chose dans l'air, consacré aux choix esthétiques du compositeur, à son inscription dans l’histoire de la musique, et à son intérêt pour les cultures extra-occidentales est pleine de surprises. Imaginez-vous pouvoir tenir ensemble, en l'espace d'une demi-heure, un extrait d'Africa de John Coltrane, le Viderunt omnes de Pérotin, un chant traditionnel basque et une gymnopédie de Satie? Et pourtant cela tient... Cela tient par la force centripète de la parole de S. Reich, par l'évidence de cette parole rhapsode qui coud et ajuste tous ces morceaux, et par la magie d'un montage particulièrement inspiré. C'est qu'au-delà de l'apparence parfois erratique, court le fil d'un discours toujours intelligent, sans cesse précis, constamment érudit. De l'influence décisive de Pérotin sur la genèse de Four Organs, à la découverte primordiale de la musique primitive basque rapprochée des compositions indonésiennes, nous feuilletons avec jubilation les pages d'une encyclopédie orale de la musique. Un exemple, ce récit incroyable du "solfège de sabot de cheval", au pays basque espagnol:

[son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/40/NET_3fccfe56-4365-4e2f-a69e-5066f434c267_FM.mp3" debut="13:36" fin="16:45"]

Le 3e épisode, Steve Reich 3/5: Nouvelles voies, voix nouvelles, confirme la qualité de ces entretiens. Le compositeur y explique le fonctionnement particulier de son travail, entre la tradition orale et la partition. La richesse ne se dément pas, l'intelligence du propos acquérant même une densité adamantine, comme dans ce passage consacré au lien qui unit la cantillation hébraïque et le plain-chant:

[son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/40/WL-ITE_00083207_RSCE-10.mp3" debut="23:30" fin="25:10"]

À ce moment-là, il est 13h23. J'écoute la fin d'un entretien jubilatoire où l'on me parle de chironomie et de plain-chant, de l'oscillation entre l'oralité et la notation musicale, des rapports subtils qu'elles entretiennent. Je suis sur France Musique, la station culturelle de Radio France...

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Vendanges tardives de Gewürztraminer - le Jeu 06 Oct 2016, 10:38

François-Xavier Szymczak est facétieux. C'est le privilège des présentateurs cultivés de faire passer le second ou le dernier rang sans que cela ait l'air ridicule.

Dans le numéro Les vendanges - 1/2 de l'émission Dans l'air du soir du lundi 14 septembre 2015, on entend en effet cette chanson à prendre au 14e degré...* : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2015/38/NET_b83d2dde-75df-411f-9ac1-b1e727c965c4_FM.mp3" debut="00:23" fin="05:06"]

Plus loin, c'est Colette qui évoque les vendanges en Beaujolais**, suivie du célèbre Camille Maurane chantant Alphonse Daudet mis en musique par Reynaldo Hahn : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2015/38/NET_b83d2dde-75df-411f-9ac1-b1e727c965c4_FM.mp3" debut="21:00" fin="27:21"]

À votre santé !

* Gerald Genty
Les vendanges
Wagram Music 314 1382

Sorti en 2009, même année que Kings Of Convenience - Boat Behind autre chansonnette bondissante accompagnée aux sons d'une guitare répétitive.

** Colette L'été 47. Vendanges en Beaujolais

Reynaldo Hahn, Trois jours de vendanges
Camille Maurane, baryton
Pierre Maillard-Verger, piano
Erato 4509-92304-2/6

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L'exposition Frédéric Bazille à Montpellier, chronique de Sabine Gignoux - le Ven 07 Oct 2016, 11:25

C'est à l'un des veilleurs de l'indispensable liste ANPR que je dois la découverte de la chronique culture du samedi matin de France Musique. La première du 3 septembre 2016, donnée par une impeccable Sabine Gignoux  (du journal La Croix), portait sur L'exposition Frédéric Bazille au musée Fabre de Montpellier.

Un papier qui donne envie d'aller y voir de plus près et de consulter le site du musée Fabre de Montpellier Frédéric Bazille,la jeunesse de l'impressionnisme 25 juin 2016 – 16 octobre 2016

Bazille est né dans cette ville en 1841. C’est un contemporain de Monet, de Renoir et de Sisley. Il va se lier d’amitié, avec eux à Paris, dans l’atelier du peintre académique, Charles Gleyre.


Sabine Gignoux, en fin de chronique, tresse des lauriers à l'écrivain Michel Bernard auteur d'un récent roman "Deux remords de Claude Monet"  et d'un autre de 2015 intitulé "Les Forêts de Ravel" : En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu'aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l'accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu'à son dernier soupir, «l’énorme concerto du front» n’a cessé de résonner dans l'âme de Ravel.

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Vendanges à Montmartre - le Sam 08 Oct 2016, 09:38

Pour lancer le samedi, si nécessaire, une vieille chanson française interprétée par un groupe québecois et proposée par François-Xavier Szymczak dans son émission Les vendanges 2/2 : "Vigneron"* par Le vent du nord  [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2015/38/NET_fe205a8a-2989-4fb5-8996-e26fabbb5da3_FM.mp3" debut="00:22" fin="06:04"]

Vraiment un beau programme conçu comme d'habitude sur un thème illustré de toutes les façons possibles, chansons, musique savante, lectures littéraires, sketchs, etc.

En cette période de vendanges à Montmartre, une séquence où l'on retrouve la voix d'Aristide Bruant ("La vigne au vin") suivie de  celle de Raymond Devos réincarné en pied de vigne... [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2015/38/NET_fe205a8a-2989-4fb5-8996-e26fabbb5da3_FM.mp3" debut="19:35" fin="28:00"]

Pour un programme plus "sérieux", voir le descriptif de l'émission qui comporte entre autres une pièce de Charles Koechlin avec clarinette qui semble avoir inspiré le compositeur américain Aaron Copland.


* Ah c’était un jeune garçon vigneron et il travaillait dans la maison
V’l’a qu’il aperçoit son maître en faisant semblant de rien
Il faisait du galvaudage met de l’eau dans son vin

Et là mon maître que faites-vous pourquoi donc ce vin baptisez vous
Ce vin n’est pas assez rustique ne le baptisez donc pas
Car moi qui travaille la vigne je ne l’tolère pas

Eh vigneron mon petit ami fais donc ton paquet tu vas partir
Mais je le veux bien mon maître vous êtes maître chez vous
Comptez moi mon dû tout de suite j’m’éloignerai de vous

Je te donnerai mes blancs chevaux et mes serviteurs et mes habits
Et si tu t’en vas demain dans ton village natal
J’n’aurai rien vu rien entendu elle n’en saura rien

Mais la maîtresse elle lui répondit toi le vigneron tu restes ici
Tu la travailleras la vigne tu la travailleras fort bien
T’auras toujours la bouteille le soir le matin

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Au Domaine de Chantilly, exposition « Le Grand Condé » - le Lun 10 Oct 2016, 16:18

Encore une "chronique culture" de France Musique qui nous envoie sur des pistes de grand intérêt : Le Grand Condé. Elle est donnée par Cécile Jaurès, du journal La Croix, et entrecoupée de deux ou trois phrases inutiles de Clément Rochefort. Inutiles certes, mais dont la transcription est faite en caractère de taille démesurée. Voir l'effet sur la page...

Après l'écoute, on file sur le site du domaine de Chantilly et là... bonne visite des galeries de peintures, des grands appartements, des appartements privés et du cabinet des livres.

On découvre aussi la Journée des plantes des 14 et 15 octobre prochains ("Le jardin généreux, le thème de l'automne") où se tiendra une conférence de Pascale Heurtel sur son ouvrage "Les Vélins du Muséum" dont la couverture vous donne envie d'aller y voir de plus près :



"À l’occasion de la parution d’un ouvrage monumental sur ce sujet, fruit d’un partenariat entre le Muséum national d’Histoire naturelle et les éditions Citadelles & Mazenod, la conférence tentera de dresser un portrait historique de cette collection unique de peintures d’histoire naturelle, commencée par Gaston d’Orléans au début du XVIIe siècle, qui compte aujourd’hui près de 7000 œuvres. Au croisement de l’art et de la science, royale, puis nationale, la Collection des vélins du Muséum n’a cessé de s’enrichir au cours des siècles ; au-delà du plaisir des yeux, le rôle et l’histoire de cet ensemble sont passionnants à de nombreux titres."

Et à mettre dans son agenda : "Cette publication accompagne l’exposition « Précieux vélins, trois siècles d’illustration naturaliste » qui se tient du 28 septembre 2016 au 2 janvier 2017 au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes."

France Culture va certainement consacrer une émission à cette exposition, n'est-ce pas ?

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Des irremplaçables et des interchangeables - le Mer 12 Oct 2016, 14:09

"Personne n'est irremplaçable", voilà bien un des dictons les plus sots qui puissent exister ! Quand le producteur Robert J. Vidal, grand connaisseur de la guitare est décédé, personne ne l'a jamais remplacé à France Musique et, depuis des années, la guitare classique et contemporaine est un champ laissé à l'abandon.  

Quand Mildred Clary, grande luthiste, nous a quittés, c'est une voix de grande classe, une curiosité et une rigueur inégalées qui s'en sont allées. Voyez ses séries sur la musique japonaise (rediffusée dans les Nuits de France Culture), sur Mozart et ses émissions sur la musique au camp de Terezin.

Peut-on croire une seule seconde que les actuelles Odile Sambe de Ricaud, Claire de Castellane, Émilie Munéra, Kershova, Piolé, etc, autant de robinets à disques et de voix immatures, laisseront une trace dans la mémoire des auditeurs. ? Oui, comme repoussoirs.  

Comment se fait-il que la première émission de Gilles Cantagrel à France Musique, celle de Christian Poché, celle de Jean-François Zygel  et celle de Renaud Machard, par exemple, furent d'immédiates réussites qui ont duré ?  C'est que le premier, spécialiste de Bach, en plus d'avoir une exceptionnelle érudition, a la passion de transmettre. Une passion que partagent les autres  précités : l'ethnomusicologue Poché, le musicien et compositeur Zygel, l'ancien chanteur de musique ancienne et ami de nombreux compositeurs américains (dont il s'est fait le traducteur), Renaud Machart.

Ce dernier est encore à l'antenne, et c'est pourquoi il s'agit de profiter de sa présence fantaisiste, de son grand savoir et de son éclectisme sans pareil.

La composition de ses émissions est toujours très personnelle ainsi qu'il le déclare dans le premier Zig-Zag de la saison 2016-2017 Fantômes, brouillards et requiems marins

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Karine Le Bail, Michel Zink, un échange de haute culture - le Mer 12 Oct 2016, 22:16

Possédez-vous un coffre-fort ? Si oui, c'est le moment d'y mettre en sécurité L’art d’aimer au Moyen Âge par Michel Zink*, numéro du dimanche 18 septembre 2016 d'Un air d'histoire, l'émission de Karine Le Bail. Franchement, elle mérite aussi d'être envoyée aux extraterrestres dans une sonde sur le modèle du Voyager Golden Record**  pour leur montrer notre haute culture européenne...

Quand une émission commence ainsi (beau générique), on sait déjà que l'on va assister à la fine fleur des échanges sur l'histoire, la langue et la musique :   [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/37/WL-ITE_00082818_RSCE-10.mp3" debut="00:05" fin="10:04"]

Michel Zink, comme Michel Pastoureau, est un vieux routier de la parole en public et de la transmission. Son érudition et son franc parler font des merveilles pour captiver l'auditeur. Karine Le Bail est, quant à elle, parfaite dans l'art de l'entretien de haut niveau, donnant une réplique toujours pertinente à son interlocuteur sans aucun jargon ni délayage (ce que Yann Sancatorze appelle avec son sens de la formule qui fait mouche "les interminables tartines questionnantes").

Cette émission soigneusement préparée par une productrice en pleine maturité et toujours alerte va devenir un phare et un refuge pour ceux qui ne trouvent pas assez de densité dans les numéros de la Fabrique sur FC. Sa réalisation montre aussi tout le savoir-faire technique de l'équipe qui entoure la productrice, car une émission, ce n'est pas seulement la personne que l'on entend,  et les grands producteurs le savent bien, qui citent chaleureusement les réalisateurs, mixeurs, documentalistes, etc. (cf. Jeanneney, Machart et ici Le Bail).

Hip, hip, hip, Le Bail !

* Michel Zink, philologue et médiéviste, professeur au Collège de France et Secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres.
Auteur notamment de :
Bienvenue au Moyen Âge, Paris, Equateurs / France Inter, 2015
Les troubadours, Une histoire poétique, Paris, Perrin, 2013.
Le Moyen Âge et ses chansons ou un passé en trompe-l'œil, Paris, Éditions de Fallois, 1996
La Pastourelle. Poésie et folklore au Moyen Âge, Paris, Bordas, 1972


**disque embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager, lancées en 1977. Ce disque de 12 pouces contient des sons et des images sélectionnés pour dresser un portrait de la diversité de la vie et de la culture sur Terre, et est destiné à d'éventuels êtres extraterrestres qui pourraient le trouver.

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Les deux Johann Strauss, par Jérémie Rousseau - le Jeu 13 Oct 2016, 22:52

Une émission de Jérémie Rousseau que l'on n'est pas près d'oublier : Johann Strauss tue le père, dans le cadre des récits musicaux de 2013-2014 Comme si vous y étiez.

Ce numéro ne déroge pas à la qualité de la réalisation déjà mentionnée plusieurs fois dans ce fil. La narration du producteur est celle d'un conteur, sa synthèse de la vie et de l’œuvre du musicien choisi est prodigieuse, les lettres lues, les extraits musicaux, tout est lié dans une belle harmonie qui satisfait pleinement l'auditeur. Je recommande vivement l'écoute de ce numéro qui conte les rebondissements au sein d'une famille divisée (la mère qui entreprend de faire de son fils aîné le concurrent de son père - mort à 45 ans- pour se venger de ce dernier, quel scénario !).  

Avec un tel producteur (qui anime brillamment  La Tribune des critiques), sans parler de ses collègues (voir posts précédents), la situation de la radio culturelle française est loin d'être désespérée (grâce à France Musique).

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''Tapage nocturne'', Steve Reich et WTC 9/11 - le Ven 14 Oct 2016, 11:41

Le 06 octobre, Fred de Rouen nous offrait un conseil d'écoute très avisé et illustré de belle manière*. Merci beaucoup.

Bruno Letort (à la très belle voix), de son côté, proposait dans son émission de 23h Tapage nocturne un programme stimulant constitué d'un extrait de l'interview de Steve Reich sur sa pièce "WTC 9/11", d'une Interview d'Antoine Maisonhaute (Premier violon) du quatuor TANA pour la sortie du CD "WTC 9/11 Different trains", avec l'écoute de la célèbre deuxième pièce en version pour quatuor, donc, et enfin d'un extrait de "Hubris" d'Oren Ambarchi  (de 38' à 49') :   [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/40/WL-ITE_00083168_RSCE-10.mp3" debut="38:12" fin="49:37"] (À bas les étiquettes d'émission...)
En cas d'écoute nocturne, plutôt au casque si l'on n'habite pas une maison isolée... À conseiller pour tenir le rythme durant une course à pied ? Ou pendant la lecture de ce forum ?

Belle pièce de jazz répétitif pour clore l'émission : Module 3817 de 'Nik Bärtsch & RONIN Extrait de "Stoa" (2005).

À propos de "WTC 9/11" dont Steve Reich explique ici la genèse,  Renaud Machart a diffusé l’œuvre intégrale dans son excellente émission du 11 septembre 2016. Il en parle avec émotion ayant vécu les événements à New York même. Références dans ce post du 26 septembre.

Steve Reich et Antoine Maisonhaute, invités de Tapage nocturne

* Sous le titre inspiré "Steve Reich et Merlin l'enchanté"
fred de rouen(http://www.regardfc.com/t9p240-france-musique#27126) a écrit:Cette semaine, pas de Grant entretien, mais un entretien fleuve accordé par le compositeur Steve Reich, chez lui, au producteur Arnaud Merlin, en septembre. Trois épisodes ont été diffusés. Ils méritent quelques mots.



Observons les deux hommes côte à côte, dans ce canapé. On apprécie la bonhomie décontractée d'Arnaud Merlin, mais on se demande si les interventions-questions du producteur ne vont pas grever la spontanéité de l'entretien...
L'écoute des trois premiers numéros nous rassure: la place respective qu'ils occupent dans le canapé est inversement proportionnelle au temps de parole de chacun. Arnaud Merlin se fait discret, orientant habilement la parole de S. Reich, l'accompagnant, la relançant, sans jamais la contraindre, la freiner ni l'interrompre. Beau travail de montage, dosage parfait. (...) À ce moment-là, il est 13h23. J'écoute la fin d'un entretien jubilatoire où l'on me parle de chironomie et de plain-chant, de l'oscillation entre l'oralité et la notation musicale, des rapports subtils qu'elles entretiennent. Je suis sur France Musique, la station culturelle de Radio France...

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